La galerie Glénat met les femmes à l’honneur !

La galerie Glénat met les femmes à l’honneur !

Olivier Ledroit n’a pas fini de faire parler ses pinceaux, et nous le montre une fois de plus autour d’une exposition jusqu’au 30 juin sur le thème de son nouveau livre : Fées et Amazones. Une commande de la galerie Glénat qui ne manquera pas de faire mouche auprès des visiteurs. Le format hors-normes utilisé par l’auteur pour les planches de ses livres s’illustre au milieu des différentes toiles oscillantes entre érotisme, féerie et steampunk.

Embarquez pour un voyage imaginaire, où les œuvres vous transportent dans un univers à la fois charnel et envoûtant. Olivier Ledroit nous en parle dans une interview exclusive à l’occasion du vernissage de l’exposition.

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On retrouve ici des illustrations de votre nouveau livre, parle-nous un peu de ce projet :

A la base, c’est un travail de commande pour la galerie qui m’a laissé carte blanche pour faire une expo sur le thème des portraits féminin. Au départ je pensais prendre les portraits de mes héroïnes mais entre temps j’ai bifurqué et au fur et à mesure on a fait une trame avec mon scénariste et c’est de là qu’est née le livre. C’est donc un art-book avec une petite trame narrative pour épauler les illustrations et permettre d’entrer dans l’imaginaire. Chacun des personnages peuvent exister indépendamment mais l’apport de l’histoire leur donne du contexte et les faire vivre.

Combien de temps as-tu mis pour réaliser ces œuvres ?

Certaines existaient déjà, mais globalement j’ai travaillé extrêmement vite : 4 mois ! Pour la couverture je l’ai faite en dernier, j’ai mis 3 jours. J’étais chaud (rires) ! Je commence toujours par mes collages et je dessine par-dessus. Je fais toujours un tas de feuilles avec des collages sans trop savoir ce que j’allais faire dessus. Il y a donc une première épaisseur de collages sur lesquels je dessine et je reviens encore dessus avec d’autres éléments sur lesquels je continue à dessiner, jusqu’à l’œuvre finale. En général, les collages me prennent quelques heures, puis je travaille d’abord au stylo, puis à l’aquarelle derrière, ce qui est très facile pour moi. Plus ça va vite, plus c’est dynamique donc aller vite est presque une nécessité.

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Sur les tableaux, il y a aussi de la dentelle, des écrous ou encore des montres, où trouves-tu tout ça ?

J’ai eu mes premiers engrenages grâce à un ami qui travaille pour les montres suisses et qui m’a donné un grand nombre de mécanismes de montres. Le reste, je le trouve sur internet et chez un antiquaire qui me vend des montres démontées. J’adore ça !

On trouve également des petits tableaux, c’est plutôt rare chez toi ?

C’est vrai qu’il y en a peu d’exposé, mais il y en a. Ce n’est pas la même gestuelle : pour les petits formats, c’est le poignet et les doigts qui bougent, alors que pour les grands formats c’est le bras et l’épaule. Donc quand on balance de la peinture, on peut faire des grands mouvements et ça donne tout de suite beaucoup d’énergie, c’est pour ça que j’aime bien les formats plus grand.

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Certaines femmes portent de superbes robes dans tes tableaux, est-ce que tu t’inspires de la haute-couture ?

Pas vraiment. Dans le cas de ce tableau (ci-dessous), c’est un peu inspiré d’un illustrateur contemporain américain qui dessinait pour The Times dans les années 40/50. Il a fait des illustrations avec des robes à froufrou, comme j’aime bien je l’ai transposé en noir avec un effet satin. Au départ j’avais commencé une série avec des rousses qui avaient une moitié de robe. J’ai continué un peu là-dessus  donc une robe très fournies mais une peau très claire pour faire un effet « Fantôme de l’opéra ». Je laisse mon subconscient s’exprimer, pas de dessin préparatoire, du one-shot, une idée en appelant une autre. J’ai commencé à faire une série sur les fées, et là j’avais envie de dessiner des métis, peau noire, des dreadlocks suivant les envies du moment.

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Un mot pour encourager les foules à venir voir l’expo ?

C’est plus beau que le livre ! Je pense que ça vaut le coup d’être vue pour la dimension picturale. C’est avant tout une exposition avant d’être un livre, il faut voir les originaux pour apprécier encore plus les œuvres.

 

Et pour ne rien manquer de l’actualité, voici le jeu Requiem, issu tout droit de l’univers de la BD dessinée par Olivier Ledroit et scénarisée par Pat Mills. Plus d’info ICI !

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Merci à Olivier le droit et à la Galerie Glénat pour cette interview féérique.

À noter qu’Olivier Ledroit sera en dédicace à Japan Expo sur le stand Glénat, le samedi 4 juillet de 16h à 18h.

Authored by: Mei Lee

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