BATMAN ARKHAM ORIGINS – Quand le chauve ne souris pas.

cover-batman-arkham-origins-playstation-3-cover-manga.TvTroisième volet de la trilogie Arkham mettant en scène le Chevalier Noir, Origins est aussi une préquelle aux événements narrés dans les 2 premiers opus. On y incarne un Bruce Wayne plus jeune, parcourant les rues sordides de Gotham sous le masque de l’homme chauve-souris depuis seulement deux ans. Malgré tout, celà a suffit à notre héros pour se faire quelques ennemis. Black Mask, le vilain attitré de cet épisode, a mis à pris la tête de notre Justicier et a dépêché huit assassins en cette veille de Noël pour ramener la tête du Batman. La nuit sera longue.

 

 

 

 

 

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Winter is coming !


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C’est donc dans une Gotham City sous la neige que le Chevalier Noir devra échapper à ces tueurs plus ou moins connus. Killer Croc, Deathstroke, Firefly, Copperhead, Deadshot, Bane, Lady Shiva et l’Electrocuteur. Autant d’occasions de croiser le fer pour comprendre le fin mot de l’histoire.

Et à cette occasion, le terrain de jeu s’est agrandi puisque ici c’est tout Gotham que nous aurons l’occasion d’arpenter. Ses ruelles les plus sombres mais surtout ses toits enneigés grâce au grappin. Car avec cet opus, le fan de la saga ne sera pas désorienté. Arkham Origins reprends exactement les mêmes mécaniques que ses aînés. Une recette qui a fait ses preuves depuis 2009 mais qui aurait mérité quelques améliorations.

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Un manque d’originalité…


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Car c’est un peu le problème de cet épisode, il n’a rien d’original. Le système de combat n’a pas évolué d’un iota. On frappe toujours les adversaires avec la touche carré/X, on exécute les parades avec triangle/Y, etc. Le bestiaire non plus n’a pas changé. On trouve les troufions de base, les troufions armés, les troufions en armure. Et même les grosses brutes quasi-indestructibles (équivalent des infectés au Titan des épisodes précédents). On déplorera même quelques bugs de collision et les mêmes problèmes de caméra.
On retrouve également les scènes de furtivité, les mystères d’Enigma, la multitude de quêtes secondaires, de secrets à découvrir et de boss.
Ces combats sont d’ailleurs assez simples. Sans spoiler, un des premiers dans l’aventure consiste en une succession de QTE. Il suffit juste d’être patient. Très bien mis en scène, l’action donne des frissons, mais niveau plaisir de jeu on repassera.

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au service d’un gameplay en béton


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Il y a malgré tout quelques ajouts intéressants. Je pense par exemple aux enquêtes où grâce à la vision de détective, Batman peut reconstituer des scènes de crime en récoltant des indices. Pas très compliquées puisque le joueur est tenu par la main, mais on retrouve là ce qui fait un des charmes du meilleur détective du monde.
On notera également l’apparition des crimes. De temps en temps une annonce radio indiquera qu’un crime a lieu dans les environs. Libre à vous d’y aller ou non. Il ne s’agit ni plus ni moins que de scènes de baston avec une grosse quantité d’ennemis. Le gros avantage d’y participer est que cela gonflera votre jauge d’expérience.
Car qui dit Batman, dit gadgets ultra cools. Et si vous les gagnerez au fur et à mesure que l’histoire avance, les compétences, elles, ne se débloqueront qu’en fonction de l’expérience engrangée. Celle-ci augmente avec les combats menés, les infiltrations réussies et les missions accomplies. Il existe plusieurs rangs, comme dans un beat´em all. Si vous menez un combat sans prendre un seul coup et en variant les techniques, vous ressortirez avec un rang S, si vous vous plantez, vous écoperez d’un C ou pire. Classique encore une fois mais appréciable. On regarde son score et on se motive pour faire mieux la prochaine fois. Cependant en faisant quelques combats, on se retrouve assez rapidement avec sa barre de vie boostée à fond, ça simplifie grandement pour la suite et le jeu n’est vraiment pas difficile.

J’ai peut être été un peu acerbe en écrivant ces lignes, mais ne vous méprenez pas, j’adore Batman Arkham Origins. C’est un bon jeu, un très bon jeu même. A mon sens il mériterait un bon 4/5, voire même un 4,5/5. Mais ce serait fausser la note. Les développeurs ont fait le choix de la sécurité, comptant sur une recette qui a fait ses preuves et je trouve ça dommage. Je suis un fan inconditionnel du Chevalier Noir, j’adore la série des Batman Arkham mais lorsque je joue à Origins, j’ai la désagréable impression de déjà vu. Un joueur novice de la saga adorera mais on lui conseillera plutôt Arkham City le second et meilleur épisode de la série. Un habitué sera peut être moins tolérant. Tant pis, on a toujours une bonne aventure de l’homme chauve-souris à se mettre sous la dent en attendant de voir ce que les prochaines années auront à nous offrir.

Wooshie

 

Grand Theft Auto V – ça braque où ça casse !

GTA-v-cover-manga.tv_1280x800GTA 4, sorti en 2008, avait lancé la saga phare du studio écossais Rockstar sur les consoles « next-gen ». Depuis, les développeurs se sont fait la main sur des titres tels que l’excellent Red Dead Redemption ou le très bon Max Payne 3. C’est donc après 5 ans d’attente, des teasers à nous faire baver et une campagne de pub digne d’une superproduction hollywoodienne que sort GTA 5.
Attendu par les fans de pied ferme, ce GTA n’a pas le droit à l’erreur. Alors, que nous vaut ce nouvel opus? Analyse et mauvaise foi vous attendent à travers les lignes ci-dessous.

On ne va pas faire durer le suspens inutilement. À l’heure où vous lirez ces lignes, des centaines de tests auront fait leur apparition sur la toile. GTA V est une bombe.

L’aventure nous renvoie dans la ville bien connue des fans de GTA San Andreas sorti en 2004. Exit donc Liberty City, le New York virtuel du 4ème opus et place à Los Santos l’équivalent de Los Angeles.
Exit également Niko Bellic puisque ce nouvel épisode nous permets d’incarner non pas un mais trois héros différents ayant chacun leur propre pouvoir.

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A trois c’est mieux !

GTA-v-michael-with-money-rockstargame-manga.tv_1280x800Michael est un ancien braqueur de banque aujourd’hui à la retraite suite à un accord avec le FIB, l’équivalent dans GTA du FBI. Mari trompé par sa femme, père de deux ados insupportables, il sera malgré tout près à faire n’importe quoi pour sa famille. Michael est un pauvre type mais s’avèrera être de plus en plus attachant au fur et à mesure de l’histoire. Il a la capacité de ralentir le temps afin de mieux viser pendant les gunfights. Un bullet-time directement issue de la saga Max Payne.
GTA-v-franklin-with-glock-rockstargame-manga.Tv1280x800Franklin est le plus jeune de la bande, ancien gangsta, il vend des voitures avant de les voler pour son patron peu scrupuleux. Sa rencontre avec Michael changera tout. Bien que le benjamin, Franklin est cependant le plus mature des trois. Il est aussi le meilleur pilote. Tout comme Michael, il peut ralentir le temps mais uniquement lorsqu’il conduit.
GTA-v-trevor-with-van-manga.Tv_1280x800Trevor quant à lui est bien le plus dingue de tous les personnages. Colérique, psychopathe, imprévisible, violent, vulgaire et j’en passe. Il vit dans une vieille baraque en plein désert, roule dans un pick-up boueux insulte à tout va. Bref, vous l’avez compris, on l’adore. En pressant les deux sticks en même temps, Trevor rentre en transe. Un mode berserk qui augmentera les coups infligés et réduira les dégâts reçus.
On regrettera cependant que les pouvoirs ne soient pas plus utiles car à part le bullet-time de Franklin qui aidera grandement à s’en sortir lors d’une course poursuite, ceux des autres ne sont pas franchement nécessaires et l’on peut parfaitement finir le jeu sans en avoir recours.

Le fait d’avoir trois personnages jouables est donc la grosse nouveauté de ce nouveau GTA. Le gameplay reste sensiblement le même que celui de son prédécesseur à quelques différences près. Mais rassurez-vous, un petit tutoriel mettant en scène un braquage de banque vous permettra de prendre la bête en main assez rapidement. On apprendra ainsi à tirer ou conduire avec les gâchettes, se mettre à couvert et bien entendu à switcher entre les personnages en appuyant sur la croix directionnelle de la manette. S’engage alors un effet de transition qui envoie du lourd: la caméra dézoom pour afficher une carte vue du dessus avec un effet de ralenti avant de revenir sur le personnage choisi. Classe bien qu’un peu long (environ une vingtaine de secondes).
Chaque personnage vivant sa vie de son côté, il ne sera pas rare de les retrouver aux quatre coins de la map, vacant à leurs occupations, ce qui pour certains (Trevor…) consistera à décuver en slip dans une ruelle ou s’apprêtant à balancer un biker du haut d’un pont.

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Une progression à l’ancienne…

Mais jouer trois personnages à la fois, ça n’est pas trop? Ne risque-t-on pas d’en incarner qu’un seul?
Et bien non car chaque protagoniste à sa propre histoire, ses propres missions ce qui oblige à alterner régulièrement. On notera à ce titre l’excellente qualité de la bande son et des doublages. De temps en temps, une mission impliquera de jouer avec les trois. Je pense notamment aux braquages mis en avant pendant les campagnes de pub. Au final peu nombreux (pas plus de 4 ou 5), ils ont le mérite d’être très bien mis en scène, chaque mission de braquage nécessitant de faire deux ou trois missions de préparatifs avant de se lancer dans le grand bain. Chaque personnage aura son propre rôle, l’un devra conduire tandis que l’autre sera le soutien aérien et le dernier canardera les vagues d’ennemis en approche. Une simple pression sur ma croix permettra de changer pour l’un ou l’autre des personnages. Un regret cependant, les missions sont de ce fait très scénarisées et on nous indiquera le plus souvent à quel moment switcher. On regrettera également la difficulté peu élevée de ces missions.

GTA-V-conduite-mustang-manga.tvD’ailleurs dans son ensemble, le jeu n’est pas très difficile. Et c’est bien là un des seuls reproches que l’on peut faire au titre. En effet, les missions ne sont pas franchement compliquées et il vous suffit la plupart du temps de bien suivre les indications afin de mener une mission sans encombres. Attention cependant aux anglophobes, les voix sont en anglais et beaucoup de dialogues se font lors des phases de pilotage. Pas évident de regarder la route et de lire les sous-titres en même temps. La difficulté viendra donc plus de la maniabilité des véhicules qu’ autre chose. Les voitures ont la fâcheuse tendance à jouer les savonnettes sur la route ce qui pourra en agacer plus d’un, surtout au début du jeu quand les compétences ne seront pas boostées.

 

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… mais qui apporte son lot de nouveautés

GTA-V-helicopter-manga.tvCar une des autres nouveautés de cette nouvelle itération c’est bien ce système de compétences. Comme dans un jeu de rôle, chaque personnage possède ses propres barres de force, de conduite, de pilotage (pour les avions et les hélicoptères), de tir et bien d’autres. Pour les faire augmenter, rien de plus simple puisqu’il suffit de pratiquer une activité en accord avec la compétence. Par exemple pour augmenter la barre d’apnée, il suffit de nager sous l’eau ou bien pour la barre d’endurance, il suffira de faire courir votre personnage.

Et mieux vaut avoir de bonne jambes pour parcourir la map d’un bout à l’autre. En effet, la ville de Los Santos elle-même ne représente que 20% de la taille globale de la carte, tout le reste est composé de déserts, de forêts, de lacs et de montagnes qui s’étendent à perte de vue. La carte est immense et incroyablement modélisée. Partout autour de vous, vous trouverez de la vie. Ici des gens qui discutent, là des animaux qui jouent, ou bien encore un nuage d’oiseaux qui s’envole à l’approche du joueur. On ne s’ennuie pas une minute et très régulièrement on ne prendra la manette que pour se balader, bien souvent hors des sentiers battus.

De ce fait, outre les véhicules terrestres et maritimes instaurés dans le quatrième épisode, GTA V nous propose enfin de prendre les commandes de véhicules aériens. Hélicoptères et avions sont désormais pilotables pour notre plus grand bonheur. Un peu délicat tant que la compétence pilotage n’est pas assez élevée mais une fois la prise en main faite, c’est un vrai bonheur. On survole toute la carte en zigzaguant entre les montagnes ou en essayant de passer sous les 50 ponts disséminés sur la carte.
Certaines missions mettent en scène ces appareils à la manière d’un blockbuster américain. Un exemple parmi tant d’autres, cette mission où il faudra échapper à des hordes d’ennemi à bord d’un Boeing. Je n’en dis pas plus mais on frôle ici le grand n’importe quoi et on adore. GTA conserve une grande dose d’humour.
Et pour les plus flemmards d’entre vous qui ne voudraient pas perdre leur temps à atterrir, sachez qu’il est dorénavant possible de sauter en parachute, bien plus fun! Quelques missions de parachutage seront même accessible à un moment donné.

Dans le même genre, GTA V propose une multitudes de choses à faire. Entre les missions principales qui vous prendrons une bonne vingtaine d’heures, les missions annexes et les mini-jeux, comptez au moins 50 heures pour finir le jeu à 100%. Il vous sera ainsi possible de jouer au golf, au tennis, participer à du triathlon ou bien encore à des courses de voitures. Vous ne trouverez pas le temps de vous ennuyer.
On note aussi le retour des tatoueurs et des salons de coiffure. Bien entendu il sera toujours possible d’acheter des vêtements afin de varier son look. A ce titre, les développeurs ont voulu que chaque personnage soit fidèle à lui-même. Par exemple, Franklin le gangsta portera souvent des baggys et des t-shirts jusqu’aux genoux. Michael sera abonné aux costards et aux polos élégants tandis que Trevor arborera les jeans délavés et chemises de bûcheron. C’est la même chose pour les barbes et les coupes de cheveux. Pas question pour Michael de porter des dreadlocks ou Trevor une coupe afro.

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A seize, c’est encore mieux

Et si malgré tout ça vous ne trouvez pas votre bonheur, il reste le online. Malgré un lancement chaotique, le mode multijoueur propose une expérience incroyable. Vous commencez par créer votre avatar (qui est disponible dans le solo à travers la roue de sélection des personnages) en choisissant l’apparence de vos grand parents et de vos parents pour influencer votre physique. Cela peut paraître un peu déroutant au début de ne pas choisir directement son apparence mais du coup on se retrouve avec des personnages plus variés. Une fois votre choix fait, vous définissez une journée type afin d’attribuer les points de compétence (par exemple le travail illégal montera votre compétence de tir).
Lorsque votre personnage est prêt, vous pouvez lancer la partie. Après une longue introduction et vous rencontrez Lamar, l’un des amis de Franklin qui  vous expliquera les mécaniques du mode multi. L’histoire du online se déroule quelque temps avant celle du solo afin d’éviter quelques spoils.
Vous êtes sur la carte du monde avec 15 autres joueurs. Vous pouvez vous balader tout simplement, rencontrer vos autres partenaires, faire des alliances pour braquer un marchand ou bien au contraire décider d’exterminer tous les joueurs à votre portée. Ou bien vous pouvez choisir de jouer des missions disséminées aux quatre coins de la map sur des serveurs mondiaux. Il vous est même possible de monter votre crew avec des amis et d’aborder fièrement vos couleurs.
Le online de GTA V est une grande richesse et mériterait un test à lui seul.

Après 5 ans d’attente, on peut dire que Rockstar a mis le paquet pour le nouvel épisode de sa série phare. Des dizaines d’heures de jeu, un solo incroyable, un multi prenant, pas besoin d’en rajouter. Si vous lisez encore ces lignes c’est que vous n’êtes pas sur GTA V. Alors fermez votre ordinateur, prenez la manette et profitez.

Wooshie

[Test] – The Last of Us – On en reste baba !

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© Naughty Dog

Je suis une flipette. La première fois que j’ai fait des cauchemars, c’était après avoir vu Le Bal des Vampires, un film de 1967 réalisé par Roman Polanski… Et c’est une comédie… C’est dire.
Du coup, au lieu d’être plutôt Chucky, Alien ou Vendredi 13, mon truc à moi c’était plutôt Star Wars, Retour vers le Futur et Indiana Jones…
Alors quand j’ai entendu que le studio de développement Naughty Dog, père de l’excellente trilogie Uncharted (honteusement inspirée des histoires d’un célèbre archéologue) se lançait dans un nouveau projet, mon cœur s’est emballé.
Et puis au fil des news, nous faisant découvrir un univers sombre et flippant, hanté par quantité de monstres, mon cœur a commencé a s’arrêter de battre.
Quel dilemme, ce jeu avait l’air terrible. Dans tous les sens du terme.
Les annoncent s’accumulent. Les vidéos font leurs apparitions. Mon cœur tremble.
Et puis le 14 juin 2013, The Last of Us
sort en France.
Les critiques sont élogieuses, le jeu dépasse toutes les attentes. Je prend alors mon courage à deux mains et file chez mon revendeur préféré et rentre chez moi. Le Saint Graal entre les mains.

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© Naughty Dog

L’histoire nous place dans un futur pas si lointain. Un virus a décimé la plupart de la population mondiale, infectant ses hôtes à travers de spores, rendant les infectés fous de rage et extrêmement violents.
Les rares survivants sont cantonnés dans les villes, l’armée veillant à ce que personne ne mette le nez hors des murs.
Joël fait parti de ces survivants et après quelques péripéties, il se voit confier la garde d’Ellie, une adolescente au tempérament bien trempé. Notre héros aura pour mission de ramener la jeune fille auprès d’un groupe de résistants nommé les Lucioles.
S’ensuit alors un long périple à travers les États-Unis, ou du moins ce qu’il en reste.

© Naughty Dog
© Naughty Dog

Pour ceux qui ont joué aux Uncharted, la
progression semblera familière. On alterne en effet régulièrement entre phases d’aventure et phases de combat. Mais attention, ici pas question de se jeter corps et âme dans la mêlée. The Last of Us n’est clairement pas un TPS mais bel et bien un survival horror/action. Les armes et les munitions se font rares, aussi il ne sera pas question de les gâcher. L’artisanat prendra de ce fait une place prépondérante, obligeant le joueur a fouiller l’environnement plutôt que d’avancer en ligne droite. Afin de récupérer divers objets permettant de booster ses armes ou bien encore de fabriquer des grenades fumigènes, des cocktails molotov et autres kits de soin. Car en effet, dans TLoU, la vie ne remonte pas d’elle même comme dans la plupart des titres actuels, il faudra donc faire très attention à sa santé. Il sera bien évidemment possible de booster sa barre de vie en récupérant des matériaux mais Joël reste malgré tout assez fragile. On optera donc le plus souvent
une attitude furtive, préférant se faufiler derrière les ennemis avant de les abattre.

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© Naughty Dog

Dans un gunfight, il sera ainsi possible de se servir d’un garde comme bouclier humain. En fonction de la touche pressée, on pourra choisir d’étrangler ou de poignarder l’adversaire. Chaque solution à son avantage et sa faiblesse. Étrangler un ennemi prend du temps et offre le risque d’être découvert mais en contrepartie n’utilise aucun consommable. A l’inverse, poignarder un garde est immédiat mais détruira un précieux surin. Encore une fois, les matériaux se faisant assez rares, il faudra faire un choix.

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© Naughty Dog

En plus des humains prêts à tout pour en découdre avec nos héros, il faudra compter aussi sur les infectés. Bêtes et méchants, il sont surtout très rapides.
On rencontrera au fil de l’aventure différents types d’infectés. Du simple zombie qui essaiera de nous bouffer à vue, au « claqueur », aveugle mais terriblement mortel, en passant par bien d’autres
monstruosités, il y aura fort à faire.
Heureusement, Joël possède une capacité spéciale. D’une simple pression sur une cachette il peut distinguer les ondes émises par tout être vivant, laissant apparaître leur silhouette. Attention cependant car si l’ennemi devient immobile ou ne fait plus aucun bruit, il sera impossible de le repérer.

La progression dans The Last of Us est donc assez lente, on passera le plus clair de son temps à repérer les ennemis et leur trajectoire afin d’élaborer un plan. A ce titre le game design est très bon et offre en général plusieurs approches.

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© Naughty Dog

Bien sur, ce qui fait aussi la force du titre, c’est la complicité entre nos héros. Ellie est un élément indispensable du gameplay. Par exemple en s’approchant d’un mur, les deux protagonistes se feront la courte échelle afin d’accéder aux plateformes inaccessibles en temps normal pour une personne seule. Ou bien elle se faufilera dans les conduits afin d’ouvrir
une porte de l’autre côté. Mais attention à ne pas la laisser seule trop longtemps car si Ellie vient à mourir, c’est le game over assuré.
Mais n’allez cependant pas croire que la jeune fille est un poids, bien au contraire. Ellie est rarement dans nos pâtes en combat, elle aura même le luxe de fournir de temps en temps des kits de soin ou des munitions lorsque Joël se retrouve dans une situation délicate.
De plus sa jeunesse et son caractère en font un personnage charismatique. Exaspérante au début du jeu, Ellie gagnera en maturité au fil de l’aventure lorsque qu’elle découvrira un pays dévasté où la nature reprend ses droits, essayant par la même de comprendre ce monde qu’elle n’a jamais connu autrement, ce qui donnera lieu à des discussions entre nos deux héros. Discussions facultatives puisque que le joueur à le choix de les lancer d’une simple pression sur triangle. Je ne saurais en revanche que trop vous conseiller d’écouter ces conversations tant elles s’intègrent parfaitement au jeu.

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© Naughty Dog

Car en effet, ce qui fait le charme de The Last of Us, c’est bien son univers Sombre, cruel mais aussi beau et rafraîchissant. Le jeu est magnifique, il exploite à merveille les capacités de la PS3 et il s’agit sans nul doute d’un des plus beaux jeux de la console.
Alors certes, TLoU n’est pas parfait, on regrettera par exemple un pathfinding un peu susceptible. Il n’est en effet pas rare de se retrouver bloqué devant une porte tandis qu’Ellie nous fait un brin de causette. Un peu dérangeant en plein combat. L’histoire aussi est excellente même si la fin est un peu prévisible et laisse une porte ouverte pour une éventuelle suite.

Mais si je pinaille c’est surtout pour essayer de trouver des défauts à ce titre, et j’ai beau chercher, ils se font rares et le peu qui me viennent à l’esprit sont immédiatement balayés par un gameplay maitrisé, une histoire qui nous scotche à l’écran, une ambiance qui
prends aux tripes…
The Last of Us est clairement un des meilleurs jeux de cette fin d’année 2013 et si vous possédez une PS3, lancez-vous, vous ne le regretterez pas.

La preuve, moi, flipette, j’ai adoré.

Wooshie

[Test] Assassin’s Creed 3

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Éditeur : Ubisoft
Développeur: Ubisoft Montreal
Sortie : 31 octobre 2012
Plateforme : PC, Xbox 360, PS3

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Le voilà enfin. Cinq ans après la sortie du premier opus, nous voici enfin avec le dernier épisode de la trilogie Desmond. Fini donc les interminables (mais non moins excellentes) aventures d’Ezio Auditore. Place aujourd’hui à un tout nouveau héros, Connor Kenway, qui aura la lourde tâche de nous faire oublier ses deux ancêtres.

L’aventure débute en Angleterre, à l’Opéra, dans la peau d’un certain Haytham dont on ne sait pas grand chose. Notre long périple avec lui nous emmènera jusqu’au nouveau monde à travers un voyage en bateau mémorable. Cette traversée sera l’occasion de nous montrer les différents mécanismes du jeu et de se refamiliariser avec les commandes mais aussi de montrer l’effort voulu pour rendre un monde vivant et attractif. Sur le pont, les hommes vomissent, les rats courent en évitant de se faire écraser par quelque marin un peu éméché. Et l’arrivée à Boston n’est pas en reste. Nous découvrons une ville vivante et extrêmement immersive. Tout fourmille de détails et on peut voir au détour d’une ruelle un voleur attraper la bourse d’un passant et s’enfuir ou bien encore des soldats anglais s’en prenant à un commerçant par pur sadisme. Le tout est bluffant.

Ce long prologue introduira le contexte et notre Connor ne débutera l’entrainement d’assassin et ne vêtira la fameuse tenue qu’à partir de la séquence 5 sur une douzaine disponible. Cette phase nous permettra de découvrir le nouveau système de chasse. Nous apprendrons tout sur cet art et les différentes manières de le pratiquer car tuer au fusil n’aura pas le même impact qu’une simple flèche. En effet, tout comme le deuxième épisode, Assassin’s Creed 3 nous proposera de gérer notre propre domaine et de le faire prospérer en devenant un véritable chef d’entreprise. Chasser nous permettra donc de récupérer peaux et viandes afin de les vendre au plus offrant. Mais attention à ne pas mettre votre convoi en danger car à tout moment celui-ci pourra être attaqué. A vous alors de partir en forêt pour protéger votre gagne pain.

Et parlons en de cette forêt. Car outre Boston et New-York, les deux villes principales, c’est probablement à la Frontière que vous passerez le plus de temps. Cette zone est remplie de détails et on peut y courir pendant des heures sans jamais faire la même chose. Que ce soit des parties de chasse, des embuscades ou de la simple découverte, tout est un vrai régal tant l’ambiance y est maitrisée.

Car les p’tits gars de Montréal ont vraiment fait un excellent travail pour améliorer la fluidité de notre jeune Mohawk. Connor esquive les arbres en face de lui d’un simple mouvement de main, saute à travers les branches ou bien vagabonde péniblement dans la neige, que ce soit à pied ou à cheval. Et ce n’est pas les nombreuses quêtes annexes qui brideront l’exploration.

En effet, outre les missions de récupération de plumes, les infiltrations ou des missions de domaine permettant de recruter de nombreux artisans pour améliorer nos terres, Ubisoft nous propose pour cet opus une grosse nouveauté dans la série: la bataille navale. Ce tout nouveau mode ayant sa propre histoire nous permets de prendre le contrôle d’un navire . Le le tout est très bien mis en scène et très complet. Il faut ainsi vérifier le sens du vent, gérer sa voilure pour bien se positionner et faire parler la poudre à canon. Les environnements maritimes sont extrêmement dynamique et on peut se retrouver en bord de côte à esquiver les rochers sous un beau soleil tout comme nous pouvons nous retrouver en pleine tempête à éviter les boulets d’un fort au loin. Un véritable jeu à part entière qui nous fera passer de très longs moments scotché à notre écran.

Autre nouveauté également, la refonte du système de combat. Fini le fameux syndrome « Assassin’s Creed ». Avec cette nouvelle mouture, les adversaires sont plus menaçants et n’hésiteront pas à vous attaquer dans le dos. Connor aura ainsi à sa disposition divers mouvements. Il aura ainsi la possibilité de se servir d’un bouclier humain lorsqu’il est en joue ou bien de pendre ses ennemis avec une flèche à corde. Les combinaisons de combat sont nombreuses et malgré sa simplicité, il faut toujours faire attention au timing pour parer les attaques.

Et ce gameplay est au service d’une histoire passionnante. On y découvre un Connor bien différent des deux héros précédents. Bien plus brutal qu’Ezio, bien plus incertain, le personnage est très bien travaillé. De part son jeune âge il a une vision simpliste d’un monde qui évolue à grande vitesse. Il se rendra bien vite compte que tout n’est pas blanc ou noir. Dans tous les cas, le scénario est passionnant et mis en scène à la manière d’un grand film d’aventure. Les doublages sont aussi très bon bien que la version anglaise soit un poil meilleure.

Mais après tout, le héros de cette première trilogie est bien Desmond Miles. Notre petit barman du premier épisode a pris en assurance et se voit bénéficier pour ce troisième épisode de beaucoup plus de scènes propres. Les mécaniques sont les mêmes, Desmond délaisse juste les arbres et au profit d’échafaudages en ferraille. L’aventure nous amènera aux quatres coins du globe à rechercher d’autres sources d’énergies afin de déverrouiller un temple et de sauver le monde d’une catastrophe. La fin cependant risque de frustrer quelques uns, Ubisoft ne nous ayant jamais caché le fait de vouloir faire persévérer une licence aussi juteuse…

 

Assassin’s Creed 3 propose un contenu énorme, une histoire extrêmement prenante qui nécessitera au bas mot 20 à 25 heures pour être terminée en ligne droite, mais aussi un gameplay remanié ainsi qu’un multijoueur très bien maitrisé. Les quelques bugs graphiques, le clipping toujours bien présent ou bien le retard d’affichage de certaines textures ne permettent pas de nuire à l’expérience tant le tout est bien maitrisé. Nous tenons probablement là l’épisode le plus abouti de la série. Un incontournable.

 

NOTE :

PS: ce test a été effectué sur la version PS3. La version PC est sensiblement la même mais nécessitera un matériel assez puissant afin de faire tourner le jeu avec des graphismes un peu plus fins que ses homologues sur console.


Le site est encore en bêta-test. Merci de nous aider à l’améliorer en nous signalant les bugs éventuels 🙂

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