Interview d’ Eiichiro Oda, Numéro 4

 

Après la première interview, la deuxième interview  et la troisième interview d’Eiichiro Oda voici le quatrième et dernier entretien de l’auteur de One Piece, issu du journal Nikkan ONE PIECE Shinbun (週刊ONE PIECE新聞).

 

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Pour vous remettre dans le contexte : depuis le 22 novembre 2012 est publié chaque semaine le journal Nikkan ONE PIECE Shinbun (週刊ONE PIECE新聞, à l’initiative de Nikkan Sports). Pendant 1 mois, ce journal spécial One Piece a proposé 28 pages couleurs regroupant actualités, informations exclusives ou encore des interviews des acteurs phares de la série de manga la plus vendue au monde.

Gomu Gomu no… quatrième et dernière interview :

 

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PREMIERE PARTIE – INTERVIEW D’EIICHIRO ODA, NUMERO 4 (page 2)

– Voici quelques images de votre lieu de travail, pouvez-vous un peu nous expliquer ?

– Oh la la ! C’est le bordel !

– Il y a beaucoup de figurines, vous les utilisez pour quelque chose ou c’est pour décorer ?

– Euh… non, c’est juste pour décorer. D’habitude il n’y a que le bureau qui est éclairé. Tout le reste est dans le noir, on n’y voit rien du tout ! J’en avais même oublié qu’il y avait des figurines en fait ! J’ai beaucoup de mal à me concentrer, si je vois quelque chose qui m’intéresse, je vais vouloir le toucher. Alors je ferme aussi les rideaux et c’est le noir complet. Honnêtement, je crois que j’ai réussi à créer une pièce où l’on ne sait même plus s’il fait jour ou nuit. Là, vous avez même ma boîte de mouchoirs en forme de Lego. J’aime aussi boire du café et du Coca sur mon lieu de travail.

– Vous aimez le Coca ? On dirait Franky. Est-ce que c’est parce que vous aimez ça que ça apparaît dans le manga ?

– Tout à fait ! Ce que je n’aime pas n’apparaît pas souvent…

– On ne voit pas beaucoup de trucs utiles, vous ne trouvez pas ?

– Non, mais c’est drôle à regarder, non ? Tout est entouré de choses que j’aime, les figurines d’animaux et autre…

– Vous avez l’air de beaucoup aimer les animaux. Il paraît que vous avez même une peluche grandeur nature d’une girafe dans votre atelier ?

– J’adore dessiner les animaux. Mais je n’aime pas m’en occuper. Ma girafe est une peluche, ça me plait qu’elle ne bouge pas, et j’aime ne pas avoir à lui donner à manger. Je ne suis pas vraiment du genre… à m’occuper des autres (rires).

 

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DEUXIEME PARTIE – INTERVIEW D’EIICHIRO ODA, NUMERO 4 (page 3)

Votre plus grand trésor enfoui ici, c’est… ?

– Un trésor… Je ne suis pas vraiment du genre matérialiste. Si un jour, tout venait à brûler, ça ne m’embêterait pas plus que ça… Je crois que je m’enfuirai avec mes croquis, c’est tout (rires) ! Mais sinon, non, je n’ai pas d’objet fétiche, pas de trésor.

– Il y a beaucoup de marques sur votre bureau, on se croirait au lendemain d’une grande guerre.

– Ce sont des essais de dessin.

– Pendant que nous avions une longue discussion avec vos éditeurs, on entendait en bruit de fond des « pchh pchh pchh », des « tactactactac » et des « shuu shuu shuu », qu’est-ce que vous étiez en train de faire ?

– Ce sont les bruits de mon crayon. C’est inconscient, pardon… Par habitude je fais ce genre de bruit et le crayon n’arrête pas d’en faire. Quand vous aviez eu cette discussion, j’ai eu un gros problème. Je devais tenir mon téléphone d’une main et dessiner de l’autre. Avant j’allais rencontrer mon éditeur directement, mais j’oubliais de rentrer chez moi. J’aimais bien y aller, mais depuis que je suis marié, je veux passer plus de temps à la maison,  mais j’avais l’impression que même en étant à la maison avec la famille je ne les verrais pas. Au final, je mets un peu de côté ma famille, mais je pense à prendre un peu de temps pour les appeler, bien que mon voisin me surveille quand je reste trop longtemps au téléphone (rires) ! Comme je sais que je suis surveillé quand je téléphone, je laisse des blancs. Vraiment, pour moi le téléphone signifie être surveillé… Je me rends compte que j’ai vraiment de plus en plus de mal à me concentrer par rapport à avant, donc c’est plus moi qui devrais me forcer à mieux surveiller (rires) ! Quand j’ai de longues conversations, c’est plutôt genre, pas très intéressant ou en lien avec une grande réunion. Mais il y a aussi beaucoup de papotage (rires) ! On se dit des phrases comme « allez, raconte-moi un truc intéressant qui s’est passé à la rédaction ! » et on me répond « ben, on a fait un voyage de cohésion… » (rires). J’aime bien les conversations rigolotes. J’aime beaucoup rire aussi… Les mangas sont faits pour rires, il est interdit aux héros de dire « bon allez, on devient sérieux maintenant ! ».  Et on a pas le droit de changer cet humour du manga. On est tous libres de voir le monde comme on le veut et moi je ne veux pas lui donner un sens trop sérieux.

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TROISIEME PARTIE – INTERVIEW D’ EIICHIRO ODA, NUMERO 4 (page 4)

– Il paraît qu’il n’y a pas de message dans votre œuvre, pourtant les mots employés par Luffy et ses compagnons sont ressentis comme un message fort, car ils nous touchent intensément au fond de nous.

– Et bien, à la base, ce n’est pas volontaire. Je pense que quand on passe un message, il naît forcément un sentiment de responsabilité. Je reçois des courriers de lecteurs qui disent avoir appris une leçon en lisant les répliques ou à travers la situation de tel personnage. La façon dont elles sont ressenties dépend de chacun, donc si je disais que telle réplique doit porter tel message, je ne pourrais certainement pas accepter ce genre de courrier. On nous dit toujours : « Il faut réagir comme ça ». Mais une réplique peut entraîner différentes réactions. Mon professeur m’a dit un jour : « Les manga sont des marchandises. Une fois distribués, ils appartiennent au lecteur ». Je pense que ce serait une erreur d’imposer par moi-même l’interprétation de leur contenu. Je n’ai donc pas voulu insérer de message, car je souhaite que mes lecteurs soient libres. En plus, je n’ai jamais été confronté à ce genre de message alors je ne sais pas bien quelles peuvent être leurs influences.

– D’où viennent les répliques percutantes, telles que le « Merci pour tout » [traduction de Glénat, Tome 8, Page 121, en VO « くそお世話になりました ! » (kusou sewa ni narimashita !)] de Sanji ?

– Elles sont simplement venues en même temps que les personnages. Sanji dit « kuso, kuso » [« merde, fais chier »] depuis le début, donc je me suis longtemps torturé l’esprit pour placer ce mot dans la phrase : « くそお世話になりました » ? « お世話にくそなりました « ? Lequel sonne mieux à l’oreille ? C’est comme ça que ça s’est fait. Je me suis dit que je devais placer un « kuso », sinon ce n’était pas digne de Sanji. (rires) C’est aussi simple que ça. (Ndt : Sanji est français et donc, il se doit de jurer selon l’auteur)

– Vous avez dit que peu vous importe d’arrêter de dessiner One Piece qui est votre première longue série. Qu’avez-vous voulu dire ?

C’est probablement dans le sens que c’est ma dernière longue série. Je me dis qu’une fois terminée, je n’aurais jamais la force d’en faire une autre. C’est pour ça que je pense que ce sera la dernière. Je me demande si je pourrais assumer la responsabilité de faire quelque chose d’autre dans un dernier effort. (rires)

– Imaginiez-vous que la série durerait aussi longtemps ?

Pas du tout (rires). Je pensais qu’elle se terminerait bien plus vite… Pas pour des raisons de popularité, mais parce que j’avais prévu de conclure l’histoire. Et ça, ce n’est pas une bonne chose. Dans un sens, ça porte peut-être atteinte à l’histoire d’origine. Il faut dire que lorsque j’ai démarré, je n’avais pas la moindre idée du rapport entre l’histoire qu’on raconte et le nombre d’années que ça peut prendre.

– D’après vos précédents responsables éditoriaux, la révélation du dénouement s’apparente à un vrai « rite de passage », on dirait.

– Parce que s’ils ne l’apprennent pas, on ne peut plus discuter de rien.

– D’après Teruyuki Kagawa, qui interprète le rôle de Binz [dans One Piece Film Z], l’histoire en est à peu près à la moitié.

– Je pense qu’on a déjà dépassé la moitié (rires). Oui voilà ! Parce qu’on dit que c’est la moitié depuis au moins deux ans. On doit en être à 60%.

– Il faut dire que peu à peu, les choses que vous avez envie de dessiner, les différentes îles et tout ce genre de choses se multiplient.

– Dorénavant, j’essaye au maximum de restreindre, re-restreindre et re-re-restreindre toutes ces choses et de me diriger vers une conclusion. Mais si j’épuisais trop vite toutes les îles que j’ai envie de dessiner, je ne pourrais plus finir non plus, donc il me faut rassembler ces éléments et ne garder que le meilleur. Je ne sais pas encore si j’y arriverai, c’est ma problématique actuelle

– Lorsque One Piece sera terminé, est-ce qu’il y a des choses que vous avez envie de faire ?

– Je voudrais voyager.

– Il n’y a pas d’autre projet sur lequel vous auriez envie de travailler ?

– J’aurai certainement des idées lorsque ça s’arrêtera, mais comme ce n’est pas encore le cas, pour le moment, je n’en sais rien.

– Qu’est-ce que vous pensez du magazine hebdomadaire de One Piece ?

– Il est super. À ce propos, ces derniers temps, on a tendance à perdre des lecteurs à cause d’internet. Alors, prendre le risque de faire ce journal, ça me plait. Je préfère ces pirates-là (rires).

– Avez-vous un message à faire passer aux fans qui verront votre tout dernier film « One Piece Film Z » ?

– Allez voir le film, reposez-vous et détendez-vous, profitez de la vie !!

– Merci beaucoup !

 


Un TRES grand merci à Julia, Claire et Anaïs de BLACK STUDIO pour toutes leurs traductions qui ont permis aux lecteurs français de découvrir les dires de notre cher Eiichiro Oda dans ces 4 entretiens captivants, émouvants et poignants !

 

Lire la première interview d’Eiichiro Oda issue du journal One Piece numéro 1

Lire la deuxième interview d’Eiichiro Oda issue du journal One Piece numéro 2

Lire la troisième interview d’Eiichiro Oda issue du journal One Piece numéro 3

Plus d’informations sur One Piece film Z 

 

Et en bonus quelques images du journal One Piece numéro 4, cliquez pour agrandir :

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Interview d’ Eiichiro Oda, Numéro 3

 

Après la première interview et la deuxième interview d’Eiichiro Oda voici l’avant-dernier entretien de l’auteur de One Piece, issu du journal Nikkan ONE PIECE Shinbun (週刊ONE PIECE新聞).

 

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Pour vous remettre dans le contexte : depuis le 22 novembre dernier est publié chaque semaine le journal Nikkan ONE PIECE Shinbun (週刊ONE PIECE新聞, à l’initiative de Nikkan Sports). Pendant 1 mois, ce journal spécial One Piece a proposé 28 pages couleurs regroupant actualités, informations exclusives ou encore des interviews des acteurs phares de la série de manga la plus vendue au monde.

Gomu Gomu no… troisième interview :

 

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PREMIERE PARTIE – INTERVIEW D’EIICHIRO ODA, NUMERO 3 (page 2)

– Dans une interview au moment de la sortie officielle de « Strong World » en 2009, vous aviez dit que vous considériez l’animé comme un rival.

– Noboru Koizumi, le character-designer dessine un Chopper super adorable. C’est la doubleuse Ikue Ôtani qui interprète le personnage. Il est à croquer, non ? On a commencé à me dire que l’animé était plus mignon que l’œuvre originale. Ça m’a embêté !! J’ai horreur des mascottes, alors j’essaye de limiter cet effet ! Mais l’animé ayant déjà pris ce cap, je me suis dit que je n’avais pas le choix, et j’ai levé l’embargo des mascottes ! J’ai fait en sorte de rendre le dessin de plus en plus mignon. Je déteste ça, moi, les personnages qui flattent les lecteurs. Mais bon, finalement, il n’était pas question de s’orienter vers un style « petites histoires de Chopper » ou encore vers un Zorro qui fait rêver, donc ça ne m’a pas dérangé de fléchir un petit peu.

À présent, vous avez toujours le sentiment que l’animé est votre rival ?

– Oui. C’est le cas, mais c’est également un solide allié dans de nombreuses situations. Par rapport au manga d’origine, l’animé permet d’éclairer des points qui n’avaient pas été suffisamment traités, de montrer les choses de façon plus simple… D’un côté, je me dis que c’est une bonne chose, mais de l’autre, ça me fait aussi mal au cœur. Mais au final, l’animé qui parvient à faire ce que moi, je n’avais pas réussi à faire, constitue une grande stimulation pour m’améliorer.

– Mayumi Tanaka, qui interprète le rôle de Luffy a dit : « Oda dessine certainement en s’inspirant de nos voix. »

Ha ha ha ha… Bien sûr, évidemment ! (rires) C’est vrai. Quand je dessine Luffy, je n’entends que la voix de Mayumi. C’est exactement ça. Je ne sais pas pourquoi, mais ils sont vraiment comme les personnages. Je ne sais pas s’il y eut un phénomène d’adaptation d’un côté ou de l’autre ou bien si c’est un hasard complet, mais les doubleurs et leurs personnages ne font qu’un. Mayumi ressemble vraiment à Luffy. Et Hiroaki Hirata ressemble vraiment à Sanji. Il a aussi la classe même quand il se tait ! Et ce n’est qu’un exemple. Kazuya Nakai est également de plus en plus doué comme Zoro… Les doubleurs et les personnages se confondent parfaitement. (rires)

– Hirata nous a demandé de vous confier son souhait que Sanji redevienne aussi classe qu’autrefois.

– Dans, ce cas, il va falloir qu’il change, lui aussi. (rires)

– Selon lui, le point fort de Sanji était de partir d’une blague pour devenir sérieux tandis que dorénavant, c’était plus souvent l’inverse. Qu’en pensez-vous ?

– Je viens de dire qu’il fallait qu’il change ! (rires) Ah là là, c’est un personnage très apprécié, ce Sanji, hein… Bon, je vais voir ce que je peux faire, dans le manga. (rires)

– Cette année, ça fera 15 ans que One Piece existe. Le film et l’exposition se sont succédés cette année, pouvez-vous nous récapituler tout ça ?

– Pfiuuh… Tout est allé si vite. J’ai l’impression que les fêtes de fin d’année 2011 viennent à peine de passer. C’est comme si une année s’était écoulée en un instant. C’était à la fois super riche, mais j’ai le sentiment de ne me souvenir de rien. Oui, je serais incapable de dire exactement ce qu’il s’est passé mois par mois.

– L’exposition a attiré des foules de fans, qui ont été émus jusqu’aux larmes de pouvoir profiter des planches originales du manga, c’était très impressionnant.

– Vraiment ? Ça me donne envie de pleurer à mon tour…

– En voyant toutes vos planches exposées, certains nous ont confié leur envie de devenir mangaka de shônen. Comment expliquez-vous un tel engouement ?

– Pour moi qui ai toujours visé les parutions dans les magazines de shônen, ça me semble une évidence. Je sais que de nombreux adultes me lisent, mais si on ne cible son dessin que pour un public adulte, on exclut d’emblée les enfants. J’ai toujours eu conscience que lorsque les lecteurs adultes finissent par se lasser, le lectorat enfantin reprend toujours le flambeau, c’est cyclique. Si je ne m’étais adressé qu’aux adultes, je n’aurais fait que me fermer des portes. Pour viser la durée, il faut toujours s’adresser à la jeunesse. C’est ça, mon boulot.

– Qu’est-ce qui vous fascine dans le shônen-manga ?

– C’est cette excitation que je ressentais en étant enfant, le fait d’attendre impatiemment la sortie du Shônen Jump, chaque semaine. De l’acheter et d’avoir tellement hâte de le lire que je le terminais déjà avant d’arriver à la maison. Enfin ça… ça n’a pas tellement changé… Ça n’a pas de prix de faire un métier comme celui-ci où l’on peut divertir les gens. Le plus important pour moi, c’est que les enfants puissent se trouver des amis grâce à moi. C’est pour ça que je souhaite être lu par le plus grand nombre de personnes possible. Afin de relier tous les enfants. C’est ça la vraie force du Shônen Jump ! Quand je pense au nombre d’amitiés qui ont pu naître grâce à ça, je me dis qu’il joue un rôle véritablement important pour les relations sociales des enfants. C’est pour cela que les thèmes des œuvres ne sont pas engagés, mais rassemblent les enfants autour de joies communes. Et vendre un magazine qui porte cette ferveur collective, c’est inestimable.

– Que vous êtes-vous imposé afin de poursuivre votre carrière le plus longtemps possible ?

– De toujours m’adresser aux enfants. On m’a dit de m’adresser davantage aux adultes, de proposer des histoires d’amour pour le public féminin, mais ça ne serait plus du shônen. N’écouter que les opinions des jeunes sans avoir besoin de suivre les autres échos. De toute façon à partir du moment où on fait plaisir aux jeunes, on renonce à faire plaisir aux vieux. (rires)
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DEUXIEME PARTIE – INTERVIEW D’ EIICHIRO ODA, NUMERO 3 (page 4)

 – Pourquoi êtes-vous devenu mangaka ?

– Mwouahah (rires). Pour commencer, j’aime dessiner. Ensuite, j’admirais les adultes qui savent dessiner, tout comme j’admirais les adultes qui dessinent des supers mangas, je me suis donc tourné vers le « jump » qui possède des lecteurs dans tout le pays, et puis j’admire un certain Akira Toriyama, alors je me suis dit, pourquoi pas moi ? Tout simplement, je pense que j’étais un gamin avec ce genre de tempérament. Les enfants aussi ont leur caractère, quand ils voient un spectacle de magie il y’en a qui pensent « Ouah ! Trop bien ! », pendant que d’autres penseront « Moi aussi je veux le faire ! ». Moi j’étais dans la deuxième catégorie.

– Ne faut-il pas un talent, ou au moins une certaine capacité à savoir dessiner, quand même ? Parce que ceux qui ne sont pas doués n’y arriveront pas.

– Les gens pas doués, ça n’existe pas. Si on a vraiment envie de dessiner, ça donnera forcément quelque chose. Même quelqu’un de nul en dessin, s’il s’entraine pendant un mois sérieusement, il deviendra de plus en plus doué. Vous savez… Je dis ça, mais ça dépend vraiment de la passion qu’on porte en soi. Les enfants qui veulent vraiment y arriver, ils y arriveront.

– Vous disiez vouloir devenir Akira Toriyama, vous l’êtes plus ou moins devenu, non ?

– Jamais de la vie (rires) ! Je me trouve déjà chanceux de vivre à la même époque que lui !

– À quel moment vous vous êtes dit que vous alliez devenir mangaka professionnel ?

– Je ne saurais pas trop le dire, je dis que je veux faire ça depuis que j’ai 4 ans. Depuis le moment où j’ai su que mangaka était un métier. Ça m’avait d’ailleurs surpris ça, des adultes qui s’amusent. Parce que quand on est enfant, dessiner c’est juste pour s’amuser, pas vrai ? Chez moi, mes parents partaient tous les matins dans leur entreprise, ils y travaillaient et rentraient. Alors quand j’ai su que des adultes étaient mangakas et restaient tout le temps chez eux… comment faire pour ne pas vouloir devenir ça ? (rires) Le hasard, c’est quelque chose qu’on ne peut faire plier, si ?

– Mais la réalité était plus dure que ça, n’est-ce pas ?

– Oui, mais j’aime mon travail donc ça va ! (rires)

– Pourquoi avoir dessiné sur le thème des pirates ?

– C’était une autre passion de mon enfance, c’était quand je regardais « Vic le Viking »* que j’ai appris que les pirates existaient. J’ai toujours eu l’impression que partir en mer, ça avait l’air marrant. Je n’ai aucun mauvais souvenir de la mer. Comme j’ai été élevé à la montagne à capturer des scarabées, j’étais plein d’espoir et de rêves quand on me parlait de la mer. J’étais persuadé qu’il y avait encore des pirates ! Sûrement parce que je les adorais quand j’étais petit. Alors que c’est du passé, pas vrai ? Ils appartenaient à l’Histoire, ce n’était pas des extra-terrestres. Je crois que ce qui me plaisait le plus c’était qu’ils ne gagnaient pas à chaque fois. C’est bizarre qu’il n’y en ait pas eu avant dans le « jump » des histoires de pirates. Parce que les pirates ne tiennent pas en place comme l’énonce le titre du magazine. J’étais obligé d’en dessiner, du coup ! (rires) C’est à cause de cet étrange magazine que j’ai voulu tenté ma chance…

– Vous aimez beaucoup les films, à commencer par le traditionnel « Jirochô Sangokushi » ou encore « Ninkyo ». Quelles ont été vos influences ?

J’adore les films. J’aimerais en voir plus. Et je pense avoir été énormément influencé. Tellement que je n’ose même pas compter les références que j’ai faites, je ne saurais pas dire lesquelles ni où elles sont. Par exemple, j’ai beaucoup dessiné sur la loyauté tirée de « Ninkyo ». Je pense que je n’en étais même pas conscient physiquement ou moralement. Je ne dis pas que certaines de mes répliques me vienne de ces influences, mais, ce genre de sentiment me touche tellement, que je me voyais mal ne pas les intégrer.
* NDT : Série télévisée d’animation en co-production autrichienne-allemande-japonaise en 78 épisodes de 22 minutes, créée par Runer Jonsson et produite par les studios Nippon Animation, Taurus et Zuiyô Eizô entre le 3 avril 1974 et le 24 septembre 1975 sur Fuji Television.


Un grand merci à Julia et Anaïs de BLACK STUDIO pour la traduction !

 

Lire la première interview d’Eiichiro Oda issue du journal One Piece numéro 1

Lire la deuxième interview d’Eiichiro Oda issue du journal One Piece numéro 2

Lire la troisième interview d’Eiichiro Oda issue du journal One Piece numéro 4

Plus d’informations sur One Piece film Z 

 

Et en bonus quelques images du journal One Piece numéro 3 :

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Interview d’ Eiichiro Oda, Numéro 2

 

Après la première interview d’Eiichiro Oda issue du journal Nikkan ONE PIECE Shinbun (週刊ONE PIECE新聞), voici enfin la suite avec un nouvel entretien de l’auteur de One Piece !

 

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Pour vous remettre dans le contexte : depuis le 22 novembre dernier est publié chaque semaine le journal Nikkan ONE PIECE Shinbun (週刊ONE PIECE新聞, à l’initiative de Nikkan Sports). Pendant 1 mois, ce journal spécial One Piece proposera 28 pages couleurs regroupant actualités, informations exclusives ou encore des interviews des acteurs phares de la série de manga la plus vendue au monde.

C’est parti pour la deuxième interview :

 

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PREMIERE PARTIE – INTERVIEW D’EIICHIRO ODA, NUMERO 2  (page 2)

– Vous avez souvent dit « les personnages évoluent, et je ne peux m’y opposer ». Comment évoluent-ils pour vous exactement ? Que comptez-vous raconter à présent ?

– Ce n’est pas quelque chose que j’aurais pu prévoir depuis le début, cela fait 15 ans que la série a commencé et donc 15 ans que plein de nouveaux Luffy sont apparus, à partir de ce moment-là, il n’était pas question de faire demi-tour, Luffy faisait telle ou telle chose à tel moment, c’est normal qu’il ait eu plein de comportements différents, non ? Je ne pouvais pas m’éloigner de cette ligne de conduite.

Mais à l’inverse, le plus difficile c’est de ne pas forcer le changement. Et je suis sûr qu’il y a des lecteurs qui comprennent cette ligne de conduite. Quand je fais de nouvelles histoires, je me demande si cette réplique ressemble bien à Luffy ou non… Et si je pense bien à ne pas m’éloigner de ça, alors il évolue tout seul. En somme, j’aimerais qu’il évolue de cette manière, mais si je pense que ce n’est pas quelque chose qu’il ferait, je me retrouve à ne pas suivre mes propres paroles initiales. Et même quand je n’y pense pas, je me retrouve dans cette situation… Si un bonbon tombait du ciel, je me demanderais ce qu’il ferait et là je me dis tout de suite « Luffy le mangerait, forcément ! », je le sais immédiatement. Et pour tout vous dire, les lecteurs aussi le savent. Donc quand j’écris des bêtises, les lecteurs me le font tout de suite remarquer.

 

– Le scénariste Osamu Suzuki est lui aussi un grand fan, il a donc fait ressortir de son scénario un Luffy qui avait évolué du point de vue du lecteur, non ?

– Bien sûr ! J’ai trouvé que la façon d’évoluer de Luffy était géniale dès le début du film. Essentiellement grâce au scénariste.

 

– Pourtant, il y a des choses qui vous ont dérangé ?

– Eh bien… Surtout au niveau des répliques, je dirais. Les particularités de langage en fin de répliques étaient différentes. Luffy finissait ses phrases par « -daze » et je me disais « tiens, Luffy n’aurait pas dit « -ze » ici pour moi », ce sont ces phrases qui me raidissaient le plus. En bref, il est possible que les personnes regardant le film trouvent une certaine discordance dans le caractère de Luffy.

 

– Et c’est pareil pour tous les personnages ?

– Oui. Parce que si on ne montrait pas une certaine continuité, je ne pouvais pas défendre mes personnages.

 

– Quand on lit le manga original, à la fin de plusieurs scènes, on ressent bien que les personnages n’ayant pas de répliques s’affirment quand même.

– Oui, ils ont fait ça dans mon dos. Cette fois, je ne donnais pas d’instructions donc ils ont fait ce genre de scène et au final ça rend bien, on comprend le personnage et il nous touche même. Nagamine (le réalisateur) s’en est vraiment bien sorti !

 

– Il paraît que le réalisateur, Nagamine, et le producteur, Shibata, n’ont pas pu s’empêcher de s’impliquer dans l’évolution et les faits et gestes des personnages.

– Évidemment, même Toei fera toujours tout pour protéger Luffy, cela fait 13 ans qu’ils s’occupent de l’anime.

 

– Quelle est la grande scène du film, pour vous ?

– La grande scène… J’ai envie de dire celle qui est la plus indécente… C’était vraiment érotique, non ? (rires)

 

– C’est vrai que je ne pensais pas que Robin pouvait être aussi sexy. Elle paraît plus sage dans le manga.

– Je pense que c’est un fantasme du responsable animation, Sato (rires). C’était quoi la question déjà ? Non la grande scène du film reste celle où se passe toute l’action. J’ai été vraiment surpris ! Elle était géniale. Elle nous plonge vraiment dedans. Il y a eu d’énormes progrès au niveau des CG (NDT : computer graphic). Je ne pensais pas qu’on pouvait faire de telle scène d’action.

 

Bonus : questions de l’équipage à ODA 

Sanji : qu’est-ce qui te rend le plus heureux en tant que mangaka ?

Oda : ah… euh… Rencontrer les gens que j’admire, comme Akira Toriyama.

 

Luffy : Ton pire souvenir ?

Oda : J’en ai bien sûr… mais je crois qu’il est tellement horrible que je ne peux pas le raconter (rires). Que faire…

 

Franky : Des moments difficiles ?

Oda : Quand je n’arrive pas à trouver un truc drôle.

 

Chopper : Tu te lèves à quelle heure et tu arrêtes de travailler à quelle heure ?

Oda : La matin, hein… je me lève à 5 heures du matin et je travaille jusqu’à 2h du matin. Forcément je dors de 2h à 5h très facilement.

Zoro : Tu ne dors que trois heures ? Moi j’aime trop dormir pour ça.

 

Usopp : Un truc que tu n’oublies pas sur ton lieu de travail ?

Oda : Le café. Ma marque préférée est « blue montain ».

 

Robin : Si tu devais résumer le travail de mangaka en un mot ?

Oda : euh… euh… c’est un travail marrant ! (rires)

 

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DEUXIEME PARTIE – INTERVIEW D’ EIICHIRO ODA, NUMERO 2  (page 4)

 

– Les films récents s’appuient beaucoup sur le progrès des techniques d’animation, certaines scènes d’action sont parfois trop rapides et on ne voit pas tout, c’est vrai ?

– Oui, c’est vrai.

 

– Et en même temps, on peut très bien voir certaines scènes, comme l’attaque de sanji « Sky Walk ».

– On peut les voir, oui ! (rires) Moi aussi, je pense la même chose. C’est assez fou. Même Nagamine me disait tout le temps qu’il voulait écrire de l’action, et je crois qu’il le voulait vraiment, et en regardant l’avant-première, j’ai compris, en voyant l’homogénéité du film, que les indications qu’il pouvait donner étaient vraiment minutieuses. Il voit très bien ce que ça va rendre en film, et ça reproduit loyalement ce qu’avait dessiné Satô… Ils forment vraiment un bon duo tous les deux !

 

– Vous voulez dire que si ça n’avait pas été ce duo, vous n’auriez pas pu dessiner ces scènes d’action ?

– Je ne pense pas, non. Pour avoir ces deux-là, il a fallu faire des sacrifices, pour vous dire à quel point je les voulais dans l’équipe.

 

– La scène où Luffy et Z se rencontrent de façon musclée, je pense que c’était l’emblème de l’action de ce film.

– C’était ce que voulait absolument faire Nagamine, il a appelé ça « la baston des durs » (rires). Depuis le début, il n’arrêtait pas de nous crier « je veux une baston des durs !! ». Les gens de Toei avaient déjà travaillé sur « Pretty Cure » (NDT : anime de magical girl) et j’étais intéressé de savoir quel genre de scène d’action ils allaient faire, mais au final ça a vraiment été super bien fait.

 

– Luffy était de plus en plus un personnage bourrin, mais récemment il devient un personnage plein d’entrain et de courage.

– Je suis content que le timing de la sortie du film colle avec ce changement dans le personnage. Ça explique vraiment le sens d’entrain et de courage qu’on a voulu lui donner, c’est un peu ce que voulait dire « baston des durs » et j’en suis vraiment content. C’est le symbole qui passe quand ses mains deviennent noires, mais qui (par le courage) deviennent plus durs. C’est aussi pour ça que Z se fait appeler « kokuwan no zefaa » (NDT : Le zéphyr aux bras noirs). Z a toujours utilisé son ardeur et son courage, il est vraiment fort c’est pourquoi ce surnom lui va très bien.

 

– Luffy et Z ont tous les deux les bras teintés de noirs, mais du coup, ils ne peuvent pas se vaincre par la force du courage.

– Tout à fait ! Les hommes doivent se surpasser ! (rires) On veut voir des hommes, des vrais. Sinon même les collégiens ne viendront pas voir le film au cinéma. J’aimerais que tout le monde vienne, même les personnes âgées… Tous les hommes du monde aussi !

 

– Le caractère d’homme dont vous parlez, vous ne l’écrivez plus avec le caractère traditionnel de « garçon », mais celui plus traditionnel de « l’homme honorable »… c’est une façon de durcir vos traits.

– Ah ha ha ! C’est ça qui est bien, des hommes qui admirent d’autres hommes, les femmes en tombent tout de suite amoureuses. Bref, venez tous voir le film ! (rires)

 

– Qu’est-ce que vous voulez faire passer dans ce film ?

– Hum… des principes. Au début, Suzuki m’a demandé «  qu’est-ce que tu voudrais écrire ? » et je lui ai répondu « un clash de principes ».

 

Bonus : questions de l’équipage à ODA 

Nami : Ce que tu préfères manger mon petit Oda ?

Oda : la viande. Comme Luffy. J’adore le bœuf. J’aime bien la viande tendre sous la dent. Par contre je n’aime pas les viandes chères et pleines d’huile.

Luffy : Je savais que c’était la viande !!

 

Zoro : Tu prends des vacances des fois ? Si oui, tu fais quoi de ton temps ?

Oda : je n’en ai pas non. Si j’en avais, je ferrais un voyage en famille. Peu importe où, mais je veux être dehors. Parce que je ne peux pas sortir.

Chopper : moi je veux aller dans un parc d’attractions.

 

Brook : Tu veux bien me montrer ton caleçon ? Euh pardon… qu’est-ce que tu voudrais le plus en ce moment ?

Oda : ce que je voudrais… ce que je voudrais… rien en particulier, si ce n’est des idées drôles.

 


Un grand merci à Julia de BLACK STUDIO pour la traduction !

 

Lire la première interview d’Eiichiro Oda issue du journal One Piece numéro 1

Lire la troisième interview d’Eiichiro Oda issue du journal One Piece numéro 3

Lire la troisième interview d’Eiichiro Oda issue du journal One Piece numéro 4

Plus d’informations sur One Piece film Z 

Et en bonus quelques images du journal One Piece numéro 2 :

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« Le lieu de travail d’Oda est une véritable mine d’or de documentations, d’ouvrages et de babioles en tout genre »

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Interview d’ Eiichiro Oda, l’auteur de One Piece !

 

Depuis le 22 novembre dernier est publié chaque semaine le journal Nikkan ONE PIECE Shinbun ( 週刊ONE PIECE新聞, à l’initiative de Nikkan Sports). Pendant 1 mois, ce journal spécial One Piece proposera 28 pages couleurs regroupant actualités, informations exclusives ou encore des interviews des acteurs phares de la série de manga la plus vendue au monde.

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Ce premier numéro comporte une longue interview du créateur du manga et producteur du film One Piece Film Z : le très célèbre Eiichiro Oda , une discussion avec l’éditeur du manga, des entrevues avec les doubleurs officiels de l’anime et des illustrations de la série telles les couvertures des tomes présentées en grand format.

A défaut de parler japonais et de pouvoir se procurer cette pépite hebdomadaire, Manga.Tv vous propose la traduction de l’interview d’Eiichiro Oda incluse dans ce premier numéro. L’auteur de One Piece revient principalement sur sa participation au film et sur son travail en général. Un perfectionniste qui ne laisse rien au hasard !

 

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PREMIERE PARTIE – INTERVIEW D’EIICHIRO ODA (page 2 et 3)

– Comment s’est passée la préparation de « One Piece film Z » ?

– Très bien ! Étant moi-même un grand amateur de l’anime, je sais pertinemment que même si je peux tout voir jusqu’au storyboard, en définitive, l’image ne sera jamais parfaite. Mais là, j’étais plutôt genre « ouah ! c’est devenu ça ? », bref, je peux dire un grand merci à Tatsuya Nagamine. (NDT : le réalisateur)

– Le résultat vous a plutôt convaincu du coup ?

– Oui, vraiment.

– Il paraît que vous avez pleuré pendant l’avant-première.

– On ne peut que pleurer devant ça ! (rires) La chanson d’ouverture, « kaidou (NDT : la route de la mer)» est vraiment bien. La première fois que je l’ai écoutée, je me suis toute de suite dit « elle est trop bien », « elle va en faire pleurer plus d’un ». Les paroles ont été écrites par le scénariste Osamu Suzuki et la musique est de Tanaka Kôhei. Du coup la chanson colle parfaitement à l’histoire… et c’est génial.

– Vous aviez pu voir les paroles ?

– Oui, ils m’ont laissé les superviser.

– Le chant de la marine… On peut dire que c’est un chant de guerre, non ? Il n’y en avait jamais eu avant, n’est-ce pas ?

– Je ne crois pas… La marine n’avait pas de chanson dans le passé.

– Est-ce que pour le prochain, le film se mélangera à l’œuvre originale ?

– Hum, ce n’est pas prévu, non. Dans ce film, je ne pouvais pas dessiner depuis l’œuvre originale, il devait être tel quel. Pour la mise en scène, quand les animateurs en avaient besoin, ça ne me dérangeait pas qu’ils utilisent des parties du manga. Il n’y a donc pas eu de problèmes de ce côté.

– Quelles sont vos impressions sur ces trois années de mise en œuvre pour réaliser ce film ?

– Je suis vraiment… fatigué ! Mais vraiment. Nous sommes tant bien que mal parvenus à le terminer et j’ai plutôt l’impression qu’on m’a vidé de toute substance vitale (éclat de rire) !

– Lorsque l’on vous a vu entrer dans la salle pour l’avant-première, vous aviez la tête basse et sembliez vraiment fatigué…

– Non, en fait je stressais… Je me demandais ce que ça allait donner, j’étais vraiment nerveux. Non, vraiment, je ne suis pas habitué à laisser les gens s’occuper de tout ! Pour le manga, je fais et refais tout moi-même jusqu’à ce que ça me plaise. Ça ne va pas toujours comme je veux, mais, là c’était pour un film ! Ce monde n’est pas fait pour moi (rires) ! C’est beaucoup de responsabilités que de donner des directives aux gens. Mais au final, le résultat dépend de leur travail. J’ai fait ce que je pouvais faire, du coup j’ai dû laisser des projets et des tâches à d’autres. C’est pourquoi, le jour où je voyais enfin le résultat de tout ça, oui, j’étais très nerveux.

– C’était un peu comme ouvrir un kinder surprise, pas vrai ?

– Oui, c’est ça (rires).

– Le doubleur de Sanji, Hirata Hiroaki, avait dit après la sortie de « Strong World » qu’il ne ferait plus les films de One Piece, or on le retrouve quand même dans cet opus, pensez-vous que c’est le charme du film qui l’a fait changer d’avis ?

– Le charme, entre autres oui (rire). Vous savez, moi je veux juste dessiner mon manga… vraiment !

– Tout comme votre implication dans  « Strong World », l’univers dans lequel se passe le film est assez proche du manga original, beaucoup de personnes disent que ça a fait monter le prestige de la série encore un cran au-dessus.

– Je pensais que si je m’impliquais un peu, le film ne serait pas bien, puis je me suis fait happer par l’équipe et personne ne m’a fait de remarques ou de reproches. Bref, quand je pense que ça va mal se passer, ça se passe bien !

J’ai aussi compris que si on laissait passer des choses, ça se passait mieux, les commérages ou les ordres un peu brusques par exemple. Mais c’est aussi avec ce rôle de donneur d’ordre qu’on peut remettre quelqu’un à sa place. Je préfère suggérer à ce genre de personne qu’il peut faire quelque chose de bien s’il s’en donne la peine en lui expliquant le processus de création d’un film, pour qu’il trouve sa voie aussi. C’est ce que j’ai toujours fait, même si je n’ai pas rencontré beaucoup de gens imbus de leur personne, et heureusement…

– Quand vous étiez sur « Strong World », pour la première intrigue, c’est vous qui aviez dessiné les animaux, et finalement il a été décidé qu’on garderait vos croquis.

– Ça, c’est parce que je ne m’arrête jamais, même pour moi (rire). L’un de mes grands principes est l’atteinte de la perfection, donc une fois que j’en avais commencé un… enfin… ce n’est pas que je n’ai pas confiance envers les autres, c’est juste que je veux tout faire moi-même. C’est pour moi ce qu’il y a de plus intéressant. Alors c’est ce que je fais.

 

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INTERVIEW D’ EIICHIRO ODA – DEUXIEME PARTIE (page 4)

– Pour ce nouveau film, vous avez laissé la main à Suzuki Osamu pour le scénario. Est-ce que cela a changé quelque chose par rapport à votre implication ?

– Cette fois, je n’avais pas décidé dès le départ que je m’impliquerais, ça s’est fait comme ça. Nous avions échangé des scénarios, mais ce n’était pas prémédité. Nous avons juste fait ce que nous pouvions de notre côté. Nous nous disions souvent « Bien, que peut-on faire à partir de là » et il y avait aussi beaucoup de choses que nous n’avions pas besoin de changer.  En définitive, j’avais mon mot à dire pour protéger mon travail à l’étape du story-board et ça fonctionnait très bien. Même s’il y avait eu une personne pour dire quelque chose sur la mise en scène, le scénariste peut la modifier au dernier moment. Donc sans voir les derniers story-boards, je savais que tout se passerait bien et que je n’aurais pas de mauvaise surprise sur les répliques ou autre. Si je touchais au script, le scénariste pouvait tout changer derrière, c’est pourquoi j’ai demandé à ce que mes changements soient pris en compte en fonction des siens. C’est pour ça qu’on m’a appelé le « producteur général »… Oui… enfin pas trop quand même. On m’a même présenté comme « le producteur général Eiichiro Oda » pendant un événement. Il y a eu de grands cris de joie qui m’ont fait reculer d’un coup (rires). Je me suis dit « Attendez un peu… Ça n’a rien à voir avec la production de 2009 pourtant ! ». Je n’oublierai jamais la peur que m’ont fait ces grands cris. On attend beaucoup de moi, pas vrai ? Donc je dois être encore plus ardu à la tâche !

– Suzuki Osamu avait proposé le titre « neo kaigun (NDT : néomarine) », qu’en avez-vous pensé ?

– Huum… Quand j’y repense maintenant, je le trouve drôle. Mais ce n’était pas clair dès le départ et comme je n’avais pas mon mot à dire, je n’allais pas enlever les trucs drôles, on avait l’impression que Suzuki Osamu disait des bêtises, mais, on touchait vraiment à l’image du film. Et « Z » restait la meilleure solution sans aucun doute. Mais c’était limite quand même… Si on s’était trop écarté, cela aurait posé des problèmes avec le manga original (rires). Mais il y a plein de choses cachées dans l’ombre. En réalité, Suzuki m’a dit être un grand fan et du coup … je ne pouvais pas m’empêcher de lui dire ce que je voulais faire. Je n’arrêtais pas de penser « laisse-moi faire ça !! ». On échangeait nos idées et souvent il terminait par un « mais oui ! je n’y avais pas vraiment réfléchi en fait… » (rires).

– J’ai entendu dire que vous aviez parlé avec Suzuki Osamu des futurs plans de la marine.

– C’est vrai. Quand on parlait tous les deux, je ne lui disais pas que dans le manga, Aokiji se battait avec Akainu par exemple, alors quand je le lui disais après, il s’écriait « ah bon ? c’est vrai ? » et c’est comme ça qu’on parlait de la série.

– Quoiqu’il en soit, la réputation du manga original est sauve, c’est pour ça que vous vous êtes permis de le mélanger à Z pour le rendre plus intéressant.

– Je voulais d’abord faire ce que Suzuki voulait faire, c’était la ligne de conduite du projet. Je n’y ai pas plus réfléchi honnêtement. Si c’est encore plus drôle et intéressant, c’est encore mieux alors.

– Vous aviez dit vouloir définir les caractères de la bande de chapeau de paille de la même façon que dans le manga, c’est vrai ?

– Cette proposition est aussi venue de la façon de faire de Suzuki, mais aussi de la façon dont est composé One Piece. Des choses comme « Luffy ne s’énerverait pas autant », ou « il ferait plutôt comme ça à ce moment-là », etc. Je me dis que peu importe combien on aime ce qu’on fait, il arrive souvent que cela gêne pas mal de personne que les personnalités changent d’un coup. Alors j’ai quand même dû dire que Luffy répondait de telle ou telle façon. On me répondait « Si c’est comme ça, eh bien c’est comme ça. » et c’est comme ça que tout s’est bien passé.


Un grand merci à Julia de BLACK STUDIO pour la traduction !

 

Lire la deuxième interview d’Eiichiro Oda issue du journal One Piece numéro 2

Lire la troisième interview d’Eiichiro Oda issue du journal One Piece numéro 3

Lire la troisième interview d’Eiichiro Oda issue du journal One Piece numéro 4

Plus d’informations sur One Piece film Z 


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One Piece Film Z

 

C’est le 15 décembre prochain que le 12e film de One Piece sortira dans les salles obscures japonaises. A l’instar de Strong World sorti en France l’année dernière, One Piece film Z est supervisé par l’auteur du manga original, Eiichiro Oda en personne !

 

© Eiichiro Oda/2012 One Piece Production Committee

Le trailer est disponible sur la plate-forme vidéo de Manga.Tv (cliquez). Nous y découvrons le grand méchant du film prénommé « Z » dont le design n’est autre que d’Eiichiro Oda qui le présente comme l’ennemi le plus coriace que Luffy et sa bande n’aient jamais eu à affronter ! S’ajoute à ça une bande son chantée par Avril Lavigne (!)…

Ce 12e film est réalisé par Tatsuya Nagamine avec au scénario Osamu Suzuki connu pour avoir participé à différent film de la franchise Pokémon.

Une interview de Eiichiro Oda est disponible ici, l’auteur de One Piece revient principalement sur sa participation à ce 12e film et sur son travail en général.

 

© Eiichiro Oda/2012 One Piece Production Committee

En attendant la sortie au cinéma de One Piece film Z,un prologue au long-métrage intitulé Glorious Island est proposé sur le réseau NOTTV, un service de diffusion vidéo à destination des téléphones portables japonais. Il sera disponible du mois de décembre 2012 à janvier 2013.

Vous pouvez découvrir quelques teaser de Glorious Island sur la plate-forme vidéo de Manga.Tv (cliquez) !

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Galerie d’images :

Source : Site officiel de One Piece film Z / ici


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[22/05]Le kiosque de la semaine

 

 

Après quelques semaine au calme, le mois de mai repart de plus bel avec des nouveautés dont vous nous direz des nouvelles 😉

Et n’oubliez pas que Manga.tv vous offre des entrées pour Japan Expo 2012 !

 

 

Tales of Legendia T.1
Ayumi Fujimura / Ki-oon

Dans un monde où les océans sont indomptables et la population confinée sur les terres émergées, Senel est un eren, un être capable d’utiliser l’énergie de l’air ambiant. Sa sœur adoptive, Shirley, souffre d’un mal mystérieux : l’eau de mer est un poison fatal pour elle… Pourchassés par l’armée, ils filent sur l’océan à bord d’un bateau ballotté par les vagues. C’est alors qu’une île surgit du brouillard et fonce sur leur embarcation à une vitesse étonnante, avant de les entraîner sous l’eau. Quand ils se réveillent sur la rive, les deux adolescents comprennent que l’île est en réalité un énorme navire, le Legacy, vestige d’une civilisation éteinte. Ils y rencontrent des alliés inattendus, chasseurs de trésors, pirates et hors-la-loi, et se rendent compte petit à petit que leur arrivée à bord ne doit rien au hasard…

 

 

Puella Magi Madoka Magica T.1
Magica Quartet – Hanokage / Doki-Doki

Une famille aimante, des amis précieux, des rires et des larmes… une vie on ne peut plus ordinaire. La vie de Madoka Kaname, une élève de quatrième comme les autres au collège de Mitakihara. Un jour, celle-ci fait une rencontre mystérieuse avec Kyubey, un être singulier pouvant accorder un vœu à une jeune fille de son choix. En contrepartie, cette dernière deviendra une « puella magica », une magicienne qui devra combattre les sorcières et les créatures maléfiques qui tourmentent notre quotidien, jusqu’à pousser les humains au suicide. Une nouvelle vie pleine d’aventure s’ouvre à Madoka, aux côtés d’autres magical girls aux pouvoirs fascinants.

 

 

Vassalord T.1
Nanae Chrono, Soleil

Devenu un cyborg-vampire au service du vatican, Charles J. Chrishunds vit une étrange relation avec Johnny, un vampire play-boy n’acceptant aucune autorité. Cherchant à mettre fin aux exactions meurtrières de leurs congénères, ils les affrontent à travers le monde. Mais de nombreuses questions les entourent et la complexité de leur relation les entraîne souvent dans une confrontation qui finit inévitablement dans le sang…

 

 

Blood Lad T.1
Yuuki Kodama / Kurokawa

Loups-garous, zombies et autres créatures de la nuit ont toujours inspiré la terreur aux humains. Staz est un vampire, un vrai caïd qui règne sans partage sur un des quartiers des enfers. Mais plutôt que de jouer au suceur de sang, il préfère squatter sa console et collectionner les mangas. C’est un véritable Otaku, fan de la culture nippone ! Alors quand une jeune japonaise égarée débarque sur son territoire, il n’a plus qu’une idée en tête : en faire la pièce maîtresse de sa collection !

 

 

Bloody Cross T.1 et T.2
Shiwo Komeyama / Ki-oon

Mi-ange, mi-vampire, la belle Tsukimiya est une morte en sursis, comme tous les sang-mêlé de son espèce. Elle le sait : la malédiction tatouée sur sa poitrine aura raison d’elle un jour ou l’autre. Pour survivre, il lui faut se procurer le Grimoire des prophéties, un ouvrage au pouvoir immense, seul remède à la douleur qui la ronge. Le hic, c’est que Hinata, son seul allié dans cette quête, est aussi son pire ennemi. Sans lui, impossible de réussir, mais voilà… il souffre du même mal que la jeune femme ! Or nul ne sait si le grimoire peut sauver deux vies à la fois, et ni Tsukimiya ni Hinata ne sont prêts à partager ce fabuleux pouvoir…

 

 

Dangerous Teacher T.1
Nase Yamamoto / Asuka

Retrouvez certains protagonistes secondaires de Lovely Teachers dans ce one-shot qui prolonge le plaisir de lecture de ce boy’s love de qualité, signé Nase Yamato.

 

 

Lily la menteuse T.1
Ayumi Komura / Delcourt

Hinata Saotome, quinze ans, reçoit la toute première déclaration d’amour de sa vie. Son prétendant s’appelle En Shinohara et il a tout pour plaire ! Ravie d’avoir enfin un petit ami, Hinata déchante hélas quand elle découvre qu’En a une fâcheuse tendance à… se travestir en fille ?! Pire que tout : le résultat est si réussi qu’il a beaucoup de succès… auprès des garçons ! Hinata saura-t-elle gérer l’envahissante popularité de son amoureux ?

 

 

His Favorite T.1
Suzui Kanata / Asuka

Malgré sa petite taille et son manque de charme, Yoshida est un lycéen ordinaire qui ne désespère pas, un jour, de sortir avec une fille. Mais sa faible popularité auprès des demoiselles n’est pas près de grimper, surtout après que le beau gosse de la classe, Satô, l’ait pris comme excuse à chaque fois qu’une fille lui propose un tête-à-tête. Cherchant des explications à ce comportement bizarre, Yoshida va passer du temps avec Satô, attisant du même coup les rancoeurs féminines…

 

 

Kokoro Button T.1 et T.2
Maki Usumi / Soleil

Kasuga Nina est tombée amoureuse de l’élève le plus courtisé de son lycée. Doué et prévenant, Koga attire l’attention de tous. Touché par la naïveté et l’innocence de la jeune fille, il accepte de sortir avec elle, mais tient à la prévenir que ce qu’elle voit n’est pas forcément la réalité. Elle découvre ainsi une autre facette du jeune homme, particulièrement taquin et joueur. Ne risque-t-elle pas de souffrir aux côtés d’un tel garçon ?

 

 

Le Chemin des Fleurs T.1
Ako Shimaki / Kazé Manga

Le Chemin des fleurs… Tel est le nom de la voie qu’empruntent les acteurs de kabuki pour entrer et sortir de scène. Le même chemin sur lequel vont se croiser deux jeunes hommes que tout oppose… Le premier, Kyônosuke, est né d’une grande famille du kabuki mais n’en reste pas moins un acteur médiocre. Ichiya, le second, est par contre issu d’une famille sans aucun lien avec ce théâtre traditionnel japonais, mais brille par son talent. Malgré leurs différences, tous deux vont tomber amoureux de la même fille, Ayame, une passionnée de kabuki. Chacun à leur manière, Kyônosuke et Ichiya vont rivaliser d’ardeur sur les planches comme dans la vie pour plaire à l’élue de leur cœur.

 

 

Mariko Parade
Kan Takahama – Frédéric Boilet / Casterman

Fin mai 2002, le mangaka français, 42 ans, et Mariko, jeune japonaise de 24 ans et son modèle, partent trois jours sur l’île d’Enoshima afin d’y réaliser des repérages photographiques. Depuis leur rencontre quatre ans plus tôt, Mariko est devenue indispensable au dessinateur, dans son travail comme dans sa vie….

 

 

Quartier Lointain T.1
Jiro Taniguchi / Casterman

Qui n’a jamais rêvé de retourner en enfance ? C’est exactement ce qui arrive à cet homme mûr, qui de retour d’un voyage d’affaires, fait un détour par sa ville natale, pour se recueillir sur la tombe de sa mère. Il est alors projeté dans le passé, où il revit une journée de son enfance, tout en gardant son caractère et son expérience d’adulte. Pour la première fois, il verra ses parents avec le regard de quelqu’un à même de les comprendre.

 

 

Brother x Brother T.1
Hirotaka Kisaragi / Taifu Comics

Après avoir appris la mort de son père, Souichirou retourne vivre dans la maison qu’il habitait 8 ans auparavant. Là, il découvre l’existence de ses deux frères, Masato, l’aîné, et Kaname, le plus jeune. La cohabitation se passe tant bien que mal, jusqu’au jour où il assiste à une scène d’amour entre les deux frères… !

 

 

Hanjuku Joshi T.1
Akiko Morishima / Taifu Comics

En première année de lycée pour jeunes filles, Yae aurait voulu être un garçon, mais se trouve malheureusement être très féminine. Complexée par ses atouts, Yae ne se mêle pas vraiment au reste des étudiantes jusqu’à ce qu’elle rencontre Chitose, son parfait contraire. Dynamique, sans complexe et hyperactive, le coup de foudre s’installe entre les deux jeunes filles.

 

 

Kyle’s Final Fantasy T.1
Young-mi An / Kwari

Découvrez l’épopée d’une équipe de purs loosers ! Bienvenue dans un vrai monde (?) de fantasy peuplé de dragons et d’elfes ! Kyle décide de partir sur les routes pour combattre (?) le mal. Notre héros rencontre en chemin ses futurs compagnons d’aventure… à commencer par soeur Ronane dont le visage angélique cache un grain de folie. Dotée d’une force colossale, elle n’hésite pas à user de la violence pour s’incruster dans l’équipe de Kyle. Le duo est bientôt rejoint par Varon, un elfe aux compétences plus que douteuses ! Qu’adviendra-t-il de ce trio hautement improbable ?!

 

 

Phong le Téléphone Portable T.1
Dae-keun Park et Kyung-bin Park / Kwari

U-tae qui est en classe de première se rend dans un magasin de téléphonie mobile pour s’acheter un portable. Le gérant lui force quasiment la main pour qu’il prenne un téléphone de type humanoïde baptisé « Phong ». Son cocktail détonnant de « frimousse de petite fille et multiples autres options » sème la pagaille dans la vie du lycéen et de son entourage. Embarquez-vous dans un festival de gags et de surprises !

 

 

[24/04]Le kiosque de la semaine

 

 

 

Au rendez-vous cette semaine, de petites trouvailles made in Japan pour finir le mois d’avril en beauté 😉

 

 

 

Le Cirque des Horreurs
Junji Ito / Tonkam

Qu’elle fasse appel à la nostalgie ou à des peurs nouvelles, l’horreur façon Junji Ito est capable de donner des frissons à tous les mordus du genre ! « Le Cirque des Horreurs » est au Japon le 13e volume de l’anthologie consacrée à Junji Ito.

 

 

Orange Chocolat T.1
Yamada Nanpei / Tonkam

Chiro et Retsu sont amis et voisins depuis l’enfance. Retsu est l’ainé d’une famille de danseurs. Son talent est réel et sa popularité grandissante, mais son amitié avec Chiro bat de l’aile. Un jour, suite à un souhait effectué au temple, les deux camarades échangent leurs corps. Ainsi l’esprit de Retsu se trouve dans le corps de Chiro et l’esprit de Chiro dans le corps de Retsu. Mais Retsu en plus d’être un grand danseur, est aussi un travesti célèbre connu sous le nom de «Prince Courtisane».

 

 

Wingman T.1
Masakazu Katsura / Tonkam

Kenta Hirono est un jeune collégien rêveur dont le souhait le plus cher est de devenir un vrai héros, un justicier qui combat les forces du mal !! Et son vœu va être exaucé quand il recueillera Aoi Yume, la princesse du Royaume de Podream. Cette dernière vient de fuir son monde pourchassée par l’infâme Rimel qui a renversé son père et veut désormais s’emparer du Dream Note, un cahier sur lequel tout ce que l’on écrit ou dessine devient réalité…

 

 

Liberty Liberty ! T.1
Hinako Takanaga / Taifu Comics

Itaru Yaichi se réveille un beau matin dans les poubelles après une nuit un peu trop arrosée et fait la rencontre d’un caméraman du nom de Kôki Kuwabara. Itaru emménage chez ce dernier après avoir promis de lui rembourser sa caméra qu’il a malencontreusement cassée. Petit à petit, il perçoit la gentillesse cachée de Kôki derrière ses airs bourrus et se sent subtilement attiré vers lui, mais il découvre que Kurumi, l’ancien amour de Kôki, travaille toujours avec lui… En bonus, des histoires supplémentaires.

(retrouver l’interview exclusive de Hinako Takanaga sur Manga.Tv)

 

 

Work In T.1
Tsuta Suzuki / Taifu comics

Iizuka est gay. Un soir, son jeune supérieur l’invite à boire un verre. Iizuka semble avoir des sentiments pour celui-ci. Cependant, ne parvenant pas à se souvenir de ce qui s’est passé ce soir-là, il en fait part à Takase, qui met de la distance entre eux. Iizuka, choqué, se demande ce qu’il a bien pu faire mais soudain, Takase l’embrasse…

 

 

I am a Hero T.1 et 2
Kengo Hanazawa / Kana

Hideo Suzuki, 35 ans, est un assistant de mangaka en manque de succès. Sa petite amie, Tetsuko, ne cesse de parler de son ex, un talentueux mangaka très en vue. Hideo est un homme craintif et souffre d’hallucinations : il parle avec un ami imaginaire… Cet homme est ce qu’on appelle un LOSER ! Tellement absorbé par sa médiocre vie, il ne remarque pas qu’il se passe des choses suspectes autour de lui… Tokyo va soudainement sombrer dans le chaos et être envahi d’humains qui n’en sont plus vraiment… Hideo va devoir se faire violence et se reprendre en main. Il en va de sa survie !

 

 

Ratman T.1 et 2
Sekihiko  Inui / Kana

Shuto Katsuragi est un garçon de 15 ans qui rêve de devenir un super-héros. Mais à cause de sa petite taille, personne ne prend son rêve au sérieux. Amadoué par la compréhension que lui montre une camarade de classe, Mirea, Shuto va se faire piéger. Enlevé, drogué et mis face à une situation de crise, Shuto signe un contrat pour utiliser un appareil qui lui permet de se transformer en super-héros. Ou du moins c’est ce qu’on lui a fait croire. Car en fait, il est devenu membre d’une association de malfaiteur, Jackal, en signant ce contrat et le « super-héros » qu’il est devenu n’est autre qu’un prototype de « Dark hero » nommé « RATMAN ». N’ayant pas d’autre choix que de suivre les ordres de sa supérieure, il se retrouve confronté à de « vrais » super-héros. Mais rapidement, Shuto va s’apercevoir que tous les héros n’exercent pas leurs métiers pour défendre la justice. Certains font cela par profit, considérant le métier comme du pur business. Doublement contrarié de faire à présent partie des « méchants » et d’apprendre que les héros ne sont pas tous conformes à son idéal, Shuto va tout faire pour rester fidèle à ses convictions : agir de manière désintéressée pour le bien d’autrui, selon des principes immuables de justice.

[Streaming légal et gratuit] Bubblegum Crash VOST – Black Box

Bubllegum Crash

VOST – OAV 1 – 3

(Retiré par l’éditeur)

Le chef d’œuvre du cyberpunk est de retour ! Voici enfin l’épilogue de Bubblegum Crisis en 3 OAV réalisés par Hiroshi Hishiodori (Dirty Pair, Gunslinger Girl TV) et Hiroyuki Fukushima (Casshern, Gatchaman OAV).En nous montrant une remise en question totale des Knight Sabers, le scénario donne une profondeur passionnante à cette histoire d’action en trois actes totalement inédits chez nous. Replongez dans les entrailles de MegaTokyo… Cité prospère et tentaculaire où le Mal, en dépit des apparences, n’a pas totalement disparu.Il ne reste à Priss, Nene, Sylia et Mackie qu’à reprendre du service pour la dernière fois, pour le plus grand bonheur des passionnés d’animation culte.

 

Résumé de l’éditeur :
MegaTokyo, 2034. La ville a bien changé depuis les événements de 2032. Reprenant visage humain après s’être débarrassé des Boomers et de la criminalité en général, la Cité est désormais devenue un endroit où il fait bon vivre. Désœuvrées et suivant désormais chacune leur propre voie, les Knight Sabers ont fini par disparaître comme elles étaient arrivées. Ont-elles remisé définitivement leurs combinaisons de combat ?
C’était sans compter la soudaine série de cambriolages et de meurtres qui laisse l’A.D. Police dans l’incapacité de réagir. Des événements peut-être liés au vol de l’ADAMA, un prototype de Boomer doté de l’intelligence artificielle la plus avancée, par un commando aux ordres de la « voix »… Un mystérieux ennemi qui prévoit de constituer une armée de Boomers, bras armé de la concrétisation d’un ordre nouveau dans lequel les humains n’auraient plus leur place. Mais s’agit-il là de ses véritables intentions ?
Voilà bientôt les Knight Sabers aux prises avec deux menaces bien réelles, la destruction de MegaTokyo et des retrouvailles plutôt inattendues…

 

 

Vous pouvez regarder l’intégrale des OAV sur Manga.Tv ! Cliquez !

 

 

Fiche technique (Anime-Kun.net) :

Titre : Bubblegum Crash
Titre original : Bubblegum Crash
Année : 1991

Studio d’animation : Artmic, JVC
Réalisation : Fukushima Hiroyuki, Ishiodori Hiroshi
Chara-design : Sonoda Kenichi
Auteur : Suzuki Toshimichi
Musique : Nakazawa Takehito, Michihiko Oota

Éditeur en France : Black Box n’est autre que le successeur de l’ancien éditeur Black Bones qui s’est rendu célèbre grâce à plusieurs animes à succès en streaming gratuit. The Tower of Druaga, Girl’s High School, Rosario + Vampire, Skip Beat !, Grenadier, Strait Jacket, Romeo X Juliet, Black Blood Brothers, Bubblegum Crisis ou encore Slayers Revolution notamment composent son catalogue.

Infos : Black Box a annoncé sur sa page Facebook l’acquisition des deux saisons de l’anime Tegami Bachi plus connu en France sous le nom de Letter Bee ! Une bonne nouvelle pour les fans de la série éditée chez Kana qui pourront enfin découvrir les 50 épisodes ce cette fabuleuse série où la fantasy avec un grand F est le maître mot.

Fiche éditeur : Bubblegum Crash – Black Box

 


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[Streaming légal et gratuit] Bubblegum Crisis VF – Black Box

Bubllegum Crisis

VF – OAV 1 – 8 (complet)

 

 

Résumé de l’éditeur :
Dans un futur proche, Tôkyô est dévastée par un terrible tremblement de terre. Sept ans plus tard, une nouvelle Cité, MegaTôkyô, est bâtie sur les ruines par le biais d’investissements privés d’une multinationale aussi prospère que secrète : GENOM. Cette dernière est responsable de la création et de la production de masse de puissantes créatures biomécaniques du nom de Boomers, destinées à servir le développement industriel de la ville naissante et étendre son emprise sur le monde entier.
Mais les Boomers échappent rapidement à tout contrôle et l’AD Police est appelée à la rescousse. Le combat s’avère plus difficile que prévu. Quatre jeunes filles vêtues d’armures s’unissent alors clandestinement pour lutter contre cette nouvelle menace sous le nom de « Knight Sabers »…

 

 

Vous pouvez regarder l’intégrale des OAV  ! Cliquez !

 

 

Fiche technique (Anime-Kun.net) :

Titre : Bubblegum Crisis
Titre original : Bubblegum Crisis
Année : 1987

Studio d’animation : AIC, Artmic, Yumex
Réalisation : Akiyama Katsuhito, Gohda Hiroaki, Hayashi Hiroki, Obari Masami, Takayama Fumihiko
Chara-design : Sonoda Kenichi
Auteur : Suzuki Toshimichi
Musique : Makaino Kôji
Animation clé : Ôira Shinya

Éditeur en France : Black Box n’est autre que le successeur de l’ancien éditeur Black Bones qui s’est rendu célèbre grâce à plusieurs animes à succès en streaming gratuit. The Tower of Druaga, Girl’s High School, Rosario + Vampire, Skip Beat !, Grenadier, Strait Jacket, Romeo X Juliet, Black Blood Brothers, ou encore Slayers Revolution notamment composent son catalogue.

Infos : Black Box a annoncé sur sa page Facebook l’acquisition des deux saisons de l’anime Tegami Bachi plus connu en France sous le nom de Letter Bee ! Une bonne nouvelle pour les fans de la série éditée chez Kana qui pourront enfin découvrir les 50 épisodes ce cette fabuleuse série où la fantasy avec un grand F est le maître mot.

Fiche éditeur : Bubblegum Crisis – Black Box

 


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[Streaming légal et gratuit] Samurai Girls VOSTFR – Kazé


Samurai Girls

VOSTFR Episode 1 – 12 

(retiré par l’éditeur)

Tiré d’un light novel de Akira Suzuki en 2009, Samurai Girls se voit adapté en manga en 20110 puis en anime la même année. Adapté par le célèbre studio ARMS à qui l’on doit notamment Queen’s Blade et Ikki Tousen, la série animée compte 12 épisodes.

Résumé de l’éditeur :

Dans un Japon alternatif où les Shogun dirigent encore le pays, les samouraïs envoient leurs enfants dans une académie créée au pied du mont Fuji afin qu’ ils y poursuivent leurs études tout en se préparant au combat. Dans cet établissement, dirigé d’une main de fer par le clan Tokugawa et dont les membres abusent de leur pouvoir, la révolte gronde…

Cette série aux combats explosifs et au character design tranchant vous emmènera dans un Japon alternatif où se mêlent action, humour, complot et prophétie.

 

Fiche technique (Kazé) :

Titre : Samurai Girls
Titre original :
百花繚乱 サムライガールズ ( Hyakka Ryouran Samurai Girls )

Année de parution : 2010
Genres : Action / Arts Martiaux / Sexy
Durée : 12 épisodes de 24min
Âge : 12+

Auteur original : Akira Suzuki, Niθ
Réalisation : KOBUN
Direction de l’animation : Tsutomu Miyazawa
Direction artistique : Junichi Higashi
Direction de la photographie : Shigeki Asakawa
Character design : Tsutomu Miyazawa
Musique : Tatsuya Katou
Animation : ARMS
Production : Hyakka-Ryoran PARTNERS
Éditeur en France : Kazé est de loin l’éditeur d’animation japonaise ayant le catalogue le plus conséquent. Fondée en 1994, son premier titre, Les Chroniques de la guerre de Lodoss, sort en VHS l’année suivante. En 15 ans, la société s’est diversifiée dans plusieurs domaines de la culture japonaise : en musique avec le label Wasabi Records, en manga avec entre autre le rachat des éditions Asuka ou encore l’édition en dvd de longs métrages tels que Appleseed, Origine ou encore La Traversée du temps. Puis, Kazé s’attaque au grand écran… en 2007, la société distribue son premier film (en prise de vue réelle) en France : Shinobi. En 2010, peu après son rachat par les firmes japonaises Shôgakukan, Shûeisha et Shopro, Kazé crée l’évènement avec la sortie dans les salles françaises du film d’animation Summer Wars dont la qualité lui a valu de nombreuses récompenses à travers le monde. Un service de VOD (KZPLAY) ainsi qu’une chaîne de télé (KZTV) sont aussi disponibles et font de Kazéle leader incontesté du marché. L’éditeur propose notamment en streaming gratuit Tiger & Bunny, Gunslinger Girl, Le Chevalier d’Eon, Busô Renkin, The Book of Bantorra, Kurenai, Tokyo Demon Campus S1, Blue Dragon et Elfen Lied en VOSTFR.

Fiche éditeur : Samurai Girls – Kazé

 


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