Le manga et la semaine de la francophonie, jour 04

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À l’occasion de la semaine de la francophonie, nous avons décidé de nous arrêter sur des mangas ou des actions francophones qui ont marqué d’une façon ou d’une autre nos lectures. Ainsi, chaque jour du 18 au 26 mars, vous découvrirez une publication ou une action et pour ce quatrième jour, présentons l’un des piliers du genre : Dreamland de Reno Lemaire. 

Dreamland, c’est l’histoire de Terrence Meyer un Montpelliérain bien franchouillard à la recherche de sa défunte mère qu’il pense trouver à Edenia, le mystérieux royaume des âmes ! Scénarisé et dessiné par Reno Lemaire, l’auteur fut un des premiers mangakas français à rencontrer le succès auprès d’un public toujours plus nombreux au fil des ans…

Le manga est un pur shonen nekketsu qui ravira les amateurs du genre : combat, pouvoir, humour, aventure, tous les ingrédients sont présents et font de Dreamland un indispensable à votre bibliothèque ! Et si vous n’avez toujours pas commencé la série, les premiers volumes ont été réédités en 2013 à l’occasion de l’exportation de la licence en Allemagne. Ce qui a permis à Reno de retravailler certaines planches et d’offrir un vrai coup de fraîcheur à son titre.

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Après 11 ans et 16 tomes (le tome 17 sortira en juin 2017), Dreamland est toujours en cours de publication et l’auteur garde toujours le secret sur le nombre de volumes prévus, prétextant la peur d’annoncer un chiffre qui peut encore changer, bien que la fin soit déjà écrite. Notons également une petite spécificité, tous les 5 tomes, Reno écrit un volume délirant/What The Fuck  avec des histoires qui s’écartent de l’arc principal, mais qui nous permettent d’en apprendre plus sur tout l’univers des songes et de sa population.

L’une des raisons du succès de Dreamland, en plus de la qualité de l’histoire, c’est sa présence sur les réseaux sociaux avec une communauté de fan de près de 30 000 personnes sur Facebook, 4 000 sur Twitter et une récente entrée sur Twitch avec 500 followers. L’auteur est proche de ses fans et ils le lui rendent bien. La boutique de goodies inspirés des héros de la série en est la preuve. Les fans n’hésitent pas à soutenir l’auteur en acquérant toutes sortes de produits dérivés, du jeu de tarot au classique mug, vous trouverez assurément votre bonheur ! 2017, c’est aussi l’année de la sortie d’un jeu de plateau Dreamland créé par la société Yoka by Tsume derrière qui l’on retrouve ceux qui avait signé une magnifique figurine en édition limitée.

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Enfin, la série ne s’arrête pas à une communauté Européenne puisqu’elle est aussi « scantradé » outre-atlantique et dans le monde, à défaut d’avoir pu trouver un éditeur pour publier Dreamland a minima dans la langue de Shakespeare!

Retrouvez nos autres focus de la semaine de la Francophonie:

Le pionnier, NOMAD

Le mythologique, SAVE ME PYTHIE

Le découvreur, TREMPLIN KI-OON

 

Espace Manga # 16 – Black Clover, la surprise humoristique de l’année.

Black Clover s’inscrit dans la lignée purement classique du shonen manga nekketsu.

Ecrit et dessiné par Yuki Tabata, ce manga est la première série de l’auteur et est pré-publié dans le Shonen Jump.

Dans un monde où la magie est omniprésente, nous allons suivre les aventures et surtout les mésaventures en fait d’Asta, un jeune garçon de 15 ans voulant devenir l’empereur-mage du royaume de Clover.

Seulement voilà, c’est mal parti ! A 15 ans, chaque enfant se voit remettre un grimoire de magie lors d’une cérémonie officielle organisée par le royaume, là où son rival et ami de toujours Yuno, reçoit le grimoire légendaire au trèfle à 4 feuilles dont on dit qu’il désigne le plus souvent le futur empereur-mage, Asta quant à lui ne reçoit rien du tout … bim le vent !

Il faut savoir que la plupart des mages du royaumes de Clover reçoivent un grimoire décoré d’un trèfle à 3 feuilles. Pour les nuls en anglais Clover ça veut dire trèfle si vous n’aviez pas fait le rapprochement…

D’autres grimoires existent et vous découvrirez plus tard dans l’histoire le royaume de Diamond qui eux possèdent des grimoires décorés avec des diamants… diamond – diamant… logique.

Bref Asta ne reçoit rien pourtant peu de temps après une certaine altercation il va recevoir un grimoire caché, tout brulé, tout moche avec dessus un trèfle à 5 feuilles …pou pou pa !

Ce grimoire ne semble pas faire grand chose à part annuler la magie, ça tombe bien Asta ne semble en avoir aucune !

Alors, il ne faut pas vous attendre à énormément d’originalité même s’il y en a un peu, l’histoire de Black Clover reste très classique: un héros tout nul avec son rival-ami-surdouée, le héros sans pouvoir veut devenir le plus puissant du royaume, etre reconnu par tous, des combats avec des pouvoirs magiques en veux-tu en voilà, des ennemis qui deviendront certainement des amis plus tard …

Bref ce qui m’a étonné dans ce titre où je n’attendais rien d’autre que du classique c’est l’humour, le gros point fort de ce manga c’est qu’il est vraiment drôle ! C’est rare que je rigole tout seul en lisant un manga, ça m’arrive de sourire un peu en lisant certains manga mais avec Black Clover on fait face à un héros naïf qui se met dans des situations pas possible et qui nous sort des répliques bien plaisante.

Bien sûr, on a aussi les éternelles répliques du beau gosse “je te sauve car tu es mon ami avant tout même si tu es méchant avec moi” mais elles ne sont là que pour la forme.

La vraie essence du manga se retrouve dans la comédie que l’auteur nous propose à travers un scénario à suspens classique et bien dessiné soit dit en passant.

Black Clover en France c’est chez Kazé, il y a 3 tomes de sortie et 9 au Japon.

Je ne doute pas qu’une série en anime verra le jour comme l’a laissé présagé l’OAV spécial diffusé lors de la Jump Special Anime Festa 2016.

L’avis du stagiaire – Yuri !!! On Ice – Dansons sur la glace !

Voici un cours résumé de ce que j’aime ou pas dans cet anime et pourquoi.

Yuri !! On Ice est un seinen (car oui, c’en est un) où le héros principal (Yuri Katsuki) fait du patinage artistique et fait des compétitions en compagnie de Viktor Nikiforov, une star dans ce sport. Beaucoup de personnes que je connais ont déjà entendu parler de cet anime ou alors ont regardé des épisodes, et je pense qu’elles ont presque toutes le même avis que moi ! Ce manga a été réalisé par Sayo Yamamoto et produit par MAPPA.

 

Ce que j’aime dans cet anime et pourquoi

Le manga fait penser à du Yaoi, c’est marrant parce que j’aime beaucoup ce type de manga parce que je trouve ça sympa, il n’y a pas d’explications à faire !

Vous allez me dire que je suis une folle, vous n’avez pas tort là dessus. Mais bon, on est pas là pour parler de moi ! J’aime beaucoup cet anime, pas seulement parce que ça ressemble à du Yaoi, mais aussi parce que j’aime bien la tournure de l’histoire, comment sont dessinés les personnages, leurs caractères, tout ça quoi !

Après, on peut dire que pendant les compétions de patinage artistique, les dessins ont l’air d’être en 3D, enfin ça, c’est autre chose. Sinon, j’aime beaucoup comment se passe l’histoire, enfin presque.

Il y a des moments ou l’on voit qu’il y a de l’amour entre Yuri et Viktor, à chaque fois qu’ils se frôlent au niveau des lèvres, je commence à crier et péter des câbles, le pire c’est que dans l’épisode (pardon si je vous spoil), ON VOIT QUE VIKTOR EMBRASSE YURI !! Enfin, c’est caché par le bras de Viktor.

J’ai entendu parler que dans la version VOD, on les verra vraiment s’embrasser, et le bras ne va rien cacher ! J’en saigne déjà du nez !

Ce que je n’aime pas dans ce manga et pourquoi

Même si l’anime est super, il y a toujours quelque chose que l’on n’aime pas, c’est dingue non ?

Moi, personnellement, j’aime beaucoup cet anime, mais, le seul problème, c’est qu’on a l’impression qu’au fil des épisodes – je suppose que je ne suis pas la seule à le penser- Yuri n’est pas assez mis en avant par rapport aux autres personnages, on peut même dire qu’il est mis à la même hauteur que les personnages secondaires, comme par exemple Yuri Plisetsky, son rival, que l’on va appeler par la suite « Yurio » pour ne pas les confondre.

Lui, par exemple, on a l’impression qu’il est mis plus en avant par rapport à Yuri,et ça c’est quand même dommage.

Au début, moi, j’étais contente de voir qu’un nouvel épisode de l’anime était sorti, mais au fil du temps, ben… je finis par m’en lasser, et ça me déçoit beaucoup.

Ce que j’en conclus

Et bien, même si il y a des choses qui me déçoivent dans cet anime, je ne peut pas dire que je ne l’aime pas !

Au contraire, je l’adore, mais sans plus.

C’est quand même un peu dommage que Yuri soit placé au même rang que les autres personnages de l’histoire.

Pour ceux qui veulent savoir, l’épisode 11 de l’animé est sorti aujourd’hui sur Crunchyroll !

Pour voir tous les épisodes sortis de Yuri ! On ice : http://www.crunchyroll.com/yuri-on-ice

Le test de Wooshie – BATTLEFIELD 1

AUX ARMES CITOYENS !

Après avoir fait ses preuves dans une démo multi il y a quelques temps, Battlefield 1 est sorti ce 21 octobre 2016. L’occasion pour nous de se pencher sur le nouveau bébé de DICE. Exit donc les affrontements modernes ou futuristes, cet épisode nous propose de remonter le temps.

Sortez les baïonnettes citoyens et préparez-vous pour l’horreur de la Grande Guerre.

LA OU ON VA, IL N’Y A PLUS DE ROUTE

Dès l’introduction du jeu, les développeurs donnent le ton de cet épisode. Sombre, violent, cruel. Dès les premiers instants, le titre nous met dans la peau d’un jeune soldat en plein combat, quelques minutes plus tard, notre personnage meurt, dévoilant son nom, sa date de naissance… et de mort. Aussitôt, la caméra s’éloigne et nous fait prendre le contrôle d’un second personnage, qui viendra à mourir également, puis un autre, puis un autre. Le message est clair, dans l’horreur de la guerre, il n’y a pas de héros, simplement une multitudes d’hommes voués à s’entretuer.

L'horreur de la guerre dans toute sa splendeur
L’horreur de la guerre dans toute sa splendeur

C’est dans cette optique qu’est construit le solo de ce Battlefield qui nous propose de prendre part à plusieurs « War Stories ». Indépendants les uns des autres, ces récits de guerre racontent les péripéties de plusieurs protagonistes. On incarnera tout à tour un pilote anglais, un vétéran australien, un soldat d’élite italien, un jeune pilote de char britannique et un proche de Lawrence d’Arabie. Ces campagnes sont mises en scène de manière différentes faisant penser à des films de guerre hollywoodiens. Les personnages sont plutôt stéréotypés et les situations classiques mais l’ambiance qui se dégage de ces histoires est saisissantes.

Les war stories mettent en scène différents personnages sous la forme de petit films
Les war stories mettent en scène différents personnages sous la forme de petit films

Si les objectifs n’ont rien de palpitants (aller du point A au point B), le jeu vous laissera l’opportunité de jouer la carte de l’infiltration. Grace aux jumelles, vous pourrez localiser les gardes et ainsi appréhender leurs rondes. Sur une simple pression du pavé tactile (sur PS4), vous pourrez lancer un leurre et ainsi détourner leur attention. Bien entendu, se faire détecter n’est pas dramatique en soi et n’est pas synonyme de Game Over. L’idée est sympathique et permet de changer un peu de registre.

Mise à part l’aventure italienne un peu en deçà des autres, ces cinq histoires se laissent vivre de bout en bout. En revanche, ne comptez pas plus de 6 ou 7 heures pour finir ce mode solo qui finalement ne sert que de tutorial pour le multijoueur.

La war story italien sert essentiellement à mettre en avant les classes élites
La war story italienne sert essentiellement à mettre en avant les classes élites

ALLONS ENFANTS DE LA PAAAAARTIE… EN LIGNE

En 2015, DICE s’était exercé avec plus ou moins de succès en nous sortant Battlefront, se déroulant dans l’univers Star Wars. Si le jeu avait quelque peu déçu à sa sortie, on notait malgré tout plusieurs features plutôt sympa. Fort de son expérience, le studio suédois a repris les bases de son précédent jeu en gommant les imperfections.

Concernant les modes de jeu, on retrouvera les classiques de la série.

Conquête, qui a fait le succès de la saga, propose des parties à grande échelle pouvant accueillir jusqu’à 64 joueurs qui s’affrontent pour prendre le contrôle d’objectifs. Domination, pour des combats plus axés sur l’infanterie et un Team Deathmatch, que l’on ne présentera plus.

Le mode Pigeons de Guerre est quant à lui, une variante du Capture the Flag. L’objectif est ici de capturer un pigeon et de le libérer afin de transmettre un message avec possibilité pour l’équipe adverse de l’abattre en plein vol.

Comme d'habitude, vous pourrez prendre le contrôle de véhicules
Comme d’habitude, vous pourrez prendre le contrôle de véhicules

Ruée est un mode de jeu plutôt sympathique. La carte est départagée en plusieurs zones. L’équipe qui attaque doit détruire des postes télégraphiques tandis que les défenseurs doivent les en empêcher en désamorçant les explosifs et en se servant de ces postes pour commander une attaque d’artillerie. Si ces postes sont détruits, l’équipe qui défend doit se replier vers la zone suivante et défendre deux nouveaux points et ainsi de suite.

Les icônes servent aux Médics à repérer les soldats à réanimer
Les icônes servent aux Médics à repérer les soldats à réanimer

Le mode Opération est la nouveauté de cet opus. Pour commencer, chaque partie est présentée sous la forme d’une petite histoire. L’équipe assaillante doit capturer et maintenir des points stratégiques. A la manière du mode Ruée, les cartes sont départagées en plusieurs zones et lorsque tous les points sont capturés, les défenseurs doivent se replier vers la zone suivante. Ce mode Opération propose des affrontements à grande échelle, dans la lignée du mode Conquête à cela près que la partie ne se déroule pas sur une, mais deux cartes. Je m’explique. Vous commencez une partie où vous devez conquérir (ou défendre) plusieurs points stratégiques. Lorsque les assaillants réussissent à capturer toutes les zones, la partie recommence sur une seconde carte et c’est seulement lorsque cette deuxième map sera conquise que la partie sera gagnée.

En mode Opération, une cinématique en début de partie vous montre les objectifs à tenir
En mode Opération, une cinématique en début de partie vous montre les objectifs à tenir

L’équipe attaquante dispose d’un nombre limité de tickets de respawn. A chaque mort d’un joueur, l’équipe perd un ticket (ce qui n’est pas le cas des défenseurs qui doivent eux, tenir le chrono). Mais lorsque les attaquants n’ont plus de tickets, ils disposent de deux tentatives supplémentaires pour recommencer et seront accompagnés cette fois d’un béhémoth, un véhicule extrêmement puissant et résistant que les joueurs peuvent contrôler pour renverser le cours d’une bataille. Comptez au minimum une bonne demi-heure pour terminer une Opération.

Le Zeppelin, avec le train et le navire de guerre, est un des béhémoths que vous pouvez contrôler
Le Zeppelin, avec le train et le navire de guerre, est un des béhémoths que vous pouvez contrôler

GUERRE DE TRANCHÉES ?

9 cartes sont proposées pour le multijoueur. Bal Funeste au Château, Forêt d’Argonne, Forteresse Fao, Suez, La Balafre de Saint-Quentin, Désert du Sinaï, Amiens, Monte Grappa et Aux Frontières de l’Empire. Ces environnements sont aussi divers qu’inégaux. On appréciera la Forêt d’Argonne et sa multitude de détails (une map qui ressemble beaucoup à Endor de Battlefront), Amiens et son environnement urbain, Monte Grappa qui propose une excursion dans les montagnes pour un gameplay en verticalité. Coup de cœur également pour La Balafre de Saint-Quentin et son ambiance sombre et pesante de la guerre de tranchées. Les autres cartes sont un peu en deçà et manquent parfois d’inspiration. A noter qu’une nouvelle carte intitulée Giant’s Shadow, sera disponible sous forme de DLC gratuit en décembre.

La forêt d'Argonne est une des plus belles cartes du jeu
La forêt d’Argonne est une des plus belles cartes du jeu

Le moteur graphique fait également des merveilles. Sans être le plus beau jeu du marché, le titre s’en sort avec les honneurs. Les effets de lumières et d’explosions sont superbes. Des effets météos sont également de la partie et il n’est pas rare de voir une tempête de sable se lever ou un orage éclater. On ne voit alors plus à deux mètres et la physionomie de la partie change du tout au tout.

Les effets météo apparaissent sur la carte pour vous permettre d'adapter votre tactique.
Les effets météo apparaissent sur la carte pour vous permettre d’adapter votre tactique.

Et pour se taper joyeusement sur la tronche dans tous ces environnements, le titre nous propose quatre classes: Assaut, Médecin, Soutien, Éclaireur. Du grand classique donc pour la série.

Il existe en revanche des classes annexes. Tout d’abord, lorsque vous voulez prendre les commandes d’un véhicule, votre personnage devient automatiquement un pilote d’avion ou un pilote de char. Très fragile à pied et disposant d’une puissance de feu limité les seules véritables armes de ces personnages se sont leurs véhicules. L’idée est bonne puisque trop souvent, les avions servaient de « taxis » pour se retrouver plus rapidement au cœur des affrontements. Dans Battlefield 1, il faudra apprendre à contrôler les véhicules, un pilote ne pouvant survire très longtemps à l’extérieur.

Le Médic dispose pour une fois d'un fusil très puissant. Les sacs de soins lui permettent de gagner de l'XP rapidement
Le Médic dispose pour une fois d’un fusil très puissant. Les sacs de soins lui permettent de gagner de l’XP rapidement

Il existe également 3 classes élites : lance-flamme, sentinelle (un soldat en armure lourde) et chasseur de char. Régulièrement, une voix vous annoncera qu’un coffre se trouve à proximité de votre position. Ces classes sont extrêmement puissantes pouvant faire des ravages dans les lignes ennemies.

La classe élite sentinelle dispose d'une puissance de feu sans égale ainsi que d'une armure lourde mais un champ de vision réduit
La classe élite sentinelle dispose d’une puissance de feu sans égale ainsi que d’une armure lourde mais un champ de vision réduit

Petite déception en revanche en ce qui concerne les armes qui sont finalement peu nombreuses et très peu customisables. Chaque arme dispose de variantes à débloquer mais ne vous attendez pas à personnaliser votre arsenal. Contexte historique oblige, le choix des armes était bien moins conséquent à l’époque qu’aujourd’hui.

Plus que dans les précédents opus, le combat au corps à corps aura ici toute son importance. Il vous sera possible de charger à la baïonnette ou de massacrer vos adversaires à coup de pelle.

Les combats au corps à corps sont mis en avant dans cet opus
Les combats au corps à corps sont mis en avant dans cet opus

A noter également que le jeu propose plusieurs types de grenades. En plus de la classique fragmentation vous pourrez disposer de grenades à gaz (dont il faudra se protéger en mettant un masque à gaz) ou encore de grenades incendiaires. Plus qu’un simple gadget, la bonne utilisation de ces grenades permettra de renverser la situation.

Détruire un béhémoth est toujours un moment impressionnant
Détruire un béhémoth est toujours un moment impressionnant

DU RIFIFI CHEZ LES POILUS

Du point de vue des factions c’est en revanche la grosse déception. Si le jeu nous propose de prendre part au combat du côté des britanniques, américains, italiens, allemands, ottomans et austro-hongrois, deux grandes nations sont aux abonnées absentes. C’est donc sous la forme de DLC payants que la France et la Russie seront présentes dans l’avenir du jeu. Honteux. D’autant plus que la plupart des cartes multijoueur se déroulent en France.

Les cartes italiennes sont très jolies et proposent un gameplay tout en verticalité
Les cartes italiennes sont très jolies et proposent un gameplay tout en verticalité

Même si le jeu se déroule pendant la guerre de 14-18, on a quand même régulièrement le sentiment de jouer un jeu sur la 2nd Guerre Mondiale. Que ce soit dans le comportement des armes ou les environnements, on ne se sent jamais réellement transposé dans la Grande Guerre. Je comprends le choix des développeurs de proposer un jeu fun au gameplay rapide et nerveux mais finalement, il ne s’agit que d’un Battlefield avec un skin Première Guerre Mondiale.

Dur de voir la différence entre les guerres de tranchées et le débarquement en Normandie...
Dur de voir la différence entre les guerres de tranchées et le débarquement en Normandie…

LE FPS DE CETTE FIN D’ANNÉE ?

Battlefield 1 est un très bon jeu. Très peu bugué à sa sortie (ce qui est rare aujourd’hui), le titre de DICE a le mérite de nous proposer un vent de fraicheur dans les FPS de cette fin d’année. Le contexte historique de la Première Guerre Mondiale est une vraie bonne idée. La campagne solo est originale, le multi est stable et bien optimisé. Le gameplay est dans la lignée de la série. Avec ses cartes immenses et son système de jeu, la série s’éloigne de ses concurrents directs.

Finalement ce qui m’empêche de donner la note maximale à ce titre c’est bien l’absence des français et des russes dans le jeu de base qu’il faudra récupérer en mettant une fois de plus la main à la poche.

Et pour celles et ceux qui attendent un fast shooter, le choix cette année se fera plutôt entre Call of Duty Infinite Warfare et Titanfall 2.

La note de Wooshie :

4,5/5

J’ai aimé :

  • L’époque

  • Les War Stories

  • Le mode Opération

  • Le gameplay aux petits oignons

  • Très peu de bugs
  • Certaines cartes multi vraiment impressionnantes (forêt d’Argonne et la Balafre de Saint-Quentin pour ne citer qu’elles)

Je n’ai pas aimé :

  • Les russes et français non jouables

  • Une nervosité pas toujours cohérente avec l’époque

  • Les cartes dans le désert peu inspirées

 

Le test de Wooshie – ASSASSIN’S CREED : SYNDICATE, le crime ne paie pas toujours

Avant de commencer à lire ce test, je voudrais mettre les choses au point.

Je suis un fan de la première heure de la saga Assassin’s Creed. Découvert en 2007 avec le premier opus, j’ai depuis, acheté chacun des épisodes, attendant patiemment l’année suivante de pouvoir mettre les mains sur la dernière itération.

Mais années après années, la série a baissé en qualité, au point de sortir en 2014 Assassin’s Creed Unity. Si la version que j’avais pu tester à l’époque à la Paris Games Week m’avait séduite, une fois le jeu sorti, cela avait été la déception. Des bugs à tout va, peu innovant, une IA catastrophique, le jeu m’avait filé une sacrée claque, et une mauvaise.

Assassin's Creed® SyndicateLes assassinats depuis une botte de foin, un classique de la série

Revanchard, Assassin’S Creed : Syndicate a été le premier épisode de la saga auquel je n’ai pas souhaité jouer à sa sortie.

Profitant donc d’une promo sur le PS Store, je me suis donc lancé dans cette aventure prenant place au XIXe siècle.

Car autant la période évoquée lors d’Unity, à savoir la Révolution française, ne me parlait pas plus que ça (ce qui a probablement influencé mon jugement sur le titre, je vous l’accorde), autant, l’époque de l’Angleterre victorienne m’a toujours séduite.

SORTEZ COUVERTS

Assassin's Creed® Syndicate_20161016111802Bienvenue à Londres, son architecture, sa nourriture et son beau temps

L’histoire prend place dans le Londres de 1868. Le joueur incarne Jacob et Evie Fryes, deux jeunes assassins, ayant pour objectif de libérer la capitale de l’Empire britannique des mains des Templiers. Ils se rendront vite compte que tout n’est pas si simple et chaque choix peut avoir de lourdes conséquences.

Première nouveauté donc, puisqu’on nous propose ici d’incarner non pas un mais deux assassins, interchangeables à tout moment en passant par le menu du jeu.

Evie, la sœur, aura pour objectif tout au long de l’histoire de récupérer un fragment d’Eden (un artefact, pour les non-initiés de la série). Elle est présentée comme la plus réfléchie des deux, spécialisée dans la discrétion et la subtilité.

Jacob est tout l’opposé de sa sœur. Sorte de sale môme voulant absolument en découdre, ayant une vision un peu naïve de sa mission. C’est lui qui décide de se rendre à Londres en premier lieu pour éliminer le templier Crawford Starrick qui règne sur tout la ville. Jacob est brutal, cynique et plutôt axé baston.

Assassin's Creed® Syndicate_20161016111200Evie et Jacob Frye, les deux héros de cette aventure

Il vous sera cependant tout à fait possible de développer vos deux héros à votre guise et ainsi de faire de Jacob l’expert en assassinat silencieux et d’Evie la bagarreuse.

En effet, les deux personnages bénéficient du même arbre de compétence réparti en 3 branches : Combat, Discrétion et Ecosystème. Faire une mission avec un personnage fera automatiquement gagner un point de compétence aux deux que chacun pourra à distribuer à sa guise. Spécialiser chacun des jumeaux permettra ainsi d’alterner en fonction des missions proposées afin d’avoir la sensation de changer de gameplay. Mais cela ne reste finalement qu’une sensation. Jouer Jacob ou Evie ne changera pas votre expérience de jeu.

Assassin's Creed® Syndicate_20161016110729Spécialiser vos personnages vous permettra de switcher de l’un à l’autre en fonction de vos besoins

ON PREND LES MEMES ET ON RECOMMENCE

Le gameplay principal n’a fondamentalement pas changé. Londres est répartie en plusieurs zones, qu’il faudra libérer du joug des templiers. Pour cela vous serez aidés des Rooks, un gang créé par Jacob et dont les membres se battrons à vos côtés. Sur simple pression d’une gâchette, vous pourrez recruter jusqu’à 5 membres pour vous accompagner. Assez sympa sur le principe, la feature montre ses faiblesses assez rapidement, la faute à une intelligence artificielle qui laisse quand même à désirer. Si vous êtes passionné d’infiltration, passez votre chemin, les rooks auront tendance à se placer en plein milieu de la mêlée. Pas franchement discret.

Assassin's Creed® Syndicate_20161016112037Les rooks, prêts à en découdre

EN VOITURE SIMONE

Pour parcourir les rues de Londres, vous aurez également possibilité de conduire des calèches ce qui donnera lieu à de très (trop ?) nombreuses courses poursuites. Si la sensation de se sentir dans un GTA sauce victorienne est plutôt sympa sur le papier, en jeu c’est une vraie plaie. Les véhicules répondent mal, les affrontements sont chaotiques, on appuie sur tous les boutons pour espérer obtenir un résultat.

Assassin's Creed® Syndicate_20161016114000Quelle idée de conduire du mauvais côté aussi… Ils sont fous ces anglais

Finalement on préfèrera se balader de toits en toits, bien plus fun et bien plus rapide, surtout à l’aide du grappin. Un peu à la manière de Batman, vous pourrez vous en servir pour vous hisser sur le haut des bâtiments et traverser les grandes étendues grâce à la tyrolienne (les rues de Londres sont bien plus larges que les autres villes présentes dans la saga). C’est, à mon sens, la nouveauté la plus intéressante de cet épisode.

Car pas de nouveauté non plus pour les combats. Un bouton sert à attaquer, un autre à parer, un troisième à briser la garde de l’adversaire et enfin le dernier à utiliser les objets (couteaux, pistolet, bombes avec quelques variantes). Les combats sont assez brouillons, surtout lorsque les rooks se mêlent à la partie.

Assassin's Creed® Syndicate_20161016110954Le grappin rajoute une certaine souplesse au gameplay

LOCOMOTION… CÉRÉBRALE

Car pour le reste, et bien finalement on reste sur du Assassin’s Creed. Les objectifs sont toujours aussi répétitifs. Il faut toujours se synchroniser sur la plus haute tour de la zone ce qui permettra de débloquer les missions annexes, qui permettra de débloquer chaque quartier, puis passer au suivant, etc. Lassant et déjà vu donc.

Graphiquement également, pas de nouveautés. Les effets de lumière nous en mettent plein la vue mais quand on se penche sur les détails, le moteur commence à prendre de l’âge.

La carte est de taille correcte, mais sans plus. Récupérer tous les coffres et faire toutes les missions bonus vous prendra pas mal de temps.

Assassin's Creed® Syndicate_20161016111559La Vision d’Aigle est bien pratique. En rouge les ennemis, en vert les alliés et en bleu la Police

Mais malgré tous ces défauts, et bien je l’aime bien moi, ce Syndicate. Malgré les bugs (toujours présents après une ribambelle de patchs), malgré un gameplay éprouvé, des innovations qui n’en sont pas (le grappin c’est cool, mais faites les Batman Arkham, c’est mieux), malgré des mécaniques de jeux qui n’ont quasiment pas changé depuis le premier opus, Assassin’s Creed Syndicate présente un univers bien à lui. L’époque y joue pour beaucoup, comme je l’avais annoncé au tout début, il s’agit d’une période qui m’intéresse énormément. On notera ainsi en jeu l’apparition des trains, des industries à vapeur, de l’électricité, des grands écrivains et inventeurs qui ont marqué les prémices de notre civilisation actuelle. Comme d’habitude dans la licence d’Ubisoft, on aura le droit à notre lot de personnalités. On rencontrera ainsi Karl Marx, Alexander Graham Bell ou encore Charles Dickens (je n’irai pas plus loin pour éviter tout spoil).

Assassin's Creed® Syndicate_20161016111206Vous ferez de bien belles rencontres lors de cette aventure

VOUS EN REPRENDREZ BIEN MA P’TITE DAME ?

Pour résumer, je dirais que Syndicate n’est pas un mauvais jeu en soi. Il présente un monde ouvert assez fluide (même si on constatera quelques ralentissements, notamment lors des courses poursuites). L’action prend place dans une époque ouvrant de multiples possibilités, l’histoire est intéressante, les personnages, bien que stéréotypés sont sympathiques, la direction artistique est soignée, etc. Bref, il ne manque pas de qualités mais la licence a aujourd’hui bien besoin de se reposer.

Ubisoft l’a compris en ne proposant pas un nouvel épisode en 2016. Reste à voir si cette pause sera réellement profitable.

La note de Wooshie :

3/5

J’ai aimé :

Je n’ai pas aimé :

  • L’époque

  • La direction artistique

  • Deux héros

  • Le grappin

  • Le manque de prise de risques

  • La répétitivité

  • Les courses poursuites

  • Les bugs encore trop présents

  • Aucune différence de gameplay entre les deux assassins

Espace Anime #11 – Ajin, quand l’immortalité revient en animé !

Fin septembre 2016 sort le dernier film de la trilogie AjinAjin Shogeki, il est donc temps de faire le point sur ce seinen manga écrit et dessiné par Gamon Sakurai.

Pour vous faire une piqure de rappel

Ajin c’est l’histoire de Kei Nagai un jeune étudiant dont la vie va basculer le jour où il se fait renverser par un camion… fin du manga !

Non je déconne, il va survivre forcément sinon y a plus d’histoire… il va donc découvrir à la suite de cet accident que c’est un Ajin, un être vivant immortel. Il va donc se retrouver pourchasser par le gouvernement qui voient dans les ajin des spécimens précieux à étudier pour le progrès de l’humanité.

Alors faisons le point sur la série qui compte déjà 8 tomes au Japon (il est sorti en mai dernier accompagné d’une édition spéciale qui offrait aux lecteurs japonais un OAD inédit. L’OAD en question est l’adaptation en anime du chapitre 0 que l’on a pu découvrir dans le tome 2) et bientôt 7tomes en France puisque que le 7e tome sortira le 5 octobre 2016 chez l’éditeur Glénat. En plus du manga, vous trouverez bientôt la trilogie complète en film d’animation qui s’ajoute à la série tv de 13 épisodes de 20 minutes que vous pouvez regarder sur Netflix.

Quelles sont les différences entre toutes ces adaptations me direz vous ?

Et bien pas énorme, concrètement les films adaptés du manga reprennent plutôt fidèlement le titre de Gamon Sakurai avec certaines ellipse ou changement de chronologie qui privilégient l’action mais sans plus.

Je préfère la série tv qui va un peu plus en profondeur que les films mais qui restent dans la même veine. Les films et la série sont en 3D CGI ce qui alimente beaucoup le débat entre les amateurs d’animation, on aime ou on aime pas le graphisme, c’est assez spécial et le studio en charge de l’animation (Polygon Pictures) est celui à l’origine de Knights of Sidonia qui c’était grandement amélioré entre la saison 1 et 2, pour Ajin, moi qui n’aime habituellement pas la 3D, je trouve qu’elle est assez bluffante lors des scènes de combat…

Point à noter l’OST est clairement de qualité avec un opening et un ending qui déchire visuellement et musicalement !

Pour ceux qui voudraient s’y retrouver par rapport au manga, les 13 premiers épisodes de la série s’étalent pratiquement la fin du tome 5,  à la première page du chapitre 23 pour être précis. La deuxième saison est annoncée pour octobre 2016 et il risque donc d’y avoir une alternative au manga qui n’en est qu’au tome 8 et pour vous faire patienter je vous renvoie sur notre podcast spécial anti-héros où l’on parle d’Ajin et plus particulierement de Kei Nagai, le sociopathe par excellence !

Qu’est ce que j’ai mis aujourd’hui ? Bah Ajin…

Espace Manga #13 – Marie-Antoinette de Fuyumi Soryo, la jeunesse d’une reine, un manga très romancé

Espace Manga #13 - Marie-Antoinette de Fuyumi Soryo, un manga très romancé

Si je vous dis : petit trianon, Autriche et Brioche… Et oui!
Je vais vous parler du manga de Fuyumi Soryo, Marie-Antoinette, la jeunesse d’une reine aux éditions Glénat.

Une fiction historique de plus relatant la vie de la plus tristement célèbre des reines ? Et bien pas tout à fait…
Ici l’auteur a décidé de traiter de la jeunesse de madame Antoinette, qui je le rappelle n’a que 14 ans lorsqu’elle devient la dauphine de France au côté de son époux, Louis-Auguste de France futur Roi Louis XVI.
Période assez peu traité en général puisque beaucoup ont préféré s’attarder sur la fin de son règne et son exécution.
Le manga se compose comme un flashback des jeunes années de la reine où l’on découvre son arrivée à la cours de Versailles, l’apprentissage des codes de ce milieu o combien cruel ainsi que son angoisse de ne pas aimer et de ne pas se faire aimer de son mari.

Fuyumi Soryo m’a agréablement surprise je dois dire. Je pensais tomber une fois de plus sur une histoire fantasmée de Marie-Antoinette. Au final j’ai découvert une histoire, certes très romancée où Monsieur Louis-Auguste apparait plutôt très séduisant voir un brin sexy, mais une histoire bien construite et surtout très bien référencée.
L’auteur de Cesare nous laisse découvrir des lieux, des moments de la vie de Marie-Antoinette peu traité dans d’autres histoires.

On y découvre le quotidien de la dauphine et également le caractère particulier que Marie-Antoinette affiche déjà à son jeune age. Cela permet de se projeter et de comprendre certain aspect futur de la vie de la Reine.
Les dessins sont très beaux ! Les références de costumes, aussi bien ceux de Marie Antoinette que le reste de la cours de Versailles, sont très bonnes et les détails sont soignés, précis, ce qui apporte un réel plaisir de lecture.
Les décors sont également qualitatifs. Chaque double page de décor est une sorte de tableau où l’on aime scruter le moindre petits détails.

On sent qu’il y a beaucoup de travail de recherches derrière ce manga. Il faut savoir que cette histoire a été créé en triple collaboration entre éditions Glénat et Kodansha au japon ainsi que le Chateau de Versailles !
Fuyumi Soryo a d’ailleurs passé plus d’un mois en France à se documenter. C’est inédit et tous ensemble nous ont offert un manga plutôt de qualité.

Le manga reste quand même très romancé. Il ne faut pas oublier que ce manga est considéré comme un seinen et il peut arriver des moments où on se pose la question de la véracité
mais ça a été très bien fait et pensé par l’auteur qui arrive à nous donner une vraisemblance et un fil conducteur qui se tient parfaitement.
Le lecteur est happé par l’histoire et on arrive facilement à s’attacher aux personnages même si nous savons tous comment ça se finit…

Allé! Tous à la Bastoche ce soir c’est brioches!

Espace Manga #13 – BB.Hell, quand l’enfer vient sur terre

Pour ce numéro d’Espace Manga, Ichi présente une nouvelle sortie de Pika Edition : BB.Hell, un manga qui n’est pas fait pour les bébés.

L’enfer c’est les autres” écrivait Jean Paul Sartre pour sa pièce “Huit Clos”. Cela résume pas mal le nouveau manga sorti chez Pika édition : BB HELL.

Pendant qu’une jeune lycéenne, au doux nom de HIMEJI,  enquête sur l’assassin de son père, l’enfer lui tombe limite sur la tête . Véridique. Un envoyé de l’enfer appelé YUMEJI, en quête de rédemption arrive sur terre, trainant avec lui un lourd passif. Ces deux personnages vont voir leur destin se lier. L’un aillant besoin de l’autre pour assouvir sa vengeance et l’autre dans l’expiation de ses péchés.

Mais dans un monde où l’enfer est blindé,  et où les goeliers n’ont plus qu’un choix : Envoyer les damnés sur terre pour qu’ils fassent de bonnes actions ou alors qu’ils s’entre-tuent, libérant de la place au passage pour les nouveaux arrivants,

Ça devient vite d’enfer !

Rei Wataru, dépeint avec brio deux personnalités bien marquée, une fille seule et forte à la fois et un doux luron fort comme un boeuf, complètement paumée dans sa nouvelle vie mais cachant, comme a chaque fois dans ce type d’histoire, un secret qui pourrait lui couter sa vie et son esprit.

Avec son trait hyper marqué et son découpage mêlant action, drame et humour, l’auteur nous choppe aux tripes à chaque chapitre.

La rédemption n’est pas loin pour Yumeji, mais le parcours sera long et difficile, et pour Himeji, il est possible que le coté obscur soit plus proche d’elle qu’on ne le pense.

BB. Hell c’est une série courte qui n’est pas faite pour les bébés.

Patéma et le monde inversé, on en revient retourné.

Patéma et le monde inversé (Sakasama no Patema) est le dernier film de Yasuhiro Yoshiura.

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Ce prodigieux réalisateur se fit connaître par sa série de six courts métrages d’animation appelés Time of Eve. Il nous revient par la grande porte avec un film vertigineux nommé Patéma et le monde inversé. Ce film, distribué par Eurozoom, sortira le 12 mars prochain.

L’histoire :

Après une catastrophe écologique, la terre se trouve séparée en deux mondes inversés ignorant tout l’un de l’autre.
Dans le monde souterrain, Patéma, 14 ans, adolescente espiègle et aventurière, rêve d’ailleurs.
Sur la terre ferme, Age, lycéen mélancolique, a du mal à s’adapter à son monde totalitaire.
Le hasard va provoquer la rencontre des deux adolescents en défiant les lois de la gravité…

Regardez aussi l’interview de l’auteur !

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La critique :

A voir sur grand écran

patema-et-le-monde-inverse-eurozoom-yasuhiro-yoshiura-keyart-patema-manga.tvOn ne peut qu’être dithyrambique au sujet de ce film. Les premières images de cet animé sont excellentes. Les couleurs, les personnages tout y attachant. Les deux univers sont posés, les caractéristiques de chaque monde et des personnages aussi. On comprend tout de suite que le film va jouer sur l’ambivalence entre ces deux mondes complètement différents.

Le monde du souterrain où vit Patéma, la fille et le monde de la surface où vit Age, le garçon, vont s’entrechoquer dans une histoire improbable où tous les rêves sont permis.

Ce film est à voir sur un grand écran, comme Gravity, on est submergé par la grandeur du ciel. Les plans de chutes sont vertigineux. On s’y croirait. Le ciel d’un bleu immatériel n’est plus du tout tangible, il devient une mer où l’on se perd et où les personnages flottent et ont peur de tomber. Flippant ! 

Le cadre bouge tout le temps, on ne sait jamais si on a pied ou non, comme les personnages. Le réalisateur et son équipe nous perdent pendant toute la durée du film et nous ne pouvons pas savoir ce qui est vrai du faux. A juste titre.

Un film aux multiples références

patema-et-le-monde-inverse-eurozoom-yasuhiro-yoshiura-monde-age-manga.tvLe monde d’Age est un monde totalitaire. Il ressemble un peu au monde décrit dans 1984 de George Orwell avec un Big Brother qui contrôle tout le monde. Un état totalitaire où les enfants sont obligés d’écouter des absurdités.

Sur certains plans on pourrait même dire que cela ressemble au clip de Pink Floyd – Another brick in th wall. Et c’est surement le cas, car comme vous l’avez entendu dans l’interview du réalisateur, le directeur artistique Yuji Kaneko, adore Pink Floyd.

patema-et-le-monde-inverse-eurozoom-yasuhiro-yoshiura-keyart-patema-1-manga.tvDans le monde de Patéma, on retrouve une multitude d’objets futuristes et vieillots qui feront le bonheur des yeux avisés des fans de SF.

Une musique en accord avec le film.

patema-et-le-monde-inverse-eurozoom-yasuhiro-yoshiura-screenshot-patema-manga.tvLa musique est composée par Michiru Oshima, connue pour avoir composé les musiques de Fullmetal Alchemist. Donc nous avons une pointure du milieu pour accompagner nos oreilles dans cette aventure sans dessus-dessous. La musique est juste et limpide agrémentant par petite touche l’humour de la situation ou le dramatique. Elle nous plonge aussi dans les méandres de ces mondes et accentue aussi ces sensations de grandeur ou de grand vide.

Pour conclure : une première en animé !

patema-et-le-monde-inverse-eurozoom-yasuhiro-yoshiura-screenshot-age-patema-inverse-manga.tvC’est un film grand public qui ravira les petits et grands, car tout le monde pourra comprendre avec son propre niveau l’histoire. Qu’il s’agit de l’histoire d’amour naissante entre les deux personnages ou la lutte des deux mondes.

Patéma et le monde inversé donne aussi une bonne philosophie de la vie, mais son originalité vient de sa réalisation car  les sensations de vide sont assez prenantes, c’est la première fois que l’on voit ça pour un animé ! 

Accrochez-vous et laissez vous emporter.

©Yasuhiro YOSHIURA/Sakasama Film Committee 2013

La bande-annonce du film :

Outrage Beyond – Le retour !

Outrage Beyond, un film de Takeshi Kitano, 2012.

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© Celluloid Dreams
Avec Takeshi KITANO, Toshiyuki NISHIDA, Tomokazu MIURA, Ryo KASE, Hideo NAKANO, Yutaka MATSUSHIGE, Fumiyo KOHINATA, Katsunori TAKAHASHI  

Esprit pervers

© Celluloid Dreams
© Celluloid Dreams
Ce deuxième volet des films Outrage se passe 5 ans après l’arrestation de Otomo (Takeshi Kitano), un yakuza proche de la retraite que certains petits malins on tendance à venir déranger. En effet quand la bête dort au trou sous l’œil vigilant du commissaire Kataoka on se dit que tout est sous contrôle.
Alors que certains reprennent du poil de la bête derrière les barreaux d’autres s’enrichissent et exercent leur pouvoir dans la réalité japonaise. C’est le cas du Clan Sanno de Tokyo qui commence à inquiéter la police. Le commissaire Kataoka va devoir reprendre ces petites manipulations pour faire décliner la famille Sanno. C’est au milieu de ceci que Otomo est relâché pour « bonne conduite ». Il a la ferme intension de devenir un citoyen honnête ou du moins un citoyen moins louche que ce qu’il n’était au auparavant.
C’est peine perdue quand quelqu’un veut se débarrasser de vous. autant dire que les armes sont autant de sortie que les insultes.

Faut pas charrier

© Celluloid Dreams
© Celluloid Dreams
Il est vrai que Outrage Beyond est une histoire de revanche sur fond de vengeance comme beaucoup de film de genre yakuza. Ce qui fait sa particularité, mise à part la marque déposée Kitano, c’est le casting et sa réalisation. Cependant le scénario reste bien ficelé et les relations entre les personnages fines et bien pensées. Sur la mise en scène les plans simples avec quelques beaux travelling mettent en avant l’esthétique propre aux films de yakuza. L’accent mis sur la scénographie est intéressant et le spectateur à le temps de repérer un maximum de détail et de savourer la mise en scène.
Tu perds ton sang froid
A la manière d’un moteur diesel, ce film utilise son temps de chauffe pour mettre l’histoire en place. En effet, le temps de remettre les éléments en place, de jouer les premiers pions et d’installer la tension sonore, puis le temps de l’action, ou le contrôle des éléments en jeux semble se perdre. Au long du film les scènes deviennent de plus en plus surprenantes et on ne sait jamais à quoi s’attendre. Jusqu’à la fin la question est de savoir qui manipule qui et jusqu’où cela va finir. Finalement on se rend compte que l’impulsion, à peine préméditée, est la grande gagnante.

Baka !

© Celluloid Dreams
© Celluloid Dreams
Au milieu de cette histoire riche de rebondissements on pourrait en oublier les acteurs. Pourtant si Takeshi Kitano nous prouve qu’il lui reste de la ressource c’est pour donner la réplique à d’autres acteurs fort dans leur rôle. On retrouve Toshiyuki Nishida, Tomokazu Miura, Ryo Kaze et bien d’autres toujours prêt à défendre leur honneur. Cette bande de yakuza et d’escrocs est mise en valeur par une mise en scène toujours très précise agrémentée d’une très bonne bande sonore. On ne ressent pas de limite dans cette production, ni de censure ce qui a pour effet de ne produire aucun dégout. Les décors et les lieux représentent le fantasme nippo-mafieux et les accessoires, que se soit la simple balle de base ball ou la voiture de luxe nous plonge dans le quotidien de la grande famille yakuza.

Aller plus haut

Cette réalisation est la digne suite du premier volet et met très clairement en avant le rôle de la police au Japon en terme de sécurité intérieure et les relations avec les familles de yakuza. Savoir « qui manipule qui » est le crédo du film. Le spectateur jusqu’au bout est mené à la baguette suivant les désirs du réalisateur. Pour son esthétique, sa réalisation et ses acteurs, ce film va plus loin que les codes du cinéma yakuza. C’est une réussite du genre avec une possible suite.


L.M.

BATMAN ARKHAM ORIGINS – Quand le chauve ne souris pas.

cover-batman-arkham-origins-playstation-3-cover-manga.TvTroisième volet de la trilogie Arkham mettant en scène le Chevalier Noir, Origins est aussi une préquelle aux événements narrés dans les 2 premiers opus. On y incarne un Bruce Wayne plus jeune, parcourant les rues sordides de Gotham sous le masque de l’homme chauve-souris depuis seulement deux ans. Malgré tout, celà a suffit à notre héros pour se faire quelques ennemis. Black Mask, le vilain attitré de cet épisode, a mis à pris la tête de notre Justicier et a dépêché huit assassins en cette veille de Noël pour ramener la tête du Batman. La nuit sera longue.

 

 

 

 

 

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Winter is coming !


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C’est donc dans une Gotham City sous la neige que le Chevalier Noir devra échapper à ces tueurs plus ou moins connus. Killer Croc, Deathstroke, Firefly, Copperhead, Deadshot, Bane, Lady Shiva et l’Electrocuteur. Autant d’occasions de croiser le fer pour comprendre le fin mot de l’histoire.

Et à cette occasion, le terrain de jeu s’est agrandi puisque ici c’est tout Gotham que nous aurons l’occasion d’arpenter. Ses ruelles les plus sombres mais surtout ses toits enneigés grâce au grappin. Car avec cet opus, le fan de la saga ne sera pas désorienté. Arkham Origins reprends exactement les mêmes mécaniques que ses aînés. Une recette qui a fait ses preuves depuis 2009 mais qui aurait mérité quelques améliorations.

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Un manque d’originalité…


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Car c’est un peu le problème de cet épisode, il n’a rien d’original. Le système de combat n’a pas évolué d’un iota. On frappe toujours les adversaires avec la touche carré/X, on exécute les parades avec triangle/Y, etc. Le bestiaire non plus n’a pas changé. On trouve les troufions de base, les troufions armés, les troufions en armure. Et même les grosses brutes quasi-indestructibles (équivalent des infectés au Titan des épisodes précédents). On déplorera même quelques bugs de collision et les mêmes problèmes de caméra.
On retrouve également les scènes de furtivité, les mystères d’Enigma, la multitude de quêtes secondaires, de secrets à découvrir et de boss.
Ces combats sont d’ailleurs assez simples. Sans spoiler, un des premiers dans l’aventure consiste en une succession de QTE. Il suffit juste d’être patient. Très bien mis en scène, l’action donne des frissons, mais niveau plaisir de jeu on repassera.

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au service d’un gameplay en béton


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Il y a malgré tout quelques ajouts intéressants. Je pense par exemple aux enquêtes où grâce à la vision de détective, Batman peut reconstituer des scènes de crime en récoltant des indices. Pas très compliquées puisque le joueur est tenu par la main, mais on retrouve là ce qui fait un des charmes du meilleur détective du monde.
On notera également l’apparition des crimes. De temps en temps une annonce radio indiquera qu’un crime a lieu dans les environs. Libre à vous d’y aller ou non. Il ne s’agit ni plus ni moins que de scènes de baston avec une grosse quantité d’ennemis. Le gros avantage d’y participer est que cela gonflera votre jauge d’expérience.
Car qui dit Batman, dit gadgets ultra cools. Et si vous les gagnerez au fur et à mesure que l’histoire avance, les compétences, elles, ne se débloqueront qu’en fonction de l’expérience engrangée. Celle-ci augmente avec les combats menés, les infiltrations réussies et les missions accomplies. Il existe plusieurs rangs, comme dans un beat´em all. Si vous menez un combat sans prendre un seul coup et en variant les techniques, vous ressortirez avec un rang S, si vous vous plantez, vous écoperez d’un C ou pire. Classique encore une fois mais appréciable. On regarde son score et on se motive pour faire mieux la prochaine fois. Cependant en faisant quelques combats, on se retrouve assez rapidement avec sa barre de vie boostée à fond, ça simplifie grandement pour la suite et le jeu n’est vraiment pas difficile.

J’ai peut être été un peu acerbe en écrivant ces lignes, mais ne vous méprenez pas, j’adore Batman Arkham Origins. C’est un bon jeu, un très bon jeu même. A mon sens il mériterait un bon 4/5, voire même un 4,5/5. Mais ce serait fausser la note. Les développeurs ont fait le choix de la sécurité, comptant sur une recette qui a fait ses preuves et je trouve ça dommage. Je suis un fan inconditionnel du Chevalier Noir, j’adore la série des Batman Arkham mais lorsque je joue à Origins, j’ai la désagréable impression de déjà vu. Un joueur novice de la saga adorera mais on lui conseillera plutôt Arkham City le second et meilleur épisode de la série. Un habitué sera peut être moins tolérant. Tant pis, on a toujours une bonne aventure de l’homme chauve-souris à se mettre sous la dent en attendant de voir ce que les prochaines années auront à nous offrir.

Wooshie

 

Grand Theft Auto V – ça braque où ça casse !

GTA-v-cover-manga.tv_1280x800GTA 4, sorti en 2008, avait lancé la saga phare du studio écossais Rockstar sur les consoles « next-gen ». Depuis, les développeurs se sont fait la main sur des titres tels que l’excellent Red Dead Redemption ou le très bon Max Payne 3. C’est donc après 5 ans d’attente, des teasers à nous faire baver et une campagne de pub digne d’une superproduction hollywoodienne que sort GTA 5.
Attendu par les fans de pied ferme, ce GTA n’a pas le droit à l’erreur. Alors, que nous vaut ce nouvel opus? Analyse et mauvaise foi vous attendent à travers les lignes ci-dessous.

On ne va pas faire durer le suspens inutilement. À l’heure où vous lirez ces lignes, des centaines de tests auront fait leur apparition sur la toile. GTA V est une bombe.

L’aventure nous renvoie dans la ville bien connue des fans de GTA San Andreas sorti en 2004. Exit donc Liberty City, le New York virtuel du 4ème opus et place à Los Santos l’équivalent de Los Angeles.
Exit également Niko Bellic puisque ce nouvel épisode nous permets d’incarner non pas un mais trois héros différents ayant chacun leur propre pouvoir.

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A trois c’est mieux !

GTA-v-michael-with-money-rockstargame-manga.tv_1280x800Michael est un ancien braqueur de banque aujourd’hui à la retraite suite à un accord avec le FIB, l’équivalent dans GTA du FBI. Mari trompé par sa femme, père de deux ados insupportables, il sera malgré tout près à faire n’importe quoi pour sa famille. Michael est un pauvre type mais s’avèrera être de plus en plus attachant au fur et à mesure de l’histoire. Il a la capacité de ralentir le temps afin de mieux viser pendant les gunfights. Un bullet-time directement issue de la saga Max Payne.
GTA-v-franklin-with-glock-rockstargame-manga.Tv1280x800Franklin est le plus jeune de la bande, ancien gangsta, il vend des voitures avant de les voler pour son patron peu scrupuleux. Sa rencontre avec Michael changera tout. Bien que le benjamin, Franklin est cependant le plus mature des trois. Il est aussi le meilleur pilote. Tout comme Michael, il peut ralentir le temps mais uniquement lorsqu’il conduit.
GTA-v-trevor-with-van-manga.Tv_1280x800Trevor quant à lui est bien le plus dingue de tous les personnages. Colérique, psychopathe, imprévisible, violent, vulgaire et j’en passe. Il vit dans une vieille baraque en plein désert, roule dans un pick-up boueux insulte à tout va. Bref, vous l’avez compris, on l’adore. En pressant les deux sticks en même temps, Trevor rentre en transe. Un mode berserk qui augmentera les coups infligés et réduira les dégâts reçus.
On regrettera cependant que les pouvoirs ne soient pas plus utiles car à part le bullet-time de Franklin qui aidera grandement à s’en sortir lors d’une course poursuite, ceux des autres ne sont pas franchement nécessaires et l’on peut parfaitement finir le jeu sans en avoir recours.

Le fait d’avoir trois personnages jouables est donc la grosse nouveauté de ce nouveau GTA. Le gameplay reste sensiblement le même que celui de son prédécesseur à quelques différences près. Mais rassurez-vous, un petit tutoriel mettant en scène un braquage de banque vous permettra de prendre la bête en main assez rapidement. On apprendra ainsi à tirer ou conduire avec les gâchettes, se mettre à couvert et bien entendu à switcher entre les personnages en appuyant sur la croix directionnelle de la manette. S’engage alors un effet de transition qui envoie du lourd: la caméra dézoom pour afficher une carte vue du dessus avec un effet de ralenti avant de revenir sur le personnage choisi. Classe bien qu’un peu long (environ une vingtaine de secondes).
Chaque personnage vivant sa vie de son côté, il ne sera pas rare de les retrouver aux quatre coins de la map, vacant à leurs occupations, ce qui pour certains (Trevor…) consistera à décuver en slip dans une ruelle ou s’apprêtant à balancer un biker du haut d’un pont.

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Une progression à l’ancienne…

Mais jouer trois personnages à la fois, ça n’est pas trop? Ne risque-t-on pas d’en incarner qu’un seul?
Et bien non car chaque protagoniste à sa propre histoire, ses propres missions ce qui oblige à alterner régulièrement. On notera à ce titre l’excellente qualité de la bande son et des doublages. De temps en temps, une mission impliquera de jouer avec les trois. Je pense notamment aux braquages mis en avant pendant les campagnes de pub. Au final peu nombreux (pas plus de 4 ou 5), ils ont le mérite d’être très bien mis en scène, chaque mission de braquage nécessitant de faire deux ou trois missions de préparatifs avant de se lancer dans le grand bain. Chaque personnage aura son propre rôle, l’un devra conduire tandis que l’autre sera le soutien aérien et le dernier canardera les vagues d’ennemis en approche. Une simple pression sur ma croix permettra de changer pour l’un ou l’autre des personnages. Un regret cependant, les missions sont de ce fait très scénarisées et on nous indiquera le plus souvent à quel moment switcher. On regrettera également la difficulté peu élevée de ces missions.

GTA-V-conduite-mustang-manga.tvD’ailleurs dans son ensemble, le jeu n’est pas très difficile. Et c’est bien là un des seuls reproches que l’on peut faire au titre. En effet, les missions ne sont pas franchement compliquées et il vous suffit la plupart du temps de bien suivre les indications afin de mener une mission sans encombres. Attention cependant aux anglophobes, les voix sont en anglais et beaucoup de dialogues se font lors des phases de pilotage. Pas évident de regarder la route et de lire les sous-titres en même temps. La difficulté viendra donc plus de la maniabilité des véhicules qu’ autre chose. Les voitures ont la fâcheuse tendance à jouer les savonnettes sur la route ce qui pourra en agacer plus d’un, surtout au début du jeu quand les compétences ne seront pas boostées.

 

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… mais qui apporte son lot de nouveautés

GTA-V-helicopter-manga.tvCar une des autres nouveautés de cette nouvelle itération c’est bien ce système de compétences. Comme dans un jeu de rôle, chaque personnage possède ses propres barres de force, de conduite, de pilotage (pour les avions et les hélicoptères), de tir et bien d’autres. Pour les faire augmenter, rien de plus simple puisqu’il suffit de pratiquer une activité en accord avec la compétence. Par exemple pour augmenter la barre d’apnée, il suffit de nager sous l’eau ou bien pour la barre d’endurance, il suffira de faire courir votre personnage.

Et mieux vaut avoir de bonne jambes pour parcourir la map d’un bout à l’autre. En effet, la ville de Los Santos elle-même ne représente que 20% de la taille globale de la carte, tout le reste est composé de déserts, de forêts, de lacs et de montagnes qui s’étendent à perte de vue. La carte est immense et incroyablement modélisée. Partout autour de vous, vous trouverez de la vie. Ici des gens qui discutent, là des animaux qui jouent, ou bien encore un nuage d’oiseaux qui s’envole à l’approche du joueur. On ne s’ennuie pas une minute et très régulièrement on ne prendra la manette que pour se balader, bien souvent hors des sentiers battus.

De ce fait, outre les véhicules terrestres et maritimes instaurés dans le quatrième épisode, GTA V nous propose enfin de prendre les commandes de véhicules aériens. Hélicoptères et avions sont désormais pilotables pour notre plus grand bonheur. Un peu délicat tant que la compétence pilotage n’est pas assez élevée mais une fois la prise en main faite, c’est un vrai bonheur. On survole toute la carte en zigzaguant entre les montagnes ou en essayant de passer sous les 50 ponts disséminés sur la carte.
Certaines missions mettent en scène ces appareils à la manière d’un blockbuster américain. Un exemple parmi tant d’autres, cette mission où il faudra échapper à des hordes d’ennemi à bord d’un Boeing. Je n’en dis pas plus mais on frôle ici le grand n’importe quoi et on adore. GTA conserve une grande dose d’humour.
Et pour les plus flemmards d’entre vous qui ne voudraient pas perdre leur temps à atterrir, sachez qu’il est dorénavant possible de sauter en parachute, bien plus fun! Quelques missions de parachutage seront même accessible à un moment donné.

Dans le même genre, GTA V propose une multitudes de choses à faire. Entre les missions principales qui vous prendrons une bonne vingtaine d’heures, les missions annexes et les mini-jeux, comptez au moins 50 heures pour finir le jeu à 100%. Il vous sera ainsi possible de jouer au golf, au tennis, participer à du triathlon ou bien encore à des courses de voitures. Vous ne trouverez pas le temps de vous ennuyer.
On note aussi le retour des tatoueurs et des salons de coiffure. Bien entendu il sera toujours possible d’acheter des vêtements afin de varier son look. A ce titre, les développeurs ont voulu que chaque personnage soit fidèle à lui-même. Par exemple, Franklin le gangsta portera souvent des baggys et des t-shirts jusqu’aux genoux. Michael sera abonné aux costards et aux polos élégants tandis que Trevor arborera les jeans délavés et chemises de bûcheron. C’est la même chose pour les barbes et les coupes de cheveux. Pas question pour Michael de porter des dreadlocks ou Trevor une coupe afro.

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A seize, c’est encore mieux

Et si malgré tout ça vous ne trouvez pas votre bonheur, il reste le online. Malgré un lancement chaotique, le mode multijoueur propose une expérience incroyable. Vous commencez par créer votre avatar (qui est disponible dans le solo à travers la roue de sélection des personnages) en choisissant l’apparence de vos grand parents et de vos parents pour influencer votre physique. Cela peut paraître un peu déroutant au début de ne pas choisir directement son apparence mais du coup on se retrouve avec des personnages plus variés. Une fois votre choix fait, vous définissez une journée type afin d’attribuer les points de compétence (par exemple le travail illégal montera votre compétence de tir).
Lorsque votre personnage est prêt, vous pouvez lancer la partie. Après une longue introduction et vous rencontrez Lamar, l’un des amis de Franklin qui  vous expliquera les mécaniques du mode multi. L’histoire du online se déroule quelque temps avant celle du solo afin d’éviter quelques spoils.
Vous êtes sur la carte du monde avec 15 autres joueurs. Vous pouvez vous balader tout simplement, rencontrer vos autres partenaires, faire des alliances pour braquer un marchand ou bien au contraire décider d’exterminer tous les joueurs à votre portée. Ou bien vous pouvez choisir de jouer des missions disséminées aux quatre coins de la map sur des serveurs mondiaux. Il vous est même possible de monter votre crew avec des amis et d’aborder fièrement vos couleurs.
Le online de GTA V est une grande richesse et mériterait un test à lui seul.

Après 5 ans d’attente, on peut dire que Rockstar a mis le paquet pour le nouvel épisode de sa série phare. Des dizaines d’heures de jeu, un solo incroyable, un multi prenant, pas besoin d’en rajouter. Si vous lisez encore ces lignes c’est que vous n’êtes pas sur GTA V. Alors fermez votre ordinateur, prenez la manette et profitez.

Wooshie

[Test] – The Last of Us – On en reste baba !

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© Naughty Dog

Je suis une flipette. La première fois que j’ai fait des cauchemars, c’était après avoir vu Le Bal des Vampires, un film de 1967 réalisé par Roman Polanski… Et c’est une comédie… C’est dire.
Du coup, au lieu d’être plutôt Chucky, Alien ou Vendredi 13, mon truc à moi c’était plutôt Star Wars, Retour vers le Futur et Indiana Jones…
Alors quand j’ai entendu que le studio de développement Naughty Dog, père de l’excellente trilogie Uncharted (honteusement inspirée des histoires d’un célèbre archéologue) se lançait dans un nouveau projet, mon cœur s’est emballé.
Et puis au fil des news, nous faisant découvrir un univers sombre et flippant, hanté par quantité de monstres, mon cœur a commencé a s’arrêter de battre.
Quel dilemme, ce jeu avait l’air terrible. Dans tous les sens du terme.
Les annoncent s’accumulent. Les vidéos font leurs apparitions. Mon cœur tremble.
Et puis le 14 juin 2013, The Last of Us
sort en France.
Les critiques sont élogieuses, le jeu dépasse toutes les attentes. Je prend alors mon courage à deux mains et file chez mon revendeur préféré et rentre chez moi. Le Saint Graal entre les mains.

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© Naughty Dog

L’histoire nous place dans un futur pas si lointain. Un virus a décimé la plupart de la population mondiale, infectant ses hôtes à travers de spores, rendant les infectés fous de rage et extrêmement violents.
Les rares survivants sont cantonnés dans les villes, l’armée veillant à ce que personne ne mette le nez hors des murs.
Joël fait parti de ces survivants et après quelques péripéties, il se voit confier la garde d’Ellie, une adolescente au tempérament bien trempé. Notre héros aura pour mission de ramener la jeune fille auprès d’un groupe de résistants nommé les Lucioles.
S’ensuit alors un long périple à travers les États-Unis, ou du moins ce qu’il en reste.

© Naughty Dog
© Naughty Dog

Pour ceux qui ont joué aux Uncharted, la
progression semblera familière. On alterne en effet régulièrement entre phases d’aventure et phases de combat. Mais attention, ici pas question de se jeter corps et âme dans la mêlée. The Last of Us n’est clairement pas un TPS mais bel et bien un survival horror/action. Les armes et les munitions se font rares, aussi il ne sera pas question de les gâcher. L’artisanat prendra de ce fait une place prépondérante, obligeant le joueur a fouiller l’environnement plutôt que d’avancer en ligne droite. Afin de récupérer divers objets permettant de booster ses armes ou bien encore de fabriquer des grenades fumigènes, des cocktails molotov et autres kits de soin. Car en effet, dans TLoU, la vie ne remonte pas d’elle même comme dans la plupart des titres actuels, il faudra donc faire très attention à sa santé. Il sera bien évidemment possible de booster sa barre de vie en récupérant des matériaux mais Joël reste malgré tout assez fragile. On optera donc le plus souvent
une attitude furtive, préférant se faufiler derrière les ennemis avant de les abattre.

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© Naughty Dog

Dans un gunfight, il sera ainsi possible de se servir d’un garde comme bouclier humain. En fonction de la touche pressée, on pourra choisir d’étrangler ou de poignarder l’adversaire. Chaque solution à son avantage et sa faiblesse. Étrangler un ennemi prend du temps et offre le risque d’être découvert mais en contrepartie n’utilise aucun consommable. A l’inverse, poignarder un garde est immédiat mais détruira un précieux surin. Encore une fois, les matériaux se faisant assez rares, il faudra faire un choix.

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© Naughty Dog

En plus des humains prêts à tout pour en découdre avec nos héros, il faudra compter aussi sur les infectés. Bêtes et méchants, il sont surtout très rapides.
On rencontrera au fil de l’aventure différents types d’infectés. Du simple zombie qui essaiera de nous bouffer à vue, au « claqueur », aveugle mais terriblement mortel, en passant par bien d’autres
monstruosités, il y aura fort à faire.
Heureusement, Joël possède une capacité spéciale. D’une simple pression sur une cachette il peut distinguer les ondes émises par tout être vivant, laissant apparaître leur silhouette. Attention cependant car si l’ennemi devient immobile ou ne fait plus aucun bruit, il sera impossible de le repérer.

La progression dans The Last of Us est donc assez lente, on passera le plus clair de son temps à repérer les ennemis et leur trajectoire afin d’élaborer un plan. A ce titre le game design est très bon et offre en général plusieurs approches.

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© Naughty Dog

Bien sur, ce qui fait aussi la force du titre, c’est la complicité entre nos héros. Ellie est un élément indispensable du gameplay. Par exemple en s’approchant d’un mur, les deux protagonistes se feront la courte échelle afin d’accéder aux plateformes inaccessibles en temps normal pour une personne seule. Ou bien elle se faufilera dans les conduits afin d’ouvrir
une porte de l’autre côté. Mais attention à ne pas la laisser seule trop longtemps car si Ellie vient à mourir, c’est le game over assuré.
Mais n’allez cependant pas croire que la jeune fille est un poids, bien au contraire. Ellie est rarement dans nos pâtes en combat, elle aura même le luxe de fournir de temps en temps des kits de soin ou des munitions lorsque Joël se retrouve dans une situation délicate.
De plus sa jeunesse et son caractère en font un personnage charismatique. Exaspérante au début du jeu, Ellie gagnera en maturité au fil de l’aventure lorsque qu’elle découvrira un pays dévasté où la nature reprend ses droits, essayant par la même de comprendre ce monde qu’elle n’a jamais connu autrement, ce qui donnera lieu à des discussions entre nos deux héros. Discussions facultatives puisque que le joueur à le choix de les lancer d’une simple pression sur triangle. Je ne saurais en revanche que trop vous conseiller d’écouter ces conversations tant elles s’intègrent parfaitement au jeu.

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© Naughty Dog

Car en effet, ce qui fait le charme de The Last of Us, c’est bien son univers Sombre, cruel mais aussi beau et rafraîchissant. Le jeu est magnifique, il exploite à merveille les capacités de la PS3 et il s’agit sans nul doute d’un des plus beaux jeux de la console.
Alors certes, TLoU n’est pas parfait, on regrettera par exemple un pathfinding un peu susceptible. Il n’est en effet pas rare de se retrouver bloqué devant une porte tandis qu’Ellie nous fait un brin de causette. Un peu dérangeant en plein combat. L’histoire aussi est excellente même si la fin est un peu prévisible et laisse une porte ouverte pour une éventuelle suite.

Mais si je pinaille c’est surtout pour essayer de trouver des défauts à ce titre, et j’ai beau chercher, ils se font rares et le peu qui me viennent à l’esprit sont immédiatement balayés par un gameplay maitrisé, une histoire qui nous scotche à l’écran, une ambiance qui
prends aux tripes…
The Last of Us est clairement un des meilleurs jeux de cette fin d’année 2013 et si vous possédez une PS3, lancez-vous, vous ne le regretterez pas.

La preuve, moi, flipette, j’ai adoré.

Wooshie

La dernière série avant la fin du Monde

Le monde des web séries va s’ébranler avec cette toute nouvelle production venant tout droit de l’espace !

Crée par l’un des fondateurs du Dernier Bar avant la fin du Monde, Cyril Grillon et par Damien Maric, bien connu pour ces exploits avec son studio WIP Studio (Bref, palma show…). Cette nouvelle série va changer les codes de la web série en la mettant sur une autre planète.

Vendredi 30 Novembre avait eu lieu la conférence de presse de la Dernière série avant la fin du monde. Le premier épisode, un making off et une rencontre avec les producteurs et acteurs étaient au programme.

C’est sous une atmosphère détendue que Cyril Grillon nous expose le pitch de cette série : « C’est l’aventure exceptionnelle de 3 geeks passionnés de nouvelle technologie, de jeux et de série télé. Ils ont 7 épisodes pour sauver le monde de l’apocalypse« .  On adhère déjà !

Après la projection des teasers, la premier épisode arrive. La surprise est totale, l’épisode est très drôle et surtout extrêmement bien fait. Les moyens techniques mis en œuvre sont incomparables pour une web série. C’est digne d’une super production. L’image est nickel, la qualité touche à celle du cinéma. C’est juste impressionnant. Les normes de la série web sont explosées.

Les comédiens sont touchants et bons, ils campent leur personnage avec une très bonne énergie. Mais ce que dégage l’épisode, c’est un souffle nouveau, les geeks ou passionnés découvriront avec joie les multi-références dont un épisode est composé. Dixit Cyril : « Pour le premier épisodes, il y a au moins 37 références !« , le tout est condensé en 5 minutes, trop court, mais trop bon.

Mais ce qui est de plus fou par rapport à cette fiction, c’est que l’idée ait germé dans la tête de Cyril Grillon et Damien Maric en juillet dernier, et depuis tout s’est mis en œuvre. La production, au total, des épisodes s’est fait en 3 mois et le tournage des épisodes en 6 jours ! On pourrait croire que cela est néfaste à la qualité, mais que nenni : le résultat est bluffant !

En ne spoilant aucun autre détail sur la série, il faut savoir qu’elle comprendra 7 épisodes de 5 minutes chacun où nos héros mettront tout leur énergie à sauver le monde grâce à leur ingéniosité débordante et à leur bastion qui est le dernier rempart avant la fin du monde : Le dernier bar avant la fin du monde.

Deux épisodes seront diffusés par semaine, les 3, 6, 10, 13, 17, 20 et le 21 décembre (les dates ne sont pas choisies au hasard bien sur… comprenne qui voudra) à 17h42 au Dernier Bar avant la fin du monde et à 18h sur le site de Golden Moustache.

Suivez les aventures de Bernard Mac Flan, Laverne Carnby et Hoagie Marston, les héros de cette web série d’un nouveau genre.




Pour tout ceux qui écrivent ou ont des idées de réalisation de web série, la barre est placée ! Le challenge est de taille. Acceptez-vous le défi ?!

 

Des enfants loups à ne manquer sous aucun pretexte

Les enfants loups, Ame et Yuki

Mamoru Hosoda était de passage à Paris fin juin pour l’avant première mondiale de son film : Les Enfants Loup, Ame et Yuki. Après une séance de dédicace au Dernier Bar avant la Fin du Monde, le réalisateur rencontra ses fans lors d’une rencontre à la suite de la projection de son chef d’oeuvre.

Mamoru Hosoda est connu en France pour ses films déjà très remarqués : La traversée du temps et Summers Wars.

C’est donc deux ans après son dernier long métrage que le réalisateur déjà décrit comme le futur Roi de l’animation japonaisedigne successeur d’Hayao Miyazaki– nous revient avec son studio nouvellement crée : Le studio Chizu.

Les Enfants Loups, Ame et Yuki est tout simplement un petit bijou d’animation bourré d’humour et d’émotion qui ravira tous les fans du genre et voir même les néophytes.

Le film sortira en France, un mois après sa sortie au Japon, le 29 aout 2012, distribué par Eurozoom et Kazé.

L’histoire

Hana et ses deux enfants, Ame et Yuki, vivent discrètement dans un coin tranquille de la ville.
Leur vie est est simple et joyeuse, mais ils cachent un secret : leur père est un homme-loup.
Quand celui-ci disparaît brutalement, Hana décide de quitter la ville pour élever ses enfants à l’abri des regards.
Ils emménagent dans un village proche d’une forêt luxuriante…


Le nouveau film de Mamoru Hosoda en… par kazetv

Manga.tv était présent pour cet évènement et vous livre son petit reportage ainsi qu’un micro trottoir pour prendre l’avis unanime des spectateurs à la sortie de la séance.

Bien évidemment, ce film est à manquer sous aucun pretexte.

Pour ceux qui veulent découvrir un peu plus l’univers de Mamoru Hosoda ainsi que son dernier film, la Galerie Arludik propose jusqu’au 27 juillet une exposition sur l’art du film.

Pour résumer : On aime Les enfants Loups, Ame et Yuki !

Les enfants loups, Ame et Yuki

Le visiocasque de Sony ou la télé dans tes yeux.

Hier soir avait lieu l’avant-première du Visiocasque de Sony appelé Cinéma.39

Je vous raconte pas le monde qu’il y avait (et oui, qui dit soirée événement Sony, dit champagne et petits fours, donc les journalistes et blogueurs en tout genre viennent faire leur pique-assiettes, moi la première ^^). Bref le Sony store de l’avenue Georges V est super grand (3 étages) et hyper moderne (bien sûr). Il y avait un stand spécial pour faire des photos de nous avec le visiocasque et tenter de le gagner grâce aux votes sur Facebook (opération de com’ tout à fait originale ^^) et puis une petite salle ciné au fond avec des sièges moelleux et des casques et manettes de PS3 pour tester le visiocasque aussi bien pour la télé que pour le jeu vidéo.

Perso j’ai testé le jeu Kill zone et je n’ai pas du tout été convaincue par le casque… Super lourd, il m’écrasait le nez comme pas permis, m’a donné chaud en moins de 10 min et la vision est franchement pas terrible car on voit sous le casque (ça va être modifié apparemment selon les vendeurs présents). Bref niveau confort on repassera ! J’avoue qu’avec le monde qu’il y avait j’ai du me dépêcher de tester le joujou et je n’ai pas vu qu’il fallait modifier la vision du casque donc je voyais pas tr§s net (surement la personne avant moi avait des lunettes ^^). Bref une expérience peu satisfaisante pour moi mais je vous conseille d’aller le tester vous même pour vous faire votre propre opinion. Et oui, les 10 prochains jours vous pourrez tester ce petit bijou de technologie au Sony Store de Paris (adresse ci-dessous).

Ichi et Boudou qui était avec moi pour cet événement ont de leur côté bien aimé le côté immersif pour le jeu vidéo mais un peu moins le côté 3D inexistant du visiocasque (apparemment ils avaient « This is it » qui tournait dans le visiocasque et une partie est en 3D sauf que ça fonctionnait pas dans le casque… bref une grande réussite ^^). Mais je laisse la parole à Ichi qui saura mieux vous exposer son ressenti 😉

[Edit Ichi] Tout en appréciant les petits-fours et pop-corn pour l’occasion, il est vrai que dans l’ensemble nous avons passé un très bon moment. Comme nous sommes arrivés un peu en avance, nous avons pu tester sans trop faire la queue le visiocasque.

Il faut savoir que pour l’instant, d’après ce qu’on  nous a dit, ce ne sont que des prototypes. Ma tête étant petite (et oui !), celui-ci n’était pas du tout adapté pour moi, même après les réglages imposés, le visiocasque reposait limite sur mon petit nez !

Le test de jeu vidéo fut assez concluant pour moi. Après avoir passé des plombes à régler le casque (petite tête oblige) et ayant oublié mes lunettes dans le vestiaire, il fallait que je règle le casque à ma vue. Pour l’anecdote, on se croirait chez l’ophtalmo à régler les lentilles des lunettes ! – Bref – Premier test : Killzone 3 – Assez sympathique, le coté immersif est bien présent, nous avons l’impression d’être dans le jeu vidéo en train de tuer tout le monde, on regretterait presque de ne pas avoir de système comme Kinect pour être encore plus dans le jeu vidéo !

Deuxième test : Un jeu de voiture, je ne me souviens plus du nom ! Mais sensiblement la même chose, on est dedans. Les décors et les cascades nous sautent aux yeux. L’impression est comme pour la 3Ds, la 3D ne ressort pas, c’est nous qui rentrons dedans.

Pour le test du film, n’étant pas un très grand adepte de la 3D au cinéma, je suis dubitatif sur le sujet. J’ai eu droit à « This is it« – le documentaire n’étant pas tout en 3D, le test du casque était donc biaisé ! Par contre l’ambiance était là, le son sorti du prototype était clair et limpide c’est comme-ci on avait un home-cinéma dans nos oreilles. Après pour ce qui est du film… Arrivé à la partie 3D du documentaire, je n’ai pas trouvé çà époustouflant. Certes la 3D est là, mais pour moi aucun film n’a fait ses preuves pour la 3D donc le résultat est le même qu’au cinéma : Médiocre et sans intérêt pour l’instant.

Le concept est intéressant pour le jeu vidéo qui est techniquement plus poussé que le cinéma, mais lorsqu’un vrai film en 3D sortira, je voudrais bien tester le visiocasque avec !

Autre petite remarque : On se sent bête avec le visiocasque ! Nous étions assis dans nos fauteuils chacun avec son appareil, mais je n’étais pas à l’aise pour autant. Le fait que la vue ne soit pas complètement « hermétique » et qu’on peut voir ses jambes perturbent complètement la vision.

Et je ne peux que penser, en voyant la photo ci-dessous, que les soirées télés ne seront pas autant conviviales qu’avant avec le visiocasque… [Edit Ichi]

Les photos d’Ichi :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Toutes les infos sur le Cinéma.39 :

  

 

 

 

 

 

 

 Cinéma.39 : une expérience unique à vivre au Sony Store Paris du 15 au 25 novembre 2011

  • Novembre 2011 marque l’arrivée sur le marché français du premier visiocasque 3D créé par Sony. A cette occasion, le Sony Store, Paris se transforme en cinéma 3D éphémère, le premier du genre sous le nom de Cinéma.39
  • Le nouveau visage du Sony store Paris :
    Pour lancer cette nouveauté inédite, Sony invite tous les curieux et amateurs de sensations à venir faire l’expérience du visiocasque 3D en exclusivité dans sa boutique avenue George V, entièrement habillée aux couleurs futuristes de l’événement.
  • 10 jours pour venir découvrir ce produit incroyable à travers des démonstrations de jeux vidéos et d’extraits de films en 2D et 3D !
  • Pour garder trace de son passage dans ce cinéma hors norme, chacun pourra se faire prendre en photo et ainsi retrouver son visage du futur sur la page Facebook du Sony Store Paris. Cette photo permettra également de participer au jeu concours afin de tenter de gagner un visiocasque.

 

Sony Store Paris
39, avenue George V
75008 Paris

 

Source : Le public système (agence presse de Sony)

-Samgamgi-

La Minute Manga avec Ankama

Comme on vous l’avait annoncé précédemment, Ankama en partenariat avec Manga-News lance « La Minute Manga« . Pendant une minute découvrez un manga.
Le premier « épisode » porte sur Bakuman, des créateurs de Death Note et d’Hikaru No Go : Takeshi Obata et  Tsugumi Ōba !

Tous les jours à 12h, deux fans vous livrent leur vision des mangas dans ce programme court.

Vous pourrez retrouver :

Le lundi et le jeudi : un manga d’actu

Le mardi : un manga classique

Le mercredi : une leçon sur une expression japonaise

Le vendredi : toutes les news incontournables de l’univers manga

Et le samedi : l’intégrale de la semaine !

Le Joueur du Grenier dépoussière nos vieux animés

Le Joueur du Grenier qui a pour habitude de faire d’excellentes critiques d’anciens jeux vidéos, nous fait l’honneur de faire une vidéo spéciale dessin animé.

Il retrace la plupart des dessins animés qui ont bercés nôtre enfance -pour les plus jeunes on va vous paraître bien vieux tout d’un coup !- comme Jeanne et Serge, Olive et Tom, Denver, Saint Seya (Les chevaliers du Zodiaque)… Critique nos émissions préférées : Dorothée, les Minikeums et j’en passe et des meilleurs. En passant, il décapite les sitcoms qu’on ne pouvait pas s’empêcher de regarder : Hélène est les garçons, Premier baiser

Pour les animés les plus récents, il critique aussi Beyblade et Yu-gi Oh !

Merci à toi Joueur du Grenier pour la musculation des zygomatiques et pour cette remontée dans le temps !

Soufflez un bon coup et passez un coup de polish sur votre jeunesse !

Merci à Gerald pour me l’avoir fait découvrir.

K- ON! – Quand la Jpop est animée.

Réalisé par Shoko Yamada. Japon. 2010. Film d’animation.

K-ON! est à la base un manga en « quatre cases » écrit et illustré par Kakifly. L’adaptation en série animée a été réalisée par Shoko Yamada et produite par Kyoto Animation.

Yui est une ado un peu fofolle et maladroite qui rentre tout juste au lycée. Comme c’est le cas au Japon, les clubs (de sport, d’échec, d’audio-visuel, de chorale…) essaient de recruter les nouveaux arrivants. Mais Yui est un peu à l’ouest et ne sait pas quel club rejoindre. Parallèlement à cela, Ritsu, Mio et Tsumugi sont les dernières survivantes du club de musique et elles doivent trouver un quatrième membre sous peine de voir le club fermé. Yui finit par les rejoindre un peu par hasard et se voit contrainte à apprendre à jouer de la guitare, même si en l’occurrence, on les verra plus souvent en train de boire le thé qu’avec des instruments à la main.

On est spectateur de la genèse d’un petit groupe de lycée et cela rappelle plein de choses (qui n’a pas voulu avoir un groupe de rock à 16 ans ?). Mais le but de la série n’est pas vraiment de mettre le rock au premier plan. La musique est juste une toile de fond pour raconter la vie de quatre petites nanas rigolotes. C’est con, on aurait bien aimé trouver un successeur à Beck (en manga, puisque l’animé de Beck ne comporte qu’une saison). L’humour et le style de K-ON! sont assez spéciaux. Certains vont s’ennuyer grave en regardant la série, d’autres aimeront la légèreté scénaristique et apprécieront les délires des héroïnes kawaii.

En fait, la série est assez proche d’Azumanga Daioh que ce soit dans l’humour, le caractère des personnages, les situations ou le style graphique. D’ailleurs, en format manga (en BD donc…), le coté un peu foufou superficiel passe beaucoup mieux grâce à un format de strip en 4 cases. Les personnages sont attachants et marrants, les gags basés sur l’absurde sont assez efficaces.

Je ne conseille donc le coffret DVD qu’aux fans de mangas (genre Azumanga Daioh) et aux adolescentes. Par contre en BD, c’est assez cool et même si cela ne révolutionne rien, cela se lit de manière légère et plaisante. En plus, l’édition est d’assez bonne qualité et dans un grand format avec quelques pages couleur pour un prix raisonnable.

Didier Richard via Froggy delight


K-ON – Disponible en DVD Collector par kazetv

DragonBall Evolution : Le retour !

Vous vous souvenez qu’il y a maintenant un an… (déjà!) que Dragonball évolution à … comment dire… laissé une marque (un)dé(lé)bile sur nos écrans.

Rappelez vous ce que j’avais marqué il y a un an de cela

et là un ami m’a envoyé ce lien : http://nioutaik.free.fr/42html/42/index.php?n=1984&p=29.
Du pur bonheur … C’est tellement criant de vérité que je voulais le partager avec vous.
Le film se fait démonter, il n’y a pas d’autres termes, après je vous laisse à votre appréciation pour le qualifier !

Enjoy it !

Ichi

Numéro 9 – de Shane Acker produit par Tim Burton et Timur Bekmambetov (Day Watch…) en autres!

On sort encore un peu du lot manga, mais on reste dans l’animation, pour vous parler d’un long métrage animé appelé NUMERO 9 réalisé par Shane Acker et produit par Tim Burton et Timur Bekmambetov (Day Watch, Night Watch, Wanted…) Il sortira dans les salles obscures le 19 Aout 2009

Synopsis :

Dans un futur proche, la Terre a été ravagée par une grande guerre entre les hommes et les puissantes machines qu’ils avaient crées. Sachant l’humanité condamnée, un scientifique créé 9 petites créatures, fragiles et sans défense à partir d’objets divers ramassés dans les décombres. Incapables de s’opposer aux machines, ils ont formé une petite communauté survivant au jour le jour dans les décombres. Mais le dernier né de cette famille, le Numéro 9 a une mission. Il détient en lui la clé de leur survie et devra convaincre ses camarades de quitter leur refuge de fortune pour s’aventurer au coeur du royaume des machines. Ce qu’ils vont découvrir en chemin représente peut-être le dernier espoir de l’Humanité.

Nous sommes aller le voir en projection presse, donc voici nos avis :
L’avis de Fabien :
En un mot, « ouaaaaaaah ». Un film d’animation de toute beauté
Le scénario est bien ficelé, nous entraînant dans un monde post-apocalyptique, l’origine étant : les machines créées par l’homme se sont retourner contre lui et anéantit l’humanité.
L’humanité va se retrouver dans 9 poupées qui survivent tant bien que mal. Jusqu’au moment où 9 réveille une machine, et l’enfer reprend.
On s’en prend pleins les yeux, avec une animation soignée et des personnages amusants (comme les jumeaux^^). On se laisse prendre par les mouvements de caméra lors des courses-poursuites qui nous donnent de belles scènes d’action.
Là où le film a fait fort, c’est sur le peu de dialogues des poupées. On a les infos qu’il nous faut, pas de surenchères inutiles cassant le rythme de l’histoire avec de longues explications. Tout est subtilement dosé pour ne pas décrocher du film.
A tout cela une bande son irréprochable, accompagnée par les magnifiques musiques de Danny Elfman et de Deborah Lurie
Point négatif, un manque d’imagination lors des vidéos pré-apocalyptique, concernant l’armée, responsable des machines, dirigée par un « chancelier », avec un drapeau à fond rouge, avec un symbole noir sur fond blanc au centre
Résultat des courses, « 9 » finira dans ma DVDthèque à sa sortie. Et quand on sait que tout est parti d’un court-métrage de fin d’études, c’est vraiment brillant comme parcours !

Le mien arrive bientôt ! 😀

Ichi

Sword of the Stranger

Sword of The Stranger
Sword of The Stranger

Aujourd’hui sort SWORD OF THE STRANGER, par Masahiro Ando, qui a travaillé sur COWBOY BEBOP LE FILM et FULLMETAL ALCHEMIST (Studio Bones) édité et distribué par BEEZ en france, et
L’histoire : Le récit de Sword of the Stranger se déroule dans le Japon de l’ère « Sengoku »,
en pleine période de guerres civiles.
Un rônin sans nom sauve un jeune orphelin, Kotarô, et son chien Tobimaru,
lors d’un incendie. Pendant ce temps, une mystérieuse milice venue de Chine
recherche Kotarô dans le but de l’utiliser pour accomplir un rituel occulte procurant
la vie éternelle. Parmi eux se trouve Luo-Lang, un bretteur émérite assoiffé
de combats aux ordres du seigneur de guerre Bai-Luan.
Kotarô engage alors le rônin sans nom comme garde du corps en échange
d’une pierre précieuse qu’un moine lui a donné, et ils décident de faire route ensemble.
À partir de cet instant, leurs destins vont être inexorablement liés. Débute alors
une émouvante histoire d’amitié entre deux individus ayant connu de nombreuses
tragédies dans leurs vies personnelles : un samouraï sans maître et sans nom
qui a juré de ne jamais retoucher à un sabre, et un jeune garçon qui a perdu ses parents.

La sortie s’effectuera dans un nombre de salles réduit et sur 5 copies, mais ces copies tourneront ensuite dans toute la France pour vous permettre de voir le film près de chez vous. Nous espérons ainsi que vous vous déplacerez nombreux !

Pour finir, voilà les 5 salles qui projetteront le film la première semaine, du 27 mai au 2 juin:
Le Publicis, 75008 PARIS
Le Cinéma des Cinéastes, 75017 PARIS
La salle Némo du CIBDI, 16000 ANGOULÊME
Le Cinéma Le Navire, 26000 VALENCE
Le Ciné-TNB, 35000 RENNES

Vous pouvez voir quelques images ici :

Ichi

Ps: Mon avis : Ce film est excellent! Bon le scénario ne casse pas des briques mais ça passe comme une lettre à la poste. L’animation est très fluide. L’utilisation de la 3D n’est que peu présente et quand on se dit que tout est fait en 2D et en dessin, on se demande combien de temps ils ont passé pour rentre l’animation aussi fluide…!
Les sentiments des personnages sont véridiques, on dirait des vrais personnes en chair et en os. Ce n’est pas comme dans certains animés ou tout est surjoué. On croirait des vrais humains. On s’attache facilement aux protagonistes et leur coté réel y aide fortement.
C’est un animé à ne pas manquer. Il est assez sanglant, mais c’est un shambarra, donc c’est normal! Et puis on passe un très bon moment.
En tout cas, moi je m’en lasse pas!

Bientôt l’interview du réalisateur!