BD, manga, animation et jeux vidéos : faux amis ou vrais cousins ? [Confèrence Livre Paris 2018]

Chaque média a son propre potentiel et son propre marché, mais depuis quelques années les frontières se brouillent entre la bande dessinée, le manga, le cinéma d’animation et le jeu vidéo.

Chacun empruntant des codes les uns aux autres, comment construit on une narration pour chacun des supports ?

Y’a t’il des clés de compréhension pour chacun des sujets ?

C’est le sujet de cette conférence avec Guillaume Dorison, scénariste sur Versus Fighting Story (Glénat) et Assassin’s creed (Les deux royaumes), Erwan Le Breton, editorial manager chez Ubisoft et Laurent Valiere, auteur de Cinéma d’animation, la french touch (Arte/La Martiniere).

 

Oblivion Song, l’événement Kirkman, on parle un peu de comics !

Pour une fois, on déroge un peu à notre règle pour parler de Comics sur Manga.tv.
Mais c’est pour mieux vous parler d’Oblivion Song (Delcourt), scénarisé par le génial Robert Kirkman (Walking Dead) et au dessin Lorenzo De Felici (Infinity 8)

La particularité de ce comics est avant tout éditorial.

En effet, celui-ci paraît en comics intégral bien avant le marché américain qui lui ne se contente que du premier « issue » (chapitre). C’est une première !
D’habitude, il faut attendre la parution de tous les chapitres avant d’avoir un album relié, mais pour une fois, nous sommes en avance !
Outre le fait qu’au scénario nous avons un génie de l’écriture qui a mené sa barque sur de grands titres comme Walking Dead etc…, le dessin est à couper le souffle.

L’histoire

Il y a dix ans, 300 000 habitants de Philadelphie ont soudainement disparus, happés vers une autre dimension. Ils tentent d’y survivre face à des monstres gigantesques. Le gouvernement a abandonné les recherches. Nathan Cole, lui, poursuit pourtant les missions de sauvetaget afin de ramener les survivants… Mais sont-ils vraiment tous prêts à revenir ? Et que cherche en réalité Nathan ?

Le comics SF est une sorte de storyboard coloré, il reprend les codes cinématographique du genre SF et les transposes dans l’univers de la bande dessinée, les cases sans bulles donnent de la respiration ainsi qu’un suspens insoutenable.

Les monstres et les personnages ont une intensité folle, Kirkman se donne à cœur joie de dépeindre les sentiments et les relations entre les personnages et De Felici les intensifie avec son dessin d’une maitrise quasi parfaite.

Au Livre Paris, nous avions modéré la conférence avec Lorenzo De Felici (Dessinateur d’Oblivion Song) et Thierry Mornet, son éditeur, en compagnie de Philippe Peter, talentueux journaliste au Parisien.

On vous laisse la découvrir.