BD, manga, animation et jeux vidéos : faux amis ou vrais cousins ? [Confèrence Livre Paris 2018]

Chaque média a son propre potentiel et son propre marché, mais depuis quelques années les frontières se brouillent entre la bande dessinée, le manga, le cinéma d’animation et le jeu vidéo.

Chacun empruntant des codes les uns aux autres, comment construit on une narration pour chacun des supports ?

Y’a t’il des clés de compréhension pour chacun des sujets ?

C’est le sujet de cette conférence avec Guillaume Dorison, scénariste sur Versus Fighting Story (Glénat) et Assassin’s creed (Les deux royaumes), Erwan Le Breton, editorial manager chez Ubisoft et Laurent Valiere, auteur de Cinéma d’animation, la french touch (Arte/La Martiniere).

 

Oblivion Song, l’événement Kirkman, on parle un peu de comics !

Pour une fois, on déroge un peu à notre règle pour parler de Comics sur Manga.tv.
Mais c’est pour mieux vous parler d’Oblivion Song (Delcourt), scénarisé par le génial Robert Kirkman (Walking Dead) et au dessin Lorenzo De Felici (Infinity 8)

La particularité de ce comics est avant tout éditorial.

En effet, celui-ci paraît en comics intégral bien avant le marché américain qui lui ne se contente que du premier « issue » (chapitre). C’est une première !
D’habitude, il faut attendre la parution de tous les chapitres avant d’avoir un album relié, mais pour une fois, nous sommes en avance !
Outre le fait qu’au scénario nous avons un génie de l’écriture qui a mené sa barque sur de grands titres comme Walking Dead etc…, le dessin est à couper le souffle.

L’histoire

Il y a dix ans, 300 000 habitants de Philadelphie ont soudainement disparus, happés vers une autre dimension. Ils tentent d’y survivre face à des monstres gigantesques. Le gouvernement a abandonné les recherches. Nathan Cole, lui, poursuit pourtant les missions de sauvetaget afin de ramener les survivants… Mais sont-ils vraiment tous prêts à revenir ? Et que cherche en réalité Nathan ?

Le comics SF est une sorte de storyboard coloré, il reprend les codes cinématographique du genre SF et les transposes dans l’univers de la bande dessinée, les cases sans bulles donnent de la respiration ainsi qu’un suspens insoutenable.

Les monstres et les personnages ont une intensité folle, Kirkman se donne à cœur joie de dépeindre les sentiments et les relations entre les personnages et De Felici les intensifie avec son dessin d’une maitrise quasi parfaite.

Au Livre Paris, nous avions modéré la conférence avec Lorenzo De Felici (Dessinateur d’Oblivion Song) et Thierry Mornet, son éditeur, en compagnie de Philippe Peter, talentueux journaliste au Parisien.

On vous laisse la découvrir.

Taro Samoyed et Julia Pavlowitch – les recettes du manga gastronomique [Conférence Livre Paris 2018]

La mangaka Taro Samoyed, auteure d’Artiste chez Glénat était en conférence avec Julia Pavlowitch co-scénariste du Goût d’Emma (Les Arènes BD) pour parler des recettes du manga Gastronomique en France.
Une conférence filmée au Livre Paris où on débat des différences culturelles et de la vision entre la France et le Japon en manière d’écriture, de gastronomie et du goût de la cuisine.
Elles reviennent sur la genèse de leur projet.
Pour Artiste, Taro Samoyed veux montrer les coulisses de la cuisine française avec un commis un peu nigaud mais qui a un vrai pouvoir et un vrai talent qui deviendra au fur et à mesure un véritable Artiste de la cuisine.
Pour Le Goût d’Emma, Julia Pavlowitch co-scénarise avec Emmanuelle Maisonneuve, la véritable héroïne du manga. Le tout dessiné par Kan Takahama, connue pour l’Envol des Papillons chez Glénat.
Le livre raconte les aventures d’Emma faisant ses premiers pas au prestigieux Guide Michelin. Une aventure vraie et qui montre la difficulté du métier d’inspecteur.

Une chouette rencontre qu’on vous partage sur Manga.Tv !


Pour des raisons de droit à l’image, l’auteure d’Artiste ne voulant pas être filmée nous l’avons donc « décadrée » de l’image.

Manga.Tv est au Livre Paris : tous nos rendez-vous !

Comme chaque année Manga.tv est partenaire du Livre Paris, la grande messe de la littérature française.

Cet évènement incontournable rassemble plus de 157.600 personnes sur 4 jours. On y retrouve la plupart des auteurs français et étrangers.

Cette année le focus est mis sur la Russie mais n’en n’oublie pas le coté japonais avec sa scène BD/Manga où nous officierons pour 5 conférences avec des auteurs et éditeurs.

Toutes ces conférences seront retransmises en live, pour ceux qui ne peuvent pas venir, sur Facebook de Manga.tv et un peu plus tard sur Youtube de Manga.Tv (le temps de les monter !)

  • Vendredi 16 mars de 17h00 à 18h00 sur la scène BD/Manga

BD hors piste : BD, animation & jeu vidéo, faux amis ou vrais cousins ?

Avec Guillaume Dorison, scénariste de Versus Fighting Story et de la BD « Assassin’s Creed » (Les deux royaumes), Laurent Valiere (Historien de l’animation, La Martinière / Arte), François Hercouet, éditeur de Urban Games Comics et Erwan Le Breton, Editorial Narrative Manager chez Ubisoft

  • Samedi 17 mars de 17h00 à 18h00 sur la scène BD/Manga

BD hors piste : À table avec la bande dessinée, Taro Samoyed

La mangaka Taro SAMOYED, auteure d’ « Artiste, un chef d’exception » (Glénat), un manga qui raconte l’itinéraire d’un aspirant « maître des saveurs », rencontre Julia Pavlowitch la co-scénariste de « Le goût d’Emma » (Les arènes) pour parler gourmandise et création !

Avec Taro Samoyed (Glénat)

  • Dimanche 18 mars de 12h30 à 13h30

Entrevue dessinée : Kamone Shirahama

Kamone Shirahama est un vrai produit de la mondialisation : illustratrice free-lance, elle a signé des couvertures et des illustrations de comics pour Marvel, DC Comics et pour la licence Star Wars et a déjà publié plusieurs mangas au Japon entre l’Art nouveau, l’Art déco, les comics américains et, bien sûr, les mangas de son pays. Elle publie chez Pika son premier livre en France : « L’Atelier des sorciers » (Ed. Pika).

  • Dimanche 18 mars de 17h00 à 18h00

Dans l’actu 2018 : L’événement Kirkman

Quand le scénariste de « The Walking Dead » (50 millions d’exemplaires vendus, plus de 30 traductions dans le monde) lance une nouvelle série, « Obliviong Song » (Delcourt), tous les amateurs de comics sont aux aguets… Rencontre avec son dessinateur Lorenzo De Felici, accompagné de son éditeur Thierry Mornet.

  • Lundi 19 mars de 10h00 à 11h00 – Pour les pros

Dans les coulisses du 9e art : La place du manga en France
Rencontre avec les principaux éditeurs de manga en France Kana, Ki-oon, Pika, Kurokawa, Akata. Ils nous racontent quelle est la réalité du manga en France qui constitue 40% du marché français en volume, 30% en Chiffre d’affaire et plus de 70% de la consommation en bande dessinée des moins de 15 ans.

De quoi faire une beau weekend prolongé !

Le Livre Paris c’est du 16 mars au 19 mars à la Porte de la Versailles.

 

 

Hiro Mashima (Fairy Tail) visite son exposition à Angoulême

Hiro Mashima l’auteur de Fairy Tail publié chez Pika éditions était invité au Festival International de la Bande Dessinée.

Une exposition sur l’art dans Fairy Tail a été crée par 9è ART+ durant la durée du festival.

On y retrouve des originaux et des reproductions, ainsi que la statue HQS de Tsume représentant Natsu et Ignir. Cette belle pièce de collection a ému Mashima sensei et il ne tarissait pas d’éloge sur celle ci.

C’est avec Mashima sensei que vous pouvez découvrir cette exposition bien fournie et très ludique en vidéo.

 

Hiro Mashima dédicace en live Natsu pendant son exposition !

Dédicace d'Hiro Mashima à Angouleme

Hiro Mashima, l’auteur de Fairy Tail chez Pika édition, dont le tome 62 arrivera en mars et le dernier en juin, était présent au Festival International de la Bande Dessinée à Angoulême.

Une exposition en son honneur était même organisée au sein de cet évènement, dont vous verrez prochainement les images ici même.

Après avoir visiter son exposition, comprenant des originaux, Mashima sensei décide de lui-même de faire un dessin de Natsu, son héros préféré, pour qu’elle soit présente en toute fin d’exposition.

Il a fait ça pour remercier les organisateurs, mais aussi les fans venus nombreux le voir.

C’est donc en total improvisation qu’il dédicace un Natsu pendant 5 min top chrono.

A la fin de la vidéo il dit quand même : « J’ai fait ça un peu vite, veuillez m’excuser pour les petits défauts ! »

La précision de l’auteur est à voir en vidéo !

 

Les conférences du Livre Paris s’animent avec Manga.Tv

L’évènement incontournable du Livre arrive à Paris du 24 au 27 mars 2017 à la Porte de Versailles.

Le Livre Paris accueille des visiteurs de toute la France pour faire découvrir les nouveautés littéraires et s’ouvre de plus en plus à la BD, au Comics et au Manga.

En partenariat avec le Livre Paris, Manga.tv filmera et diffusera sur sa page FB en live les conférences dont elle s’occupe : https://www.facebook.com/MangaTv/

C’est Flavien alias Ichi qui sera en charge d’animer toutes ces conférences sur la scène BD/Comics/Manga

Voici le programme des festivités

VENDREDI 24 MARS 2017

LE CHOC DES CULTURES – 14h -15h

Avec Karyn Poupée & Jean Paul Nishi (A nos amoursKana), Alexandre Bonnefoy (KokekokkoIssekinicho) et Lolita Séchan (Brumes de SapaDelcourt)

Animée par Flavien Appavou (Manga.tv)

Karyn Poupée, Lolita Séchan, Alexandre Bonnefoy, Jean Paul Nishi… Des créateurs fascinés par l’Asie mais aussi par ses habitants auxquels ils sont confrontés avec passion mais aussi… avec amour. Coup de projecteur sur les affinités électives entre deux cultures

  

HOMMAGE À JIRÔ TANIGUCHI

18h00 – 19h00 – SALLE CONNEXION

En présence de Benoît Peeters, de Jean-David Morvan et de Corinne Quentin (agent de Taniguchi)

Des personnalités de la bande dessinée rendent hommage au grand mangaka japonais.

Animé par Flavien Appavou (MangaTV) et Didier Pasamonik (Express)

Jirô Taniguchi (1947-2017) est décédé le 11 février dernier à l’âge de 69 ans. Ses oeuvres, parmi lesquelles « Quartier lointain », « Le Sommet des dieux », « Elle s’appelait Tomoji », « Les Gardiens du Louvre », ou encore « Kaze No Shô » ont largement contribué à faire connaître la bande dessinée japonaise au grand public francophone. Il a par ailleurs été l’un des meilleurs ambassadeurs de la bande dessinée européenne au Japon. Pour lui rendre hommage, une exposition sera présentée autour de trois thèmes centraux de son œuvre le Japon éternel, la Nature, et l’intime.

SAMEDI 25 MARS 2017

BD, COMICS, MANGA : LES FRONTIĖRES ABOLIES

17h00-18h00

Avec VanRah (Stray Dog – Ed. Glénat), Ahmed Agne (Editeur – Ki-Oon) et Patrick Sobral (Les Légendaires, Delcourt).

Animée par Flavien Appavou (Manga.tv)

Désormais, aussi bien les comics que les mangas ont leur « French Touch », des dessinateurs français ayant assimilé les codes du manga et du comics pour les accommoder à leur sauce… De la même façon, des auteurs japonais, américains, mais aussi coréens, italiens, espagnols, néerlandais… assimilent les codes de la bande dessinée franco-belge. En matière de style, les frontières entre les styles s’abolissent peu à peu. Des auteurs témoignent. Avec la présence exceptionnelle de Patrick Sobral, l’auteur à succès des Légendaires.

 

DIMANCHE 26 MARS

LAST MAN : DE L’ÉCRIT À L’ÉCRAN

15h15-16h15

Avec Bastien Vivès, Balak (LastmanCasterman) et Jérémie Périn (réalisateur de la série animée Lastman)

Animée par Flavien Appavou (Manga.tv)

Alors que le tome 9 de « Lastman« , la décoiffante série de Balak, Sanlaville & Vivès, est parue en septembre dernier, leur projet de dessin animé en 26 épisodes a fini par sortir de terre, en dépit d’une péripétie qui l’a vu perdre en cours de route l’un de ses gros investisseurs… Mais l’équipe à sauvé la mise en bouclant son financement via la plateforme Kickstarter ! Les réalisateurs et les créateurs viennent raconter leur aventure.

HATCHEPSOUT REINE D’EGYPTE

16h00-17h00

Avec Chie Inudoh (Reine d’EgypteKi-Oon)

Animée par Flavien Appavou (Manga.tv)

Avec Reine d’Egypte, Chie Inudoh qui vient pour la première en France en exclusivité au Salon du Livre a toujours mis les femmes de caractère au centre de ses œuvres : après avoir raconté la vie d’une mère de famille remariée puis celle d’une spécialiste de la démolition (titres inédits en France), elle décide de s’attaquer à l’Histoire et de prendre pour modèle une personnalité au destin hors du commun, la première femme pharaon aux pouvoirs réels : Hatchepsout ! À grand renfort de documentation, la mangaka fait revivre l’Égypte ancienne dans toute sa splendeur ! Elle se nourrit ainsi de nombreux ouvrages, films et documentaires en diverses langues afin de planter le décor le plus réaliste possible. Rencontre.

[Interview] Arnaud Plumeri -DOKI DOKI – « C’est grâce à vous que nous continuons d’exister »

Doki-Doki a eu 10 ans cette année. La petite sœur de Bamboo édition, spécialisée dans les mangas depuis sa naissance est dirigée par Arnaud Plumeri, depuis ses débuts.

C’est pendant Japan Expo, qu’Animeland et Manga.tv ont rencontré le prodigieux éditeur, pour qu’il nous raconte son parcours mais aussi la naissance de Doki-Doki.

On y découvre aussi ses mangas préférés et son point de vue sur le marché du manga en France.

Une interview simple et touchante où Arnaud nous livre ses impressions (sans jeu de mots !).

Doki-Doki c’est Sun-Ken Rock, Hawkwood, Dédale, Black Bullet, Asebi, Servamp… Que de bons titres en gros !

 

Hiro Mashima (Fairy Tail) VS Reno Lemaire (Dreamland) : La Draw Battle qui chauffe !

Cette année, nous fêtions les 10 ans de publication de Fairy Tail d’Hiro Mashima et du frenchy Dreamland de Reno Lemaire.

L’occasion rêvée d’organiser une rencontre au sommet entre les deux mangakas. Et qui dit rencontre, dit forcement dessin et qui dit dessin dit : DRAW BATTLE.

Japan Expo et Pika Edition avait créé pour l’occasion une draw battle mettant en scène les deux auteurs, le tout animé par Flavien/Ichi, votre serviteur de Manga.Tv !

Pendant que Mashima-Sensei et Lemaire- Sensei se disputait le match en 3 Round : l’euro 2016, les filles et leur héros respectifs, Johnny/Boudou était derrière la caméra pour vous concocter cette magnifique vidéo.

Vous allez découvrir un duel au sommet où la chaleur de ces jeunes foufous a fait tourner le public. S’en suit un moment de discussion entre Reno Lemaire et Hiro Mashima où on apprends qu’ils seraient plutôt partant pour travailler ensemble. Ou bien que les français deviendront encore plus fort que les japonais au niveau du manga, s’il adoptait des codes et des méthodes de travail importé du Japon.

Bref, un moment de plaisir offert par Manga.Tv à regarder la bouche grande ouverte

Galerie photos Japan Expo – jour 2

Au programme de ce deuxième jour : un petit tour du côté de l’expo Fairy Tail d’Hiro Mashima, le concert des calamazones les soeurs seiches de Splatoon et des petites photos par-ci, par-là… GO !

Top 10 des phrases à ne pas dire à un auteur francophone en dédicace à Japan Expo (ou ailleurs! )

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Depuis plusieurs années maintenant les auteurs européens émergent sur le marché de la BD hybride, c’est à dire : le manga ! Oui, aujourd’hui c’est beaucoup plus qu’un mot japonais vaguement accepté par l’Académie française, c’est aussi un genre, des codes, un format et surtout le manga est totalement implanté dans la culture BD française.

Japan Expo Paris est logiquement l’endroit où l’on croisera le plus d’auteurs français de manga. Ainsi en dédicace, nous sommes plus loquaces face à eux (parlant la même langue, ça facilite forcément les échanges) que face à un japonais à la file d’attente contrôlée à son paroxysme. Ce sont aussi des auteurs plus attentionnés, plus à l’écoute, car plus habitués aux us et coutumes des festivals et de la BD en France.
Ils sont aussi tous des pros et peu importe d’où ils viennent, ils passent eux aussi des heures sur leurs planches et rares sont ceux à bénéficier d’assistants comme au Japon (eu égard aux us et coutumes européens, en plus d’une histoire de marché, de finance, et de nombreux éléments qu’on ne développera pas ici).

Vous êtes désormais nombreux à vous diriger vers les tables de dédicace de ses auteurs francophones pour leur plus grand bonheur ! Mais attention ! Quelques rares phénomènes sont observés et certains lecteurs se permettent tout ou n’importe quoi ! Alors voici le top 10 des phrases à ne pas sortir face à un auteur en dédicace à Japan Expo  !

NB: Ce qui suit n’engage que l’auteur de l’article !

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1/« Bonjour ! Peux-tu me dessiner Naruto ? » (Fonctionne aussi avec Luffy, Ichigo, Son Goku, etc.)

Mais pourquoi ? Ce ne sont pas les auteurs de Naruto… Oui, ils dessinent bien, mais on vous conseille d’éviter de demander un personnage qui n’est pas celui de l’auteur face à vous.

Parfois, vous pouvez toujours leur « commander » ce genre de dessin. Par exemple, « peux-tu faire Luffy qui rencontre ton héros, mais à ta façon ». Certains accepteront, cela sera payant (oui, c’est une commande et tout travail mérite salaire), mais ça sera stylé, sur un bon papier, et vous pourrez allègrement l’encadrer !

 

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2/ne rien dire en posant ses livres…

Oui, ne rien dire est parfois pire… donc commencez par « bonjour », même le plus timide d’entre nous peut y arriver !

 

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3/« Je vois que t’as plus personne, du coup tu peux me faire une dédicace ? » (en voyant l’auteur remballer ses affaires)

C’est peut-être que la dédicace est terminée ? Ou que le salon ferme ses portes ?
Soyons clair, attendre le tout dernier moment, pendant que l’auteur remballe ses affaires, pour lui demander sa dédicace, sachant qu’on a pu vous voir passer 20 fois devant sa table c’est pas la chose la plus folle du monde.

 

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4/« Salut moi c’est jojobadu82, tu sais ? »

Non, il ne sait pas trop…
Des légendes racontent même que parfois après avoir lâché de longues diatribes et déchaîné une haine sans nom sur des forums au sujet de l’auteur en face de lui, ce même « il » va lui demander une dédicace en festival… Mais pourquoi ? Si vous n’aimez pas le travail de quelqu’un ce n’est pas grave, mais pourquoi aller lui demander une dédicace ?

 

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5/« SALUT » (tout sourire et sympa), après avoir donné très fort un avis très déplaisant sur l’œuvre de l’auteur face à vous dans la file de dédicaces.

Oui, c’est fort et ça arrive… Nous pouvons le confirmer ! Et oui, on vous entend… la dédicace risque d’être assez rapide dans ce cas-là !

 

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6/« Bonjour, votre manga est super, on dirait du Ken Akamatsu »

Alors non, on ne compare pas ! Même si en France on aime les comparaisons et on aime mettre des gens dans des cases, sachez que cela aussi peut être assez irrespectueux.
Ce n’est pas grave, mais lancez plutôt la discussion sur les goûts de l’auteur, ça sera plus intéressant et constructif !
Ce qui est sûr c’est que chaque œuvre est unique, et que parfois les points communs sont aussi le fruit du hasard ! Donc comme dans la vie, attention à votre certitude !

 


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7/« Tu peux me faire ton personnage principal qui tient un gun, avec le pied posé sur son pire ennemi face contre terre, le tout dans des fringues type surplus militaire, et une nuée d’oiseaux s’envolant derrière pendant qu’un soleil rayonnant avec des lunettes de soleil jette des grains de riz sur la scène »

Et un peu d’argent aussi ? Et à boire ? Et à manger ?
Soyez raisonnable, l’auteur ne peut pas tout faire, il n’a surtout pas le temps de tout faire, il passe parfois plusieurs heures d’affilée en dédicace ! Ce sont des marathoniens ! D’ailleurs, il vous demandera souvent si vous avez un personnage préféré, n’en rajoutez pas trop, et puis c’est déjà cool d’avoir une dédicace !

 

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8/Variante du précèdent : « Est-ce que je pourrais avoir tes deux héros qui s’embrassent ? Je peux avoir ton héroïne avec les seins nus ? Je peux avoir ce perso qui # ?!) avec cet autre personnage ? »

Non ! Japan Expo est un évènement public et faire du hentai ou du yaoi n’est pas très décent ! Encore une fois si vous voulez un truc très précis, on appelle ça une commande ! Et même si Japan Expo est bruyant, un peu de discrétion ne fait pas de mal !

Donc tentez toujours un « machin et machin qui se font… genre…. Un câlin… » Ça ne marche pas avec tous les auteurs, mais il faut juste être un peu raisonnable !

 

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9/« il est cool votre manfra. » ou encore « sympa votre franga pour du franga. »

Ici, on a deux choses ! Une critique déguisée derrière un compliment reste une critique ! L’autre chose ce sont les mots manfra ou franga et d’autres néologismes du genre ! Aucun de ses mots n’existe vraiment soyons clair ! En plus, vous risqueriez de lancer un débat que vous ne maîtrisez pas et d’énerver l’auteur face à vous ! Attention, certains sont super costauds ! D’autres pas du tout, mais ce n’est pas une raison !

 

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10/« Pour le dessin, je peux avoir une vache ? Une moto ? Un chien ? Des lunettes ? Un timbre ? Un carburateur ? Une échelle ? Une paire de chaussettes ? Une culotte ? Un gobelet en plastique ? ……… »

On est d’accord que ce sont des demandes bizarres non ?

Finalement sachez, que le must (et c’est le cas de la grande majorité d’entre vous) c’est de rester agréable, l’auteur est là comme vous pour se faire plaisir, pour vous faire plaisir, et pour passer un bon moment ! Aucun en vous ne sautera au visage non plus, et la plupart ne mordent pas ! (Même si on a un doute pour certains… < ceci est une private joke >)

Donc, n’hésitez pas à aller les voir, il y a d’excellents titres, peu importe leur provenance, l’important c’est le plaisir de lecture !

Un grand merci aux auteurs qui m’ont glissé leurs confidences et que vous allez pouvoir retrouver à Japan Expo cette année !

Voici une petite liste non exhaustive d’auteurs talentueux à retrouver pendant les 4 prochains jours :

  • Guillaume Lapeyre et Remi Guérin pour City hall
  • Elsa Brants pour Save me Pythie
  • Vanrah pour Stray Dog
  • Dara pour Angélique
  • Mig pour Ogrest
  • Tony Valente pour Radiant
  • Mojojojo et Ancestral Z pour Dofus
  • Carole Bartier et Saïd Sassine pour Shochu on the rocks
  • Reno Lemaire pour Dreamland

[Photos] Un Hanami qui vous veut du bien au Jardin d’Acclimatation

Ce week-end, du 23 et 24 avril,  se déroule le Hanami (regarder des fleurs) au Jardin d’acclimatation à Paris.

L’occasion rêvée de voir les cerisiers en fleurs (même si certains sont faux) et de se promener dans ce jardin aux allures d’une fête à la japonaise.

Pendant tout le weekend, des stands de nourritures se disputent et discutent avec des stands de calligraphie, d’origami, d’etagami (carte peinte à la main), de céramique, de thé, de mode japonaise et voir même de mangas avec le célèbre Madd qui vous apprends à dessiner des mangas.

Pour les plus chanceux, si le temps vous l’accorde, vous aurez même droit à des concert comme celui de Kumisolo ou bien de Michelle Michina, mais vous pourrez voir aussi de jolis cosplays ou des spectacles de danse.

Bref, un moment agréable et familiale qui permet de passer un weekend dépaysant et surtout japonisant !

Manga.tv s’y est promené aujourd’hui et en a vu plein les yeux !

Hanami au Jardin d’Acclimatation avec Japan Expo

23 -24 avril de 10h à 20h00

Métro Sablons L.1

Dit-on Japan Expo ou La Japan Expo ?

Débat Japan Expo VS la japan expo

 

Après le grand débat de la toge et de la robe, et non loin du grand débat des étoiles, voici celui qui bouscule le monde du manga et de la japanime : dit-on Japan Expo ou « la » Japan Expo ?

Un jeune directeur éditorial manga d’une grande maison d’édition voulant rester anonyme conteste : « C’est un faux débat, les organisateurs ont été clairs là-dessus, c’est « Japan Expo » un point c’est tout », l’éditeur de One Piece reste intransigeant sur ce sujet. Pourtant, un vieux de la vieille âgé d’au moins 35 ans et présent depuis les débuts de la convention se défend : « on a toujours dit « la » Japan Expo, on va à « la » Japan, à « la » JE, pourquoi on devrait supprimer cet article ? ».

Ce vieux directeur d’un grand site d’actualité manga soulève une vraie question grammaticale française, l’article défini « la » est-il correct dans l’usage ? Laure, institutrice depuis 2 mois nous explique : « Japan Expo est un nom propre, c’est évident. De ce fait, on ne peut pas mettre un article défini devant un nom propre au même titre qu’on ne peut pas dire « je vais voir « le Luffy » » ou « je vais voir le Naruto ».

Un jeune otaku au pseudo évocateur – Kakarotto ou Cachalot – sortant une fois par an pour son festival favori se confie : « j’en ai marre qu’on m’empêche de dire ce que je veux wesh, je viens à LA Japan Expo avec mon carton «Free Hugs » pour serrer dans mes bras des nanas, je peux faire ça qu’une fois par an ! Mes seules autres affections sont mon oreiller « Monster Musume », grandeur nature et mon tapis de souris 3D « Nami » alors oui LA Japan Expo restera LA Japan Expo Ouais gros. ».

Chaque année, les médias, eux aussi ne savent pas quelle attitude adopter face à ce débat et se rangent la plupart du temps du côté de la populace, à gauche comme à droite :

Débat Japan Expo VS la japan expo - Direct Matin Tetsuya Tsutsui

Quant aux exposants du salon, c’est le flou complet. En effet, nous pouvons trouver sur le site officiel des partisans du « la » ou tout simplement des exposants qui ne sont pas au courant de leur infamie envers les organisateurs :

Les organisateurs eux-mêmes ne sont pas sûrs de l’expression à utiliser. Un jeune fan de cosplay confirme : « j’ai voulu télécharger l’appli android « Japan Expo » sur mon Samsung Galaxy S6 Edge 32 Go SM-G925IZDAXSP et quelle ne fut pas ma surprise quand j’ai découvert dans la présentation : « Application officielle de la Japan Expo »… et après on veut nous obliger à dire « Japan Expo » ? Mais on marche sur la tête ! » (depuis l’erreur a été corrigée). Il paraîtrait que les détenteurs d’iPhone 6 plus 64 Go n’ont pas fait face à cette calomnie sur l’app store.

Des rebelles, pro « la Japan Expo » ont même investi la salle de presse pour faire valoir leurs idéaux en taguant impunément un « la » devant « Japan Expo » sur les affiches du code wifi :

Débat Japan Expo VS la japan expo - Code wifi

Cette année encore, le faux débat aura été houleux et nous ne pouvons dire qui de « Japan Expo » ou « La Japan Expo » l’emportera dans l’avenir. Rendez-vous au prochain / à la prochaine Japan Expo !

 

Polémique à venir : les dates de Japan Expo 2016 sont-elles une conspiration des Etats Français et Japonais ?

VanRah : Stray Dog, c’est le projet que je voulais pousser en édition !

Cover du tome 1 de Stray Dog de VanRah édité chez Glénat

Autodidacte à 100% comme elle aime le dire, VanRah est une jeune artiste qui s’est fait connaître sur le web et sur la scène Fanzine.

Avec la sortie de son premier manga Stray Dog édité non pas en fanzine, mais avec un éditeur connu : Glénat (One Piece, Bleach, Tokyo Ghoul,…), VanRah se fait une place de choix dans le paysage du manga à la française (certains osent même mentionner le mot manfra…).

Couverture de Stray Dog de VanRah au éditions Glénat

Avec un style oscillant entre le manga et le comics, les œuvres de cette auteure ont été lues par des milliers d’internautes sur le web. Stray Dog a même été récompensé aux Etats-Unis lors de sa sortie sur internet !

Stray Dog est une oeuvre personnelle, où l’auteure a mis tout ce qu’elle aimait. La passion qui l’anime pour ces personnages donne à son oeuvre un caractère presque animal. Normal, puisque Stray Dog parle avant tout de la célèbre Bête du Gévaudan, ce mystère français non élucidé. Mais ce n’est pas vraiment l’histoire qui fait résonner le cœur des lecteurs, mais plus ces personnages au lourd passé qui deviennent attachant au fur et à mesure que l’histoire évolue.

Nous avons rencontré VanRah à Japan Expo, elle nous raconte en détail la construction de Stray Dog. De sa création, à sa publication sur internet en passant par sa recherche d’éditeur papier. Bref, elle nous dis tout, tout sur cette oeuvre mordante.

[toggle title= »Transcription de l’interview : »]

Elle dessine depuis le lycée et arpente telle une déesse l’univers du fanzine art, elle est autodidacte et bourrée d’idée ; VanRah est adulée par des milliers d’internautes venus des quatre coins du globe. Ses séries sont toujours un succès sur le web, elle est maintenant éditée par Glénat pour « Stray Dog », sa nouvelle série dantesque. En promotion à Japan Expo, VanRah nous fait un topo sur sa série.

L’origine de Stray Dog

J’avais dans l’absolu, l’envie de passer en édition supérieure si je puis me permettre, donc en édition pro. De la part de quelqu’un qui vient de nulle part, qui n’a jamais fait d’école… En général, mes sujets ce n’est jamais ce que les autres font parce que je ne dessine et je ne réalise que ce qu’il me plaît. Du coup, c’est vrai que j’ai eu énormément de refus mais le souci c’était qu’on ne me disait jamais ce qui n’allait pas. On me disait « non mais non, non, non, ça ne marchera pas ». Donc j’ai décidé de me proposer sur la scène américaine qui propose régulièrement des tremplins pour les auteurs à savoir ils font des tests panels : vous postez votre série sur internet sur le support que vous voulez. C’est ensuite en fonction du vote du public, si le public aime et qu’il y a une bonne audience, l’éditeur se dit « bah ouais, bah finalement, ça marche », parce qu’encore une fois ce sont des plateformes qui sont internationalement lues. Cela permet aux éditeurs de se retrouver par rapport à ça, de se dire « bah ouais, je vais pas donner la chance à quelqu’un qui a 0 vue par rapport à quelqu’un qui a énormément de vues ». J’ai eu de  la chance, j’ai posté Stray Dog, parce que encore une fois c’était le projet que je voulais faire passer en édition. Il a eu du succès, beaucoup beaucoup de succès dès le départ ! Je l’ai mis en ligne, 3 mois plus tard il avait 1 000 000 de vues par semaine avec une rentabilité de plus de 3 000 euros par mois.

Le choix du support

Je fais toujours des séries très détaillées donc à la base c’est une énorme série dès le départ donc il fallait un support manga parce que le faire en graphic novel cela impliquait qu’il fallait faire des pages couleurs, à un moment donner faut les couper, il faut faire des gros plans sur certaines scènes donc des pauses dans le récit qu’on a pas forcément besoin de faire dans le manga. C’est pour ça qu’il y a si peu d’illustration dans Stray Dog, j’aime à dire que c’est une série qui se lit, ce n’est pas une série qui se regarde.

Le choix du thème : La bête du Gévaudan

Je suis fascinée par le loup de manière générale. Par la beauté de l’animal, par les codes et les valeurs qu’il véhicule au sein de sa meute qui sont quasiment humain. Il jouit d’une réputation exécrable que ce soit en littérature, que ce soit dans le folklore naturel, dans les contes aussi. Et ça, c’est vraiment typiquement européen, pays du nord. Dès que vous allez dans d’autres cultures, le loup c’est vraiment un animal qui est fascinant, qui véhicule vraiment des valeurs totalement différentes. Ce côté-là m’intéressait aussi parce que je me disais « voilà, encore une fois, on a beaucoup de clichés à propos de beaucoup de choses ». L’intérêt du mythe de la bête du Gévaudan, c’est une histoire qui s’est passé chez nous, en France donc ça parle à beaucoup de gens. Une énigme policière qui n’a jamais trouvé de finalité, qui s’est réellement produite puisqu’on a encore sur les régions du passage de la bête, des stigmates vraiment visuels, on a des statues, on a des commémorations des gens qui sont morts pendant les attaques de la bête, on a des rapports qui ont été rédigés par des acteurs de la scène de l’époque : par des évêques, par des naturalistes, des documents qui existent et qui sont consultables. Donc on a tous les ingrédients pour faire une bonne histoire de base.

Le choix des prénoms

Pour les prénoms japonais, il y a une signification particulière. C’est-à-dire que quand on voit vraiment l’étymologie du mot ou la signification du nom, c’est en rapport finalement avec le rôle du personnage dans la série, sa finalité, son actuel devenir lors de la série, voire ce qu’il s’est passé au départ, voire ce qu’il représente aussi au niveau de la série. Par exemple, il y a un personnage qui s’appelle Kira. Cela peut être un nom basique, dans la culture chinoise « Kira » c’est le diable et dans la culture japonaise c’est un « tueur » (« killer »). Mais d’un autre côté c’est un personnage qui fait effectivement énormément de victimes. Le nom Kira, si vous l’écrivez, sur certains idéogrammes, si vous en rajoutez un autre cela veut dire « personne maudite » donc ça correspondait à son statut. Mes histoires ont plusieurs niveaux de lecture que ce soit au niveau du scénario ou pour tous les détails. Il faut tout regarder. Toru à la base, au niveau du nom, ça veut dire le changement et lui effectivement le changement qu’il a, que ce soit au niveau de sa conscience tout simplement, que ce soit au niveau de sa forme, de son aspect, c’est un changement sur plusieurs plans. Egalement, le changement au niveau vital puisque c’est un personnage qui décide le droit de vie ou de mort sur les autres. Les noms sont décidés par rapport à tout ça.

La construction de l’histoire

Je construis toujours mes histoires sur la mise en avant d’un personnage, de mes personnages. Stray Dog, c’est parti sur l’idée d’avoir un personnage qui avait cet état d’esprit-là car je n’avais jamais fait un personnage qui avait telle contrainte, tels tenants, tels aboutissants avec autant de thème qui lui reviennent dessus. Ce personnage-là, il a ça comme background donc par rapport à ça je me suis dit : « voilà, j’ai un personnage, dans quel contexte je vais pouvoir le faire évoluer » ensuite le contexte se met en place. Après, quel thème dans la BD, j’aimerais aborder ? Je veux mettre en place, le thème de l’exclusion, du clivage interracial, etc, je voulais exprimer ça. Après, sur quelle intensité je voulais l’exprimer ? Donc là, cela part vraiment sur des extrêmes parce que je veux faire réagir les gens. Il y a aussi beaucoup le thème du deuil qui est mis en avant dans le sens où c’est abordé par plusieurs personnages, chaque personnage a sa manière de concevoir le deuil. Après, j’ai créé les personnages secondaires. Si le héros a telles conditions, telles contraintes, etc, qu’est-ce qui va pouvoir faire justement titiller ces contraintes et les faire apparaître ? Ou au contraire qu’est-ce qui pourra l’aider à s’en défaire, donc ensuite il faudra tel personnage et ce personnage là il faudra ensuite le faire se détacher assez du héros pour qu’il soit charismatique aussi. C’est pour ça que Senri qui est associé à ce genre de personnage dans le premier volume, est l’exacte pendant de Toru parce que lorsqu’on met les deux ensemble, l’un fait ressortir le second… C’est comme une tâche d’huile, je pars d’un point du centre avec mon personnage principal ou mes personnages principaux et ensuite se tisse tout ce qui va avec et tout ce qui va se former par rapport à ces derniers.

Des rencontres à faire

J’aurai aimé rencontrer Jimmy [Jim Lee] qui est mon idole total en comics mais bon ça, je suppose qu’il est trop occupé pour venir en France. Mais si jamais il veut venir en France et qu’il n’a pas de quoi se loger, j’ai les tentes Quechua qu’il faut pour l’accueillir 😀 . Après, il y a pas mal d’auteurs japonais dont j’adore le trait, par exemple Miwa Shirow qui m’a aussi influencé au niveau de la conception de mes scénarios, ces auteurs ont vraiment une capacité d’introduction de leurs histoires et de la finalité de leurs histoires qui sont peu communes. Hiroyuki Asada aussi, qui présente une histoire très poétique et qui est toujours très bien agencée en plus d’avoir un dessin extraordinaire par-dessus.

Un dernier mot

Si vous pouvez prendre autant de plaisir à lire ma série que j’en prends quotidiennement à la dessiner et à la créer, franchement, cela serait pour moi un énorme cadeau, ça serait formidable !

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Cover du tome 1 de Stray Dog de VanRah édité chez Glénat

L’histoire

Ishtar. Un monde oscillant entre lumière et ténèbres où se côtoient présent et passé, patrimoine et renouveau, pierres antiques et technologies nouvelles. Un monde partagé entre une surface idéalisée et une réalité plongée dans le chaos. C’est au sein de cet univers que vont se croiser deux personnes au destin incertain et que tout oppose : Aki, une jeune fille ayant perdu le goût de sourire, et Toru, un Karat, un lycan aux yeux rouges, possédé par une malédiction funeste. Ce qui les lie ? Un contrat d’obéissance qui permet de contrôler les Karat et fait de la jeune Aki la maitresse de Toru.

Pour voir ou acheter les autres œuvres de VanRah :

Copyright : STRAY DOG © 2015 VanRah / Editions Glénat

 

La ville de Kyoto ce n’est pas que des monuments, c’est du fun

La plupart des gens connaisse Kyoto comme une ville musée. Berceau de l’histoire avec un grand H du Japon, elle fut la capitale de ce pays pendant des siècles.

Mais voilà, la ville de Kyoto veut casser le mythe sur sa ville. Elle multiplie les actions de communications pour montrer que Kyoto n’est pas qu’une ville historique.
C’est une ville jeune qui bouge.

En plus de ces nombreux matsuri (festival d’été), Kyoto est aussi le lieu privilégié des films de chambara (combat de sabre), car l’environnement s’y prête. La plupart des films de samouraï se tourne donc là-bas.

En effet, la ville de Kyoto essaie de promouvoir la culture cinématographique, mais aussi la culture manga. Elle veut toucher encore plus le jeune public, c’est pourquoi elle fait la promotion d’un animé s’appelant : Uchouten Kazoku (La famille excentrique), dont le lieu d’action est à Kyoto. Cet animé contient 12 épisodes et est diffusé sur le net (non accessible en France)

L’histoire se déroule dans un monde semblable au notre, à un détail près : dans la ville de Kyoto, trois espèces coexistent. Les Humains, les Tengus et les Tanukis vivent les uns à côté des autres sans trop de problèmes, jusqu’au jour où le chef du clan Tanuki est assassiné !
L’un de ses fils, Yasaburô Shimogamo, accompagné de ses amis, va tout faire pour découvrir la vérité derrière cet assassinat.

En montrant une autre facette de sa ville, Kyoto espère attirer de nombreux visiteurs pour découvrir une ville pas comme les autres.

D’ailleurs, ils étaient présent à Japan Expo pour bien nous montrer que la culture pop, c’est à Kyoto que ça se passe !

Boichi – l’auteur de Sun-Ken Rock : « Je n’aime pas Ken ! »

Couverture de The Art of Sun-Ken Rock publié chez Doki-Doki

Boichi est un auteur coréen, immigré au Japon pour poursuivre son rêve : dessiner librement des mangas. Il entre dans la cour des grands avec la publication et le succès de sa série Sun-Ken Rock.

Couverture du tome 1 de Sun-Ken Rock publié chez Doki-Doki

Si ce nom ne vous dit rien, c’est que vous êtes peut-être passé à côté de l’une des meilleure série de baston de ces dernières années !
Sun-Ken Rock est un shônen puissant, drôle, cynique et sanglant qui vous transporte dans un univers mafieux où se battre n’est pas toujours qu’une affaire de muscles : enjeux politiques, investissements stratégiques et luttes des territoires, sont aussi de la partie.

Mais le personnage principal, en bon « héros malgré lui« , préfère appliquer sa justice à la force de ses poings.

Planche de Sun-Ken Rock publié chez Doki-Doki
Suivez les personnages hors-normes de cette série riche en émotions, à la fois dure et captivante, dont l’histoire prend vie grâce à des graphismes ultra-réalistes.

Planche de Sun-Ken Rock publié chez Doki-Doki

Avec des dizaines de milliers de mangas vendus en France, Boichi nous fait l’honneur de nous rendre visite lors de Japan Expo 2015, une occasion en or d’en apprendre plus sur cet artiste engagé, aux mangas un peu déjantés !

Couverture de The Art of Sun-Ken Rock publié chez Doki-Doki

Balak, le roi des Kassos : « Les Kassos » ça coûte 40 francs !

Couverture des Kassos édité chez Delcourt

Couverture des Kassos édité chez DelcourtDiffusée sur Canal + et accumulant des millions de vues sur Youtube, Les Kassos est une série animée française qui cartonne.

Les Kassos revisitent à leur manière les plus grands héros de notre jeunesse et comme le dirait un des fondateurs, Balak, « violent » notre enfance. On y retrouve Zizimir, le pendant de Casimir, mais en pédophile, ainsi que Aspégix, un Astérix qui est devenu accro à la potion magique, mais aussi un Sachatte, le héros maladroit de Pokemouille, qui tue ses Pokemons et bien d’autres !

Bref, tout le monde en prend pour son grade et ces « héros » passent tous devant l’assistante sociale pour parler de leurs malheurs.

Les Kassos reviennent en BD chez Delcourt et s’extirpent de l’assistante sociale pour vivre de véritables « aventures ». On y apprend un peu plus sur les penchants déviants de l’Inspecteur Gadgette, ou encore du Lapin masochiste du métro parisien et sur les autres personnages cités plus haut.

Avec un ton beaucoup plus libre que dans la série, Les Kassos en BD ne sont pas à mettre entre toutes les mains, car c’est un pourrissage en règle de notre enfance que les auteurs s’amusent à créer et à dessiner.

Balak est à l’origine de ce projet avec El Diablo ( notamment connu pour Les Lascars) mais c’est aussi le storyboarder de pas mal de dessins animés et auteur avec Sanlaville et Vives du géant LastMan chez Casterman.

Autant dire que c’est un vrai bonhomme de l’animation et de la bande dessinée que nous avons rencontré.

Et il n’a pas la langue dans sa poche.

Ni sa b**e d’ailleurs…

Crédit image : © Éditions Delcourt, 2015 – BALAK, CHAMMAS, DOS SANTOS

Saimura et Takahashi, le duo de l’Horreur !

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Avec Crueler than dead, le scénariste Tsukasa Saimura et le dessinateur Kozo Takahashi nous offrent une série sur les zombies comme on les aime: du sang, du gore et de la baston, tous les ingrédients pour nous plonger dans un univers chaotique où survivre est le maître mot. Les deux auteurs se délectent de la publication de ce manga dans lequel ils ont pris soin de chaque détail, de l’intestin aux morceaux de cervelles, en passant par l’arrachage des membres, il vaut mieux avoir l’estomac bien accroché.

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Crueler than dead est le nouveau manga publié en direct chez Glénat manga, entendez par là que le titre n’est pas un achat de licence aux éditeurs japonais mais plutôt une collaboration directe avec les auteurs Tsukasa Saimura et Kozo Takahashi . Les deux mangaka ont été invités à Japan expo 2015 et nous livrent leurs secrets dans cette interview filmée à la librairie La dimension Fantastique.

L’histoire

L’histoire se déroule dans un futur proche, où le monde a été touché par un virus transformant la population en mangeur de chair. Privé de leur humanité, les zombies attaquent sans distinction toutes les personnes qui se trouvent dans leur périmètre. Des chercheurs ont mis au point un vaccin qui pourrait s’avérer être la clé pour sauver le monde… Lorsque l’héroïne Maki ouvre les yeux, et vomi un doigt humain, elle ne peut que se rendre à l’évidence, c’est une ex-zombie. Va-t-elle réussir à s’en sortir face à cette horde de non-vivant ? A suivre…

Radiant de Tony Valente, le premier manga français édité au Japon !

Le shonen manga Radiant de Tony Valente, édité au Japon

[toggle title= »Transcription de l’interview en FR »]

Présentation voix off :
Cela fait plus de dix ans qu’il fait traîner ses crayons sur des planches à dessins et aujourd’hui le monde va bientôt le découvrir…

Ceux qui ne connaissent pas son nom le prennent pour un japonais, je vous parle du toulousain Tony Valente. Il est l’auteur du shônen à ne pas rater en ce moment : Radiant. De passage à Japan Expo il s’est arrêté quelques minutes pour discuter avec nous et nous laisser quelques confidences.

L’histoire de Radiant :
C’est un shônen manga donc plutôt dans l’action. Ca tourne autour du thème de la sorcellerie avec d’un côté mon héros qui est un sorcier qui prend part avec quelques autres sorciers à une aventure pour chercher le « Radiant ». Le « Radiant » étant un truc un peu fictif, on sait pas si il existe, on ne sait pas où il est qui fait pleuvoir les monstres sur le monde. Personne s’attaque à ça, les sorciers s’attaquent juste au monstre. Le héros, la quête qu’il va entreprendre, c’est de trouver la source. Puis il va se frotter au fait d’être un peu différent des gens et aussi d’être pourchassés par l’inquisition.

Tes inspirations :
Cela a commencé avec Dragon Ball, alors je pense qu’il y a un fil conducteur dans tout le travail qui doit ramener sans arrêt à Dragon Ball mais y a plein de truc. Disons qu’en grosse partie le shônen qui découle de Dragon Ball directement dans tous les trucs d’action, les « Naruto », « One Piece », etc. D’un autre côté pour ce qui est de l’univers et du type d’histoire que j’introduis dans Radiant, ça vient plus des romans fantasy, des romans fantasy jeunesse. Le visuel de l’univers, c’est peut-être plus des jeux vidéo. Donc j’ai fait une salade avec tout ça. Murata [Yusuke] pour ceux qui le connaissent, on retrouve plein influence dans mon boulot, oui. Disons que c’est vraiment un pilier, Toriyama a été un pilier quand j’étais enfant au niveau du type de dessin et du dynamisme, etc. Ces dernières années quand j’ai découvert « Eyeshield [21] » , Murata est arrivé d’un coup, au sommet, au top du top du dessin. C’est vraiment mon dessinateur préféré. Même avec One Punch-Man en ce moment.

Le thème des parias :
j’avais décidé d’abord le héros avant toute chose. Ca fait une dizaine d’année je crois que j’avais Seth, le héros qui était dessiné sur plusieurs croquis. Il avait des têtes différentes des fois mais j’avais déjà ce mec qui cachait ses cornes. Je savais pas trop pourquoi mais dans mon idée il était différent des autres et il devait les cacher pour une raison quelconque. C’est passé par plein de chose dans ma tête : à un moment donné c’était un espèce de vampire, à un moment donné c’était un démon qui revenait et puis après d’un coup ça s’est cristallisé autour de tout ce thème la sorcellerie et l’inquisition. Quand j’ai trouvé la sorcellerie et l’inquisition, je me suis dit : « c’est parfait ». Si c’est un sorcier, il est chassait par l’inquisition. L’inquisition m’intéresse beaucoup donc c’est là que ça s’est figé on va dire. Malgré moi, c’était déjà un paria dès que je l’avais dessiné, je sais pas trop pourquoi. Et puis quand j’ai commencé le tome 1 et que j’ai un peu avancé, je me suis dit en fin de compte puisque c’était le thème un peu inconscient qu’il y avait dedans, je crois que c’était le bon fil conducteur à tenir jusqu’à la fin. Tout au long des épisodes que j’imaginais dans ma tête, ça revenait sans cesse. Déjà dès le tome 2 avec l’histoire de « Rumble Town » où là on est en plein dans les parias d’un côté, des moins parias de l’autre et les sorciers qui arrivent au milieu, parias parmi les parias et qui doivent se battre d’un côté et de l’autre ; ça mettait en avant ce thème.

Combien de tomes ?
Dès que j’ai posé ma plume, je me disais : « Bon bah, rendez-vous au tome 20 pour la fin ». Au tome 20, j’en sais rien mais j’aimerai aller vers la quinzaine de tomes, ça me plairait. Après, j’ai fait semblant avec l’éditeur « On va jusqu’à trois et on voit après ? », « oui, oui d’accord… j’avance… ». Et puis dans ma tête c’était pas possible parce que ce que je lis, c’est les manga « fleuve », les Naruto, One piece, etc et les mecs ils écrivent quoi ! Et j’ai fait de la même manière, je me suis dit si ça devait se terminer au tome 3, je le saurais pendant que je commence le tome 3 et j’essaierai de m’arranger pour faire plus ou moins une pseudo fin. Malheureusement, je dis 15/20 mais c’est serré dans ma tête parce que tout ce que j’aimerais raconter sur les personnages que j’ai mis en place et d’autres qui vont arriver, dans ma tête, ça prend de la place. Et je vois que même si j’arrivais au tome 15, ce qui serait super, j’imagine que je serai pas à la fin encore. Quand j’ai élaboré l’histoire, j’ai fait en gros la colonne vertébrale en me disant : « voilà ce qui va se passer, les noeuds qui vont ponctuer la série ». Il y a un noeud qui est « Rumble Town » avec le tome 3. C’est un noeud que j’avais prévu depuis le tout début avec l’arrivée de plein de personnages et de plein de factions différentes. Ce qui est en découle va donner lieu à l’histoire de fond de Radiant, ça commence vraiment au tome 3… à la fin du tome 3… dernière page du tome 3, on rentre dans l’histoire. Et après ça, je sais que ça va mener à deux, trois ou même quatre truc très important à amener.

Faire des BDs [franco-belge], ça forge la technique ?
Je pense que j’ai vraiment fait « mes classes » comme on dit, en faisant trois séries avant. Quand je regarde mon tout premier album franco-belge, je me dis, je serais éditeur, je ne me serai pas édité… c’était pas bien ! Il fallait pas. Après, j’ai commencé à un jeune âge où l’éditeur s’est dit : « lui, il est jeune, il va progresser » donc il m’avait édité. Ca m’a mis le pied dedans. Beaucoup de gens me découvre juste à travers Radiant mais en fait il y avait dix albums avant et c’est sur ces dix albums que j’ai essayé de parfaire ma technique. Mais encore sur Radiant de toute facon, j’essaie d’avancer.

Une journée type de travail :
En gros, je me lève, je m’occupe un peu de ma fille. Quand c’est fini je me mets au travail. Quand je fais du « scénario », je m’isole dans une bibliothèque… c’est marrant, je m’isole dans un endroit où il y a du monde… c’est pas du tout isolé ! Mais je sors de chez moi, je vais dans une bibliothèque et je travaille du matin au soir sur l’histoire, en général je fais ça pendant une semaine. Le matin, j’essaye de crayonner, l’après-midi, d’ancrer. Des fois, je fais tout le crayonner d’un coup du chapitre, puis tout l’ancrage.

Envisager un rythme de parution à la japonaise ?
Je peux pas ! Je peux pas parce que je mets déjà au moins quatre jour pour écrire le chapitre, cela veut dire qu’il faudrait que je réalise le manga en deux jours et la moitié d’un jour de repos. Je travaille tout seul. Le délai entre deux tomes pour le moment, il a était d’à peu près 10 mois.

Le travail collaboratif :
Je travaillais en atelier mais je travaillais tout seul. Je ne travaillais pas avec d’autres personnes. Travailler avec d’autres personnes ce n’est pas possible. Je travaille mieux tout seul, ça c’est vrai. Si j’avais des assistants ça serait différent. Si j’avais des assistants pour faire les décors, ça, ça me plairait mais c’est une mécanique à mettre en place qui est longue, coûteuse et c’est vraiment un truc compliqué. J’ai essayé avec un assistant pour le tome 3 pendant quelques pages, vraiment très peu mais ça marchait pas. Je travaille mieux tout. je travaillais avec des scénaristes déjà, avec des coloristes, etc pour d’autres projets. je pense que je suis à 30% de mes capacités quand je sais que ça passe à la moulinette de quelqu’un d’autre. Donc si jamais par exemple, l’idée c’était de faire un boulot collectif avec d’autres mangaka français, je sais que je travaillerai, très, très mal.

Tes lectures :
Moi ce que je préfère ça reste One Piece, depuis le début et depuis toujours. One Punch-Man là, c’est vraiment fou fou. J’ai découvert Seven Deadly Sins récemment et j’adore ça, je trouve que c’est vraiment fantastique. L’Attaque des Titans depuis l’an dernier je suis à fond dessus. Et d’une manière générale, tous les mangas que fait Hiromu Arakawa depuis Fullmetal [Alchemist] et puis maintenant Silver Spoon, je sais pas, il y a un truc particulier.

Un dernier mot :
Radiant va sortir ce moi-ci au Japon, enfin je crois que c’est ce mois-ci [(juillet)], si ce n’est le mois prochain. Directement en tome relié, directement en librairie. C’est vrai qu’il faut mettre le « holà », parce que tous les gens pensent que si ça sort au Japon, ça sort que dans le shônen jump… ce n’est pas ça 🙂 ça sort au Japon, en librairie, c’est déjà une première parce qu’un manga français, c’était pas arrivé. C’est parrainé, normalement, je croise les doigts mais il l’a déjà fait donc ça devrait aller, par l’auteur de One Punch-Man qui a fait un petit commentaire et un petit dessin qui sera en bandeau promotionnel autour du manga. Je le dis là, ça me fait battre le coeur 🙂 Mon dessinateur préféré !

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[toggle title= »Transcript of interview in EN »]

He’s been drawing for more than 10 years now and soon the world will discover his creations… Those who don’t yet know him think he’s Japanese, but I’m talking about Toulouse born and bred Tony Valente. He’s the author of the not to be missed shonen: Radiant. Whilst attending Japan Expo, he spared us a few minutes of his time.

The story of Radiant:

It’s an action packed shonen manga. The story revolves around the theme of witchcraft as the story’s hero (a witch)  joins up with other witches to hunt for the ‘Radiant’. The ‘Radiant’ is a fictional thing, we don’t know if it exists or where this thing is that rains monsters down on earth. No one fights it, the witches battle it out with the monsters. The hero’s, mission is to find the source. He’ll face difficult times for being different and will be hunted down by the Inquisition.

Your inspirations:

It all began with Dragon Ball, so I think in a way my work all leads back to Dragon Ball and many other things. Let’s just say that a big part of shonen is inspired by Dragon Ball like all the action stuff: les « Naruto », « One Piece », etc. Inspiration for the story and the setting that I’ve used in Radiant comes from fantasy books, childhood fantasy books. For the visual aspect, maybe that comes more from videogames. I just slung it all together. Murata [Yusuke], for those who know him, has had an influence on my work. Let’s just say he always will. When I was a kid, I loved Toriyama for his types of drawings and their energy, etc… More recently I discovered « Eyeshield [21] » , Murata made it to the top of the drawing world. He really is my favourite artist. Even with One Punch-Man at the moment.

The outcast theme:

The hero came first before anything. My sketches of Seth have been around for 10 years now, He’s had different looks and faces but he’s always been this guy with hidden horns. I don’t know why, but I always imagined him to be different to others and he had to hide them for one reason or another. Loads of ideas went through my head: at one point he was some kind of vampire, then at another, I kept on thinking about a demon and all this boiled down to the theme of witchcraft and the Inquisition. When I found witchcraft and the Inquisition, I thought to myself : « that’s perfect ». If he’s a witch, he’s hunted by the Inquisition. I’ve always been really interested in the Inquisition so that’s where the idea came from I guess. As soon as I drew him, I knew he was an outcast, I just didn’t really know why. It was then that I started volume 1 and as I progressed, I figured that because it was the underlining theme throughout, I’d carry it through to the end. In all the episodes I was coming up with, this theme kept on popping up. Already in volume 2, with the story of « Rumble Town », we are  right in the heart of the outcasts on one side, the lesser outcasts on the other and the witches in the middle, outcasts amongst other outcasts who must battle from both sides; it put forward this theme.

How many volumes?

As soon as pen hit paper, I said to myself: « See you in volume 20 for the end ». I don’t know about 20 but I’d like to hit the 15 mark, that would good. I lied to the editor a bit, « We’ll get to volume 3 and see what happens? », « yes, ok… i’ll keep going… ». This just wasn’t possible because I read, the manga « rivers », the Naruto, One piece, etc and these guys just write and write! So I did the same, I thought to myself it must end on volume 3, but i’ll know that when I start it and i’ll try and round the story off. Unfortunately, I think 15/20 but that seems tight because everything I want to write about the characters, the things I’ve planned and other characters who will pop up here and there, that all takes up a lot of space in my mind. And even if I get to volume 15, which would be great, I expect it won’t be the end. When I developed the story, I basically built the spine of it telling myself: « this is what will happen, events are going to shake up the series ». One event is « Rumble Town » in volume 3. It’s a happening I’d planned from the very beginning with the arrival of loads of new characters and lots of different factions. What comes of it will give birth to the underlining story of Radiant, it really kicks off in volume 3… at the end of volume 3… on the last page of volume 3, we enter the story. After this, I know it will lead to two, three or four really important things to come.

Doing [franco-belgian] comics requires technique?

I think I learnt a lot through doing the series before. When I looked through my first franco-belgian album, I thought, if I was an editor, I wouldn’t have edited myself… it wasn’t good ! Looking back, I started young and the editor said : « he’s young, he’ll improve » so he edited me. I had gotten my foot through the door. People are finding out about me through Radiant but there were ten albums before this, and it’s with these ten albums that I tried to perfect my technique. I’m still trying to improve, even with Radiant.

A typical working day:

Basically, I get up and take care of my daughter. Once that’s done, I get to work. When I’m doing scenarios, I lock myself away in a library… it’s funny, I isolate myself in a place where there are lots of people… that’s not isolation! But I do get out the house, I go to the library and work from morning to evening on the story, and I usually do that for a week. In the morning, I try to sketch, the afternoon, I ink. Sometimes I do the sketching for one chapter in one go, and then all the inking.

Do you envisage regular publications like in Japan?

I can’t! I can’t because it already takes me four days to write a chapter, that means I’d have to create the manga in two days and half a day off. I work alone. The period between 2 volumes at the moment, is about 10 months.

Working in collaboration?

I worked in a workshop but I worked alone. I didn’t work with other people. Working with other people just isn’t possible. I work better on my own, that’s the honest truth It would be different if I had assistants. If I had assistants to help with design, I’d like that but it’s a difficult thing  to set-up, it’s time consuming, expensive and complicated. I tried working with an assistant during volume 3 on a few pages, a very small amount, but it didn’t work. I work better alone. I’ve worked with scriptwriters before, and colourists, etc for other projects. I think I’m at 30% of my capacity when working with someone else. So if, for example, the idea was to do a team thing with other french mangaka, I know I’d work badly.

Your reading list?

One Piece is my favourite, it has been and always will be. One Punch-Man, now that’s really crazy. I recently came across Seven Deadly Sins and I love it. I think it’s fantastic. Since last year, I’ve really been into Attack on Titan and in general, all Hiromu Arakawa mangas since Fullmetal [Alchemist] and now Silver Spoon, I don’t know, there’s something really going on here.

One last word:

Radiant will be released this month in Japan, at least I think it’s this month [(7th august)], if not, then month after, directly as a bound volume and in libraries. Everyone thinks that if it’s released in Japan, it only comes out in the shonen jump… but that’s incorrect 🙂 it’s released in Japan, in libraries, which is a first for a french manga. It’s sponsored (normally), my fingers are crossed but he’s already done that so should be fine, by the author of One Punch-Man who has left a little comment and a drawing which will appear on the promotional banner around the  manga. I tell you now, my heart is pumping 🙂 He’s my favourite artist!

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[toggle title= »日本語でのインタビューのトランスクリプト »]

10年以上絵を描いてる彼は、ようやく世界で知られるようになる。名前の知らない人は日本人だと思い、実はトニー・ヴァレントはトゥールーズ出身。最近、人気少年漫画『ラディアン』の作者。ジャパン・エキスポでインタビューをさせていただきました。

『ラディアン』のストーリーとは?

アクションの多い少年漫画です。マジックやウイッチをテーマとして、主人公は魔法使いの少年です。仲間と「ラディアン」を探しに行く冒険です。「ラディアン」というのは形と探す所の分からないもので、世界中に怪物が現れる原因です。魔法使い達は怪物と戦い、その原因を見つけるのは主人公の目的です。彼は他の人と変わってることと、アンキジション(異端審問)に追いかけられることもあります。インスピレーションは?初めはドラゴンボールでした。0僕はずっとドラゴンボールを思いながら漫画を描いてます。でもそれだけではなく、その他の少年漫画『NARUTO-ナルト-』、『ONEPIECE』からもインスピレーションを受けています。一方、「ラディアン」のストーリーと世界のアイディアはもっとファンタジー小説から想像しました。ヴィデオゲームからも多くのインスピレーションを得ました。村田雄介先生を知ってる方は既に分かったと思いますが、彼の作品から僕の作品へのインスピレーションを受けています。鳥山明先生の作品も同じように、子どもの時からすごく印象的で、よく絵やダイナミズムの真似してました。数年前、『アイシールド21』を発見してから、村田先生が僕にとってトップになりました。僕が一番好きな漫画家です。最近の『ワンパンマン』もそうです。

差別というテーマはなぜ?

最初は主人公を決まりました。年前から「セット」と言うヒーロをあちこち描いていました。毎回違う顔をしてたが、角を隠す奴でした。理由は自分もよく分からないけど、彼は他の人と違うことが重要で、角を隠さなくちゃならないの。ある時彼は吸血鬼だったとか、悪霊であったとかありました。それからいきなり魔法使いとアンキジションというテーマをみつけて、「これで完璧だ」と思いました。魔法使いだったら、アンキジションに追いかけられるんだ。アンキジションにとても興味を持ってます。初めから差別されるキャラクターだった。第1巻目を描いて、すこし進んだら、無意識的にこのテーマが浮かんできた。これが一番重要だったんだ。いつも思い出していました。第2巻目から『ランブル・タウン』の話で差別される人と差別する人の間に魔法使い達が戦っています。

巻数は?

ストーリーを書き終わってから巻で終わると思ってたけど、まだ分からないですね。巻まで描いてみたいです。出版者と「3巻を描いたら、また考える」と言ったが、実は無理だと分かってます。僕の頭の中には『NARUTO-ナルト-』とか『ONEPIECE』という長編漫画があるので、日本の漫画家達と同じ様に僕も漫画を描きたいです。もし3巻で終わるなら、巻を描き始めてから何となく終わらせようと思っていました。から20巻と考えていますが、実はちょっと厳しいかも。僕の頭の中に既に紹介されたキャラクターや、後から登場する人物がたくさんあります。15巻を描いてもおそらくまだ終わらないと思ってます。最初はストーリーの構造と主のエピソードを創造しました。一つは第3巻に起こる『RumbleTown』というエピソードです。新しい人物とグループがたくさん登場する時で、初めから意識していました。それから『ラディアン』の主なストーリーが始まるんだ。第3巻の最後のページから本当にストーリーが始まります。後からまた重要なエピソードが2、3、4つぐらいあると思います。

ベルギー・フランスのコミックの技法は漫画の描き方に役に立ちますか?

昔にコミックを3つ描いて練習しましたが、デビュー作をみると、自分が出版社だったら絶対出版しなかったと思います。若い出版者が「この若い漫画家はきっと進歩する」と言って、出版してくださった。これがデビューでした。多くの人は『ラディアン』で僕のことを知ってるけど実はコミックを10冊描いたので、それで練習しました。でも『ラディアン』でもっとうまくなりたいと思います。

漫画家としての一日は?

起きてから娘の世話をして、仕事を始めます。「脚本」を書くときは、図書館に孤立します。人が多い所に孤立するのは可笑しいけど。とにかく自分の家を出て、朝から晩までストーリーについて研究します。普通、一週間ぐらいかかります。午前中は鉛筆で描いて、午後中はインクを塗るんだ。時々鉛筆で下描きを一章全体してから、全部清書をします。

日本のような発行点数はいつ?

無理です!一章を書くには4日間かかりますので、漫画全体を完成するには2日間と休みの日の半日間がかからなくちゃならいのです。漫画は一人で描いてます。今まで2巻の発行の間には10ヶ月間ぐらい経ってました。アトリエで働いてましたが、他の人とは仕事していませんでした。一人で働く方が効率的です。アシスタントがいれば別なんですけど。特に背景をしてくれるアシスタントが欲しいですね。でも時間とお金もかかります。第3巻を描いた時にはアシスタントが少し手伝ってくれました。でもやっぱり一人の方が良いです。昔は脚本家や色を塗る人と働きましたが、その場合は自分の能力の3割しか使えないみたいです。もしグループで、例えば他のフランス人の漫画家と漫画を描くことになったら、きっとあまりうまくいかないと思います。

好きな漫画は?

一番好きな漫画はやっぱり『ONEPIECE』です。『ワンパンマン』もすごいです。最近『七つの大罪』もすごく好きになりました。去年から『進撃の巨人』もけっこう好きです。特に荒川弘先生の漫画が好きですね。『鋼の錬金術師』はもちろん、『銀の匙SilverSpoon』も印象的です。

最後の一言?

『ラディアン』は今月か来月に日本で発売されます。0直接本屋で発売されます。皆は日本なら『少年ジャンプ』を思いますが、そうではないです。初めてフランスの漫画が日本で売られます。『ワンパンマン』を描いた漫画家に一言と小さい絵をいただきました。この絵が『ラディアン』の販促品として一緒に購入できます。

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L’éditeur Ankama sait dénicher des perles rares dans le monde du manga. Après avoir édité les auteurs français Rémi Guérin et Guillaume Lapeyre avec leur manga City Hall en 2012, l’éditeur du célèbre jeu Dofus continue sur sa lancée avec Radiant de Tony Valente en 2013. Ce dernier ne cache pas avoir bénéficié du rayonnement de ses prédécesseurs et notamment grâce au succès de Dreamland de Reno Lemaire.

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Tony Valente a débuté sa carrière avec la bd franco-belge en 2004 et 11 ans après avoir « fait ses classes », il se lance dans le shônen manga. Inspiré par Dragon Ball, l’univers des jeux vidéo et des romans fantasy, Radiant naît petit à petit dans l’esprit de l’auteur et le personnage principal prend forme.

Radiant, c’est l’histoire de Seth un jeune apprenti-sorcier qui rêve d’éliminer la menace des Némésis qui plane sur le monde. Jusque-là, cela s’apparente à un shônen type, on tombe dans la classique quête initiatique d’un héros qui part à l’aventure et rencontre tout un tas d’adversaires, de compagnons, etc, mais ce qui surprend dans Radiant, c’est la qualité du travail réalisé aussi bien au niveau du dessin que de l’univers qui prend place peu à peu. Difficile de croire que la série devait être publiée en 3 tomes tellement l’aventure semble gigantesque à l’instar d’un One Piece dont l’auteur est un fan inconditionnel.

Outre le dessin et l’univers, l’humour est omniprésent dans l’histoire. Et quand on dit humour, on ne parle pas de celui qui fait sourire mais bel et bien d’un humour qui vous fait rire à gorge déployée. Un humour à la Kaamelott que les fans d’Alexandre Astier reconnaîtront tout de suite.

Ce mélange magique fait de Radiant un manga à la française atypique qui a de belles années devant lui et qui se voit aujourd’hui ouvrir les portes du marché japonais le 7 août prochain ! Une première pour un mangaka français qui avait déjà surpris le public japonais. En effet, Tony Valente avait confié dans une interview « Il arrive que des Japonais croient Radiant d’origine nippone » ! Un beau compliment pour l’auteur qui rêve d’atteindre les 20 tomes (et peut-être plus) pour son shônen made in France et c’est le minimum que nous lui souhaitons !

 

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Le manga devrait être édité au Japon chez EuroManga, spécialisé dans les auteurs étrangers. La série Radiant compte 3 tomes à ce jour en France chez l’éditeur Ankama :

[toggle title= »Résumé du Tome 1 de Radiant : »]

Seth est un aspirant sorcier de la région des Pompo Hills. Comme tous les sorciers, c’est un « infecté » : un des rares êtres vivants ayant survécu au contact des Némésis, ces créatures tombées du ciel qui contaminent et déciment tous ceux qu’elles touchent. Son apparente immunité lui a fait choisir une voie qui lui semblait toute désignée : devenir Chasseur et combattre les Némésis.
Mais plus que ça, Seth souhaite s’engager dans une quête qui dépasse la simple chasse aux monstres… Entouré d’une faction de sorciers, il parcourt le monde à la recherche du Radiant, le berceau présumé des Némésis, sous l’œil terrible de l’Inquisition

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Crédits images / Copyright : © Ankama Editions, 2015

Ce que vous avez raté du dernier jour de (la) Japan Expo 2015

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Pour ce 4e et dernier jour de la Japan Expo, si vous n’êtes pas venus, voici ce que vous avez manqué :

  • Le climat tempéré qui est redescendu à un seuil de respiration correcte, la pluie et l’orage aidants.
  • La conférence de Ken Akamasu, l’auteur de Love Hina, Negima ! ou encore UQ Holder ! qui vous apprend à dessiner un personnage féminin comme il sait si bien les faire (reportage vidéo à venir).
  • Les expositions Koko To Asoko, Vantan – Game AcademyPanorama – Shichiro Kobayashi et bien sûr l’expo de la célèbre auteure Hiromu Arakawa à l’occasion des 10 ans de Kurokawa. Une rétrospective sur ces séries emblématiques comme Fullmetal Alchemist, Silver Spoon ou encore sa série la plus récente The Heroic Legend of Arslân.
  • Des takoyaki tout chaud, tout bouillant sur le stand d’Atsu Atsu, sans oublier les Pocky géant pour le goûter
  • Des goodies, des figurines, des coussins, un Naruto gonflable géant et bien d’autres choses que vous ne pouvez voir qu’à la Japan Expo.
  • L’incroyable expérience en immersion totale d’une scène de L’Attaque des Titans, qui vous transporte lors de la bataille de Trost au moment où Eren doit reboucher le trou de la porte créé par le titan colossal. Grâce au casque de réalité virtuelle oculus rift, l’aventure est littéralement grandiose ! 5 minutes seulement et on en redemande déjà !
  • Un quiz sur Japan FM avec des invités prestigeux.
  • Des dédicaces en pagaille !
  • Et bien entendu, des cosplay à gogo à chaque allée du salon !

C’est parti pour la galerie d’images de ce dernier jour de la Japan Expo :

Galerie photos de Japan Expo 2015 – jour 3

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Pour ce troisième jour, beaucoup d’interviews faites (Boichi, VanRah, Hiroyuki Ooshima et Gôsuto Hage) donc pas beaucoup de temps pour le récap’ photo.

Découvrez un rapide petit tour d’une autre partie du hall jeux vidéo avec notamment la marque Nintendo et ses jeux emblématiques Monster Hunter, Pokémon, Mario et bien d’autres !

C’est parti pour la galerie photo du jour 3 de Japan Expo :

Ce que vous avez manqué du 2e jour de (la) Japan Expo 2015

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Pour ce deuxième jour de la Japan Expo 2015 le soleil et la chaleur étaient une fois de plus de la partie et contrairement à ce que mentionne le quotidien Le Monde (« le soleil, qui sert de logo à la Japan Expo, la plus grande convention française consacrée à la culture japonaise, est l’invité surprise de cette seizième édition »), non le soleil n’est pas un invité surprise… Rappelez-vous, il était aussi présent dans au moins 8 éditions précédentes (si ce n’est plus) !

Nonobstant ce fait indéniable, voici ce que vous avez manqué de cette journée du 3 juillet 2015 à la Japan Expo 2015

. Après un coup d’oeil sur les stands éditeurs de manga hier, découvrez une partie du hall jeux vidéo avec un rapide petit tour des éditeurs Bandaï Namco et Square Enix notamment sans oublier les goodies qui les accompagnent.

A noter, qu’une interview de Ken Akamatsu et de Yaya Han ont égayé notre journée ! Vous pourrez bientôt découvrir ces entretiens en vidéo, alors restez connectés 🙂

En avant pour les images – Japan Expo – Jour 2 :

Galerie photos de Japan Expo 2015 – Jour 1

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Comme chaque année voici le récapitulatif en image du plus grand festival européen sur la culture japonaise, en avant pour Japan Expo 2015 – jour 1 !

Au programme pour ce premier jour : un petit tour des stands éditeurs de manga en France avec Glénat, Ki-oon, Kana, Kazé, Komikku, Akata / Delcourt, Pika Editions, Nobi Nobi, Soleil et bien d’autres encore ! Sans oublier quelques petits tours sur les scènes culturelles du festival.

Comme vous allez le voir, ce premier jour de Japan Expo a accueilli une fois encore nombre d’adepte venu faire dédicacer leur manga par leur auteur préféré ou tout simplement découvrir le Japon dans toute sa splendeur par le biais des différents stands et ateliers qu’offre le salon. Du kyûdô (« la voie de l’arc ») traditionnel à la cuisine typique en passant par le cosplay de personnage célèbre, les aficionados du pays du soleil levant ont pu se régaler les papilles et les pupilles !

Place à la galerie d’images Japan Expo – jour 1 :

Eiji Otsuka, un scénariste en tournée avant Japan Expo

Au festival d’Angoulême, nous avions rencontré Eiji Otsuka le scénariste du célèbre seinen : MPD Psycho, de Kurosagi, livraison de cadavre chez Pika et dernièrement de Unlucky Young Men chez Ki-oon. Il nous avait livré une très belle interview que vous pouvez voir ci-dessus, et le voilà parti maintenant en tournée un peu partout en Ile-de-France.

En effet, il donne des conférences au A.A.A Paris (14 rue d’Antin) sur l’écriture de manga, le 27, 29 et 30 juin. L’entrée est complètement libre et gratuite.
Au programme :

  • Introduction par Eiji Otsuka – Qu’est ce que le « Story Manga » ?
  • Méthode de la création de récits avec le livre d’image, le dé et le tarot par Eiji Otsuka
  • Le tournage et le story-board de manga par Tadahiro Yamamoto
  • La création d’un story-board de manga selon les techniques cinématographiques par Tatsuya Asano
  • Discussion à propos des pratiques d’enseignement de la bande dessinée

Il part même dans la ville de Gonesse, pour un atelier sur le dessin de manga et le story-board, le mercredi 1er juillet à 14h30 à la médiathèque de Gonesse.

Il sera aussi présent à Japan Expo pour une conférence sur l’écriture de story-board le dimanche de 11:00 à 12:30 en salle de masterclass Wacom.

Ne loupez pas ces rendez-vous hors du commun !
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La galerie Glénat met les femmes à l’honneur !

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Olivier Ledroit n’a pas fini de faire parler ses pinceaux, et nous le montre une fois de plus autour d’une exposition jusqu’au 30 juin sur le thème de son nouveau livre : Fées et Amazones. Une commande de la galerie Glénat qui ne manquera pas de faire mouche auprès des visiteurs. Le format hors-normes utilisé par l’auteur pour les planches de ses livres s’illustre au milieu des différentes toiles oscillantes entre érotisme, féerie et steampunk.

Embarquez pour un voyage imaginaire, où les œuvres vous transportent dans un univers à la fois charnel et envoûtant. Olivier Ledroit nous en parle dans une interview exclusive à l’occasion du vernissage de l’exposition.

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On retrouve ici des illustrations de votre nouveau livre, parle-nous un peu de ce projet :

A la base, c’est un travail de commande pour la galerie qui m’a laissé carte blanche pour faire une expo sur le thème des portraits féminin. Au départ je pensais prendre les portraits de mes héroïnes mais entre temps j’ai bifurqué et au fur et à mesure on a fait une trame avec mon scénariste et c’est de là qu’est née le livre. C’est donc un art-book avec une petite trame narrative pour épauler les illustrations et permettre d’entrer dans l’imaginaire. Chacun des personnages peuvent exister indépendamment mais l’apport de l’histoire leur donne du contexte et les faire vivre.

Combien de temps as-tu mis pour réaliser ces œuvres ?

Certaines existaient déjà, mais globalement j’ai travaillé extrêmement vite : 4 mois ! Pour la couverture je l’ai faite en dernier, j’ai mis 3 jours. J’étais chaud (rires) ! Je commence toujours par mes collages et je dessine par-dessus. Je fais toujours un tas de feuilles avec des collages sans trop savoir ce que j’allais faire dessus. Il y a donc une première épaisseur de collages sur lesquels je dessine et je reviens encore dessus avec d’autres éléments sur lesquels je continue à dessiner, jusqu’à l’œuvre finale. En général, les collages me prennent quelques heures, puis je travaille d’abord au stylo, puis à l’aquarelle derrière, ce qui est très facile pour moi. Plus ça va vite, plus c’est dynamique donc aller vite est presque une nécessité.

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Sur les tableaux, il y a aussi de la dentelle, des écrous ou encore des montres, où trouves-tu tout ça ?

J’ai eu mes premiers engrenages grâce à un ami qui travaille pour les montres suisses et qui m’a donné un grand nombre de mécanismes de montres. Le reste, je le trouve sur internet et chez un antiquaire qui me vend des montres démontées. J’adore ça !

On trouve également des petits tableaux, c’est plutôt rare chez toi ?

C’est vrai qu’il y en a peu d’exposé, mais il y en a. Ce n’est pas la même gestuelle : pour les petits formats, c’est le poignet et les doigts qui bougent, alors que pour les grands formats c’est le bras et l’épaule. Donc quand on balance de la peinture, on peut faire des grands mouvements et ça donne tout de suite beaucoup d’énergie, c’est pour ça que j’aime bien les formats plus grand.

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Certaines femmes portent de superbes robes dans tes tableaux, est-ce que tu t’inspires de la haute-couture ?

Pas vraiment. Dans le cas de ce tableau (ci-dessous), c’est un peu inspiré d’un illustrateur contemporain américain qui dessinait pour The Times dans les années 40/50. Il a fait des illustrations avec des robes à froufrou, comme j’aime bien je l’ai transposé en noir avec un effet satin. Au départ j’avais commencé une série avec des rousses qui avaient une moitié de robe. J’ai continué un peu là-dessus  donc une robe très fournies mais une peau très claire pour faire un effet « Fantôme de l’opéra ». Je laisse mon subconscient s’exprimer, pas de dessin préparatoire, du one-shot, une idée en appelant une autre. J’ai commencé à faire une série sur les fées, et là j’avais envie de dessiner des métis, peau noire, des dreadlocks suivant les envies du moment.

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Un mot pour encourager les foules à venir voir l’expo ?

C’est plus beau que le livre ! Je pense que ça vaut le coup d’être vue pour la dimension picturale. C’est avant tout une exposition avant d’être un livre, il faut voir les originaux pour apprécier encore plus les œuvres.

 

Et pour ne rien manquer de l’actualité, voici le jeu Requiem, issu tout droit de l’univers de la BD dessinée par Olivier Ledroit et scénarisée par Pat Mills. Plus d’info ICI !

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Merci à Olivier le droit et à la Galerie Glénat pour cette interview féérique.

À noter qu’Olivier Ledroit sera en dédicace à Japan Expo sur le stand Glénat, le samedi 4 juillet de 16h à 18h.

Top 7 des mangaka et auteurs étrangers en dédicace à Japan Expo 2015

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À une semaine de Japan Expo, faisons un rapide tour des mangaka et des auteurs étrangers présent pendant la durée du festival !

Attention, si vous voulez une dédicace il faudra vous lever tôt, être concentré sur les horaires, fouiner sur les sites et réseaux sociaux des éditeurs et de Japan Expo pour savoir comment obtenir les vos précieux sésames. Chacun sa formule, de la dédicace sur ticket, au tirage au sort, en passant par le « premier arrivé, premier servi ». Soyez patient et attentif, parfois ça vaut vraiment le coup !

 

Ken Akamatsu

Il l’un des invités d’honneurs de Japan Expo et on comprend pourquoi ! Il est l’auteur du mythique Love Hina (pour les plus jeunes, ruez-vous dessus !) et plus récemment de Negima et UQ Holder !

C’est une rockstar du manga, plusieurs millions d’exemplaires de ses œuvres se vendent dans le monde entier.

Au programme avec lui, conférence, live drawing (toujours agréable à voir) et séance de dédicace pendant le festival !)

[toggle title= »Présentation et programme »]

Né le 5 juillet 1968 dans la préfecture d’Aichi, Ken AKAMATSU a participé  aux groupes d’études sur  l’animation, le  manga  et la cinématographie à l’université. À tout juste 25 ans, il se lance dans une carrière de mangaka professionnel en recevant le Prix spécial du jury de Weekly Shônen Magazine pour Kid’s Game for One Summer. Quelques années plus tard, avec Love Hina, il remporte le 25e Prix du manga Kôdansha. Le titre est un succès dans le monde entier et se vend à plus de 1,8 million d’exemplaires en France chez Pika Édition. L’auteur confirme son talent en publiant par la suite la série Negima ! Le maître magicien.

Samedi 4 juillet,  dédicace de 11 h à 12 h

Dimanche 5 juillet, conférence et live drawing de 13 h 45 à 15 h 15

Dimanche 5 juillet, dédicace de 16 h 15 à 17 h 15
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Boichi

C’est probablement le plus punk et le plus fou des auteurs présents cette année. Ce n’est qu’un avis, mais ce qu’il fait dénote souvent, s’attaquant à des sujets parfois délaissés comme le rapport entre la société et la mafia, ou encore le renouvellement de l’énergie sur terre ! Son hit, c’est Sun-Ken Rock, et pour l’occasion, son éditeur français, Doki-Doki vous a même concocté un artbook exclusif de Boichi.

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[toggle title= »Présentation et programme »]
Boichi est un artiste coréen né en 1973. Il débute sa carrière en 1993 comme auteur de manwhas pour filles en Corée du Sud. Fervent défenseur de la liberté d’expression, il va s’opposer en 1997 au Juvenile Protection Act, une loi visant à protéger les jeunes lecteurs, mais qui aura de lourdes conséquences pour les magazines de bandes dessinées coréens. Pour continuer à exercer son art, il s’exile au Japon et commence, en 2004, sa carrière nippone avec le titre Space Chef Caisar (disponible chez Doki-Doki). Son talent explose au grand jour avec le seinen SunKen Rock, débuté en 2006 dans le magazine Young King de l’éditeur japonais Shônen Gahôsha. Boichi est également connu pour ses titres Hôtel ou Wallman, publiés chez divers éditeurs.

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Eiji Otsuka

On le surnommera le professeur ! Eiji Otsuka est connu en France pour ses récits plutôt macabres, entre MPD psycho et Kurosagi – livraison de Cadavre. Lui est scénariste, aucune dédicace n’est annoncée pour l’instant donc jetez-vous sur ses masterclass ! Il est présent sur Paris pour plusieurs séminaires d’enseignement de la bande dessinée, et donnera une conférence en ce sens à Japan-Expo !

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Professeur à l’International Research Center for Japanese Studies à Kyoto et professeur invité à l’Université de Tokyo, Eiji Otsuka est connu en France comme scénariste de MPD-Psycho et Kurosagi — Livraison de cadavres aux Édition Pika. Il publie au Japon de nombreux ouvrages critiques sur le manga et la littérature, de même que des manuels sur la création de récits et de personnages pour le manga, l’anime ou le jeu vidéo. Accompagné d’autres grands spécialistes du manga, il donnera à l’occasion de Japan-Expo Expo 16e impact une conférence sur l’enseignement du manga pour toute personne dans les pays hors du Japon et une masterclass pour tout savoir sur la création du manga ! Ne ratez pas ces rendez-vous exceptionnels pour mieux comprendre l’envers du décor de vos œuvres préférées.

Dimanche 5 juillet, comment dessiner un story-board de manga de 11 h à 12 h 30

Autres rendez-vous non dévoilés.

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Ein Lee

Elle, est la douceur. La dessinatrice phare des éditions Nobi Nobi ! Je pense que les dédicaces seront à la hauteur de son travail d’illustration, lors de sa première venue en France le succès était grandissant, donc attention à bien prendre votre place dans la file ! Mais rassurez vous l’artiste et le staff de Nobi Nobi !, n’ont pas prévu de chômer !

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[toggle title= »Présentation et programme »]
Illustratrice phare de la maison d’édition, Ein Lee a signé son grand retour en mars dernier avec la sortie remarquée du Mot qui arrêta la guerre, véritable chef-d’œuvre de poésie et d’humanisme. En 2012, sa première venue en France avait été couronnée de succès, enchaînant les dédicaces avec des files d’attente qui ne désemplissaient pas. Nul doute que ses fans fidèles ainsi que tous ceux qui l’ont découverte depuis ces trois années ne manqueront pas ce rendez-vous unique ! En invitant sa toute première auteure historique à cette grande fête de la culture japonaise, Nobi Nobi ! célèbre de manière symbolique et émouvante son cinquième anniversaire. 2015, année Nobi Nobi ! Alors, venez nombreux retrouver Ein Lee du 2 au 5 juillet prochain à l’occasion du festival Japan Expo.

Jeudi 2 juillet 2015 – 10 h à 11 h 30 – Stand Nobi Nobi !
Jeudi 2 juillet 2015 – 12 h 15 à 13 h 15 – Salle de dédicaces Japan-Expo Expo
Jeudi 2 juillet 2015 – 15 h à 17 h – Stand Nobi Nobi !

Vendredi 3 juillet 2015 – 10 h à 11 h 30 – Stand Nobi Nobi !
Vendredi 3 juillet 2015 – 14 h 30 à 17 h – Stand Nobi Nobi !

Samedi 4 juillet 2015 – 10 h à 11 h 30 – Stand Nobi Nobi !
Samedi 4 juillet 2015 – 14 h 30 à 17 h – Stand Nobi Nobi !

Dimanche 5 juillet 2015 – 10 h à 11 h 30 – Stand Nobi Nobi !
Dimanche 5 juillet 2015 – 12 h 30 à 13 h 30 – Salle de dédicaces Japan-Expo Expo
Dimanche 5 juillet 2015 – 15 h à 16 h 30 – Stand Nobi Nobi !
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Kôzô TAKAHASHI & Saimura TSUKASA

Les spécialistes ! La vague undeground qui les ensevelit il y a quelques années et les poussa à faire Crueler Than Dead, excellent manga sous forme d’ode au survival zombie, devrait maintenant envahir Japan Expo.

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Cette année, les éditions Glénat ont le plaisir d’inviter Kôzô Takahashi et Tsukasa Saimura, à l’occasion de la sortie de leur premier seinen intitulée Crueler Than Dead. En véritables passionnés du genre, ils y livrent une vision moderne du récit de zombies post-apocalyptique. Disponibles en librairie dès le 17 juin, les lecteurs sont invités à rencontrer les auteurs lors des différents événements qui seront proposés : conférence, masterclass et dédicaces.

Jeudi 2 juillet 16 h 15-17 h15 — Dédicace Japan-Expo Expo Lieu : Sumiré Stage
Vendredi 3 juillet 16 h 30-18 h — Dédicace sur le stand Glénat
Samedi 4 juillet 14 h-16 h — Dédicace sur le stand Glénat

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Oshima HIROYUKI

Le « furansujin » ! Amoureux de notre pays, il est de retour avec Toys of War en manga. Honoré par un prix Tezuka il y a 20 ans, vous avez un artiste de haut vol face à vous. L’avantage avec lui c’est que vous pourrez tenter la discussion en français ! Attention à ne pas raconter n’importe quoi non plus !

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[toggle title= »Présentation et programme »]
Né le 2 septembre 1975, à Fukagawa, dans l’arrondissement de Kôtô (Tokyo), Oshima HIROYUKI fait ses débuts à 17 ans et obtient un prix décerné par l’hebdomadaire Shûkan Shônen Jump. En 1995, il reçoit également le prestigieux prix Tezuka. Titulaire d’un diplôme de Lettres et Sciences Humaines de l’Université de Musashi, il commence, en 2000, un manga dans le mensuel Ours de Shônengaho avec Inohara Daisuke. Pendant ses années d’université et jusqu’à ses 25 ans, il est actif en tant qu’illustrateur. En 2000, il forme un duo avec Daisuke Ihara et se lance vraiment dans le manga. À partir de l’été 2005, la plupart de ses œuvres sont publiées sous forme de bandes dessinées et non de manga. En 2008, il part en France. Sa vie en France commence et, afin d’approfondir ses connaissances en bande dessinée, il fréquente l’atelier 510.

Programme et information à venir !
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Kore Yamazaki

L’étoile montante ! Pas encore très connu et pour cause, ce n’est que sa deuxième série et la première publiées en France, The Ancient Magus Bride est un titre encensé par la critique. Des dédicaces sont programmées chaque jour, à vous de rester à l’affut !

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[toggle title= »Présentation et programme »]
Revisitant de nombreux mythes et récits tout mettant en scène des sorciers, des fées ou des dragons, Koré Yamazaki crée un univers d’une incroyable richesse avec The Ancient Magus Bride. Grâce à son trait et son atmosphère pleins de bienveillance, il se dégage beaucoup de sensibilité de cette série. Alors que Koré Yamazaki signe avec ce manga sa 2e série, les retours critiques et publics sont unanimes au Japon comme en France. Tiré à plus d’1,4 million d’exemplaires et sélectionné aux prix les plus prestigieux (Manga Taishô Awards, Kono Manga Ga Sugoi, Comic Natalie Grand Prize, Da Vinci Magazine…) The Ancient Magus Bride est le manga le plus recommandé par les libraires japonais pour 2015 ! Un beau conte fantastique à ne pas rater !

 

La mangaka tiendra chaque jour deux séances de dédicaces, de 10 h 30 à 11 h 30 et de 15 h 30 à 16 h 30. Ces 8 séances se dérouleront toutes dans un espace dédié à la série sur le stand des éditions Komikku (stand 5A — A56).

Les dédicaces se feront uniquement sur le tome 1 ou 2 de la série.
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Et vous, quel auteur vous fait le plus envie pour une rencontre ?

D’autres TOP bientôt, mais en attendant Retrouvez aussi notre top 12 des meilleurs mangas de Japan-Expo 2015 et notre dernier reportage sur l’auteur de Jabberwocky  et Area 51HISA Masato.

Top 12 des meilleurs manga sur lesquels il faudra vous jeter lors de Japan-Expo 2015

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Comme chaque année, nombreux sont les éditeurs à nous réserver leurs meilleures pépites à l’occasion de Japan Expo. Parfois, cela devient un essai transformé, parfois une déception, mais une seule chose est claire, même si personne n’est certain du succès d’un titre lorsqu’il débarque dans nos contrées, Japan Expo reste la grosse exposition médiatique auprès de nombreux fans !

Voici le top 12 des mangas sur lesquels on vous conseille absolument de vous jeter lors de votre visite cette année, et pour ceux qui ne viennent pas, considérez ça comme votre sélection pour l’été, et imaginez ce top 12 comme votre lecture de plage !

Note: N’ayant pas eu la volonté de faire un classement préférentiel, on a choisi de vous présenter ce top par ordre alphabétique !

Le artbook exclusif de Boichi! 

1 – Art of Sun-Ken Rock (Doki-dokiBoichi)

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Il s’agit d’un artbook réalisé par Doki-doki, donc celui-ci, vous ne le trouverez pas ailleurs ! Et avec une dédicace sur son artbook ça serait beau… oui lorsqu’en plus l’auteur est présent pour des séances de dédicaces chaque jour les souvenirs ne pourront être que meilleurs !

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Réalisé spécialement par Doki-Doki, cet artbook met à l’honneur la virtuosité graphique de Boichi déployée dans sa série phare : Sun-Ken Rock. Vous y retrouverez de nombreuses illustrations couleur, certaines inédites, ainsi que les coulisses de la création de la série commentées par l’auteur.

Pour vous présenter cet artbook, qui de mieux placé que le mangaka en personne ?

Boichi : Lorsqu’on m’a dit que la France, le pays des arts par excellence, appréciait beaucoup Sun-Ken Rock, ce fut une surprise et un bonheur incroyable. Quand, en plus, Doki-Doki m’a demandé l’autorisation de faire cet artbook, un sentiment de joie m’a submergé. J’ai tenu à ce que cet ouvrage ne soit pas qu’un simple recueil d’illustrations, mais bien une partie de moi-même que vous pourrez avoir chez vous. J’ai tenu par exemple à réaliser une couverture originale et à faire découvrir le processus de création dans les pages intérieures. Afin que les lecteurs français puissent également mieux me cerner, j’ai utilisé le temps qui m’avait été donné pour répondre aux questions posées dans l’entretien.

Les fans français de Sun-Ken Rock m’ont toujours apporté un soutien indéfectible et ils méritent que je donne le meilleur de moi-même. Je veux qu’ils sachent qu’entre eux et moi, l’amour est réciproque

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Ne manquez pas non plus le dernier tome de Sun-Ken Rock, le 22e !

 

Le manga qui vous rendra cannibale !

2 – Crueler Than Dead (Glenat –  Tsukasa Saimura et Kozo Takahashi)

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« Walking bread » n’est pas le sous-titre officiel, mais pourrait l’être si ce manga suit la même trajectoire que son homologue américain. On y parle de zombie, mais la subtilité ici, c’est qu’on a une vision japonaise, et dans la pop-culture ça fait une sacrée différence.

[toggle title= »Présentation de l’éditeur »]

Elle se réveille dans un monde décharné. Elle ne sait ni qui elle est, ni où elle est. Tout ce qu’elle sait, c’est qu’elle est en danger, une proie dans un monde envahit par les zombies.
Tuer, se cacher, courir encore et encore, trouver des armes, trouver à manger, fuir pour un endroit où survivre autant que possible. Et chercher à comprendre pourquoi. Pourquoi ce monde, pourquoi ces zombies… et pourquoi, elle, saine, vivante, humaine, vient de vomir…. des doigts d’humains !

Prenez une base post-apocalyptique à la Walking Dead, traitez façon « road trip » à la Mad Max, placez une héroïne forte à la Ripley, saupoudrez de personnages secondaires prêts à dévorer, liez le tout avec une intrigue qui vous amènera jusqu’aux sources du mal, et servez saignant !
C’est donc bien une vision moderne du zombie qui s’offre à nous. Liés à l’idée d’un monde post-apocalyptique, leurs zombies sont « des zombies qui courent » et non des « zombies qui marchent », permettant à l’histoire un rythme et une tension soutenus. Autour de l’histoire d’un seul personnage principal gravite une faune humaine paniquée, des humains plus monstrueux que les zombies, des innocents comme des coupables.
Là où Crueler Than Dead se distingue nettement de ses équivalents en manga, c’est enfin par son traitement graphique. Par un trait inspiré de Katsuhiro Otomo (Akira), l’auteur se complait dans un détail minutieux de la chair décomposée, d’un œil torve et affamé, nous évoquant ainsi les plus belles illustrations de Walking Dead.
Avec les titres Igai ou encore Tokyo Undead, les auteurs de Crueler Than Dead s’affirment comme les spécialistes du genre zombies en manga. Il faut dire que les deux compères partagent une même passion pour le sujet et maitrisent le background culturel américain. Des classiques de Romero à Bienvenue à Zombieland, ils sont quasiment incollables ! Et ça se voit !

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On oubliait… c’est assez beau, c’est féroce, parfois sale, mais du beau « sale »!

 

La dose d’heroic fantasy pour l’été !

3 – Final Fantasy Type-0 – Le Guerrier à l’épée de glace  (Ki-oon Takatoshi Shiozawa)

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Sortie mi-juin, voici la plus grande saga de l’histoire du RPG au format manga supervisée par Tetsuya Nomura le character designer de nombreux Final Fantasy ou encore de Kingdom Hearts.

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Le continent d’Orience est divisé en quatre nations, chacune détentrice d’un cristal qui lui confère des pouvoirs uniques. Milites, nation du Tigre Blanc, Concordia, pays du Dragon Azur, Lorica, gardienne de la Tortue Noire et Rubrum, patrie de l’Oiseau Vermillon, sont depuis longtemps engagés dans une guerre sanglante aux conséquences désastreuses…

Neuf ans avant l’éclatement de ce conflit, le jeune Kurasame Susaya n’est encore qu’un simple élève de la prestigieuse académie de magie de Rubrum. Froid, distant et méprisant vis-à-vis des autres étudiants, le redoutable combattant va pourtant marquer l’histoire de Rubrum avant de devenir l’instructeur de la légendaire Classe Zéro…

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Notez qu’il n’est pas non plus nécessaire de connaître le ou les jeux pour le lire, tout le monde a été assez malin pour faire une histoire indépendante. À vous de jouer ! (ou plutôt de lire…)

Toriyama is back !

4 – Jaco The Galactic Patrolman (GlénatAkira Toriyama)

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Il s’agit du dernier manga d’Akira Toriyama, relié à Dragon Ball, on explore par ce titre la suite et les origines de la série culte. De toute façon, expliquer que vous êtes devant le dernier manga de Toriyama, devrait suffire pour convaincre n’importe quel lecteur !

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Alors qu’Akira Toriyama avait disparu des radars pendant une grosse décennie, le maître surprend ses lecteurs en 2013 en sortant de ses crayons cette nouvelle aventure complète qu’il publie dans le Shônen Jump de Shueisha.
Et le public se ravit de retrouver les caractéristiques initiales du talent de Toriyama. On revient ainsi aux origines du mythe, dans le sillage de Dragon Ball bien entendu (le récit se déroule 10 ans avant le début de Dragon Ball), mais aussi de Nekomajin ou de Sandland. Jaco est ainsi placé dans The World, le monde fictif recréé par l’auteur, avec l’aventure placée au cœur du récit par le truchement de personnages croquignolets, le tout enrobé d’un humour potache et libératoire. Point besoin ici de placer du guerrier surpuissant au charisme étalonné sur le tour de biceps, on revient dans le burlesque rigolard d’antan, et cela fait du bien, tant ce style est aujourd’hui rare dans les mangas. Le dessin du maître ne souffre comme d’habitude aucun commentaire. Précis, exact et efficace, il fait mouche à tous les coups. Un plaisir retrouvé !
Jaco est un Galactic Patrolman, un officier de police galactique, qui revient sur Terre pour la protéger d’une invasion d’aliens. Mais son vaisseau s’écrase sur l’île d’Omori, un vieux scientifique travaillant sur le déplacement temporel. Les deux étranges compères vont s’aider mutuellement afin de contrer un destin a priori funeste, mais dont on connaît l’issue, sujet donc de… Dragon Ball.
Suivant ainsi cette idée d’explorer les origines de Dragon Ball, le manga présente également une histoire courte focalisée sur la planète Vegeta et l’envoi du bébé Son Goku vers la Terre.

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Une des séries les plus marquantes de l’histoire du manga contemporain…

5 – JOJO’s Bizarre Adventure : Diamond is unbreakable (TonkamHIROHIKO ARAKI )

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Voici la 4e partie de Jojo’s Bizarre Adventure, celle ou Rohan, personnage culte de la série fait sa première apparition. Plus intimiste que d’autres parties de la saga, c’est aussi celle où l’on trouvera le plus de tension !

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Fin des années 90, dix ans après la saison 3. Jôtaro Kujô se rend dans la ville de Morioh à la recherche de son oncle, fils illégitime d’un précédent Jojo. Au cours de son périple, il se lie d’amitié avec Josuke Higashikata, un lycéen qui s’avère être celui qu’il recherche. Jôtaro le met alors en garde contre un manieur de Stand qui se cache dans sa ville…

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On dit que c’est aussi la saga préférée de l’auteur !

 

La bombe à ne pas rater !

6 – Katsuraakira (GlénatMasakazu Katsura et Akira Toriyama)

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Il s’agit d’histoires courtes créées par Akira Toriyama et Masakazu Katsura. Rien que par l’évocation de ses deux noms vous devriez d’ores et déjà être convaincus ! Et on ne peut que vous encourager à l’être !

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Ce recueil d’histoires courtes est le produit de la rencontre entre deux géants du manga bien connus en France et que l’on ne présente plus : Akira Toriyama (Dragon BallDr Slump…) et Masakazu Katsura (Video Girl Ai, Zetman).
Ces histoires courtes ont été prépubliées dans les magazines Young Jump et Jump Square (seinen) des éditions Shueisha en 2014. Les deux auteurs, plus connus pour leur travail dans le shônen manga, s’essayent au seinen avec des récits étonnants et vifs autour de deux histoires : Sachie-chan Guu (histoire d’une aventurière parcourant la galaxie) et Jiya(membre de la Galactic Patrol).
Le volume est agrémenté pour le plus grand plaisir des fans d’un cahier de fin aussi exceptionnel que rare au Japon, où l’on trouvera des illustrations inédites d’Akira Toriyama, des croquis de personnages d’Akira Toriyama, des croquis de personnages de Masakazu Katsura ainsi que les secrets de fabrication des deux auteurs.

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En bonus, en fin de manga une excellente interview croisé de deux des plus grands mangaka contemporains !

 

Le « What the Fuck » du moment. 

7 – Kill La Kill (KanaRyo Akizuki)

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Si vous ne connaissez pas l’animé explosif et complètement barré, jetez-vous sur le manga. Le boulot d’adaptation est bien fait et ne devrait pas déplaire aux fans !

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L’académie Honnōji, un lycée dans lequel règne la peur et la terreur. Celui-ci est gouverné par le redoutable conseil des élèves, qui ont la particularité d’utiliser des uniformes Goku. Ces derniers leurs permettent d’être plus fort que n’importe qui, et d’écraser quiconque se dresse sur leur route.

Ryūko Matoi est une fille qui transporte avec elle une moitié de ciseaux géant, et recherche le possesseur de l’autre moitié qui s’avère être l’assassin de son père.
Dans le but de trouver le meurtrier, Ryūko rentre dans l’académie Honnōji pour y défier Satsuki Kiryūin, la présidente du conseil des élèves…

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Et surtout l’humour est toujours au rendez-vous pour une histoire compilée en 3 tomes dont les deux premiers seront disponible !

 

Des zombies dans Koh Lanta !!!

8- Resident Evil : Heavenly Island (KurokawaNaoki Serizawa)

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Bon… des filles superbes, un lieu isolé et un virus plus que dangereux… l’équation est simple, mais efficace !

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« Idol Survival », sorte de « Koh Lanta » composé uniquement de mannequins et de belles actrices, est une émission ultra-populaire dans le monde entier, dont le nouvel épisode se tourne actuellement sur l’île de Tortuga. Mais le tournage ne sera pas de tout repos, car Claire Redfield, spécialiste du bioterrorisme, enquête sur cette même île suite à la découverte d’un poisson infecté par un virus…

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La licence Resident Evil arrive encore à surprendre parfois, et cette fois-ci c’est une nouvelle fois au format manga !

 

C’est le moment d’essayer de survivre !

9 – Secret (Ki-oonYoshiki Tonogai)

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Si vous avez lu Judge, ou Doubt, vous connaissez les ficelles ! Nous voici devant la dernière œuvre de survival horreur de Yoshiki Tonogai ! La saga se finira-t-elle avec cette série ?

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« J’ai la preuve que trois meurtriers se cachent parmi vous. »
Ces paroles accusatrices lancées par un psychologue à six des élèves rescapés d’un tragique accident de bus sont immédiatement suivies d’un ultimatum implacable : les trois coupables ont une semaine pour avouer leurs crimes et se repentir, sans quoi ils seront dénoncés aux autorités…

Encore sous le choc de la catastrophe qui a décimé la majorité de leur classe, les six lycéens se lancent dans une course contre la montre infernale pour prouver leur innocence. Mais à qui faire confiance quand tout le monde cache un secret ?

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Une bonne façon de conclure cette trilogie, avec en bonus une édition collector comprenant le DVD du film live Judge !

 

La révolte des machines !

10 – Toys of war (KanaHiroyuki Ooshima et Jean-David Morvan)

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Les récits de sciences-fictions ont leur code, et ici ils sont légèrement bousculés ou simplement revisités pour notre plus grand plaisir !

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Dans un futur proche, les jouets ont été dotés d’une intelligence artificielle.
Mais les choses ne se passent pas comme prévu… Les jouets se révoltent. La guerre entre les humains et les jouets s’engage…

Quelques années plus tard, les jouets ont gagné la partie. Ils ne gardent les enfants humains que pour « élever » les jouets fraîchement sortis des chaines de montage.
Car la guerre n’est pas finie… Les jouets se combattent entre anciennes marques. Le combat est permanent.

La quête s’annonce pleine de sueur, de larmes et de sang…

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Notons qu’au scénario il s’agit de Jean David Morvan, l’auteur du mythique Nomad ou encore de Sillage, deux références parmi d’autres pour un scénariste ultra prolifique !

 

Retrouvez Shaolan, Sakura, Mokona et tous les autres !

11 – Tsubasa WoRLD ChRoNiCLE (PikaClamp)

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Il vous avait manqué ? Ils sont de retour chez Pika ! Les héros de la saga de Clamp vont ravir les fans à travers ce spin-off sortie l’an dernier au Japon.

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Shaolan et ses amis ont vaincu Fei-Wan afin de récupérer les souvenirs de Sakura. Mais pour lever la dernière malédiction, Shaolan a promis de voyager perpétuellement. Il a donc dû laisser Sakura au pays de Clow afin de parcourir les différents univers avec Kurogané, Fye et Mokona ! Première étape, le Nirai Kanai, un pays gouverné par Himegami. À première vue, on pourrait croire à un paradis tout à fait paisible, mais en réalité, les ténèbres sont sur le point de s’étendre sur ce monde !

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Fan de Clamp, ne ratez pas non plus les autres séries en cours chez Pika, à commencer par XXX Holic Rei, dont le nouveau tome sera aussi disponible à Japan Expo.

 

 La nouvelle génération de héros !

12- Ultraman (Kurokawa Tomohiro SHIMOGUCHI et Eiichi SHIMIZU)

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Le Sentai a toujours une saveur particulière en France pour les plus de 25 ans… ici, c’est l’occasion de revoir son regard sur le genre à travers ce manga et cette nouvelle génération d’Ultraman !

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Plusieurs décennies se sont écoulées depuis qu’ULTRAMAN, le célèbre géant vêtu de rouge et de blanc, a sauvé la Terre d’une destruction certaine. Les actes de bravoure de ce super héros des temps passés sont désormais relégués aux livres d’histoire ou aux musées. Mais qu’arriverait-il si les extraterrestres n’avaient jamais réellement quitté notre planète et coopéraient avec le gouvernement ? Et si la paix n’était finalement qu’un feu de braises attendant patiemment que le vent de la guerre souffle de nouveau ? Mais quand la menace ressurgit, l’humanité doit se trouver un nouveau sauveur, une nouvelle génération d’ULTRAMAN.

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Et si le Sentai ne vous dit rien, allez quand même l’ouvrir pour avoir votre dose de super héros pour l’été !

 

Le Bonus :

Si vous pensez être un expert en One Piece ?

Ne ratez pas le Quizz book One Piece, une sorte d’incollable sur l’histoire de l’un des pirates les plus célèbre de tous les temps! (Glénat)

Terminons avec quelques sorties en vrac,  une liste non exhaustives :

  • Fairy Tail 45 et l’attaque des titans 14 (Pika)
  • Rere Hello ! , Yamada kun & the seven witches et The Testament of Sister New Devil  (Delcourt)
  • The ancient Magus Brite 2 (Komikku)
  • Soul eater not 5 et The heroic legend of arlsan 2 (Kurokawa)
  • A silent Voice 4 et Dragon Quest – Emblem of roto 13  (Ki-oon)
  • Kuroko’s basket 22 , Sket dance 16 et Toriko 24 (Kaze Manga)
  • Assassination Classroom 9, Naruto 67, et Fairy Tail Mag 4 (Kana)
  • Ajin 1, Bleach 64, Btoom ! 14, Claymore 26,  Love in the hell 1, One piece 75, Tokyo Ghoul 12 et Stray dog 1 (Glénat)
  • Revenge Classroom 3, Freezing 26 (Doki-Doki)
  • The Breaker – new wave 8 (Booken)

 

 

 

[Interview] – Laurence Baldetti la belle magicienne au crayon de La quête d’Ewilan

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Jeune illustratrice, Laurence Baldetti a présenté sa deuxième série au festival d’Angoulême : La quête d’Ewilan. L’adaptation de la célèbre trilogie fantastique de Pierre Bottero, racontant l’histoire peu commune d’Ewilan.

Ewilan n’est pas une fille comme les autres, elle est née dans un monde où la magie existe. Cette magie est l’Art du Dessin et fait appel à l’imagination. Ewilan va très vite maîtriser ce pouvoir et va devenir la sauveuse de ce monde magique. Avec l’aide de son meilleur ami et de sa guilde, elle va affronter son destin.

Cette adaptation compte deux tomes pour le moment et c’est la belle Laurence Baldetti qui est au crayon.

L’occasion pour Manga.tv d’en savoir un peu plus sur son travail grâce à une interview exclusive, la seule et unique donné lors du festival !

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Laurence Baldetti – Manga report – Manga.tv

Est-ce que tu peux te présenter à ceux qui ne te connaissent pas encore ?

Bien sur ! Je suis Laurence Baldetti, auteure de bande dessinée. J’ai fait deux séries dont Perle Blanche sortie il y a quelques années et La quête d’Ewilan  dont le tome 2 vient de sortir au mois de novembre.

Peux-tu nous parler des différences au niveau du dessin entre Perle Blanche et La quête d’Ewilan ?

couverture-perle-blanche-laurence-baldetti-glenat-interview-manga-report-manga.TvJe dirai que c’est subtilement différent, surtout au niveau technique. C’est mon premier album, première série, premier projet solo, j’ai pu tester plus de choses et essayer d’instaurer un style sur lequel je me suis fixée. C’est donc plus jeune que le travail que sur La quête d’Ewilan où j’ai essayé de faire quelque chose de plus sympathique. De plus, les personnages ont été validés avec mon éditeur. Ça reste mes personnages mais modifiés, ce qui transforme mon style. Dans l’essence les deux séries sont les miennes avec ma patte même si l’une est plus pour les ados et l’autre plus pour les adultes. Je pense aussi que le traité du trait ne se ressent pas de la même manière lorsque on dessine pour des adultes (peut-être plus violent) ou pour les ados (plus aventureux, fantastique).

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Laurence Baldetti – La quête d’Ewilan – Glénat

Pourquoi préfères-tu utiliser un coloriste sur vos séries ?

Pour ma part, je n’imagine pas mes dessins en couleur. Je ne fais donc pas la couleur car je considère que c’est un métier à part entière. Je pense que je saurais le faire mais ça serait très long et pénible car le traitement de l’illustration n’a rien voir avec celui de la BD : on va traiter une ambiance, un ressenti, une émotion, pas forcément réel… Donc je n’estime pas que mon niveau de couleur soit suffisant. Je sais en faire mais ça ne m’intéresse pas particulièrement. Je suis très admirative du travail des autres. Souvent le fait d’avoir la couleur de quelqu’un d’autre amène quelque chose auquel on n’aurait pas pensé et apporte un éclairage différent sur son travail. C’est très intéressant !

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Laurence Baldetti – La quête d’Ewilan – Glénat

Comment es-tu arrivée sur le projet de La quête d’Ewilan ?

D’abord parce que je travaillais chez Glénat. Ensuite parce que ça traînait dans les cartons depuis un moment. Le projet a été initié par Jean-Claude Camano, éditeur chez Glénat, il voulait adapter le roman sorti il y a quelque temps. Il y a donc eu un premier dessinateur et un premier scénariste, mais le travail était très long. Plus tard, après avoir travailler sur Perle Blanche que je venais de terminer, et il m’a proposé de rejoindre le projet. Ne connaissant pas beaucoup le sujet j’ai lu le roman pour la première fois et donc par pur hasard, je me suis lancée dans la série.

As-tu lu tous les romans ?

C’est une question que l’on me pose souvent : est-ce que j’ai lu TOUS romans ? Non ! (rires) Déjà car je travaille non-stop dessus, ça fait un peu redite, donc le soir, quand je lis, c’est plutôt autre chose. J’ai plutôt tendance à lire le roman quand j’ai terminé de travailler sur la BD. Je prends toujours un peu de vacances et j’en profite un peu. Pour le travail, je lis le tome 1 pour travailler sur le tome 1, et ainsi de suite, mais je ne les lis pas à l’avance.

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Comment se passe le travail avec le scénariste ?

Le scénariste fait un découpage planche par planche. Il va gérer le nombre de séquences avec le nombre de planche qu’il faut pour faire une scène d’action.

C’est en bref tout le passage sur lequel le personnage effectue son action. Ensuite, il met le nombre de cases qu’il souhaite sur la planche avec le texte, et l’action avec les indications : plan large, serré, tel personnage qui fait ça ou ça… Mais la manière de travailler varie en fonction des scénaristes.

Il va scénariser le tout de façon assez complexe et je fais la mise en scène. Je vois ce qui est possible de faire, ce qui marche le mieux dans la dynamique, je travaille une première fois à partir de ses notes et ensuite on discute de ce qui fonctionne ou pas.

Je passe ensuite à la phase de recherche de plans : comment je vais montrer ce personnage, cette action… pour que la signification soit là.

On réfléchit, faut pas croire 😉

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Laurence Baldetti – La quête d’Ewilan – Glénat

Est-ce que comme Ewilan, vous avez le pouvoir de faire apparaître des choses que vous imaginez ?

J’ai ce pouvoir ! J’imagine des choses et elles apparaissent en livre ! C’est magique. Mais un magicien ne doit jamais dévoiler ses pouvoirs.

Comment se déroule la suite de ton planning de parution ?

La quête d’Ewilan sera en six tomes, à raison d’un roman en 2 tomes de BD pour avoir la meilleure adaptation possible, avec tous les ans une sortie entre octobre et novembre.

En parallèle, j’ai aussi un projet qui a démarré avant la La quête d’Ewilan avec Mathieu Mariolle qui sera un one shot : l’histoire se déroule en Inde au 18ème siècle, on suit Arjuna, une mercenaire indienne œuvrant pour les colons. C’est un peu l’histoire d’une anti-héro, pas très sympa, évoluant dans un monde dans lequel les divinités hindoues existent vraiment. Le folklore est donc très présent et on va découvrir ce qu’elle fait pour les colons, et la grande aventure dans laquelle elle s’est embarquée. Un bon mélange de religion hindoue et de fantastique, mais pas de date de sortie encore prévue. A suivre !

Propos recueillis par Boudou et Mei Lee

Merci à Laurence Baldetti pour cette belle interview et pour sa gentillesse.

Pour découvrir son univers  : http://lorncblr.tumblr.com/

Couverture-la-quete-d-ewilan-laurence-baldetti-interview-manga-report-glenat-manga.tv Couverture-la-quete-d-ewilan-2-laurence-baldetti-interview-manga-report-glenat-manga.tv

[Interview] Luke Pearson, l’auteur qui connait les contes mieux que personne

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A l’occasion du Festival International de la bande dessinée d’Angoulême, nous avons fait la rencontre d’un jeune auteur anglais, pas très réveillé mais terriblement sympathique.
En effet, Luke Pearson était connu du public que pour son dessin de presse. Avec son oeil et son crayon aiguisé, il croque la vie de tous les jours, en rajoutant toujours une pointe de fantastique.

Ce jeune homme un peu rêveur adore les contes scandinaves et a commencé à publier Hilda, sa première bd, chez Nobrow, puis repris par Casterman en 2010.

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Luke Pearson – Hilda et le troll – Casterman

Hilda est une jeune fille qui habite avec sa maman dans un pays où le monde fantastique cotoît le monde des humains. Cette fille, espiègle, adore la nature et fera la rencontre de Troll, d’oiseaux géants et de géants. Sans jamais être décontenancée, Hilda vit le moment, pose les bonnes questions et aide tout le monde. Ses grands yeux d’enfants découvrent un monde surnaturel où l’harmonie des choses peuvent toujours tenir.

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Luke Pearson – Hilda et la parade des oiseaux – Casterman

Hilda est une bande dessinée qui fait sourire, à l’instar de Barakamon (édité chez Ki-oon) ou de Yotsuba (édité chez Kurokawa), ce feel good comics ne se prends pas la tête. On vit les choses à leur rythme. On retrouve notre âme d’enfant et on se laisse embarquer dans ce mélange de folklore scandinave et d’aventures passionnantes et surtout très portés sur des valeurs simples.

Lire Hilda et regarder l’interview du jeune auteur talentueux qu’est Luke Pearson, c’est s’assurer d’avoir la banane pendant quelques jours.

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Luke Pearson – Hilda et le troll – Casterman

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[Interview] Atsushi Kaneko, le mangaka le plus punk de sa génération

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C’est à l’occasion du Festival International de la Bande Dessinée d’Angoulême que nous avons rencontré Atsushi Kaneko. Il nous parle tranquillement de ses folles œuvres. Toutes fantastiques (dans tous les sens du terme !)

Atsushi Kaneko est connu pour ses mangas un peu underground. Il a été édité une première fois en France par les éditions IMHO avec son excellent manga Bambi.

Couverture Bambi - Atsushi Kaneko - IMHO

Un manga qui avait surpris par son histoire et sa composition complètement barrée. Un manga très « rock » dans tout les sens du terme. La jeune héroïne, Bambi, est une chasse de prime de 16 ans. Elle Kidnappe un enfant nommé Pampi pour le remettre aux « Vieux« , ses commanditaires. Mais cela ne sera pas facile, car ils deviennent la cible de mercenaires engagés par Gabba King, une rock-star débauchée qui souhaite récupérer l’enfant.

soil_couverture_tome_11_ankama_chronique_espace_manga.tvIl nous revient quelques années plus tard chez Ankama avec Soil, une satire de la société moderne, teinté de fantastique. Nous avons d’ailleurs fait une chronique, ici même, pour parler de ce phénomène.
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Et voilà qu’Atsushi Kaneko est maintenant édité chez Casterman avec son nouveau manga Wet Moon.
Comme toujours l’histoire est basée sur un fond d’enquête policière baigné de surnaturel. Grâce à cela, l’auteur exalte nos sens et nous même sans dessus dessous avec son histoire complètement folle. Le tout avec des aplats de noir et une composition qui rend hommage au cinéma de David Linch, ainsi qu’au thriller.

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WET MOON © 2012 KANEKO Atsushi by KADOKAWA

Sata, un inspecteur de police de la ville de Tatsumi, est à la recherche de Kiwako Komiyama, une ouvrière dans une usine de métal qui a tué son collègue. Celle-ci demeurant introuvable, Sata a recourt à Tamayama, un personnage mystérieux.

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WET MOON © 2012 KANEKO Atsushi by KADOKAWA

Lire un manga d’Atsushi Kaneko, c’est être porté par une énergie punk, hors norme. Les cases vont au rythme de la musique, tantôt rapide, tantôt lent. Avec des cases percutantes et des dialogues comiques, quelques fois à coté de la plaque mais terriblement bons. Tout cela donne une dimension nouvelle à Wet Moon, c’est un manga où les personnages sont très colorés, ni gentil ni méchant, toujours bizarre. Des vrais personnages en sommes !

Ce mangaka ne cessera jamais de nous étonner.

Credit image : WET MOON © 2012 KANEKO Atsushi by KADOKAWA

 

[Interview] L’univers féerique d’Olivier Ledroit

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A l’occasion de la sortie de sa nouvelle série, Manga.tv a rencontré Olivier Ledroit au festival d’Angoulême.
Cet illustrateur de renom, connu pour ses titres comme les Chroniques de la lune noir ou encore Requiem, nous présente Wika, une nouvelle œuvre toujours empreint de magie et de féerie pour le plus grand bonheur des lecteurs.

interview-olivier-ledroit-couverture-wika-glenat-fee-manga.tvL’histoire

Assassinés par le prince Obéron, le duc Claymore Grimm et la duchesse Titania ont du abandonner leur petite fille Wika.
Pour la protéger, ses ailes sont sectionnées pour dissimuler sa véritable nature aux yeux du monde. Mais les pouvoirs de Wika, toujours présents, continuent à se développer au fil des années. Son mystérieux tatouage évoluant en fonction de ses humeurs, trahit la magie qu’elle abrite. La fée qui sommeille en Wika va-t-elle se réveiller ?

 

 

interview-olivier-ledroit-interieur-wika-glenat-fee-manga.tvSuivez les aventures de cette jeune héroïne aux ailes brisées dont le destin peu commun lui fait subir les pires épreuves. Une vie bien loin des contes de fée, nous rappelant qu’importe les malheurs, il faut continuer à avancer.

Un message laissé par les auteurs à leurs enfants, comme une vérité qu’il faut conserver.
Pour en savoir plus sur l’histoire de cette œuvre, il ne vous reste plus qu’à regarder l’interview exclusive d’un illustrateur hors-norme.

 

 

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Crédit image : Olivier-Ledroit/Glénat

Découvrez en photo la méga exposition sur l’histoire de Naruto en 150 tableaux originaux

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Depuis le 25 avril à l’espace Mori Asia Center, une exposition sur l’histoire de Naruto en 150 tableaux originaux à ouvert ses portes !

En effet, Kishimoto Masashi, l’auteur de Naruto a créé l’événement en proposant une exposition exceptionnelle.
Une conférence de presse a eu lieu  le 23 avril dans le lieu et c’est au total 150 œuvres originales retraçant les 15 ans de l’aventure Naruto qui sont exposées !

Dans un premier temps, on pénètre dans « l’univers de Konoha« . Un grand nombre de scènes de batailles, mais aussi des personnages en couleur, retrace l’environnement du village caché de notre héros.

Dans un second temps, on aborde l’univers de « Naruto Uzumaki ! « . Dans cet espace, on va y trouver des planches originales de la bataille ultime entre Sasuke et Naruto. Le choix de l’alignement des tableaux permet de faire un focus sur l’évolution des personnages.
A la fin, on découvre même le dessin original du chapitre 700 !

Enfin le dernier espace nous parle de la voie du ninja. On y découvre une interview exceptionnelle de Kishimoto-senseï. Il nous explique que Naruto est né dans la petite bibliothèque de sa ville natale (Fukuyama Prefecture) ainsi que l’histoire de la réalisation de Naruto.

Cette exposition fait écho à l’édition spéciale du JUMP « Focus sur Naruto » du 27 avril, ce qui précède de quelques mois le film « BORUTO, Naruto the movie »  qui sortira le 7 Aout.

L’exposition est visible à partir du 25 avril à Tokyo et du 18 juillet au 27 sept à Osaka.

Source : Natalie.mu

Crédit Image : (c)岸本斉史 スコット / 集英社

Traduction : Chisaisan

[Interview] Mateo Guerrero, le guerrier de la bd !

Couverture de Turo

Couverture de TuroMateo Guerrero est connu pour Turo, une bande dessinée typée manga. Une sorte de shonen où le héros possède une force exceptionnelle et qui parcourt le monde, avare d’aventure avec des pilleurs de tombeaux. Une bande dessinée qui vient de terminer son premier cycle au bout de 4 tomes édités chez Le Lombard.

Mais voilà que Mateo revient dans un tout autre genre, beaucoup plus grandiose : Gloria Victis.

Cette épopée romaine raconte l’histoire d’un jeune homme du nom d’Aelio Hermeros qui va devenir un héros, un Aurigue.

Un aurigue ? oui, un aurigue ! Ce sont des pilotes de chars romain qui couraient dans les anciens cirques. Les courses de chars rendaient hommage au dieu Apollon. Les coureurs étaient debout sur leur char, tenant les rennes de leurs quatre chevaux et devaient courir pendant un nombre de tours définis.  Ces courses, meurtrières, étaient adorées et adulées par les romains.

Le style graphique de Mateo grandi dans cette histoire. Le style n’est plus lié au manga, mais dans sa composition il y a quelque chose de très cinématographique. Une planche nous a même littéralement coupé le souffle. Imaginez une double page avec un cirque vu de dessus, avec des personnages ayant tous une expression différente et la course de char qui se déploie dans l’arène. Cette planche est juste magnifique.

Même si le scénario de Gloria Victis ne décolle pas trop, les dessins de Mateo magnifie la grandeur et la décadence de l’empire romain.

couverture Gloria Victis -

 

[Interview] Antonello Dalena n’est pas un petit microbe

Couverture d'Ernest et Rebecca- La boite a blague

Pendant le festival d’Angoulême, Manga Report a eu l’occasion d’interviewer de grands artistes qui ont fait leur petit bonhomme de chemin. En effet, nous avons découvert Antonello Dalena, il y a 4 ans, lors de la parution du premier tome du très mignon Ernest & Rebecca.  C’est avec une pointe de nostalgie que nous retrouvons ce gentil dessinateur, très rêveur qui laisse jouer son charme italien pour ravir aussi bien les petits que les grands !

Case Ernest et Rebecca du tome 6
Lombard/Ernest et Rebecca

Couverture d'Ernest et Rebecca- La boite a blagueAntonello Dalena est le dessinateur d’Ernest & Rebecca, une bande dessinée très mignonne qui compte actuellement 6 tomes. Edité chez le Lombard et scénarisé par Guillaume Bianco, ce conte de fée moderne met en scène une jeune enfant du nom de Rebecca, toujours malade, et son ami Ernest, le microbe.

En effet, Rebecca, de son jeune âge, adore patauger dans la boue, courir sous la pluie sans son manteau, se rouler dans la neige, etc… Et pour cause, c’est dans les moments où elle est malade qu’elle peut discuter avec un gentil microbe qui l’aide à affronter ses maladies.

Case-Rebecca
Lombard/Ernest et Rebecca

Mais Ernest n’est pas qu’un simple ami, c’est aussi son confident, son seul ami sur lequel elle peut compter pendant le divorce de ses parents. Il va l’aider à grandir et à surmonter les épreuves de la vie.

Case Ernest et Rebecca du tome 6
Lombard/Ernest et Rebecca

Ernest & Rebecca est un hymne à la vie. Une bulle d’air qui permet aussi bien aux plus petits qu’aux plus grands de comprendre que rien n’est facile et qu’il faut toujours se battre pour réussir ou pour guérir.

Cette bande dessinée peut se rapprocher de Yotsuba&!, voir de Barakamon, où la joie de vivre malgré les épreuves est toujours présente. Les dessins tout choupi permettent de s’attacher aux personnages, et pour cause, Antonello Dalena sort de l’école Disney et ne cache pas sa fascination pour le style manga, preuve en est la composition et le graphisme de ses planches. Rien de plus facile pour lui que de nous montrer toutes les expressions qu’un personnage peut avoir et qui nous font craquer.

Si vous aimez aussi l’univers d’Ernest & Rebecca, vous devriez aimer aussi Sybille, la fée cartable édité par le Lombard. Cette oeuvre est plutôt destinée à un public féminin ou aux teenagers, mais la fantaisie qui en ressort permet de s’évader un bon moment.

Tetsuya Tsutsui, l’auteur qui lance un pavé sur la censure

Tetsuya Tsutsui, l’excellent auteur de Duds Hunt, Manhole, Prophecy revient en France avec un manga « coup de poing ». En effet, Poison City édité chez Ki-oon, jette un pavé dans la mare à l’injustice, à la censure.

Entretien réalisé par Elsa Bordier pour 9e Art, Paul Ozouf pour Le Journal du Japon et Nicolas Demay pour Planète BD.

 

 

Cet excellent manga, traite d’un sujet d’actualité lourd de conséquences : La liberté d’expression. On a pu voir que cette liberté a pu être bafouée en janvier dernier. Mais ici, c’est dans un autre sens que va l’auteur, il pose la question de la censure et les limites de la liberté d’expression. Il met aussi en valeur les commissions, ou les personnes qui contrôlent les œuvres qui ne correspondent pas à leur idéaux. Quel est le meilleur idéal pour tous ? Tout le débat est là.PoisonCityT01-Jaq

L’auteur connait le sujet de la censure, car il en a été lui-même une victime. En effet, Manhole, a été censuré dans le département de Nagasaki. Cette oeuvre a été classée « ouvrage nocif« , car les images étaient trop choquantes pour le jeune public.

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© Tetsuya Tsutsui / Ki-oon

C’est sans rappeler, ce qu’il s’est passé aux Etats-Unis dans les années 50 avec le Comic Code, qui censurait les comics trop violent pour les enfants. Mais on peut aussi le rattacher à notre pays, dans une moindre mesure, avec le livre de Ségolène Royal : « Le Ras-le-bol, des bébés zappeurs « , qui fustigeait le club Dorothée.

Cette émission, diffusait des animés comme Dragon Ball, Saint Seya, Nicky Larson, Hokuto no Ken… dans les années 80-90. Ségolène Royal, alors Ministre de l’éducation trouvait que ces animés étaient trop violent et portaient atteinte à l’évolution des jeunes bambins.