La ville de Kyoto ce n’est pas que des monuments, c’est du fun

La plupart des gens connaisse Kyoto comme une ville musée. Berceau de l’histoire avec un grand H du Japon, elle fut la capitale de ce pays pendant des siècles.

Mais voilà, la ville de Kyoto veut casser le mythe sur sa ville. Elle multiplie les actions de communications pour montrer que Kyoto n’est pas qu’une ville historique.
C’est une ville jeune qui bouge.

En plus de ces nombreux matsuri (festival d’été), Kyoto est aussi le lieu privilégié des films de chambara (combat de sabre), car l’environnement s’y prête. La plupart des films de samouraï se tourne donc là-bas.

En effet, la ville de Kyoto essaie de promouvoir la culture cinématographique, mais aussi la culture manga. Elle veut toucher encore plus le jeune public, c’est pourquoi elle fait la promotion d’un animé s’appelant : Uchouten Kazoku (La famille excentrique), dont le lieu d’action est à Kyoto. Cet animé contient 12 épisodes et est diffusé sur le net (non accessible en France)

L’histoire se déroule dans un monde semblable au notre, à un détail près : dans la ville de Kyoto, trois espèces coexistent. Les Humains, les Tengus et les Tanukis vivent les uns à côté des autres sans trop de problèmes, jusqu’au jour où le chef du clan Tanuki est assassiné !
L’un de ses fils, Yasaburô Shimogamo, accompagné de ses amis, va tout faire pour découvrir la vérité derrière cet assassinat.

En montrant une autre facette de sa ville, Kyoto espère attirer de nombreux visiteurs pour découvrir une ville pas comme les autres.

D’ailleurs, ils étaient présent à Japan Expo pour bien nous montrer que la culture pop, c’est à Kyoto que ça se passe !

[Interview] – Laurence Baldetti la belle magicienne au crayon de La quête d’Ewilan

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Jeune illustratrice, Laurence Baldetti a présenté sa deuxième série au festival d’Angoulême : La quête d’Ewilan. L’adaptation de la célèbre trilogie fantastique de Pierre Bottero, racontant l’histoire peu commune d’Ewilan.

Ewilan n’est pas une fille comme les autres, elle est née dans un monde où la magie existe. Cette magie est l’Art du Dessin et fait appel à l’imagination. Ewilan va très vite maîtriser ce pouvoir et va devenir la sauveuse de ce monde magique. Avec l’aide de son meilleur ami et de sa guilde, elle va affronter son destin.

Cette adaptation compte deux tomes pour le moment et c’est la belle Laurence Baldetti qui est au crayon.

L’occasion pour Manga.tv d’en savoir un peu plus sur son travail grâce à une interview exclusive, la seule et unique donné lors du festival !

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Laurence Baldetti – Manga report – Manga.tv

Est-ce que tu peux te présenter à ceux qui ne te connaissent pas encore ?

Bien sur ! Je suis Laurence Baldetti, auteure de bande dessinée. J’ai fait deux séries dont Perle Blanche sortie il y a quelques années et La quête d’Ewilan  dont le tome 2 vient de sortir au mois de novembre.

Peux-tu nous parler des différences au niveau du dessin entre Perle Blanche et La quête d’Ewilan ?

couverture-perle-blanche-laurence-baldetti-glenat-interview-manga-report-manga.TvJe dirai que c’est subtilement différent, surtout au niveau technique. C’est mon premier album, première série, premier projet solo, j’ai pu tester plus de choses et essayer d’instaurer un style sur lequel je me suis fixée. C’est donc plus jeune que le travail que sur La quête d’Ewilan où j’ai essayé de faire quelque chose de plus sympathique. De plus, les personnages ont été validés avec mon éditeur. Ça reste mes personnages mais modifiés, ce qui transforme mon style. Dans l’essence les deux séries sont les miennes avec ma patte même si l’une est plus pour les ados et l’autre plus pour les adultes. Je pense aussi que le traité du trait ne se ressent pas de la même manière lorsque on dessine pour des adultes (peut-être plus violent) ou pour les ados (plus aventureux, fantastique).

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Laurence Baldetti – La quête d’Ewilan – Glénat

Pourquoi préfères-tu utiliser un coloriste sur vos séries ?

Pour ma part, je n’imagine pas mes dessins en couleur. Je ne fais donc pas la couleur car je considère que c’est un métier à part entière. Je pense que je saurais le faire mais ça serait très long et pénible car le traitement de l’illustration n’a rien voir avec celui de la BD : on va traiter une ambiance, un ressenti, une émotion, pas forcément réel… Donc je n’estime pas que mon niveau de couleur soit suffisant. Je sais en faire mais ça ne m’intéresse pas particulièrement. Je suis très admirative du travail des autres. Souvent le fait d’avoir la couleur de quelqu’un d’autre amène quelque chose auquel on n’aurait pas pensé et apporte un éclairage différent sur son travail. C’est très intéressant !

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Laurence Baldetti – La quête d’Ewilan – Glénat

Comment es-tu arrivée sur le projet de La quête d’Ewilan ?

D’abord parce que je travaillais chez Glénat. Ensuite parce que ça traînait dans les cartons depuis un moment. Le projet a été initié par Jean-Claude Camano, éditeur chez Glénat, il voulait adapter le roman sorti il y a quelque temps. Il y a donc eu un premier dessinateur et un premier scénariste, mais le travail était très long. Plus tard, après avoir travailler sur Perle Blanche que je venais de terminer, et il m’a proposé de rejoindre le projet. Ne connaissant pas beaucoup le sujet j’ai lu le roman pour la première fois et donc par pur hasard, je me suis lancée dans la série.

As-tu lu tous les romans ?

C’est une question que l’on me pose souvent : est-ce que j’ai lu TOUS romans ? Non ! (rires) Déjà car je travaille non-stop dessus, ça fait un peu redite, donc le soir, quand je lis, c’est plutôt autre chose. J’ai plutôt tendance à lire le roman quand j’ai terminé de travailler sur la BD. Je prends toujours un peu de vacances et j’en profite un peu. Pour le travail, je lis le tome 1 pour travailler sur le tome 1, et ainsi de suite, mais je ne les lis pas à l’avance.

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Comment se passe le travail avec le scénariste ?

Le scénariste fait un découpage planche par planche. Il va gérer le nombre de séquences avec le nombre de planche qu’il faut pour faire une scène d’action.

C’est en bref tout le passage sur lequel le personnage effectue son action. Ensuite, il met le nombre de cases qu’il souhaite sur la planche avec le texte, et l’action avec les indications : plan large, serré, tel personnage qui fait ça ou ça… Mais la manière de travailler varie en fonction des scénaristes.

Il va scénariser le tout de façon assez complexe et je fais la mise en scène. Je vois ce qui est possible de faire, ce qui marche le mieux dans la dynamique, je travaille une première fois à partir de ses notes et ensuite on discute de ce qui fonctionne ou pas.

Je passe ensuite à la phase de recherche de plans : comment je vais montrer ce personnage, cette action… pour que la signification soit là.

On réfléchit, faut pas croire 😉

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Laurence Baldetti – La quête d’Ewilan – Glénat

Est-ce que comme Ewilan, vous avez le pouvoir de faire apparaître des choses que vous imaginez ?

J’ai ce pouvoir ! J’imagine des choses et elles apparaissent en livre ! C’est magique. Mais un magicien ne doit jamais dévoiler ses pouvoirs.

Comment se déroule la suite de ton planning de parution ?

La quête d’Ewilan sera en six tomes, à raison d’un roman en 2 tomes de BD pour avoir la meilleure adaptation possible, avec tous les ans une sortie entre octobre et novembre.

En parallèle, j’ai aussi un projet qui a démarré avant la La quête d’Ewilan avec Mathieu Mariolle qui sera un one shot : l’histoire se déroule en Inde au 18ème siècle, on suit Arjuna, une mercenaire indienne œuvrant pour les colons. C’est un peu l’histoire d’une anti-héro, pas très sympa, évoluant dans un monde dans lequel les divinités hindoues existent vraiment. Le folklore est donc très présent et on va découvrir ce qu’elle fait pour les colons, et la grande aventure dans laquelle elle s’est embarquée. Un bon mélange de religion hindoue et de fantastique, mais pas de date de sortie encore prévue. A suivre !

Propos recueillis par Boudou et Mei Lee

Merci à Laurence Baldetti pour cette belle interview et pour sa gentillesse.

Pour découvrir son univers  : http://lorncblr.tumblr.com/

Couverture-la-quete-d-ewilan-laurence-baldetti-interview-manga-report-glenat-manga.tv Couverture-la-quete-d-ewilan-2-laurence-baldetti-interview-manga-report-glenat-manga.tv

[Interview] Luke Pearson, l’auteur qui connait les contes mieux que personne

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A l’occasion du Festival International de la bande dessinée d’Angoulême, nous avons fait la rencontre d’un jeune auteur anglais, pas très réveillé mais terriblement sympathique.
En effet, Luke Pearson était connu du public que pour son dessin de presse. Avec son oeil et son crayon aiguisé, il croque la vie de tous les jours, en rajoutant toujours une pointe de fantastique.

Ce jeune homme un peu rêveur adore les contes scandinaves et a commencé à publier Hilda, sa première bd, chez Nobrow, puis repris par Casterman en 2010.

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Luke Pearson – Hilda et le troll – Casterman

Hilda est une jeune fille qui habite avec sa maman dans un pays où le monde fantastique cotoît le monde des humains. Cette fille, espiègle, adore la nature et fera la rencontre de Troll, d’oiseaux géants et de géants. Sans jamais être décontenancée, Hilda vit le moment, pose les bonnes questions et aide tout le monde. Ses grands yeux d’enfants découvrent un monde surnaturel où l’harmonie des choses peuvent toujours tenir.

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Luke Pearson – Hilda et la parade des oiseaux – Casterman

Hilda est une bande dessinée qui fait sourire, à l’instar de Barakamon (édité chez Ki-oon) ou de Yotsuba (édité chez Kurokawa), ce feel good comics ne se prends pas la tête. On vit les choses à leur rythme. On retrouve notre âme d’enfant et on se laisse embarquer dans ce mélange de folklore scandinave et d’aventures passionnantes et surtout très portés sur des valeurs simples.

Lire Hilda et regarder l’interview du jeune auteur talentueux qu’est Luke Pearson, c’est s’assurer d’avoir la banane pendant quelques jours.

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Luke Pearson – Hilda et le troll – Casterman

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[Interview] Atsushi Kaneko, le mangaka le plus punk de sa génération

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C’est à l’occasion du Festival International de la Bande Dessinée d’Angoulême que nous avons rencontré Atsushi Kaneko. Il nous parle tranquillement de ses folles œuvres. Toutes fantastiques (dans tous les sens du terme !)

Atsushi Kaneko est connu pour ses mangas un peu underground. Il a été édité une première fois en France par les éditions IMHO avec son excellent manga Bambi.

Couverture Bambi - Atsushi Kaneko - IMHO

Un manga qui avait surpris par son histoire et sa composition complètement barrée. Un manga très « rock » dans tout les sens du terme. La jeune héroïne, Bambi, est une chasse de prime de 16 ans. Elle Kidnappe un enfant nommé Pampi pour le remettre aux « Vieux« , ses commanditaires. Mais cela ne sera pas facile, car ils deviennent la cible de mercenaires engagés par Gabba King, une rock-star débauchée qui souhaite récupérer l’enfant.

soil_couverture_tome_11_ankama_chronique_espace_manga.tvIl nous revient quelques années plus tard chez Ankama avec Soil, une satire de la société moderne, teinté de fantastique. Nous avons d’ailleurs fait une chronique, ici même, pour parler de ce phénomène.
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Et voilà qu’Atsushi Kaneko est maintenant édité chez Casterman avec son nouveau manga Wet Moon.
Comme toujours l’histoire est basée sur un fond d’enquête policière baigné de surnaturel. Grâce à cela, l’auteur exalte nos sens et nous même sans dessus dessous avec son histoire complètement folle. Le tout avec des aplats de noir et une composition qui rend hommage au cinéma de David Linch, ainsi qu’au thriller.

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WET MOON © 2012 KANEKO Atsushi by KADOKAWA

Sata, un inspecteur de police de la ville de Tatsumi, est à la recherche de Kiwako Komiyama, une ouvrière dans une usine de métal qui a tué son collègue. Celle-ci demeurant introuvable, Sata a recourt à Tamayama, un personnage mystérieux.

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WET MOON © 2012 KANEKO Atsushi by KADOKAWA

Lire un manga d’Atsushi Kaneko, c’est être porté par une énergie punk, hors norme. Les cases vont au rythme de la musique, tantôt rapide, tantôt lent. Avec des cases percutantes et des dialogues comiques, quelques fois à coté de la plaque mais terriblement bons. Tout cela donne une dimension nouvelle à Wet Moon, c’est un manga où les personnages sont très colorés, ni gentil ni méchant, toujours bizarre. Des vrais personnages en sommes !

Ce mangaka ne cessera jamais de nous étonner.

Credit image : WET MOON © 2012 KANEKO Atsushi by KADOKAWA

 

[Interview] L’univers féerique d’Olivier Ledroit

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A l’occasion de la sortie de sa nouvelle série, Manga.tv a rencontré Olivier Ledroit au festival d’Angoulême.
Cet illustrateur de renom, connu pour ses titres comme les Chroniques de la lune noir ou encore Requiem, nous présente Wika, une nouvelle œuvre toujours empreint de magie et de féerie pour le plus grand bonheur des lecteurs.

interview-olivier-ledroit-couverture-wika-glenat-fee-manga.tvL’histoire

Assassinés par le prince Obéron, le duc Claymore Grimm et la duchesse Titania ont du abandonner leur petite fille Wika.
Pour la protéger, ses ailes sont sectionnées pour dissimuler sa véritable nature aux yeux du monde. Mais les pouvoirs de Wika, toujours présents, continuent à se développer au fil des années. Son mystérieux tatouage évoluant en fonction de ses humeurs, trahit la magie qu’elle abrite. La fée qui sommeille en Wika va-t-elle se réveiller ?

 

 

interview-olivier-ledroit-interieur-wika-glenat-fee-manga.tvSuivez les aventures de cette jeune héroïne aux ailes brisées dont le destin peu commun lui fait subir les pires épreuves. Une vie bien loin des contes de fée, nous rappelant qu’importe les malheurs, il faut continuer à avancer.

Un message laissé par les auteurs à leurs enfants, comme une vérité qu’il faut conserver.
Pour en savoir plus sur l’histoire de cette œuvre, il ne vous reste plus qu’à regarder l’interview exclusive d’un illustrateur hors-norme.

 

 

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Crédit image : Olivier-Ledroit/Glénat

[Interview] Mateo Guerrero, le guerrier de la bd !

Couverture de Turo

Couverture de TuroMateo Guerrero est connu pour Turo, une bande dessinée typée manga. Une sorte de shonen où le héros possède une force exceptionnelle et qui parcourt le monde, avare d’aventure avec des pilleurs de tombeaux. Une bande dessinée qui vient de terminer son premier cycle au bout de 4 tomes édités chez Le Lombard.

Mais voilà que Mateo revient dans un tout autre genre, beaucoup plus grandiose : Gloria Victis.

Cette épopée romaine raconte l’histoire d’un jeune homme du nom d’Aelio Hermeros qui va devenir un héros, un Aurigue.

Un aurigue ? oui, un aurigue ! Ce sont des pilotes de chars romain qui couraient dans les anciens cirques. Les courses de chars rendaient hommage au dieu Apollon. Les coureurs étaient debout sur leur char, tenant les rennes de leurs quatre chevaux et devaient courir pendant un nombre de tours définis.  Ces courses, meurtrières, étaient adorées et adulées par les romains.

Le style graphique de Mateo grandi dans cette histoire. Le style n’est plus lié au manga, mais dans sa composition il y a quelque chose de très cinématographique. Une planche nous a même littéralement coupé le souffle. Imaginez une double page avec un cirque vu de dessus, avec des personnages ayant tous une expression différente et la course de char qui se déploie dans l’arène. Cette planche est juste magnifique.

Même si le scénario de Gloria Victis ne décolle pas trop, les dessins de Mateo magnifie la grandeur et la décadence de l’empire romain.

couverture Gloria Victis -

 

[Interview] Antonello Dalena n’est pas un petit microbe

Couverture d'Ernest et Rebecca- La boite a blague

Pendant le festival d’Angoulême, Manga Report a eu l’occasion d’interviewer de grands artistes qui ont fait leur petit bonhomme de chemin. En effet, nous avons découvert Antonello Dalena, il y a 4 ans, lors de la parution du premier tome du très mignon Ernest & Rebecca.  C’est avec une pointe de nostalgie que nous retrouvons ce gentil dessinateur, très rêveur qui laisse jouer son charme italien pour ravir aussi bien les petits que les grands !

Case Ernest et Rebecca du tome 6
Lombard/Ernest et Rebecca

Couverture d'Ernest et Rebecca- La boite a blagueAntonello Dalena est le dessinateur d’Ernest & Rebecca, une bande dessinée très mignonne qui compte actuellement 6 tomes. Edité chez le Lombard et scénarisé par Guillaume Bianco, ce conte de fée moderne met en scène une jeune enfant du nom de Rebecca, toujours malade, et son ami Ernest, le microbe.

En effet, Rebecca, de son jeune âge, adore patauger dans la boue, courir sous la pluie sans son manteau, se rouler dans la neige, etc… Et pour cause, c’est dans les moments où elle est malade qu’elle peut discuter avec un gentil microbe qui l’aide à affronter ses maladies.

Case-Rebecca
Lombard/Ernest et Rebecca

Mais Ernest n’est pas qu’un simple ami, c’est aussi son confident, son seul ami sur lequel elle peut compter pendant le divorce de ses parents. Il va l’aider à grandir et à surmonter les épreuves de la vie.

Case Ernest et Rebecca du tome 6
Lombard/Ernest et Rebecca

Ernest & Rebecca est un hymne à la vie. Une bulle d’air qui permet aussi bien aux plus petits qu’aux plus grands de comprendre que rien n’est facile et qu’il faut toujours se battre pour réussir ou pour guérir.

Cette bande dessinée peut se rapprocher de Yotsuba&!, voir de Barakamon, où la joie de vivre malgré les épreuves est toujours présente. Les dessins tout choupi permettent de s’attacher aux personnages, et pour cause, Antonello Dalena sort de l’école Disney et ne cache pas sa fascination pour le style manga, preuve en est la composition et le graphisme de ses planches. Rien de plus facile pour lui que de nous montrer toutes les expressions qu’un personnage peut avoir et qui nous font craquer.

Si vous aimez aussi l’univers d’Ernest & Rebecca, vous devriez aimer aussi Sybille, la fée cartable édité par le Lombard. Cette oeuvre est plutôt destinée à un public féminin ou aux teenagers, mais la fantaisie qui en ressort permet de s’évader un bon moment.

Tetsuya Tsutsui, l’auteur qui lance un pavé sur la censure

Tetsuya Tsutsui, l’excellent auteur de Duds Hunt, Manhole, Prophecy revient en France avec un manga « coup de poing ». En effet, Poison City édité chez Ki-oon, jette un pavé dans la mare à l’injustice, à la censure.

Entretien réalisé par Elsa Bordier pour 9e Art, Paul Ozouf pour Le Journal du Japon et Nicolas Demay pour Planète BD.

 

 

Cet excellent manga, traite d’un sujet d’actualité lourd de conséquences : La liberté d’expression. On a pu voir que cette liberté a pu être bafouée en janvier dernier. Mais ici, c’est dans un autre sens que va l’auteur, il pose la question de la censure et les limites de la liberté d’expression. Il met aussi en valeur les commissions, ou les personnes qui contrôlent les œuvres qui ne correspondent pas à leur idéaux. Quel est le meilleur idéal pour tous ? Tout le débat est là.PoisonCityT01-Jaq

L’auteur connait le sujet de la censure, car il en a été lui-même une victime. En effet, Manhole, a été censuré dans le département de Nagasaki. Cette oeuvre a été classée « ouvrage nocif« , car les images étaient trop choquantes pour le jeune public.

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© Tetsuya Tsutsui / Ki-oon

C’est sans rappeler, ce qu’il s’est passé aux Etats-Unis dans les années 50 avec le Comic Code, qui censurait les comics trop violent pour les enfants. Mais on peut aussi le rattacher à notre pays, dans une moindre mesure, avec le livre de Ségolène Royal : « Le Ras-le-bol, des bébés zappeurs « , qui fustigeait le club Dorothée.

Cette émission, diffusait des animés comme Dragon Ball, Saint Seya, Nicky Larson, Hokuto no Ken… dans les années 80-90. Ségolène Royal, alors Ministre de l’éducation trouvait que ces animés étaient trop violent et portaient atteinte à l’évolution des jeunes bambins.

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© Tetsuya Tsutsui / Ki-oon

Comme dans un exemple décrit dans Poison City, les enfants pourraient reproduire ce que les animés leur montrent…

Depuis, les animés ont disparu de notre antenne de télévision pour ne revenir qu’une dizaine d’années plus tard. Mais le mal était déjà fait.

Poison City nous permet de réfléchir au tort que peut créer l’évolution de notre société poussé par des dirigeants convaincus d' »améliorer » le monde dans lequel on vit

 

Poignant.

Tetsuya Tsutsui était de passage à Paris à l’occasion du Salon du Livre de Paris pour nous en dire un peu plus sur sa vie et son oeuvre.

Résumé :

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© Tetsuya Tsutsui / Ki-oon

Plongée dans une atmosphère tendue, gangrénée peu à peu par la censure, la ville de Tokyo se prépare à accueillir les Jeux Olympiques de 2020. Au milieu de ce contexte difficile qui n’épargne pas le manga, un jeune auteur voit son titre retiré de la vente…Tokyo, 2019. À mois d’un an de l’ouverture des Jeux Olympiques, le Japon est bien décidé à faire
place nette avant de recevoir les athlètes du monde entier. Une vague de puritanisme exacerbé
s’abat dans tout le pays, cristallisée par la multiplication de mouvements autoproclamés de vigilance citoyenne. Littérature, cinéma, jeu vidéo, bande dessinée : aucun mode d’expression n’est épargné.
C’est dans ce climat suffocant que Mikio Hibino, jeune auteur de 32 ans, se lance un peu naïvement dans la publication d’un manga d’horreur ultra réaliste, Dark Walker. Une démarche aux conséquences funestes qui va précipiter l’auteur et son éditeur dans l’oeil du cyclone…

[Conférence] – Le Japonais du manga au Salon du livre de Paris

Le manga n’a plus de secret pour vous, comme on vous l’a annoncé sur cette news précédente !

Et pour cause, Le Japonais du Manga (livre édité par Assimil et Kana) sort un peu partout dans toutes les bonnes librairies et Fnac. Ce recueil n’est pas un dictionnaire, loin de là. C’est un livre pour apprendre le vocabulaire du manga, si vous voulez brillez en société ou bien travailler dans ce domaine.

Les auteurs de ce livre, Misato Raillard (traductrice de Détective Conan, Doraemon…) et Shima Kadokura (journaliste et éditrice indépendante), ainsi que l’illustratrice Junko Kawakami (auteur de It’s your World chez Kana) était présente pour une rencontre/conférence au Salon du Livre de Paris pour parler un peu de l’édition d’un Manga.

Le tout animé par Flavien, votre serviteur.

Si vous voulez en savoir plus sur la conception d’un manga, regardez cette belle conférence.

[Interview] Shin’Ichi Sakamoto un mangaka pas si innocent que ça !

Shin’Ichi Sakamoto est connu pour son manga Ascension chez Delcourt, ce manga ou le héros ira jusqu’au bout pour aller le plus haut possible.
Après un succès critique et commercial, le mangaka, que rien n’arrête, revient dans un tout autre style.
_INNOCENT 01 - JAQUETTE OK.inddEt pour cause, cette fois-ci, il s’attaque à un pan de notre histoire avec Innocent : celle des bourreaux de France, où encore appelé Exécuteur des Hautes Oeuvres.

Le personnage principal est Charles-Henri Sanson, l’un des plus célèbres bourreaux de l’Histoire, inaugurateur de la guillotine et exécuteur, entre autres, de Louis XVI, Marie-Antoinette, Danton et Robespierre… Rien que çà…

Un manga qui mêle aspect romantique et la froideur d’une famille qui exécute avec une dextérité sans pareil, les derniers moment de la vie d’un homme.

Nous avons rencontré Sakamoto-senseï lors du Salon du Livre de Paris, pour qu’il nous parle de ce nouveau projet à en faire tomber la tête.

[Interview] Takuto Kashiki, un auteur pas si minuscule que ça.

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Autoportrait-jigazo-Takuto-Kashiki-interview-auteur-mangaka-minuscule-komikku-manga.tvTakuto Kashiki, né en 1987 à Kumamoto dans le Kyushu, est un mangaka qui a débuté sa carrière il y a 5 ans.

D’un tempérament calme et armé d’une voix qui pourrait faire fondre toutes les dames, ce mangaka est édité par Komikku pour son oeuvre « Minuscule« .

L’histoire

Jaquette-minuscule-Takuto-Kashiki-komikku-manga-auteur-manga.tv-auteurHakumei et Mikochi mesurent 9 centimètres et vivent dans la forêt. Elles habitent dans un tronc d’arbre, se déplacent à dos de scarabée et construisent des tentes avec des feuilles de mandarinier… C’est fou tout ce qu’on peut réaliser quand on n’est pas plus haut que trois pommes ! Venez partager leurs aventures à la fois simples, paisibles et attendrissantes. Ces minuscules personnages et leurs amis à fourrure vont enchanter votre quotidien !

A l’occasion de sa venue en France pour le Salon du Livre de Paris 2015, nous l’avons interviewé pour en savoir plus sur sa vie et son oeuvre.

[Interview] Alisik ou la jeune fille du cimetière

Alisik est une BD, édité au Lombard, crée par Hubertus Rufeldt et Helge Vogt.

Pour l’instant 3 tomes sont sortis : Automne, Hiver et Printemps.

Elle met en scène une jeune fille nommée Alisik qui, un jour se réveille dans un cimetière entourée de personnes étranges. Elle va se rendre très vite compte qu’elle est morte et qu’une nouvelle « vie » s’offre à elle.

Cette bande dessinée à mi-chemin entre un manga et une bd sortie de chez Disney, est bourrée de fantaisie, ou le réel et l’irréel se mêle avec une harmonie fantasmagorique.

Hubertus-Rufeldt-Helge-Vogt-auteur-Alisik-lombard-interview-manga-report-prix-collegien-fibdD’ailleurs, les deux auteurs ont gagné le prix de Collège du Festival International de la Bande Dessinée d’Angoulême !

Nous les avons interviewés dans le stand du Lombard, où ils nous font découvrir cette très belle BD.

Pitch : Alisik se réveille une nuit dans un cimetière. Un peu effrayée, elle décide de s’enfuir au plus vite. Mais, rapidement, elle se rend compte qu’aucun vivant ne la voit. Et pour cause, Alisik est morte. Pire, elle est coincée entre enfer et paradis, en attente du jugement de Mr. Mortis, lequel tarde à venir. En attendant, elle et ses nouveaux amis, tous dans le même cas, vont devoir sauver le cimetière de la destruction

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[Interview] Davy Mourier et sa petite mort refauche.

Davy Mourier, scénariste, dessinateur, homme à tout faire de l’espace geek télévisuel et web frappe encore avec la sortie de la Petite Mort 2, chez Delcourt.

En effet, le jeune homme connu pour son rôle dans Nerdz, j’irai loler sur vos tombes, ses reportages avec Roadstrips et ses vidéos sur internet est un homme sensible dont l’esprit bouillonne encore.

Et c’est en faisant des signatures que ce petit bonhomme chauve a eu l’idée de faire une suite à la Petite mort , dont nous avons déjà fait une interview précédemment ici !

Nous le retrouvons au Festival International de la Bande Dessinée à Angoulême, dans le stand Delcourt pour qu’il nous parle de ce deuxième volume toujours très mignon, mais très dur aussi.

C’est sans détour qu’il nous parle de sa vision de l’adolescence, de la vie, de la mort et de son aventure avec Monsieur Poulpe.