[Test] – The Last of Us – On en reste baba !

[Test] – The Last of Us – On en reste baba !
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© Naughty Dog

Je suis une flipette. La première fois que j’ai fait des cauchemars, c’était après avoir vu Le Bal des Vampires, un film de 1967 réalisé par Roman Polanski… Et c’est une comédie… C’est dire.
Du coup, au lieu d’être plutôt Chucky, Alien ou Vendredi 13, mon truc à moi c’était plutôt Star Wars, Retour vers le Futur et Indiana Jones…
Alors quand j’ai entendu que le studio de développement Naughty Dog, père de l’excellente trilogie Uncharted (honteusement inspirée des histoires d’un célèbre archéologue) se lançait dans un nouveau projet, mon cœur s’est emballé.
Et puis au fil des news, nous faisant découvrir un univers sombre et flippant, hanté par quantité de monstres, mon cœur a commencé a s’arrêter de battre.
Quel dilemme, ce jeu avait l’air terrible. Dans tous les sens du terme.
Les annoncent s’accumulent. Les vidéos font leurs apparitions. Mon cœur tremble.
Et puis le 14 juin 2013, The Last of Us
sort en France.
Les critiques sont élogieuses, le jeu dépasse toutes les attentes. Je prend alors mon courage à deux mains et file chez mon revendeur préféré et rentre chez moi. Le Saint Graal entre les mains.

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© Naughty Dog

L’histoire nous place dans un futur pas si lointain. Un virus a décimé la plupart de la population mondiale, infectant ses hôtes à travers de spores, rendant les infectés fous de rage et extrêmement violents.
Les rares survivants sont cantonnés dans les villes, l’armée veillant à ce que personne ne mette le nez hors des murs.
Joël fait parti de ces survivants et après quelques péripéties, il se voit confier la garde d’Ellie, une adolescente au tempérament bien trempé. Notre héros aura pour mission de ramener la jeune fille auprès d’un groupe de résistants nommé les Lucioles.
S’ensuit alors un long périple à travers les États-Unis, ou du moins ce qu’il en reste.

© Naughty Dog

© Naughty Dog

Pour ceux qui ont joué aux Uncharted, la
progression semblera familière. On alterne en effet régulièrement entre phases d’aventure et phases de combat. Mais attention, ici pas question de se jeter corps et âme dans la mêlée. The Last of Us n’est clairement pas un TPS mais bel et bien un survival horror/action. Les armes et les munitions se font rares, aussi il ne sera pas question de les gâcher. L’artisanat prendra de ce fait une place prépondérante, obligeant le joueur a fouiller l’environnement plutôt que d’avancer en ligne droite. Afin de récupérer divers objets permettant de booster ses armes ou bien encore de fabriquer des grenades fumigènes, des cocktails molotov et autres kits de soin. Car en effet, dans TLoU, la vie ne remonte pas d’elle même comme dans la plupart des titres actuels, il faudra donc faire très attention à sa santé. Il sera bien évidemment possible de booster sa barre de vie en récupérant des matériaux mais Joël reste malgré tout assez fragile. On optera donc le plus souvent
une attitude furtive, préférant se faufiler derrière les ennemis avant de les abattre.

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© Naughty Dog

Dans un gunfight, il sera ainsi possible de se servir d’un garde comme bouclier humain. En fonction de la touche pressée, on pourra choisir d’étrangler ou de poignarder l’adversaire. Chaque solution à son avantage et sa faiblesse. Étrangler un ennemi prend du temps et offre le risque d’être découvert mais en contrepartie n’utilise aucun consommable. A l’inverse, poignarder un garde est immédiat mais détruira un précieux surin. Encore une fois, les matériaux se faisant assez rares, il faudra faire un choix.

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© Naughty Dog

En plus des humains prêts à tout pour en découdre avec nos héros, il faudra compter aussi sur les infectés. Bêtes et méchants, il sont surtout très rapides.
On rencontrera au fil de l’aventure différents types d’infectés. Du simple zombie qui essaiera de nous bouffer à vue, au « claqueur », aveugle mais terriblement mortel, en passant par bien d’autres
monstruosités, il y aura fort à faire.
Heureusement, Joël possède une capacité spéciale. D’une simple pression sur une cachette il peut distinguer les ondes émises par tout être vivant, laissant apparaître leur silhouette. Attention cependant car si l’ennemi devient immobile ou ne fait plus aucun bruit, il sera impossible de le repérer.

La progression dans The Last of Us est donc assez lente, on passera le plus clair de son temps à repérer les ennemis et leur trajectoire afin d’élaborer un plan. A ce titre le game design est très bon et offre en général plusieurs approches.

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© Naughty Dog

Bien sur, ce qui fait aussi la force du titre, c’est la complicité entre nos héros. Ellie est un élément indispensable du gameplay. Par exemple en s’approchant d’un mur, les deux protagonistes se feront la courte échelle afin d’accéder aux plateformes inaccessibles en temps normal pour une personne seule. Ou bien elle se faufilera dans les conduits afin d’ouvrir
une porte de l’autre côté. Mais attention à ne pas la laisser seule trop longtemps car si Ellie vient à mourir, c’est le game over assuré.
Mais n’allez cependant pas croire que la jeune fille est un poids, bien au contraire. Ellie est rarement dans nos pâtes en combat, elle aura même le luxe de fournir de temps en temps des kits de soin ou des munitions lorsque Joël se retrouve dans une situation délicate.
De plus sa jeunesse et son caractère en font un personnage charismatique. Exaspérante au début du jeu, Ellie gagnera en maturité au fil de l’aventure lorsque qu’elle découvrira un pays dévasté où la nature reprend ses droits, essayant par la même de comprendre ce monde qu’elle n’a jamais connu autrement, ce qui donnera lieu à des discussions entre nos deux héros. Discussions facultatives puisque que le joueur à le choix de les lancer d’une simple pression sur triangle. Je ne saurais en revanche que trop vous conseiller d’écouter ces conversations tant elles s’intègrent parfaitement au jeu.

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© Naughty Dog

Car en effet, ce qui fait le charme de The Last of Us, c’est bien son univers Sombre, cruel mais aussi beau et rafraîchissant. Le jeu est magnifique, il exploite à merveille les capacités de la PS3 et il s’agit sans nul doute d’un des plus beaux jeux de la console.
Alors certes, TLoU n’est pas parfait, on regrettera par exemple un pathfinding un peu susceptible. Il n’est en effet pas rare de se retrouver bloqué devant une porte tandis qu’Ellie nous fait un brin de causette. Un peu dérangeant en plein combat. L’histoire aussi est excellente même si la fin est un peu prévisible et laisse une porte ouverte pour une éventuelle suite.

Mais si je pinaille c’est surtout pour essayer de trouver des défauts à ce titre, et j’ai beau chercher, ils se font rares et le peu qui me viennent à l’esprit sont immédiatement balayés par un gameplay maitrisé, une histoire qui nous scotche à l’écran, une ambiance qui
prends aux tripes…
The Last of Us est clairement un des meilleurs jeux de cette fin d’année 2013 et si vous possédez une PS3, lancez-vous, vous ne le regretterez pas.

La preuve, moi, flipette, j’ai adoré.

Wooshie

Authored by: Wooshie

Boulet, mais surtout gamer depuis ma plus tendre enfance, j'ai été élevé à coup de claviers et de manettes. Du STR à l'ancienne (raaaah Dune 2) jusqu'aux derniers shooters AAA en passant par les monstres du MEUPORG, je touche à tous les styles sans honte et sans vergogne et vous livre mes impressions pour votre plus grand plaisir. Ah et j'aime martyriser Ichi. C'est fun et gratuit. Enjoy !

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