Interview/rencontre avec Orelsan – « Doubler Saitama (One Punch Man), c’est une sorte de rêve »

Rencontre avec Orelsan - "Doubler Saitama (One Punch Man), c'est une sorte de rêve"

A l’occasion des enregistrements des voix pour la version française de One Punch Man, nous avons pu rencontré Orelsan qui prête sa voix au personnage principal : Saitama.

Cette version française sera comprise dans le DVD du célèbre héros au coup de poing légendaire, le 12 octobre.

Orelsan nous parle de la série One Punch Man, de sa relation avec le héros Saitama et de la maitrise des émotions dont il faut avoir lorsqu’on double un personnage tel que celui-ci.

On lui parle aussi de l’inspiration manga dans le rap français et on apprends que le groupe Kyo ne fait pas du rap… (ironie) !

Et bien sur, ces lectures du moment (Dragon Ball, Slam Dunk…) et ces envies du moments (Les gouttes de Dieu…).

Tout cela est à découvrir dans notre vidéo !

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Réalisation et journaliste : Flavien Appavou
Montage : Antoine Sarrazin
Manga.tv/Mediaku Août 2016

6 mots pour découvrir l’univers de BOICHI

La bande Sun-Ken Rock

Sun Ken RockBOICHI est un auteur coréen, immigré au Japon pour poursuivre son rêve : dessiner librement des mangas. Il entre dans la cour des grands avec la publication et le succès de sa série Sun-Ken Rock publiée chez Doki-Doki. Un titre incontournable pour tous les amateurs de bastons, de belles femmes, et de justice. Drôle et cynique, vous ne pourrez que vous attacher à ce « héros malgré lui » qui considère ses poings comme l’arme la plus efficace pour régler un conflit.

Découvrez une interview exclusive où l’auteur se confie à travers 6 mots ancrés dans son univers. Une approche libre qui nous permet d’en apprendre plus sur BOICHI, un auteur qui n’a pas la langue dans sa poche.

La Baston

La Baston pour moi me rappelle l’année 97 lorsque le gouvernement coréen a proclamé le « juvénile protection act », la loi pour la protection des mineurs, annonçant aussi la suppression de la liberté d’expression. Par la suite, la crise économique asiatique qui a frappé la Corée de manière significative, m’obligeait à louer des mangas en tant qu’auteur car on ne pouvait plus en acheter. Il a fallu combattre tout ça pour protéger ce que j’aime : le manga.

Donc le combat évoque déjà une forme de solitude car il n’est jamais obligatoire, la victoire incertaine, mais on le fait parce qu’on aime. On défend ce qu’on aime car sans amour on ne le ferait pas. C’est comme protéger sa petite amie contre une personne qui veut l’attaquer, c’est l’amour et les émotions qui nous poussent à la baston. Par rapport aux mangas, le combat c’est celui que je mène tous les jours contre moi-même pour progresser et continuer de partager ma passion.

Planche Sun-Ken Rock

La Mafia

La mafia m’évoque la différence entre réalité et fiction. Tout d’abord, je déteste moi-même toute forme de violence. Donc la mafia est une chose qui ne devrait pas exister. Mais par contre, dans la fiction, on peut prendre ça avec plus de légèreté, en rire, faire des films d’actions, des scénarios avec de la baston, raconter une histoire épique ou héroïque… Il peut aussi arriver qu’on utilise ce sujet-là comme outil littéraire pour raconter des faits sociétales ou politiques, voir même historiques afin d’aborder d’autres sujets de façon plus métaphorique. J’espère que mes lecteurs apprécieront de lire Sun-Ken Rock tout en ayant conscience qu’évidemment, ce sont des choses qui ne devraient pas exister.

Planche Sun-Ken Rock

Le Cinéma

Pour moi c’est une arme ! Une arme que j’utilise pour m’adresser à mes lecteurs. Lorsque j’étais jeune et que je m’intéressais aux mangas, il était très difficile à cette époque de trouver de très bons titres japonais. Jusqu’en seconde je n’ai pas eu l’occasion d’en lire. Je me suis donc intéressé au cinéma, et c’est lui qui m’a appris à raconter une histoire, comment travailler les images, et notamment la technique de dessin pure comme dessiner les plis des vêtements, les jeux d’ombre… Je me suis inspiré de cet art et j’en ai fait mon arme principale pour me constituer en tant que mangaka.

Planche Sun-Ken Rock

La Femme

Le premier mot qui me vient à l’esprit lorsqu’on me dit le mot « femme », c’est la haine. La haine envers les hommes parce qu’ils ne m’intéressent pas : dessiner les pectoraux des hommes, j’en ai marre ! (rires) Et quand je suis dans cet état d’esprit, je préfère dessiner une jolie fille. En fait, j’aimerais dans mon univers être le seul homme qui existe, comme ça je pourrais en profiter beaucoup plus.

Quand j’en ai marre de dessiner des personnages masculins et qu’il me vient l’envie de dessiner de jolies paires de fesses ou autre chose, il m’arrive de dire à mon épouse : « Là, j’en peux plus de dessiner des scènes de combats, il est temps que je dessine une ou deux belles filles ». Ma femme m’arrête alors en disant « Non, on va attendre encore un peu, c’est trop tôt ». Grâce à elle, j’arrive à dépasser mes limites. Vive les femmes !

Planche Sun-Ken Rock

L’Anatomie

Cela m’évoque le mot karma ou destin. J’ai consacré beaucoup d’années à l’anatomie pour pouvoir dessiner le corps de la femme de la façon la plus sublime possible. Mais aujourd’hui, le fait est que je dessine toute la journée le corps d’un homme, celui de Ken, ce qui prouve bien que l’on ne peut pas toujours faire ce que l’on aime. C’est un peu comme le mot « femme » : la volonté de vouloir dessiner la femme mais il est impossible pour moi de ne faire que ça (rires).

Par exemple, j’ai mis beaucoup de temps à dessiner la main de Ken, parce que je me suis toujours entrainer à dessiner des mains de femmes, et pour moi les mains d’hommes n’intéressent personne. Quand j’ai posé la question à une de mes assistantes, elle m’a dit que ce qu’elle trouvait sexy chez un homme c’était sa main. Alors je me suis dit que ça doit intéresser quelqu’un finalement. Je me suis concentré pour dessiner la main de Ken de la façon la plus minutieuse, et lorsque je l’ai montré à mon assistante, elle m’a répondu « C’est pas mal ». C’est là que j’ai compris que définitivement, il n’y avait personne dans ce monde-là pour s’intéresser aux mains d’un homme.

Planche Sun-Ken Rock

La Justice

La justice a toujours été un sujet de réflexion très particulier car je mène depuis longtemps des combats pour la liberté d’expression et le droit des mangakas. C’est aussi un sujet compliqué, donc pour faire simple : pour moi c’est une question de droits de l’homme. Tant que les droits fondamentaux des hommes sont respectés, là on peut dire qu’on arrive à une certaine justice et c’est pour cela que je considère la France comme un pays de justice.

Retrouvez la série Sun-Ken Rock chez Doki-Doki (22 tomes parus) et son Art Book rassemblant l’ensemble de son travail et de ses différents titres.

copyright : Sun-Ken Rock © Boichi / Shônen Gahôsha

Interview de Yasuhiro Yoshiura – Le réalisateur de Patéma et le monde inversé

Manga.tv a eu la joie de rencontrer l’auteur de Patéma et le monde inversé : Yasuhiro Yoshiura.

Il nous raconte la genèse de son film et fait le rapprochement entre ces différents sources d’inspirations pour créer ce film.

 

Voir notre critique complète ici 

L’histoire :

Après une catastrophe écologique, la terre se trouve séparée en deux mondes inversés ignorant tout l’un de l’autre.
Dans le monde souterrain, Patéma, 14 ans, adolescente espiègle et aventurière, rêve d’ailleurs.
Sur la terre ferme, Age, lycéen mélancolique, a du mal à s’adapter à son monde totalitaire.
Le hasard va provoquer la rencontre des deux adolescents en défiant les lois de la gravité…

Interview d’ Eiichiro Oda, Numéro 4

 

Après la première interview, la deuxième interview  et la troisième interview d’Eiichiro Oda voici le quatrième et dernier entretien de l’auteur de One Piece, issu du journal Nikkan ONE PIECE Shinbun (週刊ONE PIECE新聞).

 

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© 2012,Nikkan Sports News

 

Pour vous remettre dans le contexte : depuis le 22 novembre 2012 est publié chaque semaine le journal Nikkan ONE PIECE Shinbun (週刊ONE PIECE新聞, à l’initiative de Nikkan Sports). Pendant 1 mois, ce journal spécial One Piece a proposé 28 pages couleurs regroupant actualités, informations exclusives ou encore des interviews des acteurs phares de la série de manga la plus vendue au monde.

Gomu Gomu no… quatrième et dernière interview :

 

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PREMIERE PARTIE – INTERVIEW D’EIICHIRO ODA, NUMERO 4 (page 2)

– Voici quelques images de votre lieu de travail, pouvez-vous un peu nous expliquer ?

– Oh la la ! C’est le bordel !

– Il y a beaucoup de figurines, vous les utilisez pour quelque chose ou c’est pour décorer ?

– Euh… non, c’est juste pour décorer. D’habitude il n’y a que le bureau qui est éclairé. Tout le reste est dans le noir, on n’y voit rien du tout ! J’en avais même oublié qu’il y avait des figurines en fait ! J’ai beaucoup de mal à me concentrer, si je vois quelque chose qui m’intéresse, je vais vouloir le toucher. Alors je ferme aussi les rideaux et c’est le noir complet. Honnêtement, je crois que j’ai réussi à créer une pièce où l’on ne sait même plus s’il fait jour ou nuit. Là, vous avez même ma boîte de mouchoirs en forme de Lego. J’aime aussi boire du café et du Coca sur mon lieu de travail.

– Vous aimez le Coca ? On dirait Franky. Est-ce que c’est parce que vous aimez ça que ça apparaît dans le manga ?

– Tout à fait ! Ce que je n’aime pas n’apparaît pas souvent…

– On ne voit pas beaucoup de trucs utiles, vous ne trouvez pas ?

– Non, mais c’est drôle à regarder, non ? Tout est entouré de choses que j’aime, les figurines d’animaux et autre…

– Vous avez l’air de beaucoup aimer les animaux. Il paraît que vous avez même une peluche grandeur nature d’une girafe dans votre atelier ?

– J’adore dessiner les animaux. Mais je n’aime pas m’en occuper. Ma girafe est une peluche, ça me plait qu’elle ne bouge pas, et j’aime ne pas avoir à lui donner à manger. Je ne suis pas vraiment du genre… à m’occuper des autres (rires).

 

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DEUXIEME PARTIE – INTERVIEW D’EIICHIRO ODA, NUMERO 4 (page 3)

Votre plus grand trésor enfoui ici, c’est… ?

– Un trésor… Je ne suis pas vraiment du genre matérialiste. Si un jour, tout venait à brûler, ça ne m’embêterait pas plus que ça… Je crois que je m’enfuirai avec mes croquis, c’est tout (rires) ! Mais sinon, non, je n’ai pas d’objet fétiche, pas de trésor.

– Il y a beaucoup de marques sur votre bureau, on se croirait au lendemain d’une grande guerre.

– Ce sont des essais de dessin.

– Pendant que nous avions une longue discussion avec vos éditeurs, on entendait en bruit de fond des « pchh pchh pchh », des « tactactactac » et des « shuu shuu shuu », qu’est-ce que vous étiez en train de faire ?

– Ce sont les bruits de mon crayon. C’est inconscient, pardon… Par habitude je fais ce genre de bruit et le crayon n’arrête pas d’en faire. Quand vous aviez eu cette discussion, j’ai eu un gros problème. Je devais tenir mon téléphone d’une main et dessiner de l’autre. Avant j’allais rencontrer mon éditeur directement, mais j’oubliais de rentrer chez moi. J’aimais bien y aller, mais depuis que je suis marié, je veux passer plus de temps à la maison,  mais j’avais l’impression que même en étant à la maison avec la famille je ne les verrais pas. Au final, je mets un peu de côté ma famille, mais je pense à prendre un peu de temps pour les appeler, bien que mon voisin me surveille quand je reste trop longtemps au téléphone (rires) ! Comme je sais que je suis surveillé quand je téléphone, je laisse des blancs. Vraiment, pour moi le téléphone signifie être surveillé… Je me rends compte que j’ai vraiment de plus en plus de mal à me concentrer par rapport à avant, donc c’est plus moi qui devrais me forcer à mieux surveiller (rires) ! Quand j’ai de longues conversations, c’est plutôt genre, pas très intéressant ou en lien avec une grande réunion. Mais il y a aussi beaucoup de papotage (rires) ! On se dit des phrases comme « allez, raconte-moi un truc intéressant qui s’est passé à la rédaction ! » et on me répond « ben, on a fait un voyage de cohésion… » (rires). J’aime bien les conversations rigolotes. J’aime beaucoup rire aussi… Les mangas sont faits pour rires, il est interdit aux héros de dire « bon allez, on devient sérieux maintenant ! ».  Et on a pas le droit de changer cet humour du manga. On est tous libres de voir le monde comme on le veut et moi je ne veux pas lui donner un sens trop sérieux.

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TROISIEME PARTIE – INTERVIEW D’ EIICHIRO ODA, NUMERO 4 (page 4)

– Il paraît qu’il n’y a pas de message dans votre œuvre, pourtant les mots employés par Luffy et ses compagnons sont ressentis comme un message fort, car ils nous touchent intensément au fond de nous.

– Et bien, à la base, ce n’est pas volontaire. Je pense que quand on passe un message, il naît forcément un sentiment de responsabilité. Je reçois des courriers de lecteurs qui disent avoir appris une leçon en lisant les répliques ou à travers la situation de tel personnage. La façon dont elles sont ressenties dépend de chacun, donc si je disais que telle réplique doit porter tel message, je ne pourrais certainement pas accepter ce genre de courrier. On nous dit toujours : « Il faut réagir comme ça ». Mais une réplique peut entraîner différentes réactions. Mon professeur m’a dit un jour : « Les manga sont des marchandises. Une fois distribués, ils appartiennent au lecteur ». Je pense que ce serait une erreur d’imposer par moi-même l’interprétation de leur contenu. Je n’ai donc pas voulu insérer de message, car je souhaite que mes lecteurs soient libres. En plus, je n’ai jamais été confronté à ce genre de message alors je ne sais pas bien quelles peuvent être leurs influences.

– D’où viennent les répliques percutantes, telles que le « Merci pour tout » [traduction de Glénat, Tome 8, Page 121, en VO « くそお世話になりました ! » (kusou sewa ni narimashita !)] de Sanji ?

– Elles sont simplement venues en même temps que les personnages. Sanji dit « kuso, kuso » [« merde, fais chier »] depuis le début, donc je me suis longtemps torturé l’esprit pour placer ce mot dans la phrase : « くそお世話になりました » ? « お世話にくそなりました « ? Lequel sonne mieux à l’oreille ? C’est comme ça que ça s’est fait. Je me suis dit que je devais placer un « kuso », sinon ce n’était pas digne de Sanji. (rires) C’est aussi simple que ça. (Ndt : Sanji est français et donc, il se doit de jurer selon l’auteur)

– Vous avez dit que peu vous importe d’arrêter de dessiner One Piece qui est votre première longue série. Qu’avez-vous voulu dire ?

C’est probablement dans le sens que c’est ma dernière longue série. Je me dis qu’une fois terminée, je n’aurais jamais la force d’en faire une autre. C’est pour ça que je pense que ce sera la dernière. Je me demande si je pourrais assumer la responsabilité de faire quelque chose d’autre dans un dernier effort. (rires)

– Imaginiez-vous que la série durerait aussi longtemps ?

Pas du tout (rires). Je pensais qu’elle se terminerait bien plus vite… Pas pour des raisons de popularité, mais parce que j’avais prévu de conclure l’histoire. Et ça, ce n’est pas une bonne chose. Dans un sens, ça porte peut-être atteinte à l’histoire d’origine. Il faut dire que lorsque j’ai démarré, je n’avais pas la moindre idée du rapport entre l’histoire qu’on raconte et le nombre d’années que ça peut prendre.

– D’après vos précédents responsables éditoriaux, la révélation du dénouement s’apparente à un vrai « rite de passage », on dirait.

– Parce que s’ils ne l’apprennent pas, on ne peut plus discuter de rien.

– D’après Teruyuki Kagawa, qui interprète le rôle de Binz [dans One Piece Film Z], l’histoire en est à peu près à la moitié.

– Je pense qu’on a déjà dépassé la moitié (rires). Oui voilà ! Parce qu’on dit que c’est la moitié depuis au moins deux ans. On doit en être à 60%.

– Il faut dire que peu à peu, les choses que vous avez envie de dessiner, les différentes îles et tout ce genre de choses se multiplient.

– Dorénavant, j’essaye au maximum de restreindre, re-restreindre et re-re-restreindre toutes ces choses et de me diriger vers une conclusion. Mais si j’épuisais trop vite toutes les îles que j’ai envie de dessiner, je ne pourrais plus finir non plus, donc il me faut rassembler ces éléments et ne garder que le meilleur. Je ne sais pas encore si j’y arriverai, c’est ma problématique actuelle

– Lorsque One Piece sera terminé, est-ce qu’il y a des choses que vous avez envie de faire ?

– Je voudrais voyager.

– Il n’y a pas d’autre projet sur lequel vous auriez envie de travailler ?

– J’aurai certainement des idées lorsque ça s’arrêtera, mais comme ce n’est pas encore le cas, pour le moment, je n’en sais rien.

– Qu’est-ce que vous pensez du magazine hebdomadaire de One Piece ?

– Il est super. À ce propos, ces derniers temps, on a tendance à perdre des lecteurs à cause d’internet. Alors, prendre le risque de faire ce journal, ça me plait. Je préfère ces pirates-là (rires).

– Avez-vous un message à faire passer aux fans qui verront votre tout dernier film « One Piece Film Z » ?

– Allez voir le film, reposez-vous et détendez-vous, profitez de la vie !!

– Merci beaucoup !

 


Un TRES grand merci à Julia, Claire et Anaïs de BLACK STUDIO pour toutes leurs traductions qui ont permis aux lecteurs français de découvrir les dires de notre cher Eiichiro Oda dans ces 4 entretiens captivants, émouvants et poignants !

 

Lire la première interview d’Eiichiro Oda issue du journal One Piece numéro 1

Lire la deuxième interview d’Eiichiro Oda issue du journal One Piece numéro 2

Lire la troisième interview d’Eiichiro Oda issue du journal One Piece numéro 3

Plus d’informations sur One Piece film Z 

 

Et en bonus quelques images du journal One Piece numéro 4, cliquez pour agrandir :

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Interview d’ Eiichiro Oda, Numéro 3

 

Après la première interview et la deuxième interview d’Eiichiro Oda voici l’avant-dernier entretien de l’auteur de One Piece, issu du journal Nikkan ONE PIECE Shinbun (週刊ONE PIECE新聞).

 

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Pour vous remettre dans le contexte : depuis le 22 novembre dernier est publié chaque semaine le journal Nikkan ONE PIECE Shinbun (週刊ONE PIECE新聞, à l’initiative de Nikkan Sports). Pendant 1 mois, ce journal spécial One Piece a proposé 28 pages couleurs regroupant actualités, informations exclusives ou encore des interviews des acteurs phares de la série de manga la plus vendue au monde.

Gomu Gomu no… troisième interview :

 

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PREMIERE PARTIE – INTERVIEW D’EIICHIRO ODA, NUMERO 3 (page 2)

– Dans une interview au moment de la sortie officielle de « Strong World » en 2009, vous aviez dit que vous considériez l’animé comme un rival.

– Noboru Koizumi, le character-designer dessine un Chopper super adorable. C’est la doubleuse Ikue Ôtani qui interprète le personnage. Il est à croquer, non ? On a commencé à me dire que l’animé était plus mignon que l’œuvre originale. Ça m’a embêté !! J’ai horreur des mascottes, alors j’essaye de limiter cet effet ! Mais l’animé ayant déjà pris ce cap, je me suis dit que je n’avais pas le choix, et j’ai levé l’embargo des mascottes ! J’ai fait en sorte de rendre le dessin de plus en plus mignon. Je déteste ça, moi, les personnages qui flattent les lecteurs. Mais bon, finalement, il n’était pas question de s’orienter vers un style « petites histoires de Chopper » ou encore vers un Zorro qui fait rêver, donc ça ne m’a pas dérangé de fléchir un petit peu.

À présent, vous avez toujours le sentiment que l’animé est votre rival ?

– Oui. C’est le cas, mais c’est également un solide allié dans de nombreuses situations. Par rapport au manga d’origine, l’animé permet d’éclairer des points qui n’avaient pas été suffisamment traités, de montrer les choses de façon plus simple… D’un côté, je me dis que c’est une bonne chose, mais de l’autre, ça me fait aussi mal au cœur. Mais au final, l’animé qui parvient à faire ce que moi, je n’avais pas réussi à faire, constitue une grande stimulation pour m’améliorer.

– Mayumi Tanaka, qui interprète le rôle de Luffy a dit : « Oda dessine certainement en s’inspirant de nos voix. »

Ha ha ha ha… Bien sûr, évidemment ! (rires) C’est vrai. Quand je dessine Luffy, je n’entends que la voix de Mayumi. C’est exactement ça. Je ne sais pas pourquoi, mais ils sont vraiment comme les personnages. Je ne sais pas s’il y eut un phénomène d’adaptation d’un côté ou de l’autre ou bien si c’est un hasard complet, mais les doubleurs et leurs personnages ne font qu’un. Mayumi ressemble vraiment à Luffy. Et Hiroaki Hirata ressemble vraiment à Sanji. Il a aussi la classe même quand il se tait ! Et ce n’est qu’un exemple. Kazuya Nakai est également de plus en plus doué comme Zoro… Les doubleurs et les personnages se confondent parfaitement. (rires)

– Hirata nous a demandé de vous confier son souhait que Sanji redevienne aussi classe qu’autrefois.

– Dans, ce cas, il va falloir qu’il change, lui aussi. (rires)

– Selon lui, le point fort de Sanji était de partir d’une blague pour devenir sérieux tandis que dorénavant, c’était plus souvent l’inverse. Qu’en pensez-vous ?

– Je viens de dire qu’il fallait qu’il change ! (rires) Ah là là, c’est un personnage très apprécié, ce Sanji, hein… Bon, je vais voir ce que je peux faire, dans le manga. (rires)

– Cette année, ça fera 15 ans que One Piece existe. Le film et l’exposition se sont succédés cette année, pouvez-vous nous récapituler tout ça ?

– Pfiuuh… Tout est allé si vite. J’ai l’impression que les fêtes de fin d’année 2011 viennent à peine de passer. C’est comme si une année s’était écoulée en un instant. C’était à la fois super riche, mais j’ai le sentiment de ne me souvenir de rien. Oui, je serais incapable de dire exactement ce qu’il s’est passé mois par mois.

– L’exposition a attiré des foules de fans, qui ont été émus jusqu’aux larmes de pouvoir profiter des planches originales du manga, c’était très impressionnant.

– Vraiment ? Ça me donne envie de pleurer à mon tour…

– En voyant toutes vos planches exposées, certains nous ont confié leur envie de devenir mangaka de shônen. Comment expliquez-vous un tel engouement ?

– Pour moi qui ai toujours visé les parutions dans les magazines de shônen, ça me semble une évidence. Je sais que de nombreux adultes me lisent, mais si on ne cible son dessin que pour un public adulte, on exclut d’emblée les enfants. J’ai toujours eu conscience que lorsque les lecteurs adultes finissent par se lasser, le lectorat enfantin reprend toujours le flambeau, c’est cyclique. Si je ne m’étais adressé qu’aux adultes, je n’aurais fait que me fermer des portes. Pour viser la durée, il faut toujours s’adresser à la jeunesse. C’est ça, mon boulot.

– Qu’est-ce qui vous fascine dans le shônen-manga ?

– C’est cette excitation que je ressentais en étant enfant, le fait d’attendre impatiemment la sortie du Shônen Jump, chaque semaine. De l’acheter et d’avoir tellement hâte de le lire que je le terminais déjà avant d’arriver à la maison. Enfin ça… ça n’a pas tellement changé… Ça n’a pas de prix de faire un métier comme celui-ci où l’on peut divertir les gens. Le plus important pour moi, c’est que les enfants puissent se trouver des amis grâce à moi. C’est pour ça que je souhaite être lu par le plus grand nombre de personnes possible. Afin de relier tous les enfants. C’est ça la vraie force du Shônen Jump ! Quand je pense au nombre d’amitiés qui ont pu naître grâce à ça, je me dis qu’il joue un rôle véritablement important pour les relations sociales des enfants. C’est pour cela que les thèmes des œuvres ne sont pas engagés, mais rassemblent les enfants autour de joies communes. Et vendre un magazine qui porte cette ferveur collective, c’est inestimable.

– Que vous êtes-vous imposé afin de poursuivre votre carrière le plus longtemps possible ?

– De toujours m’adresser aux enfants. On m’a dit de m’adresser davantage aux adultes, de proposer des histoires d’amour pour le public féminin, mais ça ne serait plus du shônen. N’écouter que les opinions des jeunes sans avoir besoin de suivre les autres échos. De toute façon à partir du moment où on fait plaisir aux jeunes, on renonce à faire plaisir aux vieux. (rires)
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DEUXIEME PARTIE – INTERVIEW D’ EIICHIRO ODA, NUMERO 3 (page 4)

 – Pourquoi êtes-vous devenu mangaka ?

– Mwouahah (rires). Pour commencer, j’aime dessiner. Ensuite, j’admirais les adultes qui savent dessiner, tout comme j’admirais les adultes qui dessinent des supers mangas, je me suis donc tourné vers le « jump » qui possède des lecteurs dans tout le pays, et puis j’admire un certain Akira Toriyama, alors je me suis dit, pourquoi pas moi ? Tout simplement, je pense que j’étais un gamin avec ce genre de tempérament. Les enfants aussi ont leur caractère, quand ils voient un spectacle de magie il y’en a qui pensent « Ouah ! Trop bien ! », pendant que d’autres penseront « Moi aussi je veux le faire ! ». Moi j’étais dans la deuxième catégorie.

– Ne faut-il pas un talent, ou au moins une certaine capacité à savoir dessiner, quand même ? Parce que ceux qui ne sont pas doués n’y arriveront pas.

– Les gens pas doués, ça n’existe pas. Si on a vraiment envie de dessiner, ça donnera forcément quelque chose. Même quelqu’un de nul en dessin, s’il s’entraine pendant un mois sérieusement, il deviendra de plus en plus doué. Vous savez… Je dis ça, mais ça dépend vraiment de la passion qu’on porte en soi. Les enfants qui veulent vraiment y arriver, ils y arriveront.

– Vous disiez vouloir devenir Akira Toriyama, vous l’êtes plus ou moins devenu, non ?

– Jamais de la vie (rires) ! Je me trouve déjà chanceux de vivre à la même époque que lui !

– À quel moment vous vous êtes dit que vous alliez devenir mangaka professionnel ?

– Je ne saurais pas trop le dire, je dis que je veux faire ça depuis que j’ai 4 ans. Depuis le moment où j’ai su que mangaka était un métier. Ça m’avait d’ailleurs surpris ça, des adultes qui s’amusent. Parce que quand on est enfant, dessiner c’est juste pour s’amuser, pas vrai ? Chez moi, mes parents partaient tous les matins dans leur entreprise, ils y travaillaient et rentraient. Alors quand j’ai su que des adultes étaient mangakas et restaient tout le temps chez eux… comment faire pour ne pas vouloir devenir ça ? (rires) Le hasard, c’est quelque chose qu’on ne peut faire plier, si ?

– Mais la réalité était plus dure que ça, n’est-ce pas ?

– Oui, mais j’aime mon travail donc ça va ! (rires)

– Pourquoi avoir dessiné sur le thème des pirates ?

– C’était une autre passion de mon enfance, c’était quand je regardais « Vic le Viking »* que j’ai appris que les pirates existaient. J’ai toujours eu l’impression que partir en mer, ça avait l’air marrant. Je n’ai aucun mauvais souvenir de la mer. Comme j’ai été élevé à la montagne à capturer des scarabées, j’étais plein d’espoir et de rêves quand on me parlait de la mer. J’étais persuadé qu’il y avait encore des pirates ! Sûrement parce que je les adorais quand j’étais petit. Alors que c’est du passé, pas vrai ? Ils appartenaient à l’Histoire, ce n’était pas des extra-terrestres. Je crois que ce qui me plaisait le plus c’était qu’ils ne gagnaient pas à chaque fois. C’est bizarre qu’il n’y en ait pas eu avant dans le « jump » des histoires de pirates. Parce que les pirates ne tiennent pas en place comme l’énonce le titre du magazine. J’étais obligé d’en dessiner, du coup ! (rires) C’est à cause de cet étrange magazine que j’ai voulu tenté ma chance…

– Vous aimez beaucoup les films, à commencer par le traditionnel « Jirochô Sangokushi » ou encore « Ninkyo ». Quelles ont été vos influences ?

J’adore les films. J’aimerais en voir plus. Et je pense avoir été énormément influencé. Tellement que je n’ose même pas compter les références que j’ai faites, je ne saurais pas dire lesquelles ni où elles sont. Par exemple, j’ai beaucoup dessiné sur la loyauté tirée de « Ninkyo ». Je pense que je n’en étais même pas conscient physiquement ou moralement. Je ne dis pas que certaines de mes répliques me vienne de ces influences, mais, ce genre de sentiment me touche tellement, que je me voyais mal ne pas les intégrer.
* NDT : Série télévisée d’animation en co-production autrichienne-allemande-japonaise en 78 épisodes de 22 minutes, créée par Runer Jonsson et produite par les studios Nippon Animation, Taurus et Zuiyô Eizô entre le 3 avril 1974 et le 24 septembre 1975 sur Fuji Television.


Un grand merci à Julia et Anaïs de BLACK STUDIO pour la traduction !

 

Lire la première interview d’Eiichiro Oda issue du journal One Piece numéro 1

Lire la deuxième interview d’Eiichiro Oda issue du journal One Piece numéro 2

Lire la troisième interview d’Eiichiro Oda issue du journal One Piece numéro 4

Plus d’informations sur One Piece film Z 

 

Et en bonus quelques images du journal One Piece numéro 3 :

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Interview d’ Eiichiro Oda, Numéro 2

 

Après la première interview d’Eiichiro Oda issue du journal Nikkan ONE PIECE Shinbun (週刊ONE PIECE新聞), voici enfin la suite avec un nouvel entretien de l’auteur de One Piece !

 

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Pour vous remettre dans le contexte : depuis le 22 novembre dernier est publié chaque semaine le journal Nikkan ONE PIECE Shinbun (週刊ONE PIECE新聞, à l’initiative de Nikkan Sports). Pendant 1 mois, ce journal spécial One Piece proposera 28 pages couleurs regroupant actualités, informations exclusives ou encore des interviews des acteurs phares de la série de manga la plus vendue au monde.

C’est parti pour la deuxième interview :

 

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PREMIERE PARTIE – INTERVIEW D’EIICHIRO ODA, NUMERO 2  (page 2)

– Vous avez souvent dit « les personnages évoluent, et je ne peux m’y opposer ». Comment évoluent-ils pour vous exactement ? Que comptez-vous raconter à présent ?

– Ce n’est pas quelque chose que j’aurais pu prévoir depuis le début, cela fait 15 ans que la série a commencé et donc 15 ans que plein de nouveaux Luffy sont apparus, à partir de ce moment-là, il n’était pas question de faire demi-tour, Luffy faisait telle ou telle chose à tel moment, c’est normal qu’il ait eu plein de comportements différents, non ? Je ne pouvais pas m’éloigner de cette ligne de conduite.

Mais à l’inverse, le plus difficile c’est de ne pas forcer le changement. Et je suis sûr qu’il y a des lecteurs qui comprennent cette ligne de conduite. Quand je fais de nouvelles histoires, je me demande si cette réplique ressemble bien à Luffy ou non… Et si je pense bien à ne pas m’éloigner de ça, alors il évolue tout seul. En somme, j’aimerais qu’il évolue de cette manière, mais si je pense que ce n’est pas quelque chose qu’il ferait, je me retrouve à ne pas suivre mes propres paroles initiales. Et même quand je n’y pense pas, je me retrouve dans cette situation… Si un bonbon tombait du ciel, je me demanderais ce qu’il ferait et là je me dis tout de suite « Luffy le mangerait, forcément ! », je le sais immédiatement. Et pour tout vous dire, les lecteurs aussi le savent. Donc quand j’écris des bêtises, les lecteurs me le font tout de suite remarquer.

 

– Le scénariste Osamu Suzuki est lui aussi un grand fan, il a donc fait ressortir de son scénario un Luffy qui avait évolué du point de vue du lecteur, non ?

– Bien sûr ! J’ai trouvé que la façon d’évoluer de Luffy était géniale dès le début du film. Essentiellement grâce au scénariste.

 

– Pourtant, il y a des choses qui vous ont dérangé ?

– Eh bien… Surtout au niveau des répliques, je dirais. Les particularités de langage en fin de répliques étaient différentes. Luffy finissait ses phrases par « -daze » et je me disais « tiens, Luffy n’aurait pas dit « -ze » ici pour moi », ce sont ces phrases qui me raidissaient le plus. En bref, il est possible que les personnes regardant le film trouvent une certaine discordance dans le caractère de Luffy.

 

– Et c’est pareil pour tous les personnages ?

– Oui. Parce que si on ne montrait pas une certaine continuité, je ne pouvais pas défendre mes personnages.

 

– Quand on lit le manga original, à la fin de plusieurs scènes, on ressent bien que les personnages n’ayant pas de répliques s’affirment quand même.

– Oui, ils ont fait ça dans mon dos. Cette fois, je ne donnais pas d’instructions donc ils ont fait ce genre de scène et au final ça rend bien, on comprend le personnage et il nous touche même. Nagamine (le réalisateur) s’en est vraiment bien sorti !

 

– Il paraît que le réalisateur, Nagamine, et le producteur, Shibata, n’ont pas pu s’empêcher de s’impliquer dans l’évolution et les faits et gestes des personnages.

– Évidemment, même Toei fera toujours tout pour protéger Luffy, cela fait 13 ans qu’ils s’occupent de l’anime.

 

– Quelle est la grande scène du film, pour vous ?

– La grande scène… J’ai envie de dire celle qui est la plus indécente… C’était vraiment érotique, non ? (rires)

 

– C’est vrai que je ne pensais pas que Robin pouvait être aussi sexy. Elle paraît plus sage dans le manga.

– Je pense que c’est un fantasme du responsable animation, Sato (rires). C’était quoi la question déjà ? Non la grande scène du film reste celle où se passe toute l’action. J’ai été vraiment surpris ! Elle était géniale. Elle nous plonge vraiment dedans. Il y a eu d’énormes progrès au niveau des CG (NDT : computer graphic). Je ne pensais pas qu’on pouvait faire de telle scène d’action.

 

Bonus : questions de l’équipage à ODA 

Sanji : qu’est-ce qui te rend le plus heureux en tant que mangaka ?

Oda : ah… euh… Rencontrer les gens que j’admire, comme Akira Toriyama.

 

Luffy : Ton pire souvenir ?

Oda : J’en ai bien sûr… mais je crois qu’il est tellement horrible que je ne peux pas le raconter (rires). Que faire…

 

Franky : Des moments difficiles ?

Oda : Quand je n’arrive pas à trouver un truc drôle.

 

Chopper : Tu te lèves à quelle heure et tu arrêtes de travailler à quelle heure ?

Oda : La matin, hein… je me lève à 5 heures du matin et je travaille jusqu’à 2h du matin. Forcément je dors de 2h à 5h très facilement.

Zoro : Tu ne dors que trois heures ? Moi j’aime trop dormir pour ça.

 

Usopp : Un truc que tu n’oublies pas sur ton lieu de travail ?

Oda : Le café. Ma marque préférée est « blue montain ».

 

Robin : Si tu devais résumer le travail de mangaka en un mot ?

Oda : euh… euh… c’est un travail marrant ! (rires)

 

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DEUXIEME PARTIE – INTERVIEW D’ EIICHIRO ODA, NUMERO 2  (page 4)

 

– Les films récents s’appuient beaucoup sur le progrès des techniques d’animation, certaines scènes d’action sont parfois trop rapides et on ne voit pas tout, c’est vrai ?

– Oui, c’est vrai.

 

– Et en même temps, on peut très bien voir certaines scènes, comme l’attaque de sanji « Sky Walk ».

– On peut les voir, oui ! (rires) Moi aussi, je pense la même chose. C’est assez fou. Même Nagamine me disait tout le temps qu’il voulait écrire de l’action, et je crois qu’il le voulait vraiment, et en regardant l’avant-première, j’ai compris, en voyant l’homogénéité du film, que les indications qu’il pouvait donner étaient vraiment minutieuses. Il voit très bien ce que ça va rendre en film, et ça reproduit loyalement ce qu’avait dessiné Satô… Ils forment vraiment un bon duo tous les deux !

 

– Vous voulez dire que si ça n’avait pas été ce duo, vous n’auriez pas pu dessiner ces scènes d’action ?

– Je ne pense pas, non. Pour avoir ces deux-là, il a fallu faire des sacrifices, pour vous dire à quel point je les voulais dans l’équipe.

 

– La scène où Luffy et Z se rencontrent de façon musclée, je pense que c’était l’emblème de l’action de ce film.

– C’était ce que voulait absolument faire Nagamine, il a appelé ça « la baston des durs » (rires). Depuis le début, il n’arrêtait pas de nous crier « je veux une baston des durs !! ». Les gens de Toei avaient déjà travaillé sur « Pretty Cure » (NDT : anime de magical girl) et j’étais intéressé de savoir quel genre de scène d’action ils allaient faire, mais au final ça a vraiment été super bien fait.

 

– Luffy était de plus en plus un personnage bourrin, mais récemment il devient un personnage plein d’entrain et de courage.

– Je suis content que le timing de la sortie du film colle avec ce changement dans le personnage. Ça explique vraiment le sens d’entrain et de courage qu’on a voulu lui donner, c’est un peu ce que voulait dire « baston des durs » et j’en suis vraiment content. C’est le symbole qui passe quand ses mains deviennent noires, mais qui (par le courage) deviennent plus durs. C’est aussi pour ça que Z se fait appeler « kokuwan no zefaa » (NDT : Le zéphyr aux bras noirs). Z a toujours utilisé son ardeur et son courage, il est vraiment fort c’est pourquoi ce surnom lui va très bien.

 

– Luffy et Z ont tous les deux les bras teintés de noirs, mais du coup, ils ne peuvent pas se vaincre par la force du courage.

– Tout à fait ! Les hommes doivent se surpasser ! (rires) On veut voir des hommes, des vrais. Sinon même les collégiens ne viendront pas voir le film au cinéma. J’aimerais que tout le monde vienne, même les personnes âgées… Tous les hommes du monde aussi !

 

– Le caractère d’homme dont vous parlez, vous ne l’écrivez plus avec le caractère traditionnel de « garçon », mais celui plus traditionnel de « l’homme honorable »… c’est une façon de durcir vos traits.

– Ah ha ha ! C’est ça qui est bien, des hommes qui admirent d’autres hommes, les femmes en tombent tout de suite amoureuses. Bref, venez tous voir le film ! (rires)

 

– Qu’est-ce que vous voulez faire passer dans ce film ?

– Hum… des principes. Au début, Suzuki m’a demandé «  qu’est-ce que tu voudrais écrire ? » et je lui ai répondu « un clash de principes ».

 

Bonus : questions de l’équipage à ODA 

Nami : Ce que tu préfères manger mon petit Oda ?

Oda : la viande. Comme Luffy. J’adore le bœuf. J’aime bien la viande tendre sous la dent. Par contre je n’aime pas les viandes chères et pleines d’huile.

Luffy : Je savais que c’était la viande !!

 

Zoro : Tu prends des vacances des fois ? Si oui, tu fais quoi de ton temps ?

Oda : je n’en ai pas non. Si j’en avais, je ferrais un voyage en famille. Peu importe où, mais je veux être dehors. Parce que je ne peux pas sortir.

Chopper : moi je veux aller dans un parc d’attractions.

 

Brook : Tu veux bien me montrer ton caleçon ? Euh pardon… qu’est-ce que tu voudrais le plus en ce moment ?

Oda : ce que je voudrais… ce que je voudrais… rien en particulier, si ce n’est des idées drôles.

 


Un grand merci à Julia de BLACK STUDIO pour la traduction !

 

Lire la première interview d’Eiichiro Oda issue du journal One Piece numéro 1

Lire la troisième interview d’Eiichiro Oda issue du journal One Piece numéro 3

Lire la troisième interview d’Eiichiro Oda issue du journal One Piece numéro 4

Plus d’informations sur One Piece film Z 

Et en bonus quelques images du journal One Piece numéro 2 :

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« Le lieu de travail d’Oda est une véritable mine d’or de documentations, d’ouvrages et de babioles en tout genre »

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Interview d’ Eiichiro Oda, l’auteur de One Piece !

 

Depuis le 22 novembre dernier est publié chaque semaine le journal Nikkan ONE PIECE Shinbun ( 週刊ONE PIECE新聞, à l’initiative de Nikkan Sports). Pendant 1 mois, ce journal spécial One Piece proposera 28 pages couleurs regroupant actualités, informations exclusives ou encore des interviews des acteurs phares de la série de manga la plus vendue au monde.

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Ce premier numéro comporte une longue interview du créateur du manga et producteur du film One Piece Film Z : le très célèbre Eiichiro Oda , une discussion avec l’éditeur du manga, des entrevues avec les doubleurs officiels de l’anime et des illustrations de la série telles les couvertures des tomes présentées en grand format.

A défaut de parler japonais et de pouvoir se procurer cette pépite hebdomadaire, Manga.Tv vous propose la traduction de l’interview d’Eiichiro Oda incluse dans ce premier numéro. L’auteur de One Piece revient principalement sur sa participation au film et sur son travail en général. Un perfectionniste qui ne laisse rien au hasard !

 

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PREMIERE PARTIE – INTERVIEW D’EIICHIRO ODA (page 2 et 3)

– Comment s’est passée la préparation de « One Piece film Z » ?

– Très bien ! Étant moi-même un grand amateur de l’anime, je sais pertinemment que même si je peux tout voir jusqu’au storyboard, en définitive, l’image ne sera jamais parfaite. Mais là, j’étais plutôt genre « ouah ! c’est devenu ça ? », bref, je peux dire un grand merci à Tatsuya Nagamine. (NDT : le réalisateur)

– Le résultat vous a plutôt convaincu du coup ?

– Oui, vraiment.

– Il paraît que vous avez pleuré pendant l’avant-première.

– On ne peut que pleurer devant ça ! (rires) La chanson d’ouverture, « kaidou (NDT : la route de la mer)» est vraiment bien. La première fois que je l’ai écoutée, je me suis toute de suite dit « elle est trop bien », « elle va en faire pleurer plus d’un ». Les paroles ont été écrites par le scénariste Osamu Suzuki et la musique est de Tanaka Kôhei. Du coup la chanson colle parfaitement à l’histoire… et c’est génial.

– Vous aviez pu voir les paroles ?

– Oui, ils m’ont laissé les superviser.

– Le chant de la marine… On peut dire que c’est un chant de guerre, non ? Il n’y en avait jamais eu avant, n’est-ce pas ?

– Je ne crois pas… La marine n’avait pas de chanson dans le passé.

– Est-ce que pour le prochain, le film se mélangera à l’œuvre originale ?

– Hum, ce n’est pas prévu, non. Dans ce film, je ne pouvais pas dessiner depuis l’œuvre originale, il devait être tel quel. Pour la mise en scène, quand les animateurs en avaient besoin, ça ne me dérangeait pas qu’ils utilisent des parties du manga. Il n’y a donc pas eu de problèmes de ce côté.

– Quelles sont vos impressions sur ces trois années de mise en œuvre pour réaliser ce film ?

– Je suis vraiment… fatigué ! Mais vraiment. Nous sommes tant bien que mal parvenus à le terminer et j’ai plutôt l’impression qu’on m’a vidé de toute substance vitale (éclat de rire) !

– Lorsque l’on vous a vu entrer dans la salle pour l’avant-première, vous aviez la tête basse et sembliez vraiment fatigué…

– Non, en fait je stressais… Je me demandais ce que ça allait donner, j’étais vraiment nerveux. Non, vraiment, je ne suis pas habitué à laisser les gens s’occuper de tout ! Pour le manga, je fais et refais tout moi-même jusqu’à ce que ça me plaise. Ça ne va pas toujours comme je veux, mais, là c’était pour un film ! Ce monde n’est pas fait pour moi (rires) ! C’est beaucoup de responsabilités que de donner des directives aux gens. Mais au final, le résultat dépend de leur travail. J’ai fait ce que je pouvais faire, du coup j’ai dû laisser des projets et des tâches à d’autres. C’est pourquoi, le jour où je voyais enfin le résultat de tout ça, oui, j’étais très nerveux.

– C’était un peu comme ouvrir un kinder surprise, pas vrai ?

– Oui, c’est ça (rires).

– Le doubleur de Sanji, Hirata Hiroaki, avait dit après la sortie de « Strong World » qu’il ne ferait plus les films de One Piece, or on le retrouve quand même dans cet opus, pensez-vous que c’est le charme du film qui l’a fait changer d’avis ?

– Le charme, entre autres oui (rire). Vous savez, moi je veux juste dessiner mon manga… vraiment !

– Tout comme votre implication dans  « Strong World », l’univers dans lequel se passe le film est assez proche du manga original, beaucoup de personnes disent que ça a fait monter le prestige de la série encore un cran au-dessus.

– Je pensais que si je m’impliquais un peu, le film ne serait pas bien, puis je me suis fait happer par l’équipe et personne ne m’a fait de remarques ou de reproches. Bref, quand je pense que ça va mal se passer, ça se passe bien !

J’ai aussi compris que si on laissait passer des choses, ça se passait mieux, les commérages ou les ordres un peu brusques par exemple. Mais c’est aussi avec ce rôle de donneur d’ordre qu’on peut remettre quelqu’un à sa place. Je préfère suggérer à ce genre de personne qu’il peut faire quelque chose de bien s’il s’en donne la peine en lui expliquant le processus de création d’un film, pour qu’il trouve sa voie aussi. C’est ce que j’ai toujours fait, même si je n’ai pas rencontré beaucoup de gens imbus de leur personne, et heureusement…

– Quand vous étiez sur « Strong World », pour la première intrigue, c’est vous qui aviez dessiné les animaux, et finalement il a été décidé qu’on garderait vos croquis.

– Ça, c’est parce que je ne m’arrête jamais, même pour moi (rire). L’un de mes grands principes est l’atteinte de la perfection, donc une fois que j’en avais commencé un… enfin… ce n’est pas que je n’ai pas confiance envers les autres, c’est juste que je veux tout faire moi-même. C’est pour moi ce qu’il y a de plus intéressant. Alors c’est ce que je fais.

 

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INTERVIEW D’ EIICHIRO ODA – DEUXIEME PARTIE (page 4)

– Pour ce nouveau film, vous avez laissé la main à Suzuki Osamu pour le scénario. Est-ce que cela a changé quelque chose par rapport à votre implication ?

– Cette fois, je n’avais pas décidé dès le départ que je m’impliquerais, ça s’est fait comme ça. Nous avions échangé des scénarios, mais ce n’était pas prémédité. Nous avons juste fait ce que nous pouvions de notre côté. Nous nous disions souvent « Bien, que peut-on faire à partir de là » et il y avait aussi beaucoup de choses que nous n’avions pas besoin de changer.  En définitive, j’avais mon mot à dire pour protéger mon travail à l’étape du story-board et ça fonctionnait très bien. Même s’il y avait eu une personne pour dire quelque chose sur la mise en scène, le scénariste peut la modifier au dernier moment. Donc sans voir les derniers story-boards, je savais que tout se passerait bien et que je n’aurais pas de mauvaise surprise sur les répliques ou autre. Si je touchais au script, le scénariste pouvait tout changer derrière, c’est pourquoi j’ai demandé à ce que mes changements soient pris en compte en fonction des siens. C’est pour ça qu’on m’a appelé le « producteur général »… Oui… enfin pas trop quand même. On m’a même présenté comme « le producteur général Eiichiro Oda » pendant un événement. Il y a eu de grands cris de joie qui m’ont fait reculer d’un coup (rires). Je me suis dit « Attendez un peu… Ça n’a rien à voir avec la production de 2009 pourtant ! ». Je n’oublierai jamais la peur que m’ont fait ces grands cris. On attend beaucoup de moi, pas vrai ? Donc je dois être encore plus ardu à la tâche !

– Suzuki Osamu avait proposé le titre « neo kaigun (NDT : néomarine) », qu’en avez-vous pensé ?

– Huum… Quand j’y repense maintenant, je le trouve drôle. Mais ce n’était pas clair dès le départ et comme je n’avais pas mon mot à dire, je n’allais pas enlever les trucs drôles, on avait l’impression que Suzuki Osamu disait des bêtises, mais, on touchait vraiment à l’image du film. Et « Z » restait la meilleure solution sans aucun doute. Mais c’était limite quand même… Si on s’était trop écarté, cela aurait posé des problèmes avec le manga original (rires). Mais il y a plein de choses cachées dans l’ombre. En réalité, Suzuki m’a dit être un grand fan et du coup … je ne pouvais pas m’empêcher de lui dire ce que je voulais faire. Je n’arrêtais pas de penser « laisse-moi faire ça !! ». On échangeait nos idées et souvent il terminait par un « mais oui ! je n’y avais pas vraiment réfléchi en fait… » (rires).

– J’ai entendu dire que vous aviez parlé avec Suzuki Osamu des futurs plans de la marine.

– C’est vrai. Quand on parlait tous les deux, je ne lui disais pas que dans le manga, Aokiji se battait avec Akainu par exemple, alors quand je le lui disais après, il s’écriait « ah bon ? c’est vrai ? » et c’est comme ça qu’on parlait de la série.

– Quoiqu’il en soit, la réputation du manga original est sauve, c’est pour ça que vous vous êtes permis de le mélanger à Z pour le rendre plus intéressant.

– Je voulais d’abord faire ce que Suzuki voulait faire, c’était la ligne de conduite du projet. Je n’y ai pas plus réfléchi honnêtement. Si c’est encore plus drôle et intéressant, c’est encore mieux alors.

– Vous aviez dit vouloir définir les caractères de la bande de chapeau de paille de la même façon que dans le manga, c’est vrai ?

– Cette proposition est aussi venue de la façon de faire de Suzuki, mais aussi de la façon dont est composé One Piece. Des choses comme « Luffy ne s’énerverait pas autant », ou « il ferait plutôt comme ça à ce moment-là », etc. Je me dis que peu importe combien on aime ce qu’on fait, il arrive souvent que cela gêne pas mal de personne que les personnalités changent d’un coup. Alors j’ai quand même dû dire que Luffy répondait de telle ou telle façon. On me répondait « Si c’est comme ça, eh bien c’est comme ça. » et c’est comme ça que tout s’est bien passé.


Un grand merci à Julia de BLACK STUDIO pour la traduction !

 

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Interview vidéo Reno Lemaire, l’auteur de Dreamland

 

Si vous ne connaissez pas Reno Lemaire (honte à vous), c’est l’auteur du célèbre manga à la française Dreamland dont 11 tomes sont parus à ce jour !!

L »interview se passe au St Rock à Montpellier le bar préféré de Reno que vous pouvez d’ailleurs apercevoir dans le tome 6 :). L’auteur revient sur sa série, sa façon de travailler, ses projets, son équipe, etc. Interview réalisé par Oncle Fumetti.

Regarder l’interview sur Manga.Tv !

Découvrez la série en lisant un extrait !

DreamLand © Reno Lemaire / Pika Édition. Tous droits réservés.

Source : Facebook de Dreamland / Site de Dreamland

 


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Hinako TAKANAGA se dévoile…

Le boy’s love était à l’honneur lors de Japan Expo 2011. Pour sa première visite en France, l’auteur Hinako TAKANAGA nous a fait le plaisir de se confier au micro de Manga.Tv. 30 minutes de confidences pour découvrir son univers, son parcours et son goût pour les beaux garçons !

Parmi les auteurs de yaoiHinako TAKANAGA a su se démarquer. Son style graphique, ses personnages et ses histoires originales font d’elle une mangaka reconnue. Lorsqu’on a ce talent pour captiver le lecteur, on ne peut s’empêcher de se demander quel est le chemin qui conduit au boy’s love ? Dans son cas, Hinako TAKANAGA vous répondrait qu’elle en lit depuis qu’elle est petite fille.

« Je lisais déjà des yaoi au lycée et ça me faisait beaucoup rire. J’ai commencé à en dessiner également et puis j’ai arrêté quand je suis rentrée à l’université »

Grâce à son ami d’enfance, elle s’est fait connaître dans le milieu en participant à un concours d’illustration dont elle a été lauréate. C’est ainsi que la maison d’édition à l’origine de ce concours lui proposa de faire sa propre série. Un défi relevé haut la main qui l’incite tous les jours à en faire toujours plus.

Silent Love © HINAKO TAKANAGA / LIBRE PUBLISHING CO., LTD

Les sources d’inspirations d’Hinako TAKANAGA ne s’arrêtent pas à ses lectures. Sa passion pour le cinéma y contribue largement.

« je regarde beaucoup de films et de documentaires, je puise mes idées dans tout ce que je vois ».

Lorsqu’elle écrit un manga, elle ne choisit pas la facilité : Le personnage de Silent Love quasi inexpressif en est la preuve. Faire une série en plusieurs tomes avec un tel caractère principal n’est pas aisé.

« Effectivement, au départ, cela devait être un one shot, donc ça ne posait pas de problème. Mais quand l’histoire s’est prolongée, c’est devenu plus difficile. C’est pour ça qu’est apparu à nouveau des personnages comme Sagara et Kagami qui font d’ailleurs de plus en plus d’apparitions au fur et à mesure que le manga progresse (rire) »

Et si vous lui demandez pourquoi ne s’est elle pas mise au shojo, dont l’influence est flagrante dans son travail, elle vous répondra :

« à cause de mon emploi du temps ! » En effet, celui-ci ne lui permet pas de se lancer dans de nouveaux genres de manga tel que l’héroic fantaisy et autres univers magiques. « si j’en ai l’occasion j’aimerais bien faire une série sur ce thème. On m’a déjà proposé d’en faire, alors j’espère pouvoir saisir l’occasion bientôt ».

Silent Love © HINAKO TAKANAGA / LIBRE PUBLISHING CO., LTD

Il est vrai que lorsqu’un tome comporte en moyenne 5 histoires et que pour chaque histoire en comptant le dessin et la création, il faut environ un mois sans compter la couverture, ce sont 6 mois qui passent à une vitesse fulgurante. Si vous prenez d’ailleurs le temps de lire en détails ses œuvres, vous vous apercevrez qu’elle ne néglige aucun détail. Dans ses postfaces, elle prête une attention particulière à son public. N’avait-elle pas des appréhensions en allant à la rencontre de son public français pour la première fois ? D’après elle, le terme « nerveuse » était de rigueur.

« Je ne connaissais pas votre culture et je me demandais ce qu’aimaient les français dans mes mangas. De plus, le temps passe trop vite en dédicace, ce qui ne me laisse que peu de moments pour discuter avec mes fans. C’est assez frustrant. »

Néanmoins, elle fût contente de les rencontrer et de voir leur enthousiasme, surtout lorsqu’ils disent adorer ses séries, parfois même en japonais. C’est donc une auteur émue et comblée qui se présenta devant nous.

 

     

Un panel d’émotions ressenties par Hinako TAKANAGA qu’on retrouve aussi bien des livres. Des personnages tantôt exubérants, tantôt réservés ou encore colériques et spontanés. Dans The Tyrant who fall in love le caractère principal est un fils ainé, orphelin de mère et d’un père absent.

« Il représente la norme dans la société donc il devient agressif de façon excessive car il est amoureux mais ce n’est pas acceptable. C’est cet aspect que j’ai voulu montrer. »

Il est vrai que la normalité fait que l’homosexualité n’est pas toujours vu d’un bon œil. En France, nous avons cette chance de pouvoir assumer nos tendances sexuelles, mais au Japon, est-ce vraiment la même chose ?

« Il y a de moins en moins de préjugés. Sur le petit écran, des célébrités affichent leur homosexualité mais ça reste toujours une minorité. Le boy’s love est d’ailleurs un marché en expansion mais il reste encore un marché de niche dans le manga. »

Le yaoi influence peut être les jeunes mais de manière générale les lectrices de boy’s love ne sont pas gays. Donc même s’il y en a, ce n’est pas représentatif. En revanche, ce qui est possible, c’est que lire des boy’s love fait que les japonnais(es) ont certainement moins d’idées préconçues sur le milieu gay. Bien que des progrès soient encore à faire, est-il vraiment possible de libérer le Japon de sa « norme » ?

Il est cependant sûr qu’Hinako TAKANAGA n’arrêtera pas de nous faire rêver avec tous ses beaux garçons aux caractères impulsifs.

« Je pense que si je devais sortir avec l’un de mes personnages, ça serait Morinaga, c’est le plus droit et le plus sincère donc c’est certainement avec lui que je serai la plus heureuse ».

En tout, l’auteur de Silent Love trouve son bonheur du moment dans les jeux vidéo en réseau ! Et oui, sous ses airs angéliques se cache un côté geek sûrement commun à beaucoup d’entre nous.

« Je n’ai pas énormément de temps libre mais j’adore les petits jeux en ligne qu’on trouve sur Mixi (FaceBook japonais). Je joue à  Kingdom, il faut construire une ville ou un pays, et gérer la vie des habitants, un peu comme les Sims. »

Voilà de nouveaux héros de fiction qui sont entre de bonnes mains.

     

 

Mais entre nous, ce qui nous intéresse vraiment, ce sont surtout ses futurs projets, notamment Kimikoi. Une série déjà parue au Japon dont le 3ème tome sortira prochainement. A découvrir bientôt chez Kazé ? Affaire à suivre…

 

© HINAKO TAKANAGA / LIBRE PUBLISHING CO., LTD

Portrait chinois :

  • un pays : Japon
  • animal : un chien
  • femme célèbre : Kiki la petite sorcière
  • un film : Amadeus
  • fleur : Véronique (petite fleur bleu)
  • couleur : violet
  • une boisson : un café
  • musique : musique traditionnelle

 

 

 

Le tome 1 de Debaser en téléchargement gratuit !

Vous ne connaissez pas Debaser de RAF ? C’est le moment de découvrir ce global manga survitaminé !

Grâce à l’initiative d’Ankama, vous pouvez télécharger le tome 1 gratuitement au format pdf à cette adresse : Label 619 – Focus sur DEBASER !

Cette histoire 100% Rock N’ Roll ,nous plonge directement en 2020, dans un Paris futur où la pop mielleuse à souhait est la seule musique autorisée. Tout autre genre est formellement interdit par le gouvernement sécuritaire. C’est alors que Joshua le rebelle et Anna l’intello vont se rencontrer et livrer une « Battle of Paris », hommage au célèbre « The battle of Los Angeles », d’un certain groupe (un peu Rock N’ Roll à ce qu’il parait) Rage Against The Machine (Killin the name of !?!). Leur but ultime ? Monter un groupe, jouer des musiques authentiques  et partir à la conquête du monde pour faire de la liberté une vérité ! Seulement, jouer du rock c’est comme jouer avec le feu…
Pas convaincu ? Un petit trailer alors :

C’est à l’occasion de la parution du tome 6 que RAF nous a fait l’honneur de nous accorder une petite interview lors de Japan Expo 12e impact. Envie de connaître RAF un peu mieux ? C’est parti !

Déjà 6 tomes parus :