Le test de Wooshie – ASSASSIN’S CREED : SYNDICATE, le crime ne paie pas toujours

Le test de Wooshie – ASSASSIN’S CREED : SYNDICATE, le crime ne paie pas toujours

Avant de commencer à lire ce test, je voudrais mettre les choses au point.

Je suis un fan de la première heure de la saga Assassin’s Creed. Découvert en 2007 avec le premier opus, j’ai depuis, acheté chacun des épisodes, attendant patiemment l’année suivante de pouvoir mettre les mains sur la dernière itération.

Mais années après années, la série a baissé en qualité, au point de sortir en 2014 Assassin’s Creed Unity. Si la version que j’avais pu tester à l’époque à la Paris Games Week m’avait séduite, une fois le jeu sorti, cela avait été la déception. Des bugs à tout va, peu innovant, une IA catastrophique, le jeu m’avait filé une sacrée claque, et une mauvaise.

Assassin's Creed® SyndicateLes assassinats depuis une botte de foin, un classique de la série

Revanchard, Assassin’S Creed : Syndicate a été le premier épisode de la saga auquel je n’ai pas souhaité jouer à sa sortie.

Profitant donc d’une promo sur le PS Store, je me suis donc lancé dans cette aventure prenant place au XIXe siècle.

Car autant la période évoquée lors d’Unity, à savoir la Révolution française, ne me parlait pas plus que ça (ce qui a probablement influencé mon jugement sur le titre, je vous l’accorde), autant, l’époque de l’Angleterre victorienne m’a toujours séduite.

SORTEZ COUVERTS

Assassin's Creed® Syndicate_20161016111802Bienvenue à Londres, son architecture, sa nourriture et son beau temps

L’histoire prend place dans le Londres de 1868. Le joueur incarne Jacob et Evie Fryes, deux jeunes assassins, ayant pour objectif de libérer la capitale de l’Empire britannique des mains des Templiers. Ils se rendront vite compte que tout n’est pas si simple et chaque choix peut avoir de lourdes conséquences.

Première nouveauté donc, puisqu’on nous propose ici d’incarner non pas un mais deux assassins, interchangeables à tout moment en passant par le menu du jeu.

Evie, la sœur, aura pour objectif tout au long de l’histoire de récupérer un fragment d’Eden (un artefact, pour les non-initiés de la série). Elle est présentée comme la plus réfléchie des deux, spécialisée dans la discrétion et la subtilité.

Jacob est tout l’opposé de sa sœur. Sorte de sale môme voulant absolument en découdre, ayant une vision un peu naïve de sa mission. C’est lui qui décide de se rendre à Londres en premier lieu pour éliminer le templier Crawford Starrick qui règne sur tout la ville. Jacob est brutal, cynique et plutôt axé baston.

Assassin's Creed® Syndicate_20161016111200Evie et Jacob Frye, les deux héros de cette aventure

Il vous sera cependant tout à fait possible de développer vos deux héros à votre guise et ainsi de faire de Jacob l’expert en assassinat silencieux et d’Evie la bagarreuse.

En effet, les deux personnages bénéficient du même arbre de compétence réparti en 3 branches : Combat, Discrétion et Ecosystème. Faire une mission avec un personnage fera automatiquement gagner un point de compétence aux deux que chacun pourra à distribuer à sa guise. Spécialiser chacun des jumeaux permettra ainsi d’alterner en fonction des missions proposées afin d’avoir la sensation de changer de gameplay. Mais cela ne reste finalement qu’une sensation. Jouer Jacob ou Evie ne changera pas votre expérience de jeu.

Assassin's Creed® Syndicate_20161016110729Spécialiser vos personnages vous permettra de switcher de l’un à l’autre en fonction de vos besoins

ON PREND LES MEMES ET ON RECOMMENCE

Le gameplay principal n’a fondamentalement pas changé. Londres est répartie en plusieurs zones, qu’il faudra libérer du joug des templiers. Pour cela vous serez aidés des Rooks, un gang créé par Jacob et dont les membres se battrons à vos côtés. Sur simple pression d’une gâchette, vous pourrez recruter jusqu’à 5 membres pour vous accompagner. Assez sympa sur le principe, la feature montre ses faiblesses assez rapidement, la faute à une intelligence artificielle qui laisse quand même à désirer. Si vous êtes passionné d’infiltration, passez votre chemin, les rooks auront tendance à se placer en plein milieu de la mêlée. Pas franchement discret.

Assassin's Creed® Syndicate_20161016112037Les rooks, prêts à en découdre

EN VOITURE SIMONE

Pour parcourir les rues de Londres, vous aurez également possibilité de conduire des calèches ce qui donnera lieu à de très (trop ?) nombreuses courses poursuites. Si la sensation de se sentir dans un GTA sauce victorienne est plutôt sympa sur le papier, en jeu c’est une vraie plaie. Les véhicules répondent mal, les affrontements sont chaotiques, on appuie sur tous les boutons pour espérer obtenir un résultat.

Assassin's Creed® Syndicate_20161016114000Quelle idée de conduire du mauvais côté aussi… Ils sont fous ces anglais

Finalement on préfèrera se balader de toits en toits, bien plus fun et bien plus rapide, surtout à l’aide du grappin. Un peu à la manière de Batman, vous pourrez vous en servir pour vous hisser sur le haut des bâtiments et traverser les grandes étendues grâce à la tyrolienne (les rues de Londres sont bien plus larges que les autres villes présentes dans la saga). C’est, à mon sens, la nouveauté la plus intéressante de cet épisode.

Car pas de nouveauté non plus pour les combats. Un bouton sert à attaquer, un autre à parer, un troisième à briser la garde de l’adversaire et enfin le dernier à utiliser les objets (couteaux, pistolet, bombes avec quelques variantes). Les combats sont assez brouillons, surtout lorsque les rooks se mêlent à la partie.

Assassin's Creed® Syndicate_20161016110954Le grappin rajoute une certaine souplesse au gameplay

LOCOMOTION… CÉRÉBRALE

Car pour le reste, et bien finalement on reste sur du Assassin’s Creed. Les objectifs sont toujours aussi répétitifs. Il faut toujours se synchroniser sur la plus haute tour de la zone ce qui permettra de débloquer les missions annexes, qui permettra de débloquer chaque quartier, puis passer au suivant, etc. Lassant et déjà vu donc.

Graphiquement également, pas de nouveautés. Les effets de lumière nous en mettent plein la vue mais quand on se penche sur les détails, le moteur commence à prendre de l’âge.

La carte est de taille correcte, mais sans plus. Récupérer tous les coffres et faire toutes les missions bonus vous prendra pas mal de temps.

Assassin's Creed® Syndicate_20161016111559La Vision d’Aigle est bien pratique. En rouge les ennemis, en vert les alliés et en bleu la Police

Mais malgré tous ces défauts, et bien je l’aime bien moi, ce Syndicate. Malgré les bugs (toujours présents après une ribambelle de patchs), malgré un gameplay éprouvé, des innovations qui n’en sont pas (le grappin c’est cool, mais faites les Batman Arkham, c’est mieux), malgré des mécaniques de jeux qui n’ont quasiment pas changé depuis le premier opus, Assassin’s Creed Syndicate présente un univers bien à lui. L’époque y joue pour beaucoup, comme je l’avais annoncé au tout début, il s’agit d’une période qui m’intéresse énormément. On notera ainsi en jeu l’apparition des trains, des industries à vapeur, de l’électricité, des grands écrivains et inventeurs qui ont marqué les prémices de notre civilisation actuelle. Comme d’habitude dans la licence d’Ubisoft, on aura le droit à notre lot de personnalités. On rencontrera ainsi Karl Marx, Alexander Graham Bell ou encore Charles Dickens (je n’irai pas plus loin pour éviter tout spoil).

Assassin's Creed® Syndicate_20161016111206Vous ferez de bien belles rencontres lors de cette aventure

VOUS EN REPRENDREZ BIEN MA P’TITE DAME ?

Pour résumer, je dirais que Syndicate n’est pas un mauvais jeu en soi. Il présente un monde ouvert assez fluide (même si on constatera quelques ralentissements, notamment lors des courses poursuites). L’action prend place dans une époque ouvrant de multiples possibilités, l’histoire est intéressante, les personnages, bien que stéréotypés sont sympathiques, la direction artistique est soignée, etc. Bref, il ne manque pas de qualités mais la licence a aujourd’hui bien besoin de se reposer.

Ubisoft l’a compris en ne proposant pas un nouvel épisode en 2016. Reste à voir si cette pause sera réellement profitable.

La note de Wooshie :

3/5

J’ai aimé :

Je n’ai pas aimé :

  • L’époque

  • La direction artistique

  • Deux héros

  • Le grappin

  • Le manque de prise de risques

  • La répétitivité

  • Les courses poursuites

  • Les bugs encore trop présents

  • Aucune différence de gameplay entre les deux assassins

Authored by: ichi

Casse cou du monde moderne, véritable touche à tout et blagueur impénitent. Co-Fondateur de Manga.tv et dévoreur de manga pendant son temps libre - Quand il en a-.

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