Rencontre avec Yami Shin : le manga made in France – podcast de Manga.Tv – La 5e de Couv’ #5DC – Saison 3 Episode 16

Yami Shin est une jeune auteure suisse, de langue française, révélée par un concours, le tremplin Ki-oon qui offre aux plus talentueux mangakas amateurs une chance d’être édités au milieu d’autres titres comme My Hero Academia, King’s Game, Golden Kamui ou Blacktorch. Elle a, depuis, publié sa première série, Green Mechanic dont le tome 3 sortira le 16 mai 2018.

C’est une émission un peu spéciale que l’on vous propose ici car, pour la première fois, nous sommes sortis des studios où l’on enregistre habituellement pour nous rendre à Livre Paris dont Manga.tv est partenaire. Une rencontre avec Yami Shin nous attendait et, avec elle, nous avons pu débattre, charcuter et aimer le manga. On s’est bien évidemment concentrés sur le manga « Made In France », son statut d’auteur de manga et le milieu amateur, dont elle est issue.

Nous avons pu enregistrer dans des conditions vraiment optimales grâce à son éditeur, Ki-oon, qui a pu mettre un lieu à disposition pour notre rencontre, loin du bruit et des affres d’un festival comme Livre Paris. Malgré tout, on a eu quelques soucis audio que l’on a réglés pendant l’enregistrement, veuillez nous en excuser.

Statut d’auteur de manga en France, fanzinat, techniques d’écriture et bien sûr Green Mechanic, voici ce qui vous attend pour cette nouvelle édition de La 5e de Couv’ avec Robin, Maxime, Flavien et Yami Shin évidemment !

Réagissez sur les réseaux sociaux avec #5DC ou sur le groupe de débat autour du manga

Pour réagir, ayez le réflexe #5DC dans vos messages sur Twitter

S’abonner au flux rss   S’abonner sur Itunes

manga tv podcast abonnement RSS                        manga tv podcast abonnement itunes

 

S’abonner sur Deezer

manga tv podcast deezerla 5e de couv 250

 

 

 

Une blague vous gêne ? Un avis vous choque ? Un faux raccord dans le son ? Faites-le nous savoir :

Espace Anime #11 – Ajin, quand l’immortalité revient en animé !

Fin septembre 2016 sort le dernier film de la trilogie AjinAjin Shogeki, il est donc temps de faire le point sur ce seinen manga écrit et dessiné par Gamon Sakurai.

Pour vous faire une piqure de rappel

Ajin c’est l’histoire de Kei Nagai un jeune étudiant dont la vie va basculer le jour où il se fait renverser par un camion… fin du manga !

Non je déconne, il va survivre forcément sinon y a plus d’histoire… il va donc découvrir à la suite de cet accident que c’est un Ajin, un être vivant immortel. Il va donc se retrouver pourchasser par le gouvernement qui voient dans les ajin des spécimens précieux à étudier pour le progrès de l’humanité.

Alors faisons le point sur la série qui compte déjà 8 tomes au Japon (il est sorti en mai dernier accompagné d’une édition spéciale qui offrait aux lecteurs japonais un OAD inédit. L’OAD en question est l’adaptation en anime du chapitre 0 que l’on a pu découvrir dans le tome 2) et bientôt 7tomes en France puisque que le 7e tome sortira le 5 octobre 2016 chez l’éditeur Glénat. En plus du manga, vous trouverez bientôt la trilogie complète en film d’animation qui s’ajoute à la série tv de 13 épisodes de 20 minutes que vous pouvez regarder sur Netflix.

Quelles sont les différences entre toutes ces adaptations me direz vous ?

Et bien pas énorme, concrètement les films adaptés du manga reprennent plutôt fidèlement le titre de Gamon Sakurai avec certaines ellipse ou changement de chronologie qui privilégient l’action mais sans plus.

Je préfère la série tv qui va un peu plus en profondeur que les films mais qui restent dans la même veine. Les films et la série sont en 3D CGI ce qui alimente beaucoup le débat entre les amateurs d’animation, on aime ou on aime pas le graphisme, c’est assez spécial et le studio en charge de l’animation (Polygon Pictures) est celui à l’origine de Knights of Sidonia qui c’était grandement amélioré entre la saison 1 et 2, pour Ajin, moi qui n’aime habituellement pas la 3D, je trouve qu’elle est assez bluffante lors des scènes de combat…

Point à noter l’OST est clairement de qualité avec un opening et un ending qui déchire visuellement et musicalement !

Pour ceux qui voudraient s’y retrouver par rapport au manga, les 13 premiers épisodes de la série s’étalent pratiquement la fin du tome 5,  à la première page du chapitre 23 pour être précis. La deuxième saison est annoncée pour octobre 2016 et il risque donc d’y avoir une alternative au manga qui n’en est qu’au tome 8 et pour vous faire patienter je vous renvoie sur notre podcast spécial anti-héros où l’on parle d’Ajin et plus particulierement de Kei Nagai, le sociopathe par excellence !

Qu’est ce que j’ai mis aujourd’hui ? Bah Ajin…

Espace Manga #15- Sk8r’s, le manga qui te fait devenir un Dieu du Skate

Vous aimez quand ça glisse ? Quand ça dérape et quand ça vous donne un frisson de plaisir ?

Ne vous méprenez pas, on vous parle bien de Sk8r’s. Ce manga qui fait une part belle à un sport que vous avez tous pratiqué au moins une fois : le skateboard.

Sk8r’s édité chez Kana, écrit et dessiné par le virtuose Hajime Tojitsuki est un ode à la planche à roulette.

Même si vous vous êtes croûté plus d’une fois avec, vous avez tous eu votre moment rebelle et skate, à écumer les skatepark, à regarder des vidéos de tricks et de les réussir avec plus ou moins de succès. Et bien ce manga va vous faire retrouver cette folle joie de vos années passées et peut-être même vous faire reprendre le skate.

Il raconte l’histoire d’un jeune homme ayant vu quand il était petit, un “homme volant”.

C’est juste un gars qui a fait un Ollie, en sautant super haut. J’ai dis Ollie, pas Olive… et tom…

Bref, pied au plancher, il s’acharne à devenir lui aussi un grand du skate et de réaliser les meilleurs tricks possible pour accomplir son rêve : être un “homme volant”.

Devenir le plus grand des skateurs.

Le mangaka a du plancher grave pour que ce manga transpire l’adrénaline, la passion et la fougue de la jeunesse. L’impression de vitesse est omniprésente et pour que ça roule pour tout le monde aussi bien pour les novices que pour les pros, toutes les figures sont expliquées et ça donne envie de s’y essayer.

Les planches slident à grande vitesse toujours avec un trait maîtrisé, c’est çà qui fait la force de ce manga atypique.

Il n’y a plus qu’à enfiler vos meilleures chaussures, prendre votre skate, aller Off the Wall et surtout d’écouter du Avril Lavigne.

 

He was a skater boy / She said see you later boy / He wasn’t good enough for her / Now he’s a super star

 

Espace Manga #14 – Golden Kamui, la chasse au trésor des Aïnous est ouverte !

L’été prend fin et quoi de mieux qu’une bonne bouffée d’air frais pour éclipser cette chaleur étouffante ?

C’est ce que propose la dernière nouveauté de l’éditeur Ki-oon avec Golden Kamui de Satoru Noda !

L’histoire prend place à Hokkaido peu après la guerre russo japonaise du début du xxe siècle, du temps où les détecteurs de métaux n’existait pas encore, vous allez comprendre pourquoi…
Saichi Sugimoto plus connu par son nom de guerre Sugimoto l’immortel se retrouve sans travail et surtout sans argent. Il se reconverti en chercheur d’or de fortune mais à Hokkaido les filons sont pratiquement tous déjà épuisés !

La chance va tourner lorsqu’on lui raconte l’existence d’un fabuleux trésor aïnou de 75 kg d’or.  Actuellement ça représente la bagatelle de 6,5 millions d’euros. Sans trop spoiler, ce trésor a été volé au peuple aïnou par une personne qui se retrouve à présent enfermé dans la pire prison d’Hokkaido.Pour retrouver le trésor, ce vil personnage a eu la bonne idée de se la jouer prison break et de tatouer une sorte de carte cryptée du trésor sur le corps de 24 prisonniers qui sont désormais en fuite ! Ni une ni deux, Sugimoto l’immortel se lance à leur poursuite et va faire la rencontre en chemin d’Ashirpa une jeune aïnou liée elle aussi au trésor… Avec la puissance de Sugimoto et les connaissances d’Ashirpa, la chasse débute !

C’est vrai que quand on m’avait dit que ce premier tome offrait une lecture atypique, je n’avais pas vraiment compris le sens de cette phrase mais après avoir lu le tome 1, on comprend tout de suite que c’est une lecture sur deux niveaux, d’un côté nous avons l’histoire en tant que telle avec l’intrigue et l’aventure de la chasse au trésor et d’un côté nous avons tout le côté culturel sur l’époque, les lieux, la culture Aïnoux en général mais aussi sur leur technique de survie en milieu hostile ou encore leur technique de chasse. On a par exemple tout une sorte de cours de cuisine sur comment faire un bon ragout d’écureuil. Cela rappelle le titre Bride Stories publié chez le même éditeur et la qualité de Golden Kamui est totalement similaire à Bride Stories : un beau graphisme porté par une magnifique découverte culturelle !

Sugimoto aurait dû s’arrêter de chercher le trésor directement après avoir rencontré Ashirpa, pourquoi ? Car ça se voit tout de suite qu’elle a un cœur d’or … donc il aurait pu la planter et …

Espace Manga #13 – Marie-Antoinette de Fuyumi Soryo, la jeunesse d’une reine, un manga très romancé

Espace Manga #13 - Marie-Antoinette de Fuyumi Soryo, un manga très romancé

Si je vous dis : petit trianon, Autriche et Brioche… Et oui!
Je vais vous parler du manga de Fuyumi Soryo, Marie-Antoinette, la jeunesse d’une reine aux éditions Glénat.

Une fiction historique de plus relatant la vie de la plus tristement célèbre des reines ? Et bien pas tout à fait…
Ici l’auteur a décidé de traiter de la jeunesse de madame Antoinette, qui je le rappelle n’a que 14 ans lorsqu’elle devient la dauphine de France au côté de son époux, Louis-Auguste de France futur Roi Louis XVI.
Période assez peu traité en général puisque beaucoup ont préféré s’attarder sur la fin de son règne et son exécution.
Le manga se compose comme un flashback des jeunes années de la reine où l’on découvre son arrivée à la cours de Versailles, l’apprentissage des codes de ce milieu o combien cruel ainsi que son angoisse de ne pas aimer et de ne pas se faire aimer de son mari.

Fuyumi Soryo m’a agréablement surprise je dois dire. Je pensais tomber une fois de plus sur une histoire fantasmée de Marie-Antoinette. Au final j’ai découvert une histoire, certes très romancée où Monsieur Louis-Auguste apparait plutôt très séduisant voir un brin sexy, mais une histoire bien construite et surtout très bien référencée.
L’auteur de Cesare nous laisse découvrir des lieux, des moments de la vie de Marie-Antoinette peu traité dans d’autres histoires.

On y découvre le quotidien de la dauphine et également le caractère particulier que Marie-Antoinette affiche déjà à son jeune age. Cela permet de se projeter et de comprendre certain aspect futur de la vie de la Reine.
Les dessins sont très beaux ! Les références de costumes, aussi bien ceux de Marie Antoinette que le reste de la cours de Versailles, sont très bonnes et les détails sont soignés, précis, ce qui apporte un réel plaisir de lecture.
Les décors sont également qualitatifs. Chaque double page de décor est une sorte de tableau où l’on aime scruter le moindre petits détails.

On sent qu’il y a beaucoup de travail de recherches derrière ce manga. Il faut savoir que cette histoire a été créé en triple collaboration entre éditions Glénat et Kodansha au japon ainsi que le Chateau de Versailles !
Fuyumi Soryo a d’ailleurs passé plus d’un mois en France à se documenter. C’est inédit et tous ensemble nous ont offert un manga plutôt de qualité.

Le manga reste quand même très romancé. Il ne faut pas oublier que ce manga est considéré comme un seinen et il peut arriver des moments où on se pose la question de la véracité
mais ça a été très bien fait et pensé par l’auteur qui arrive à nous donner une vraisemblance et un fil conducteur qui se tient parfaitement.
Le lecteur est happé par l’histoire et on arrive facilement à s’attacher aux personnages même si nous savons tous comment ça se finit…

Allé! Tous à la Bastoche ce soir c’est brioches!

Espace Japan #15 – Keiro No Hi – La journée des anciens pour une population qui vieillit de plus en plus.

Espace Japan #15 - La population japonaise vieillit et ca devient difficile pour le Japon

En septembre au Japon, c’est le mois où l’on célèbre les vieux et une journée est même attribué au respect des anciens :  c’est le Keiro no hi.

Et dans un pays où plus de 60 mille personnes dont 87% de femme sont centenaires. On peut dire que c’est un peu la fête.
On offrait même aux nouveaux centenaires un sakazuki, un bol de saké en argent pour célébrer leur longévité.

Cette fête date de 1966, à l’époque il n’y avait que 163 vétérans… Maintenant le gouvernement s’est rendu compte que ce cadeau coûte cher, très cher et qu’il en a pour : 1.8 millions d’euros !
Le gouvernement cherche donc une nouvelle façon d’honorer leur vieux, en envoyant par exemple une simple lettre de félicitations.

Le vieillissement de la population devient donc  limite une affaire d’état, depuis 2010, le taux de natalité est à son plus bas avec 1,4 enfants par femme, ce qui veut dire que le renouvellement générationnel n’est plus du tout assuré. 4 actifs sur 10 ont plus de 65 ans et ils comptent plus de 27% de la population japonaise. En 2050, ils seront plus de 41%, presque la moitié des japonais !

Qui dit vieillesse dit forcément retraite, vu qu’il y a trop de personnes âgées et pas assez de jeune et d’immigration, les entreprises sont obligées d’embaucher des vieux qui ont une petite retraite en compensation d’horaires aménagées et un salaire bas.

Dans certaines régions, le taux de criminalité des sexagénaires a même augmenté. Ils préfèrent commettre des délits pour pouvoir être en prison afin d’avoir le gite, les soins et le couvert gratuit, au lieu de croupir dans la rue et mendier. D’ailleurs le taux de sdf de plus de 65 ans est passé maintenant à plus de 30%

Du coup, les vieux deviennent un moteur de l’économie robotique, des robots coaching comme Pepper, un robot humanoïde capable de reconnaître les émotions humaines et s’y adapter sont installés dans certaines maison de remise en forme (pour les plus riches), car il n’y a pas assez d’aide soignant. Des innovations de plus en plus farfelus sont créés pour optimiser au mieux la vie des plus anciens. Et pour lutter contre l’isolement des plus vieux, des robots comme Paro, le phoque ou Smiby, le bébé robot, sont créés pour donner de la douceur et de la sympathie aux personnes âgées dans les maison de retraite.

Le Japon… est plus que jamais le mélange entre l’ancien et le moderne.

Bon ma petite Klaym, on va se dorer la pilule au Japon hein, c’est le paradis des vieux, aller viens, on y va.

Interview/rencontre avec Orelsan – « Doubler Saitama (One Punch Man), c’est une sorte de rêve »

Rencontre avec Orelsan - "Doubler Saitama (One Punch Man), c'est une sorte de rêve"

A l’occasion des enregistrements des voix pour la version française de One Punch Man, nous avons pu rencontré Orelsan qui prête sa voix au personnage principal : Saitama.

Cette version française sera comprise dans le DVD du célèbre héros au coup de poing légendaire, le 12 octobre.

Orelsan nous parle de la série One Punch Man, de sa relation avec le héros Saitama et de la maitrise des émotions dont il faut avoir lorsqu’on double un personnage tel que celui-ci.

On lui parle aussi de l’inspiration manga dans le rap français et on apprends que le groupe Kyo ne fait pas du rap… (ironie) !

Et bien sur, ces lectures du moment (Dragon Ball, Slam Dunk…) et ces envies du moments (Les gouttes de Dieu…).

Tout cela est à découvrir dans notre vidéo !

—-
Réalisation et journaliste : Flavien Appavou
Montage : Antoine Sarrazin
Manga.tv/Mediaku Août 2016

Hiro Mashima (Fairy Tail) VS Reno Lemaire (Dreamland) : La Draw Battle qui chauffe !

Cette année, nous fêtions les 10 ans de publication de Fairy Tail d’Hiro Mashima et du frenchy Dreamland de Reno Lemaire.

L’occasion rêvée d’organiser une rencontre au sommet entre les deux mangakas. Et qui dit rencontre, dit forcement dessin et qui dit dessin dit : DRAW BATTLE.

Japan Expo et Pika Edition avait créé pour l’occasion une draw battle mettant en scène les deux auteurs, le tout animé par Flavien/Ichi, votre serviteur de Manga.Tv !

Pendant que Mashima-Sensei et Lemaire- Sensei se disputait le match en 3 Round : l’euro 2016, les filles et leur héros respectifs, Johnny/Boudou était derrière la caméra pour vous concocter cette magnifique vidéo.

Vous allez découvrir un duel au sommet où la chaleur de ces jeunes foufous a fait tourner le public. S’en suit un moment de discussion entre Reno Lemaire et Hiro Mashima où on apprends qu’ils seraient plutôt partant pour travailler ensemble. Ou bien que les français deviendront encore plus fort que les japonais au niveau du manga, s’il adoptait des codes et des méthodes de travail importé du Japon.

Bref, un moment de plaisir offert par Manga.Tv à regarder la bouche grande ouverte