Scantrad / Tokyo Ghoul / la France du manga – podcast de Manga.Tv – La 5e de Couv’ #5DC – Saison 3 Episode 14

Une nouvelle émission libre avec plusieurs questions, sujets et idées vous attend. En plat principal : l’épineux sujet du piratage lancé par Robin suite à une discussion sur le groupe de débat autour du manga. L’idée était d’évoquer ensemble l’état des lieux et les problématiques du piratage, notamment cette ritournelle du « C’est la faute des éditeurs ».
Alors… où en sommes-nous en France ? Est-ce le même problème au Japon ? Quel avenir pour le numérique et quelle réponse des acteurs du marché ? On a consacré plus de la moitié de cette nouvelle émission à ce sujet.
Il sera également question de 2 mangas aux antipodes l’un de l’autre : Atom et Tokyo Ghoul.
Enfin, l’équipe balayera aussi 2 sujets du moment, assez liés : les wagons de nouvelles créations mangas en France et l’arrivé de nouveaux éditeurs dans l’hexagone. Entre peur d’étouffement et réjouissance créative, nous nous écharperons un peu entre les deux.
03′ — 39′ : Scantrad et piratage : État des lieux
39′ — 47′ : Retour sur le manga Atom
47′ — 58′ : La France « produit » de plus en plus de manga (Notre précédente émission sur le Manga français )
58′ — 63′ : Des nouveaux acteurs dans le paysage manga ?
63′ — 70′ : Retour sur Tokyo Ghoul

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La fin du scantrad ?

L’été dernier,  pour mettre un frein au piratage de mes mangas, 36 éditeurs japonais formaient la Digital Comics Association (DCA). Après avoir envoyé des mails au principaux acteurs du scantrad pour des actions en justice, celle-ci passe à l’étape suivante et nous propose finalement son alternative légale au scantrad. En effet le  lancement de Jmanga, une nouvelle plateforme de publication en ligne dédiée au manga a été annoncé au Comic Con 2011 (San Diego) ce weekend.

Jmanga.com ouvrira ses portes le 17 août aux lecteurs d’Amérique du Nord dans un premier temps, avec la possibilité d’une future ouverture pour les lecteurs d’autres pays. Le service proposera une variété de titres manga en version digitale, ainsi que des contenus exclusifs de type interview, reportage, vidéo et article de fond sur l’univers du manga. Actuellement, le projet est composé des 36 éditeurs faisant partie de la Digital Comics Association (DCA). Cependant, bien que les représentants de Shueisha, Futabasha, Kadokawa Shoten, Kodansha, et Shogakukan étaient présents au Comic-Con 2011 pour parler de leurs projets pour Jmanga, beaucoup de questions restent en suspens. Notamment, celles des tarifs et des titres disponibles…

A priori, les titres phares comme Naruto, Bleach, One Piece, Bakuman, D. Gray Man, Toriko, Dragon Ball, kenshin, Claymore et Death Note étaient disponibles entre autres dans la version Bêta. Le projet Jmanga semble donc avoir l’ambition de devenir le portail incontournable du manga digital et de proposer une réponse au problème du scantrad. Nul doute que l’ouverture prochaine de Jmanga.com s’apprête marquer un grand changement sur le marché du manga digital.

Source : About.com via Total Manga

Shueisha contre les Scantrads

Weekly shonen jump

La Shueisha, mastodonte de l’édition de manga au Japon a clairement annoncé son intention de lutter contre le scantrad. Quelques mois après la Kodansha qui s’était attaquée au site Mangahelpers, c’est autour de Shueisha d’annoncer leur mécontentement suite au pillage de leurs œuvres sur Internet.

Dans le dernier numéro du célèbre magazine, on peut y lire l’annonce suivante :

A nos lecteurs :
De nombreuses personnes publient injustement des copies de nos mangas sur Internet. Ces copies illégales ne vont pas en accord avec les sentiments des mangakas. C’est un détournement de leurs intentions de publication « Je veux que mon travail soit lu de cette manière ». Ces copies illégales sur le net, de ces oeuvres dans lesquelles les auteurs mettent leur coeur, ne blessent pas seulement les mangakas dans leur vie réelle, mais sont aussi contre la loi, même si réalisées avec de bonnes intentions. A chaque fois que nous découvrons ces « copies injustes », nous parlons au mangaka et considérons avec lui une contre-mesure. Mais le nombre de personnes qui ne nous prennent pas en considération est énorme, et pour le moment, nous ne pouvons tous les gérer. Nous avons une requête envers tous nos lecteurs. Ces copies illégales sur Internet blessent profondément la culture manga, les droits des mangakas et même l’âme des mangakas. Veuillez comprendre, une fois encore, que tout ceci est contre la loi. Ainsi, les mangakas et Shueisha s’occuperont sévèrement de toutes copies illégales trouvée sur Internet. Nous demandons à nos lecteurs de continuer à nous soutenir.

– Weekly Shônen Jump, département éditorial

Ainsi, le magazine prend clairement et logiquement position contre le scantrad, même si aucune action n’a été mise en place pour le moment. Shueisha est une des maisons les plus touchées par ce piratage, le Shônen Jump publiant des séries au succès planétaire, comme One Piece, Naruto, Bleach, Fairy Tail…
Afin de limiter le piratage, le site Weekly Shonen Jump international propose son propre lecteur de manga, et une lecture gratuite des chapitres de certaines oeuvres. Un premier pas jugé léger par beaucoup de lecteurs internationaux qui réclament le privilège de suivre les publications au même rythme que leurs homologues japonais.

Cependant cette impatience doit-elle aller à l’encontre de la volonté des mangakas ? Bien sûr, tout comme la japanime, ce moyen de publication « sans frontière » permet de faire découvrir des oeuvres à un plus grand nombre. Mais beaucoup trop justifient le scantrad comme une manière, pour les éditeurs, de savoir quelle série va marcher ensuite auprès du public. Ce raisonnement est complètement erroné, et faussé lorsque l’on voit que la majorité des téléchargements de manga est effectuée sur des œuvres au succès déjà colossal. De même, les éditeurs européens ou américains ont généralement déjà un œil sur les séries dès leur publication au Japon, et le scantrad de ces séries apporte au mieux, un aperçu de la réceptivité de l’œuvre face au public.

Toutefois, à l’ère du tout numérique et de l’arrivée massive du livre électronique, il semble indispensable que les éditeurs adoptent une position visant à distribuer de façon plus efficace l’ensemble de leurs contenus. C’est le prochain palier stratégique que devra passer le manga pour être un peu plus serein et transformer l’ennemi Internet en ami.

Source : Total-manga

Mage