Hiro Mashima (Fairy Tail) visite son exposition à Angoulême

Hiro Mashima l’auteur de Fairy Tail publié chez Pika éditions était invité au Festival International de la Bande Dessinée.

Une exposition sur l’art dans Fairy Tail a été crée par 9è ART+ durant la durée du festival.

On y retrouve des originaux et des reproductions, ainsi que la statue HQS de Tsume représentant Natsu et Ignir. Cette belle pièce de collection a ému Mashima sensei et il ne tarissait pas d’éloge sur celle ci.

C’est avec Mashima sensei que vous pouvez découvrir cette exposition bien fournie et très ludique en vidéo.

 

Hiro Mashima dédicace en live Natsu pendant son exposition !

Dédicace d'Hiro Mashima à Angouleme

Hiro Mashima, l’auteur de Fairy Tail chez Pika édition, dont le tome 62 arrivera en mars et le dernier en juin, était présent au Festival International de la Bande Dessinée à Angoulême.

Une exposition en son honneur était même organisée au sein de cet évènement, dont vous verrez prochainement les images ici même.

Après avoir visiter son exposition, comprenant des originaux, Mashima sensei décide de lui-même de faire un dessin de Natsu, son héros préféré, pour qu’elle soit présente en toute fin d’exposition.

Il a fait ça pour remercier les organisateurs, mais aussi les fans venus nombreux le voir.

C’est donc en total improvisation qu’il dédicace un Natsu pendant 5 min top chrono.

A la fin de la vidéo il dit quand même : « J’ai fait ça un peu vite, veuillez m’excuser pour les petits défauts ! »

La précision de l’auteur est à voir en vidéo !

 

[Interview] – Laurence Baldetti la belle magicienne au crayon de La quête d’Ewilan

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Jeune illustratrice, Laurence Baldetti a présenté sa deuxième série au festival d’Angoulême : La quête d’Ewilan. L’adaptation de la célèbre trilogie fantastique de Pierre Bottero, racontant l’histoire peu commune d’Ewilan.

Ewilan n’est pas une fille comme les autres, elle est née dans un monde où la magie existe. Cette magie est l’Art du Dessin et fait appel à l’imagination. Ewilan va très vite maîtriser ce pouvoir et va devenir la sauveuse de ce monde magique. Avec l’aide de son meilleur ami et de sa guilde, elle va affronter son destin.

Cette adaptation compte deux tomes pour le moment et c’est la belle Laurence Baldetti qui est au crayon.

L’occasion pour Manga.tv d’en savoir un peu plus sur son travail grâce à une interview exclusive, la seule et unique donné lors du festival !

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Laurence Baldetti – Manga report – Manga.tv

Est-ce que tu peux te présenter à ceux qui ne te connaissent pas encore ?

Bien sur ! Je suis Laurence Baldetti, auteure de bande dessinée. J’ai fait deux séries dont Perle Blanche sortie il y a quelques années et La quête d’Ewilan  dont le tome 2 vient de sortir au mois de novembre.

Peux-tu nous parler des différences au niveau du dessin entre Perle Blanche et La quête d’Ewilan ?

couverture-perle-blanche-laurence-baldetti-glenat-interview-manga-report-manga.TvJe dirai que c’est subtilement différent, surtout au niveau technique. C’est mon premier album, première série, premier projet solo, j’ai pu tester plus de choses et essayer d’instaurer un style sur lequel je me suis fixée. C’est donc plus jeune que le travail que sur La quête d’Ewilan où j’ai essayé de faire quelque chose de plus sympathique. De plus, les personnages ont été validés avec mon éditeur. Ça reste mes personnages mais modifiés, ce qui transforme mon style. Dans l’essence les deux séries sont les miennes avec ma patte même si l’une est plus pour les ados et l’autre plus pour les adultes. Je pense aussi que le traité du trait ne se ressent pas de la même manière lorsque on dessine pour des adultes (peut-être plus violent) ou pour les ados (plus aventureux, fantastique).

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Laurence Baldetti – La quête d’Ewilan – Glénat

Pourquoi préfères-tu utiliser un coloriste sur vos séries ?

Pour ma part, je n’imagine pas mes dessins en couleur. Je ne fais donc pas la couleur car je considère que c’est un métier à part entière. Je pense que je saurais le faire mais ça serait très long et pénible car le traitement de l’illustration n’a rien voir avec celui de la BD : on va traiter une ambiance, un ressenti, une émotion, pas forcément réel… Donc je n’estime pas que mon niveau de couleur soit suffisant. Je sais en faire mais ça ne m’intéresse pas particulièrement. Je suis très admirative du travail des autres. Souvent le fait d’avoir la couleur de quelqu’un d’autre amène quelque chose auquel on n’aurait pas pensé et apporte un éclairage différent sur son travail. C’est très intéressant !

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Laurence Baldetti – La quête d’Ewilan – Glénat

Comment es-tu arrivée sur le projet de La quête d’Ewilan ?

D’abord parce que je travaillais chez Glénat. Ensuite parce que ça traînait dans les cartons depuis un moment. Le projet a été initié par Jean-Claude Camano, éditeur chez Glénat, il voulait adapter le roman sorti il y a quelque temps. Il y a donc eu un premier dessinateur et un premier scénariste, mais le travail était très long. Plus tard, après avoir travailler sur Perle Blanche que je venais de terminer, et il m’a proposé de rejoindre le projet. Ne connaissant pas beaucoup le sujet j’ai lu le roman pour la première fois et donc par pur hasard, je me suis lancée dans la série.

As-tu lu tous les romans ?

C’est une question que l’on me pose souvent : est-ce que j’ai lu TOUS romans ? Non ! (rires) Déjà car je travaille non-stop dessus, ça fait un peu redite, donc le soir, quand je lis, c’est plutôt autre chose. J’ai plutôt tendance à lire le roman quand j’ai terminé de travailler sur la BD. Je prends toujours un peu de vacances et j’en profite un peu. Pour le travail, je lis le tome 1 pour travailler sur le tome 1, et ainsi de suite, mais je ne les lis pas à l’avance.

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Comment se passe le travail avec le scénariste ?

Le scénariste fait un découpage planche par planche. Il va gérer le nombre de séquences avec le nombre de planche qu’il faut pour faire une scène d’action.

C’est en bref tout le passage sur lequel le personnage effectue son action. Ensuite, il met le nombre de cases qu’il souhaite sur la planche avec le texte, et l’action avec les indications : plan large, serré, tel personnage qui fait ça ou ça… Mais la manière de travailler varie en fonction des scénaristes.

Il va scénariser le tout de façon assez complexe et je fais la mise en scène. Je vois ce qui est possible de faire, ce qui marche le mieux dans la dynamique, je travaille une première fois à partir de ses notes et ensuite on discute de ce qui fonctionne ou pas.

Je passe ensuite à la phase de recherche de plans : comment je vais montrer ce personnage, cette action… pour que la signification soit là.

On réfléchit, faut pas croire 😉

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Laurence Baldetti – La quête d’Ewilan – Glénat

Est-ce que comme Ewilan, vous avez le pouvoir de faire apparaître des choses que vous imaginez ?

J’ai ce pouvoir ! J’imagine des choses et elles apparaissent en livre ! C’est magique. Mais un magicien ne doit jamais dévoiler ses pouvoirs.

Comment se déroule la suite de ton planning de parution ?

La quête d’Ewilan sera en six tomes, à raison d’un roman en 2 tomes de BD pour avoir la meilleure adaptation possible, avec tous les ans une sortie entre octobre et novembre.

En parallèle, j’ai aussi un projet qui a démarré avant la La quête d’Ewilan avec Mathieu Mariolle qui sera un one shot : l’histoire se déroule en Inde au 18ème siècle, on suit Arjuna, une mercenaire indienne œuvrant pour les colons. C’est un peu l’histoire d’une anti-héro, pas très sympa, évoluant dans un monde dans lequel les divinités hindoues existent vraiment. Le folklore est donc très présent et on va découvrir ce qu’elle fait pour les colons, et la grande aventure dans laquelle elle s’est embarquée. Un bon mélange de religion hindoue et de fantastique, mais pas de date de sortie encore prévue. A suivre !

Propos recueillis par Boudou et Mei Lee

Merci à Laurence Baldetti pour cette belle interview et pour sa gentillesse.

Pour découvrir son univers  : http://lorncblr.tumblr.com/

Couverture-la-quete-d-ewilan-laurence-baldetti-interview-manga-report-glenat-manga.tv Couverture-la-quete-d-ewilan-2-laurence-baldetti-interview-manga-report-glenat-manga.tv

[Interview] Luke Pearson, l’auteur qui connait les contes mieux que personne

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A l’occasion du Festival International de la bande dessinée d’Angoulême, nous avons fait la rencontre d’un jeune auteur anglais, pas très réveillé mais terriblement sympathique.
En effet, Luke Pearson était connu du public que pour son dessin de presse. Avec son oeil et son crayon aiguisé, il croque la vie de tous les jours, en rajoutant toujours une pointe de fantastique.

Ce jeune homme un peu rêveur adore les contes scandinaves et a commencé à publier Hilda, sa première bd, chez Nobrow, puis repris par Casterman en 2010.

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Luke Pearson – Hilda et le troll – Casterman

Hilda est une jeune fille qui habite avec sa maman dans un pays où le monde fantastique cotoît le monde des humains. Cette fille, espiègle, adore la nature et fera la rencontre de Troll, d’oiseaux géants et de géants. Sans jamais être décontenancée, Hilda vit le moment, pose les bonnes questions et aide tout le monde. Ses grands yeux d’enfants découvrent un monde surnaturel où l’harmonie des choses peuvent toujours tenir.

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Luke Pearson – Hilda et la parade des oiseaux – Casterman

Hilda est une bande dessinée qui fait sourire, à l’instar de Barakamon (édité chez Ki-oon) ou de Yotsuba (édité chez Kurokawa), ce feel good comics ne se prends pas la tête. On vit les choses à leur rythme. On retrouve notre âme d’enfant et on se laisse embarquer dans ce mélange de folklore scandinave et d’aventures passionnantes et surtout très portés sur des valeurs simples.

Lire Hilda et regarder l’interview du jeune auteur talentueux qu’est Luke Pearson, c’est s’assurer d’avoir la banane pendant quelques jours.

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Luke Pearson – Hilda et le troll – Casterman

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[Interview] Atsushi Kaneko, le mangaka le plus punk de sa génération

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C’est à l’occasion du Festival International de la Bande Dessinée d’Angoulême que nous avons rencontré Atsushi Kaneko. Il nous parle tranquillement de ses folles œuvres. Toutes fantastiques (dans tous les sens du terme !)

Atsushi Kaneko est connu pour ses mangas un peu underground. Il a été édité une première fois en France par les éditions IMHO avec son excellent manga Bambi.

Couverture Bambi - Atsushi Kaneko - IMHO

Un manga qui avait surpris par son histoire et sa composition complètement barrée. Un manga très « rock » dans tout les sens du terme. La jeune héroïne, Bambi, est une chasse de prime de 16 ans. Elle Kidnappe un enfant nommé Pampi pour le remettre aux « Vieux« , ses commanditaires. Mais cela ne sera pas facile, car ils deviennent la cible de mercenaires engagés par Gabba King, une rock-star débauchée qui souhaite récupérer l’enfant.

soil_couverture_tome_11_ankama_chronique_espace_manga.tvIl nous revient quelques années plus tard chez Ankama avec Soil, une satire de la société moderne, teinté de fantastique. Nous avons d’ailleurs fait une chronique, ici même, pour parler de ce phénomène.
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Et voilà qu’Atsushi Kaneko est maintenant édité chez Casterman avec son nouveau manga Wet Moon.
Comme toujours l’histoire est basée sur un fond d’enquête policière baigné de surnaturel. Grâce à cela, l’auteur exalte nos sens et nous même sans dessus dessous avec son histoire complètement folle. Le tout avec des aplats de noir et une composition qui rend hommage au cinéma de David Linch, ainsi qu’au thriller.

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WET MOON © 2012 KANEKO Atsushi by KADOKAWA

Sata, un inspecteur de police de la ville de Tatsumi, est à la recherche de Kiwako Komiyama, une ouvrière dans une usine de métal qui a tué son collègue. Celle-ci demeurant introuvable, Sata a recourt à Tamayama, un personnage mystérieux.

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WET MOON © 2012 KANEKO Atsushi by KADOKAWA

Lire un manga d’Atsushi Kaneko, c’est être porté par une énergie punk, hors norme. Les cases vont au rythme de la musique, tantôt rapide, tantôt lent. Avec des cases percutantes et des dialogues comiques, quelques fois à coté de la plaque mais terriblement bons. Tout cela donne une dimension nouvelle à Wet Moon, c’est un manga où les personnages sont très colorés, ni gentil ni méchant, toujours bizarre. Des vrais personnages en sommes !

Ce mangaka ne cessera jamais de nous étonner.

Credit image : WET MOON © 2012 KANEKO Atsushi by KADOKAWA

 

[Interview] L’univers féerique d’Olivier Ledroit

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A l’occasion de la sortie de sa nouvelle série, Manga.tv a rencontré Olivier Ledroit au festival d’Angoulême.
Cet illustrateur de renom, connu pour ses titres comme les Chroniques de la lune noir ou encore Requiem, nous présente Wika, une nouvelle œuvre toujours empreint de magie et de féerie pour le plus grand bonheur des lecteurs.

interview-olivier-ledroit-couverture-wika-glenat-fee-manga.tvL’histoire

Assassinés par le prince Obéron, le duc Claymore Grimm et la duchesse Titania ont du abandonner leur petite fille Wika.
Pour la protéger, ses ailes sont sectionnées pour dissimuler sa véritable nature aux yeux du monde. Mais les pouvoirs de Wika, toujours présents, continuent à se développer au fil des années. Son mystérieux tatouage évoluant en fonction de ses humeurs, trahit la magie qu’elle abrite. La fée qui sommeille en Wika va-t-elle se réveiller ?

 

 

interview-olivier-ledroit-interieur-wika-glenat-fee-manga.tvSuivez les aventures de cette jeune héroïne aux ailes brisées dont le destin peu commun lui fait subir les pires épreuves. Une vie bien loin des contes de fée, nous rappelant qu’importe les malheurs, il faut continuer à avancer.

Un message laissé par les auteurs à leurs enfants, comme une vérité qu’il faut conserver.
Pour en savoir plus sur l’histoire de cette œuvre, il ne vous reste plus qu’à regarder l’interview exclusive d’un illustrateur hors-norme.

 

 

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Crédit image : Olivier-Ledroit/Glénat

[Interview] Mateo Guerrero, le guerrier de la bd !

Couverture de Turo

Couverture de TuroMateo Guerrero est connu pour Turo, une bande dessinée typée manga. Une sorte de shonen où le héros possède une force exceptionnelle et qui parcourt le monde, avare d’aventure avec des pilleurs de tombeaux. Une bande dessinée qui vient de terminer son premier cycle au bout de 4 tomes édités chez Le Lombard.

Mais voilà que Mateo revient dans un tout autre genre, beaucoup plus grandiose : Gloria Victis.

Cette épopée romaine raconte l’histoire d’un jeune homme du nom d’Aelio Hermeros qui va devenir un héros, un Aurigue.

Un aurigue ? oui, un aurigue ! Ce sont des pilotes de chars romain qui couraient dans les anciens cirques. Les courses de chars rendaient hommage au dieu Apollon. Les coureurs étaient debout sur leur char, tenant les rennes de leurs quatre chevaux et devaient courir pendant un nombre de tours définis.  Ces courses, meurtrières, étaient adorées et adulées par les romains.

Le style graphique de Mateo grandi dans cette histoire. Le style n’est plus lié au manga, mais dans sa composition il y a quelque chose de très cinématographique. Une planche nous a même littéralement coupé le souffle. Imaginez une double page avec un cirque vu de dessus, avec des personnages ayant tous une expression différente et la course de char qui se déploie dans l’arène. Cette planche est juste magnifique.

Même si le scénario de Gloria Victis ne décolle pas trop, les dessins de Mateo magnifie la grandeur et la décadence de l’empire romain.

couverture Gloria Victis -

 

[Interview] Antonello Dalena n’est pas un petit microbe

Couverture d'Ernest et Rebecca- La boite a blague

Pendant le festival d’Angoulême, Manga Report a eu l’occasion d’interviewer de grands artistes qui ont fait leur petit bonhomme de chemin. En effet, nous avons découvert Antonello Dalena, il y a 4 ans, lors de la parution du premier tome du très mignon Ernest & Rebecca.  C’est avec une pointe de nostalgie que nous retrouvons ce gentil dessinateur, très rêveur qui laisse jouer son charme italien pour ravir aussi bien les petits que les grands !

Case Ernest et Rebecca du tome 6
Lombard/Ernest et Rebecca

Couverture d'Ernest et Rebecca- La boite a blagueAntonello Dalena est le dessinateur d’Ernest & Rebecca, une bande dessinée très mignonne qui compte actuellement 6 tomes. Edité chez le Lombard et scénarisé par Guillaume Bianco, ce conte de fée moderne met en scène une jeune enfant du nom de Rebecca, toujours malade, et son ami Ernest, le microbe.

En effet, Rebecca, de son jeune âge, adore patauger dans la boue, courir sous la pluie sans son manteau, se rouler dans la neige, etc… Et pour cause, c’est dans les moments où elle est malade qu’elle peut discuter avec un gentil microbe qui l’aide à affronter ses maladies.

Case-Rebecca
Lombard/Ernest et Rebecca

Mais Ernest n’est pas qu’un simple ami, c’est aussi son confident, son seul ami sur lequel elle peut compter pendant le divorce de ses parents. Il va l’aider à grandir et à surmonter les épreuves de la vie.

Case Ernest et Rebecca du tome 6
Lombard/Ernest et Rebecca

Ernest & Rebecca est un hymne à la vie. Une bulle d’air qui permet aussi bien aux plus petits qu’aux plus grands de comprendre que rien n’est facile et qu’il faut toujours se battre pour réussir ou pour guérir.

Cette bande dessinée peut se rapprocher de Yotsuba&!, voir de Barakamon, où la joie de vivre malgré les épreuves est toujours présente. Les dessins tout choupi permettent de s’attacher aux personnages, et pour cause, Antonello Dalena sort de l’école Disney et ne cache pas sa fascination pour le style manga, preuve en est la composition et le graphisme de ses planches. Rien de plus facile pour lui que de nous montrer toutes les expressions qu’un personnage peut avoir et qui nous font craquer.

Si vous aimez aussi l’univers d’Ernest & Rebecca, vous devriez aimer aussi Sybille, la fée cartable édité par le Lombard. Cette oeuvre est plutôt destinée à un public féminin ou aux teenagers, mais la fantaisie qui en ressort permet de s’évader un bon moment.

[Interview] Alisik ou la jeune fille du cimetière

Alisik est une BD, édité au Lombard, crée par Hubertus Rufeldt et Helge Vogt.

Pour l’instant 3 tomes sont sortis : Automne, Hiver et Printemps.

Elle met en scène une jeune fille nommée Alisik qui, un jour se réveille dans un cimetière entourée de personnes étranges. Elle va se rendre très vite compte qu’elle est morte et qu’une nouvelle « vie » s’offre à elle.

Cette bande dessinée à mi-chemin entre un manga et une bd sortie de chez Disney, est bourrée de fantaisie, ou le réel et l’irréel se mêle avec une harmonie fantasmagorique.

Hubertus-Rufeldt-Helge-Vogt-auteur-Alisik-lombard-interview-manga-report-prix-collegien-fibdD’ailleurs, les deux auteurs ont gagné le prix de Collège du Festival International de la Bande Dessinée d’Angoulême !

Nous les avons interviewés dans le stand du Lombard, où ils nous font découvrir cette très belle BD.

Pitch : Alisik se réveille une nuit dans un cimetière. Un peu effrayée, elle décide de s’enfuir au plus vite. Mais, rapidement, elle se rend compte qu’aucun vivant ne la voit. Et pour cause, Alisik est morte. Pire, elle est coincée entre enfer et paradis, en attente du jugement de Mr. Mortis, lequel tarde à venir. En attendant, elle et ses nouveaux amis, tous dans le même cas, vont devoir sauver le cimetière de la destruction

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[Interview] Davy Mourier et sa petite mort refauche.

Davy Mourier, scénariste, dessinateur, homme à tout faire de l’espace geek télévisuel et web frappe encore avec la sortie de la Petite Mort 2, chez Delcourt.

En effet, le jeune homme connu pour son rôle dans Nerdz, j’irai loler sur vos tombes, ses reportages avec Roadstrips et ses vidéos sur internet est un homme sensible dont l’esprit bouillonne encore.

Et c’est en faisant des signatures que ce petit bonhomme chauve a eu l’idée de faire une suite à la Petite mort , dont nous avons déjà fait une interview précédemment ici !

Nous le retrouvons au Festival International de la Bande Dessinée à Angoulême, dans le stand Delcourt pour qu’il nous parle de ce deuxième volume toujours très mignon, mais très dur aussi.

C’est sans détour qu’il nous parle de sa vision de l’adolescence, de la vie, de la mort et de son aventure avec Monsieur Poulpe.

Katsuhiro Otomo (Akira), Grand Prix du Festival d’Angoulême 2015

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C’est une première pour le Festival international de la bande dessinée d’Angoulême qui attribue au célèbre mangaka Katsuhiro Otomo, le père d’Akira, le Grand Prix d’Angoulême 2015 pour sa 42e édition.

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L’auteur nous livre son message de remerciement en vidéo :

« Ce prix sera un encouragement et j’ai l’intention de me mettre au travail » le message de Katsuhiro Ōtomo suite à l’annonce du Grand Prix.

 

Ci-dessous, le communiqué officiel :

Le vote pour l’élection du Grand Prix du 42e Festival a été ouvert mi décembre auprès de plus de 3 500 auteur(e)s professionnels, dont la liste a été établie à partir de données fournies par les maisons d’éditions en activité dans l’espace francophone.

Le premier tour, clos le 31 décembre 2014, a permis d’annoncer début janvier les noms des trois finalistes en lice pour le second tour : Hermann, Alan Moore et Katsuhiro Otomo.

Le second tour a été clos mercredi 28 janvier 2015 à midi. Il a recueilli les suffrages de plus de 1 600 auteur(e)s. Au terme de ce vote, le japonais Katsuhiro Otomo est proclamé lauréat du Grand Prix du 42e Festival international de la bande dessinée, avec 38% des suffrages. Un résultat historique puisque c’est la toute première fois, dans l’histoire du Festival, qu’un auteur japonais se voit accorder cet honneur.

 

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En choisissant d’attribuer le Grand Prix de la 42e édition du Festival international de la bande dessinée à Katsuhiro Otomo, la communauté des auteur(e)s qui a exprimé ses suffrages lors des deux tours du vote organisé par voie électronique en décembre 2014 puis janvier 2015 a accompli un geste historique. C’est la première fois en effet que cette récompense, la plus prestigieuse du palmarès du Festival, est attribuée à un auteur japonais, soulignant ainsi la place prise par le manga dans l’histoire du 9e art. Katsuhiro Otomo couronné, c’est le meilleur du manga qui se voit ainsi légitimement célébré en Europe.

Né au Japon en 1954, Katsuhiro Otomo se met à dessiner professionnellement très tôt, au sortir de l’adolescence, et signe dès les années 70 ses premiers récits courts, souvent d’inspiration SF ou fantastique. Ainsi Domu – Rêves d’enfant (1981), traduit bien plus tard en langue française, qui se signale déjà par une maîtrise narrative, des innovations formelles et une science du cadrage remarquables chez un si jeune auteur. Le travail d’Otomo, d’emblée, exprime son goût de toujours pour le cinéma, qu’il aura par la suite de multiples occasions de satisfaire en devenant également cinéaste.

Mais c’est à partir de 1982, alors que le jeune mangaka a déjà derrière lui près d’une décennie d’expérience, que le phénomène Otomo se déploie véritablement. Dans les pages du magazine Young, alors qu’il n’a que 28 ans, il entreprend un long récit post-apocalyptique d’une intensité et d’une ampleur visionnaire saisissantes : Akira. Entrelaçant de multiples thèmes – vitesse, violence, drogues, rébellion, science dévoyée, obsessions urbaines et pessimisme foncier, sans oublier tous les fantasmes d’anéantissement qui hantent de façon récurrente l’imaginaire japonais -, Akira révèle un auteur virtuose, qui en une seule oeuvre bouleverse toutes les règles qu’on pensait établies.

Développée en épisodes sur des milliers de planches jusqu’au seuil des années 90, la fresque démesurée qu’est Akira fascine non seulement par son sujet, ses personnages, ses ambiances et son goût du design omniprésent, mais également par son exceptionnelle exigence esthétique, qui en fait presque instantanément, dès sa publication, une oeuvre culte du 9e art. Son influence sera considérable dans le monde entier : partout où l’on pratique intensément la bande dessinée, Europe, pays anglo-saxons, Asie, Otomo est unanimement admiré par ses pairs. Il sera l’un des principaux vecteurs d’une percée décisive du manga en Occident, et de la découverte de toutes ses potentialités. La bande dessinée japonaise, dès lors, sera perçue comme une donnée acquise, un élément constitutif du 9e art planétaire.

Par la suite, Katsuhiro Otomo signe ou participe à d’autres oeuvres comme Mother Sarah, série d’inspiration SF toujours, développée à partir de 1989 au Japon sur une dizaine de volumes en collaboration avec le dessinateur Takumi Nagayasu. Mais aucune de ces créations ultérieures n’aura une ampleur ou un rayonnement comparable au désormais mythique Akira, d’autant que le dessinateur multiplie en parallèle les incursions dans le cinéma et l’animation, ainsi qu’en témoignent par exemple le remarqué Steamboy en 2004 ou Mushishi en 2007. Un auteur majeur de la bande dessinée mondiale vient de rejoindre le panthéon des auteurs primés à Angoulême, tout en consacrant, enfin, l’une des cultures qui en a fait la grandeur. Ce n’est que justice.

 

Bibliographie de Katsuhiro Otomo 

  • Akira (couleurs), 14 volumes (1990-1996, Ed. Glénat)

1 – L’Autoroute (1990)

2 – Cycle wars (1991)

3 – Les Chasseurs (1991)

4 – Le Réveil (1991)

5 – Désespoir (1992)

6 – Chaos (1992)

7 – Révélations (1992)

  • Akira est paru à l’origine en kiosque sous la forme de 31 fascicules couleurs (1990 à 1992, Ed. Glénat)
  • Akira (noir et blanc), 6 volumes (1999-2000, Ed. Glénat)
  • Akira (noir et blanc), 5 volumes (2004-2005, Ed. Kana)
  • Rêves d’enfant, (Les Humanoïdes Associés)

Tome 1 (1991)

Tome 2 (1991)

Tome 3 (1992)

(Réédition : Dômu, Rêves d’enfant (1997) Intégrale des 3 albums)

  • Hipira (scénario) (dessins de Shinji Kimura) (2007, Casterman)
  • Mother Sarah (scénario), dessins de Takumi Nagayasu, (Ed. Delcourt)

1 – Retour sur Terre (1996)

2 – La Ville des enfants (1996)

3 – Manipulations (1996)

4 – Sacrifices (1996)

5 – Soupçons (1997)

6 – Déserteurs (1998)

  • Zed (scénario), dessins de Amina Okada, (1997, Ed. Glénat)
  • Katsuhiro Otomo Anthology (2008, Ed. Kana)
  • Steamboy (2009, Ed. Glénat)
  • La Garde du sultan, dessins de Akihiko Takadera (2011, Ed. Kana)