Japan Lies (nippon no uso), Kikujiro l’irréductible japonais.

« Japan lies, le photojournalisme de Kikujiro Fukushima, âge 90 ans » un film de Saburo Hasegawa, (documentaire, 2012).
© 2012 JAPAN LIES Film Partners

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Un fond de vérité,

Depuis les événements dit de « Fukushima », le genre documentaire est de plus en plus exploité au Japon. Le réalisateur, Saburo Hasegawa, connu pour ces éditos et reportages tranchants sur le nucléaire rencontre Kikujiro Fukushima un grand homme à la recherche de la vérité âgé désormais de 90 ans et toujours en activité. Ce documentaire retrace la vie riche de photos de ce grand monsieur qui à su mettre son appareil au service des hommes, femmes et enfants japonais que l’état à voulu étouffer depuis 1945.

 

« Retrouve mon honneur par tes photos » (Nakamura Sugimatsu)

 

© 2012 JAPAN LIES Film Partners

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Tout récemment (8 décembre2013) le gouvernement japonais souhaites remettre en action une loi sur le secret d’état. Cette loi qui va s’appliquer largement au domaine du journalisme aura comme conséquence la criminalisation des reportages divulguants des informations jugées sensibles. Dans ce cadre Kikujiro Fukushima se rend à Tokyo invité par ses compatriotes journalistes.
« Il se passe la même histoire qu’à Hiroshima […] Le gouvernement va étouffer les conséquences de la radioactivité. […] Nous sommes dans une époque qui fait marche arrière au niveau médiatique. » Il met en garde sur les conséquences économiques de la catastrophe nucléaire  mais aussi les conséquences socialement discriminatoire que subiront les habitants. Même si le secret d’état est en place « quel mal y a t il à filmer ou photographier ce qui est illégal quand le sujet, lui même, est illégal ».
Il y a derrière cette démarche une véritable envie de « rendre visible ce qui est invisible ». C’est en ce sens que Kikujiro Fukushima souhaite publier un livre avec des documents inédits du Japon d’après guerre afin de tenir une promesse faites à un vieil ami (« De Hiroshima à Fukushima », en cours d’écriture).

Stratégie de choc

© 2012 JAPAN LIES Film Partners

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Saburo Hisegawa nous montre un homme qui refuse de bénéficier des avantages de son pays tant celui ci à pu abuser de sa légitimité. Ces deux hommes explorent les véritables œuvres cachées du Japon d’après guerre. Cet état démocratique japonais qui à su gérer la confusion des masses pendant des décennies pour arriver à nettoyer son image. On replonge dans les événement marquant de l’histoire contemporaine japonaise avec un regard neuf qui se lie à l’actualité.
Kikujiro nous explique les événements qu’il à couverts, de ses publications et d’une rencontre marquante qui l’a éveillé à son métier lorsqu’il été à Hiroshima en 1952.

Force et humanité

Dans ce film monsieur Fukushima nous donne une leçon de photojournalisme est plus globalement d’humanité. La difficultés du photojournalisme est d’assumer ses photos, de savoir qui rencontrer et dans quelles conditions.sugimatsu-fukushima-kikujiro-kinotayo-photojournalisme-manga.tvKikujiro débarque à Hiroshima sans trop savoir pourquoi en 1952. Il va vouloir photographier les blessures physique de l’après bombe. C’est dans ce contexte qu’il rencontre Nakamura Sugimatsu. Ce pêcheur japonais profondément malade va mettre du temps à faire confiance au jeune photographe. Mais un jour, une promesse lie les deux hommes. Les photos de Kikujiro rendrons sa dignité à Sugimatsu. A partir de ce moment nous entrons dans l’ombre du Japon.
Après plus de 4 ans proche de Sugimatsu, il publiera les photos et gagnera un prix. Le photojournalisme est devenu une évidence et il couvrira les événements réprimés et marquants qui ont construits le Japon d’Aujourd’hui.
Photo by Kikujiro Fukushima

Photo by Kikujiro Fukushima

Mensonges, menace, teste médicaux forcés, expulsions, destruction, discrimination, tous ces mots on pus être immortalisés grâce aux images de Kikujiro Fukushima.

« Agir selon sa conscience » (Kikujiro Fukushima)

L’oeuvre prolifiques toujours en cours du photojournaliste retrace donc les événements socialement marquant et souvent violent du Japon d’après guerre. De la reconduction du traité nippo-américain (1960) à la construction de l’aéroport de Narita (1968) il  prouve les excès répressifs des gouvernements japonais. Passant par la libération des femmes, les mouvements étudiants, le bidonville de Motomachi et bien d’autres, Fukujima nous offre un regard neuf sur le passé et nous rappelle le coût réél pour construire la société d’aujourd’hui.

Rester intègre

La vie de Kikujiro Fukushima, trépidante mais risquée est à lier à sa vie de famille. Père élevant seul ses 3 enfants, le film nous montre également cette vie d’un homme qui possède la reconnaissance de ses enfants malgré les menaces et agressions constantes. Sans jamais sombrer dans le pathos ce documentaire expose une vie hors du commun.

« obéir à l’autorité c’est se laisser tuer par elle », voilà ce qui explique pourquoi Kikujiro est encore en activité à ses 90 ans. Cette force d’intégrité est phénoménale est ravira les passionnées d’histoire, journalistes et curieux du monde entier.

L.M.
Authored by: chisaisan

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