On a testé God of War III pour vous !!

Bon vous l’avez surement déjà tous vu, mais voici une petite vidéo sympa du jeu God of War III, ça fait toujours plaisir aux yeux 🙂

Après la petite vidéo, les impressions de notre testeur de choc, Poulpator… Watch and learn (j’ai envie de dire :p) !

Il est de retour. 3 ans après avoir littéralement retourné le petit monde du jeu d’action sur PS2. Kratos revient nous expliquer sa façon de voir les choses et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il les voit en grand. En très grand.

Tout commence là où avait fini le précédent opus. Rappelez-vous.

2007, au terme d’un final épique, nous abandonnions notre ami Spartiate au pied du mont Olympe, entouré de ses nouveaux compagnons du moment : les Titans, tous prêts à prendre d’assaut Olympie, histoire d’aller régler leurs vieilles querelles de comptoir avec Zeus.

Sony nous laissait là, la mâchoire pendante, avec un « cliffhanger » que ne renierai pas ce bon vieux Jack. De quoi susciter la frustration, une haine profonde envers les développeurs, mais surtout une attente fébrile. De celles qu’il ne faut pas décevoir sous peine de se retrouver avec une horde de fans mécontents assiégeant votre domicile et menaçant de mettre le feu à votre animal de compagnie quel qu’il soit.

Les petits gars du studio Santa Monica, vous l’aurez compris, étaient donc attendus au tournant.

Nous retrouvons donc notre guerrier chauve en pleine ascension de la montagne des Dieux, fièrement juché sur le Titan Gaïa, avec en tête la scène d’ouverture de Divine Rétribution et son colosse de Rhodes immense. Baffe magistrale à l’époque, prouesse technique et artistique. God of War III se devait de faire au moins aussi bien afin de prétendre marquer l’histoire comme ses illustres aînés et croyez-le, il y tient.

C’est donc, ni plus, ni moins qu’avec Poséidon qu’il faudra en découdre ici. Une mise en bouche d’exception, servie par une réalisation somptueuse et une mise en scène Hollywoodienne, à vous faire pâlir un Michael Bay. Cet affrontement dantesque, à dos de Titan, donne très clairement le ton et annonce la couleur. Nous sommes désormais dans l’ère de la HD et on va en prendre plein les mirettes. Inutile donc de tourner autour du pot. Ce jeu est une véritable tuerie technique et artistique, massacrant allègrement sur son passage le tout récent Dante’s Inferno avant même l’entame du premier round.

Gigantisme des ennemis et des niveaux, finesse des textures, magnificence des jeux de lumières et de particules, qualité des animations de personnages comme des décors, l’enivrante beauté des panoramas… On ressort de ce God of War le souffle court et nos standards graphiques complètement chamboulés. Sans parler de la qualité sonore du titre. Les thèmes musicaux qui vous remuent les tripes, le doublage original excellent (un peu surjoué en version française malheureusement) et tout le travail apporté aux bruitages.

Les mots me manquent pour décrire le ressentit au sortir de cette plongée dans l’univers de Kratos.

C’est Beau, c’est Grand. Tout simplement.

Bien entendu, comme le disait mon arrière grand-père du côté maternelle, « on ne juge pas un jeu uniquement sur son aspect graphique, moule à gaufre ! »

Et parce que chez les développeurs aussi on a dû avoir un arrière grand père plein de bon sens, God of War III c’est aussi un sens de la mise en scène, du rythme, aux petits oignons, qui vient sublimer la surenchère visuelle.

Le moment idéal pour se lancer dans une petite comparaison, si chère aux joueurs d’aujourd’hui, avec les Beat’em all dit « à la japonaise » (qui a dit Bayonetta ?).

Là où le style nippon adopte volontiers une réalisation épileptique à la caméra clipesque, God of War favorise une mise en scène posée, faite de longs travelling, simple mais terriblement efficace qui n’est pas sans nous rappeler les films d’aventures des grands jours. Il faut dire que le petit gars lorgne clairement du côté du cinéma. Les aventures de Kratos ont un peu de Choc des Titans et autres Jason et les argonautes, le tout saupoudré d’une pincée d’Indana Jones, excusez du peu. Et tout cela au service de l’image mais également de l’histoire, plus étoffée qu’auparavant.

Ainsi la narration du titre a subi une légère « upgrade ». Le père Kratos s’offrant un brin de mise en abime, servi par quelques flashback biens menés, le tout toujours entre deux décapitations et pugilats bien sentis, je vous rassure. Et je ne vous parle même pas du final mes enfants !

Bref une narration bien mieux maîtrisée et travaillée, servie par une mise en scène de tout premier ordre. Le gaillard en ressort grandi, plus imposant et charismatique que jamais.

Et c’est le moment où vous me dévisagez l’air perplexe en me lançant à la figure un :

« Ouais c’est bon on a compris. C’est super beau, ça poutre visuellement et l’histoire elle tue, tout ça tout ça… Mais c’est un jeu vidéo coco… et comme le dit mon charcutier dans un jeu ce qui compte c’est le gameplay avant tout. Ouais le gameplay, bonhomme ! »

Ce à quoi je vous répondrai que vous avez un charcutier de raison. N’est-ce pas là, avant toute chose, le cœur d’un jeu ?

Et c’est malheureusement ici que se trouve le principal défaut de ce God of War. Attention, non pas que le gameplay du jeu soit mauvais, bien au contraire. Fidèle à lui-même, c’est certainement la meilleure façon de qualifier ce nouvel opus, reprenant la recette de ses ainés à la mesure près, les développeurs nous livrent ici un travail propre, net et sans bavure. Alors bien entendu il y a tout de même quelques menues nouveautés. Les armes tout d’abord. Bénéficiant chacune de leur sort propre, permettent de varier un peu l’approche des combats. Malheureusement, mis à part les Gants de Celes, elles ne sont guère plus que de simples déclinaisons des lames d’Athéna.

Viennent en deuxième position, les phases de vol. Si le postulat de départ est plutôt une (très) bonne idée, force est de reconnaître qu’elles manquent un peu de rythme pour être réellement intéressantes. Hormis ces deux aspects on notera tout de même une meilleure alternance entre phases de combats et de puzzle. Les dits puzzle s’avérant également un chouïa plus plaisants.

Rien de bien nouveau en somme et même si on regrettera un peu la richesse d’un Bayonetta, force est de constater que le système God of War simple, efficace et jouissif dès la première seconde de jeu, fait toujours merveille. On s’éclate une fois le pad en main et c’est bien là l’essentiel.

« Hey mais des vrais défauts il en a ton jeu au moins ? Non, parce que comme le dit si bien mon… »

Je dois bien avouer qu’il est difficile de trouver une véritable faille dans la cuirasse de notre guerrier.

Un ou deux problèmes de décalages sonores par ci. Un ou deux bug de collision par là. Rien de gênant tant ces problèmes sont peu fréquents et ne gênent en rien le plaisir de jeu.

D’aucuns jugeront son espérance de vie un peu faiblarde. Comptez 8h en mode normal, 10h en mode difficile pour un premier jet. La difficulté du titre étant assez homogène. Mais l’aventure s’avère tellement intense de bout en bout qu’il aurait été probablement difficile de prolonger l’histoire sans tirer sur la corde.

God of War III où l’excellence faite jeu.

Excellence visuelle, sonore, ludique. Le titre nous en met plein la vue, amenant la série au sommet du beat’em all, magnifiant la trilogie et effaçant d’un revers de la main les quelques défauts restants pour ne laisser place qu’au plaisir du jeu.

Poulpator

Authored by: ichi

Casse cou du monde moderne, véritable touche à tout et blagueur impénitent. Co-Fondateur de Manga.tv et dévoreur de manga pendant son temps libre - Quand il en a-.

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