Le test de Wooshie – BATTLEFIELD 1

AUX ARMES CITOYENS !

Après avoir fait ses preuves dans une démo multi il y a quelques temps, Battlefield 1 est sorti ce 21 octobre 2016. L’occasion pour nous de se pencher sur le nouveau bébé de DICE. Exit donc les affrontements modernes ou futuristes, cet épisode nous propose de remonter le temps.

Sortez les baïonnettes citoyens et préparez-vous pour l’horreur de la Grande Guerre.

LA OU ON VA, IL N’Y A PLUS DE ROUTE

Dès l’introduction du jeu, les développeurs donnent le ton de cet épisode. Sombre, violent, cruel. Dès les premiers instants, le titre nous met dans la peau d’un jeune soldat en plein combat, quelques minutes plus tard, notre personnage meurt, dévoilant son nom, sa date de naissance… et de mort. Aussitôt, la caméra s’éloigne et nous fait prendre le contrôle d’un second personnage, qui viendra à mourir également, puis un autre, puis un autre. Le message est clair, dans l’horreur de la guerre, il n’y a pas de héros, simplement une multitudes d’hommes voués à s’entretuer.

L'horreur de la guerre dans toute sa splendeur
L’horreur de la guerre dans toute sa splendeur

C’est dans cette optique qu’est construit le solo de ce Battlefield qui nous propose de prendre part à plusieurs « War Stories ». Indépendants les uns des autres, ces récits de guerre racontent les péripéties de plusieurs protagonistes. On incarnera tout à tour un pilote anglais, un vétéran australien, un soldat d’élite italien, un jeune pilote de char britannique et un proche de Lawrence d’Arabie. Ces campagnes sont mises en scène de manière différentes faisant penser à des films de guerre hollywoodiens. Les personnages sont plutôt stéréotypés et les situations classiques mais l’ambiance qui se dégage de ces histoires est saisissantes.

Les war stories mettent en scène différents personnages sous la forme de petit films
Les war stories mettent en scène différents personnages sous la forme de petit films

Si les objectifs n’ont rien de palpitants (aller du point A au point B), le jeu vous laissera l’opportunité de jouer la carte de l’infiltration. Grace aux jumelles, vous pourrez localiser les gardes et ainsi appréhender leurs rondes. Sur une simple pression du pavé tactile (sur PS4), vous pourrez lancer un leurre et ainsi détourner leur attention. Bien entendu, se faire détecter n’est pas dramatique en soi et n’est pas synonyme de Game Over. L’idée est sympathique et permet de changer un peu de registre.

Mise à part l’aventure italienne un peu en deçà des autres, ces cinq histoires se laissent vivre de bout en bout. En revanche, ne comptez pas plus de 6 ou 7 heures pour finir ce mode solo qui finalement ne sert que de tutorial pour le multijoueur.

La war story italien sert essentiellement à mettre en avant les classes élites
La war story italienne sert essentiellement à mettre en avant les classes élites

ALLONS ENFANTS DE LA PAAAAARTIE… EN LIGNE

En 2015, DICE s’était exercé avec plus ou moins de succès en nous sortant Battlefront, se déroulant dans l’univers Star Wars. Si le jeu avait quelque peu déçu à sa sortie, on notait malgré tout plusieurs features plutôt sympa. Fort de son expérience, le studio suédois a repris les bases de son précédent jeu en gommant les imperfections.

Concernant les modes de jeu, on retrouvera les classiques de la série.

Conquête, qui a fait le succès de la saga, propose des parties à grande échelle pouvant accueillir jusqu’à 64 joueurs qui s’affrontent pour prendre le contrôle d’objectifs. Domination, pour des combats plus axés sur l’infanterie et un Team Deathmatch, que l’on ne présentera plus.

Le mode Pigeons de Guerre est quant à lui, une variante du Capture the Flag. L’objectif est ici de capturer un pigeon et de le libérer afin de transmettre un message avec possibilité pour l’équipe adverse de l’abattre en plein vol.

Comme d'habitude, vous pourrez prendre le contrôle de véhicules
Comme d’habitude, vous pourrez prendre le contrôle de véhicules

Ruée est un mode de jeu plutôt sympathique. La carte est départagée en plusieurs zones. L’équipe qui attaque doit détruire des postes télégraphiques tandis que les défenseurs doivent les en empêcher en désamorçant les explosifs et en se servant de ces postes pour commander une attaque d’artillerie. Si ces postes sont détruits, l’équipe qui défend doit se replier vers la zone suivante et défendre deux nouveaux points et ainsi de suite.

Les icônes servent aux Médics à repérer les soldats à réanimer
Les icônes servent aux Médics à repérer les soldats à réanimer

Le mode Opération est la nouveauté de cet opus. Pour commencer, chaque partie est présentée sous la forme d’une petite histoire. L’équipe assaillante doit capturer et maintenir des points stratégiques. A la manière du mode Ruée, les cartes sont départagées en plusieurs zones et lorsque tous les points sont capturés, les défenseurs doivent se replier vers la zone suivante. Ce mode Opération propose des affrontements à grande échelle, dans la lignée du mode Conquête à cela près que la partie ne se déroule pas sur une, mais deux cartes. Je m’explique. Vous commencez une partie où vous devez conquérir (ou défendre) plusieurs points stratégiques. Lorsque les assaillants réussissent à capturer toutes les zones, la partie recommence sur une seconde carte et c’est seulement lorsque cette deuxième map sera conquise que la partie sera gagnée.

En mode Opération, une cinématique en début de partie vous montre les objectifs à tenir
En mode Opération, une cinématique en début de partie vous montre les objectifs à tenir

L’équipe attaquante dispose d’un nombre limité de tickets de respawn. A chaque mort d’un joueur, l’équipe perd un ticket (ce qui n’est pas le cas des défenseurs qui doivent eux, tenir le chrono). Mais lorsque les attaquants n’ont plus de tickets, ils disposent de deux tentatives supplémentaires pour recommencer et seront accompagnés cette fois d’un béhémoth, un véhicule extrêmement puissant et résistant que les joueurs peuvent contrôler pour renverser le cours d’une bataille. Comptez au minimum une bonne demi-heure pour terminer une Opération.

Le Zeppelin, avec le train et le navire de guerre, est un des béhémoths que vous pouvez contrôler
Le Zeppelin, avec le train et le navire de guerre, est un des béhémoths que vous pouvez contrôler

GUERRE DE TRANCHÉES ?

9 cartes sont proposées pour le multijoueur. Bal Funeste au Château, Forêt d’Argonne, Forteresse Fao, Suez, La Balafre de Saint-Quentin, Désert du Sinaï, Amiens, Monte Grappa et Aux Frontières de l’Empire. Ces environnements sont aussi divers qu’inégaux. On appréciera la Forêt d’Argonne et sa multitude de détails (une map qui ressemble beaucoup à Endor de Battlefront), Amiens et son environnement urbain, Monte Grappa qui propose une excursion dans les montagnes pour un gameplay en verticalité. Coup de cœur également pour La Balafre de Saint-Quentin et son ambiance sombre et pesante de la guerre de tranchées. Les autres cartes sont un peu en deçà et manquent parfois d’inspiration. A noter qu’une nouvelle carte intitulée Giant’s Shadow, sera disponible sous forme de DLC gratuit en décembre.

La forêt d'Argonne est une des plus belles cartes du jeu
La forêt d’Argonne est une des plus belles cartes du jeu

Le moteur graphique fait également des merveilles. Sans être le plus beau jeu du marché, le titre s’en sort avec les honneurs. Les effets de lumières et d’explosions sont superbes. Des effets météos sont également de la partie et il n’est pas rare de voir une tempête de sable se lever ou un orage éclater. On ne voit alors plus à deux mètres et la physionomie de la partie change du tout au tout.

Les effets météo apparaissent sur la carte pour vous permettre d'adapter votre tactique.
Les effets météo apparaissent sur la carte pour vous permettre d’adapter votre tactique.

Et pour se taper joyeusement sur la tronche dans tous ces environnements, le titre nous propose quatre classes: Assaut, Médecin, Soutien, Éclaireur. Du grand classique donc pour la série.

Il existe en revanche des classes annexes. Tout d’abord, lorsque vous voulez prendre les commandes d’un véhicule, votre personnage devient automatiquement un pilote d’avion ou un pilote de char. Très fragile à pied et disposant d’une puissance de feu limité les seules véritables armes de ces personnages se sont leurs véhicules. L’idée est bonne puisque trop souvent, les avions servaient de « taxis » pour se retrouver plus rapidement au cœur des affrontements. Dans Battlefield 1, il faudra apprendre à contrôler les véhicules, un pilote ne pouvant survire très longtemps à l’extérieur.

Le Médic dispose pour une fois d'un fusil très puissant. Les sacs de soins lui permettent de gagner de l'XP rapidement
Le Médic dispose pour une fois d’un fusil très puissant. Les sacs de soins lui permettent de gagner de l’XP rapidement

Il existe également 3 classes élites : lance-flamme, sentinelle (un soldat en armure lourde) et chasseur de char. Régulièrement, une voix vous annoncera qu’un coffre se trouve à proximité de votre position. Ces classes sont extrêmement puissantes pouvant faire des ravages dans les lignes ennemies.

La classe élite sentinelle dispose d'une puissance de feu sans égale ainsi que d'une armure lourde mais un champ de vision réduit
La classe élite sentinelle dispose d’une puissance de feu sans égale ainsi que d’une armure lourde mais un champ de vision réduit

Petite déception en revanche en ce qui concerne les armes qui sont finalement peu nombreuses et très peu customisables. Chaque arme dispose de variantes à débloquer mais ne vous attendez pas à personnaliser votre arsenal. Contexte historique oblige, le choix des armes était bien moins conséquent à l’époque qu’aujourd’hui.

Plus que dans les précédents opus, le combat au corps à corps aura ici toute son importance. Il vous sera possible de charger à la baïonnette ou de massacrer vos adversaires à coup de pelle.

Les combats au corps à corps sont mis en avant dans cet opus
Les combats au corps à corps sont mis en avant dans cet opus

A noter également que le jeu propose plusieurs types de grenades. En plus de la classique fragmentation vous pourrez disposer de grenades à gaz (dont il faudra se protéger en mettant un masque à gaz) ou encore de grenades incendiaires. Plus qu’un simple gadget, la bonne utilisation de ces grenades permettra de renverser la situation.

Détruire un béhémoth est toujours un moment impressionnant
Détruire un béhémoth est toujours un moment impressionnant

DU RIFIFI CHEZ LES POILUS

Du point de vue des factions c’est en revanche la grosse déception. Si le jeu nous propose de prendre part au combat du côté des britanniques, américains, italiens, allemands, ottomans et austro-hongrois, deux grandes nations sont aux abonnées absentes. C’est donc sous la forme de DLC payants que la France et la Russie seront présentes dans l’avenir du jeu. Honteux. D’autant plus que la plupart des cartes multijoueur se déroulent en France.

Les cartes italiennes sont très jolies et proposent un gameplay tout en verticalité
Les cartes italiennes sont très jolies et proposent un gameplay tout en verticalité

Même si le jeu se déroule pendant la guerre de 14-18, on a quand même régulièrement le sentiment de jouer un jeu sur la 2nd Guerre Mondiale. Que ce soit dans le comportement des armes ou les environnements, on ne se sent jamais réellement transposé dans la Grande Guerre. Je comprends le choix des développeurs de proposer un jeu fun au gameplay rapide et nerveux mais finalement, il ne s’agit que d’un Battlefield avec un skin Première Guerre Mondiale.

Dur de voir la différence entre les guerres de tranchées et le débarquement en Normandie...
Dur de voir la différence entre les guerres de tranchées et le débarquement en Normandie…

LE FPS DE CETTE FIN D’ANNÉE ?

Battlefield 1 est un très bon jeu. Très peu bugué à sa sortie (ce qui est rare aujourd’hui), le titre de DICE a le mérite de nous proposer un vent de fraicheur dans les FPS de cette fin d’année. Le contexte historique de la Première Guerre Mondiale est une vraie bonne idée. La campagne solo est originale, le multi est stable et bien optimisé. Le gameplay est dans la lignée de la série. Avec ses cartes immenses et son système de jeu, la série s’éloigne de ses concurrents directs.

Finalement ce qui m’empêche de donner la note maximale à ce titre c’est bien l’absence des français et des russes dans le jeu de base qu’il faudra récupérer en mettant une fois de plus la main à la poche.

Et pour celles et ceux qui attendent un fast shooter, le choix cette année se fera plutôt entre Call of Duty Infinite Warfare et Titanfall 2.

La note de Wooshie :

4,5/5

J’ai aimé :

  • L’époque

  • Les War Stories

  • Le mode Opération

  • Le gameplay aux petits oignons

  • Très peu de bugs
  • Certaines cartes multi vraiment impressionnantes (forêt d’Argonne et la Balafre de Saint-Quentin pour ne citer qu’elles)

Je n’ai pas aimé :

  • Les russes et français non jouables

  • Une nervosité pas toujours cohérente avec l’époque

  • Les cartes dans le désert peu inspirées

 

OVERWATCH – Blizzard à la conquête du FPS

BLIZZARD AUTANT QU’ETRANGE

Dans le monde du jeu vidéo, il existe trois grands types de développeurs : les indépendants, les triples A… Et Blizzard.

Monstre du secteur vidéoludique, le studio basé à Irvine en Californie a su s’imposer dans tous les genres auquel il a touché : le hack’n’slash avec Diablo, le RTS avec les sagas Warcraft et Starcraft, le MMO avec le cultissime World of Warcraft, le jeu de carte avec Heartstone et même le MOBA avec le très sympathique Heroes of the Storm qui marche petit à petit sur les plates-bandes de League of Legend et DOTA.

Avec Overwatch, Blizzard s’attaque à un marché bien en vogue : le FPS

IL ETAIT UNE FOIS, OVERWATCH…

Le scénario d’Overwatch n’a rien de bien palpitant. Comme souvent dans ce genre de titres, il sert surtout de prétexte pour se mettre sur la tronche.

Il y a des années, en pleine période de crise mondiale, des héros se sont regroupés pour lutter contre des robots appelés Omniums en fondant une organisation internationale appelée : OVERWATCH

Des décennies plus tard, le conflit s’étend à nouveau et Overwatch doit se reformer.

Malgré une histoire un peu légère, le studio californien reste fidèle à lui-même et nous propose un lore (comprendre un univers) assez travaillé. Blizzard a lancé la promo de son bébé à travers de superbes cinématiques diffusées sur internet comme eux seuls savent le faire. L’équipe marketing connait son travail.

L’écran titre du jeu

A LA CROISEE DES GENRES

Overwatch est un jeu de tir à la première personne uniquement jouable en multijoueur dans un univers résolument cartoon qui rappellera grandement l’excellentissime Team Fortress 2.

Deux équipes de 6 joueurs s’affrontent sur une douzaine de cartes. Jusque-là, rien de bien original.

Ce qui fait la particularité du dernier né de la maison californienne, c’est surtout son gameplay. En effet, il existe 21 personnages répartis dans 4 classes différentes : attaque, défense, tank et soutien.

Comme le nom l’indique, les attaquants sont des personnages très offensifs mais souvent assez peu résistants. C’est la force de frappe d’Overwatch.

Les défenseurs sont là pour empêcher les adversaires d’avancer. Pour cela, ils disposent de plusieurs outils : tourelles, fusil de sniper, gatling, pièges, etc.

Les tanks parleront aux amateurs de MMO. Ce sont des personnages très résistants, qui se servent de leurs capacités (bouclier, mur de glace…) pour bloquer les adversaires et encaisser les coups à la place des autres.

Enfin, dernière catégorie : les soutiens. Il s’agit de personnages en général très peu résistants, faisant peu de dégâts, mais pouvant fournir boucliers ou soins. Bien utilisés, ces héros peuvent renverser le cours de la bataille. Il serait dommage de s’en priver.

Le titre propose 21 personnages à la release, tous différents
Le titre propose 21 personnages à la release, tous différents

Chaque personnage possède ses points forts et ses faiblesses et il faudra composer avec les autres joueurs pour obtenir la meilleure configuration d’équipe possible. Trop d’attaquants, vous aurez certes une très grosse puissance de frappe mais face à des adversaires organisés, c’est le wipe assuré. Il faut donc choisir son personnage non pas en fonction de ses préférences, mais en fonction des besoins de l’équipe et en s’adaptant à l’équipe adverse.

Mei peut créer un mur de glace permettant d’isoler un adversaire ou de couper leur progression le temps de se réorganiser
Mei peut créer un mur de glace permettant d’isoler un adversaire ou de couper leur progression le temps de se réorganiser

Le titre est résolument porté sur le fun. Chaque personnage possède une attaque de base avec munitions illimitées, 2 compétences et une attaque ultime qui se charge petit à petit ou en fonction de vos actions dans la partie. Contrairement à ses concurrents sur le marché (Call of Duty, Battlefield, Counter Strike, etc.) vous n’avez pas dans Overwatch, la possibilité de changer ou de modifier vos armes. La seule différence entre un niveau 1 et un niveau 100, c’est votre skill. Vous gagnez de l’expérience à chaque match et à chaque niveau gagné, vous obtenez un coffre qui vous prodiguera des tags, des emotes, des tenues, etc. Rien que du cosmétique pour frimer devant les autres.

Sachez tout de même que le titre propose une boutique en ligne pour acheter des coffres avec de l’argent réel. On appréciera ou pas.

Vous pouvez débloquer de nouvelles tenues pour vos héros. Ici Torbjörn, notre nain en version biker rock & roll
Vous pouvez débloquer de nouvelles tenues pour vos héros. Ici Torbjörn, notre nain en version biker rock & roll

Dans Overwatch, le teamplay est au centre de tout, mais pour ceux en mal de reconnaissance, pas d’inquiétude puisqu’à chaque fin de partie, le joueur ayant fait l’action du match se voit récompensé par une vidéo de son exploit.

Le titre force le joueur à sortir de sa zone de confort. En effet, en fonction de l’avancement de la partie, il faudra changer sa tactique pour s’adapter à celle de l’adversaire. Il est donc courant de jouer avec 4 ou 5 personnages différents au sein de la même game. Par exemple, si la situation nécessite de défendre une zone, on s’orientera plus sur des personnages résistants, avec beaucoup de points de vie ou pouvant générer des boucliers afin de rester sur place le plus longtemps possible.

Vous pouvez à tout moment vérifier les compétences de votre personnage. La difficulté de la prise en main du héros est indiqué par des étoiles en haut à droite de l’écran
Vous pouvez à tout moment vérifier les compétences de votre personnage. La difficulté de la prise en main du héros est
indiqué par des étoiles en haut à droite de l’écran

Ceci dit, n’ayez pas peur de ne pas savoir quel héros prendre et de devenir un boulet pour votre équipe. En effet, le jeu vous indique sur l’écran de sélection de personnage quelles sont les classes manquantes ou trop jouées et qui nuisent à l’optimisation de l’équipe.

De même, à ce jour il est tout à fait possible pour plusieurs joueurs d’une même équipe de jouer le même personnage. Cela permet au joueur de ne pas se sentir frustré de ne pas pouvoir jouer son héros fétiche mais ce principe va à l’encontre même de l’intérêt du jeu. Avoir en face de soi une équipe composée de 6 Genji ou 6 Torbjörn peut gâcher la partie. A voir si Blizzard corrigera le tir ou ajoutera un mode de jeu empêchant les doublons de personnages.

Un système de communication rapide a été mis en place sur simple pression d’un bouton
Un système de communication rapide a été mis en place sur simple pression d’un bouton

EASY TO LEARN, HARD TO MASTER

Blizzard ne cache clairement pas avec Overwatch son intention de s’imposer sur le marché de l’e-sport. Le jeu est nerveux, et même si la prise en main est facile pour un novice, une fois maitrisé, le titre se veut assez technique. Jouer en équipe avec est clairement un plus. Vous pourrez élaborer des techniques, prendre les ennemis à revers ou indiquer que votre compétence spéciale est prête. Avec un peu de coordination, vous ne ferez qu’une bouchée de vos adversaires.

Avec le temps, vous apprendrez à connaitre les map par cœur. En apprenant à jouer chacun des personnages, vous découvrirez quels sont leurs points forts et leurs points faibles.

A titre d’exemple, je joue beaucoup avec Lucio, DJ brésilien qui possède un boost de vitesse ainsi qu’un soin de groupe. Son tir secondaire fait peu de dégâts mais permet de projeter son adversaire au loin. Lorsque vous vous faites attraper par Chopper et son grappin, avant que celui-ci ne vous assène le coup fatal, vous pouvez utiliser le tir secondaire de Lucio pour projeter Chopper et vous échapper.

Les différents personnages sont dans l’ensemble bien équilibrés, chacun pouvant se sortir de situations délicates.

Pour utiliser son boost ou son soin, Lucio a juste besoin d’avoir les autres joueurs dans sa ligne de mire
Pour utiliser son boost ou son soin, Lucio a juste besoin d’avoir les autres joueurs dans sa ligne de mire

UN CONTENU UN PEU LEGER

Malgré ses qualités indéniables, le titre de Blizzard n’est pas exempt de défaut. Pour commencer, les modes de jeu sont très peu nombreux : Partie rapide, Partie contre l’I.A., Partie personnalisée et un mode «  Choc de la semaine » qui propose par exemple de ne jouer que certains personnages. C’est peu.

De même, le jeu ne comporte que 12 maps réparties en 3 catégories :

  • 6 maps d’escorte où l’équipe qui attaque doit amener un convoi d’un bout à l’autre de la carte dans un temps limité. L’équipe en face doit tout faire pour les en empêcher.

  • 3 maps de capture de point. Les attaquants doivent prendre possession d’une zone appartenant aux défenseurs.

  • 3 maps de contrôle où chaque équipe doit capturer une zone et la garder sous son contrôle jusqu’à ce que le compteur atteigne 100%

Ce carré bleu représente la zone à protéger… ou à conquérir
Ce carré bleu représente la zone à protéger… ou à conquérir

Tout ça fait un peu léger pour un jeu vendu quand même au prix fort (45€ sur PC, 60€ sur console).

On notera également un léger déséquilibrage sur certaines attaques ultimes parfois surpuissantes. Après quelques parties, votre sang se glacera en entendant Hanzo hurler son « Ryuu Ga Waka Teki Wo Kurau » ou même entendre le pneumastic Chacal qui a aujourd’hui un rayond’action clairement abusé.

Cela dit, Blizzard nous a prouvé par le passé qu’ils savaient exploiter leurs licences et proposer de nouveaux contenus. Le géant américain a déjà annoncé vouloir ajouter de nouveaux héros gratuitement au fur et à mesure du développement du jeu. Quand on voit le travail accompli sur World of Warcraft depuis 2005 ainsi que le suivi des autres licences, on ne peut qu’être confiants pour l’avenir d’Overwatch.

Info : le test a été effectué sur la version PS4

On aime

On aime pas

  • L’univers

  • La prise en main

  • Le teamplay

  • Le système de classe

  • Torbjörn

  • Trop peu de modes de jeu

  • La boutique intégrée

  • L’attaque ultime d’Hanzo

Note : 4/5

Si le jeu vous intéresse et que vous voulez en savoir plus ou voir ce que donne une partie, je vous invite à regarder mes lives en co-op sur Twitch à l’adresse suivante : https://www.twitch.tv/lokurh

Sorti du jeu le 24 mai 2016 sur PC PS4 et XBox One

BATMAN ARKHAM ORIGINS – Quand le chauve ne souris pas.

cover-batman-arkham-origins-playstation-3-cover-manga.TvTroisième volet de la trilogie Arkham mettant en scène le Chevalier Noir, Origins est aussi une préquelle aux événements narrés dans les 2 premiers opus. On y incarne un Bruce Wayne plus jeune, parcourant les rues sordides de Gotham sous le masque de l’homme chauve-souris depuis seulement deux ans. Malgré tout, celà a suffit à notre héros pour se faire quelques ennemis. Black Mask, le vilain attitré de cet épisode, a mis à pris la tête de notre Justicier et a dépêché huit assassins en cette veille de Noël pour ramener la tête du Batman. La nuit sera longue.

 

 

 

 

 

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Winter is coming !


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C’est donc dans une Gotham City sous la neige que le Chevalier Noir devra échapper à ces tueurs plus ou moins connus. Killer Croc, Deathstroke, Firefly, Copperhead, Deadshot, Bane, Lady Shiva et l’Electrocuteur. Autant d’occasions de croiser le fer pour comprendre le fin mot de l’histoire.

Et à cette occasion, le terrain de jeu s’est agrandi puisque ici c’est tout Gotham que nous aurons l’occasion d’arpenter. Ses ruelles les plus sombres mais surtout ses toits enneigés grâce au grappin. Car avec cet opus, le fan de la saga ne sera pas désorienté. Arkham Origins reprends exactement les mêmes mécaniques que ses aînés. Une recette qui a fait ses preuves depuis 2009 mais qui aurait mérité quelques améliorations.

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Un manque d’originalité…


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Car c’est un peu le problème de cet épisode, il n’a rien d’original. Le système de combat n’a pas évolué d’un iota. On frappe toujours les adversaires avec la touche carré/X, on exécute les parades avec triangle/Y, etc. Le bestiaire non plus n’a pas changé. On trouve les troufions de base, les troufions armés, les troufions en armure. Et même les grosses brutes quasi-indestructibles (équivalent des infectés au Titan des épisodes précédents). On déplorera même quelques bugs de collision et les mêmes problèmes de caméra.
On retrouve également les scènes de furtivité, les mystères d’Enigma, la multitude de quêtes secondaires, de secrets à découvrir et de boss.
Ces combats sont d’ailleurs assez simples. Sans spoiler, un des premiers dans l’aventure consiste en une succession de QTE. Il suffit juste d’être patient. Très bien mis en scène, l’action donne des frissons, mais niveau plaisir de jeu on repassera.

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au service d’un gameplay en béton


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Il y a malgré tout quelques ajouts intéressants. Je pense par exemple aux enquêtes où grâce à la vision de détective, Batman peut reconstituer des scènes de crime en récoltant des indices. Pas très compliquées puisque le joueur est tenu par la main, mais on retrouve là ce qui fait un des charmes du meilleur détective du monde.
On notera également l’apparition des crimes. De temps en temps une annonce radio indiquera qu’un crime a lieu dans les environs. Libre à vous d’y aller ou non. Il ne s’agit ni plus ni moins que de scènes de baston avec une grosse quantité d’ennemis. Le gros avantage d’y participer est que cela gonflera votre jauge d’expérience.
Car qui dit Batman, dit gadgets ultra cools. Et si vous les gagnerez au fur et à mesure que l’histoire avance, les compétences, elles, ne se débloqueront qu’en fonction de l’expérience engrangée. Celle-ci augmente avec les combats menés, les infiltrations réussies et les missions accomplies. Il existe plusieurs rangs, comme dans un beat´em all. Si vous menez un combat sans prendre un seul coup et en variant les techniques, vous ressortirez avec un rang S, si vous vous plantez, vous écoperez d’un C ou pire. Classique encore une fois mais appréciable. On regarde son score et on se motive pour faire mieux la prochaine fois. Cependant en faisant quelques combats, on se retrouve assez rapidement avec sa barre de vie boostée à fond, ça simplifie grandement pour la suite et le jeu n’est vraiment pas difficile.

J’ai peut être été un peu acerbe en écrivant ces lignes, mais ne vous méprenez pas, j’adore Batman Arkham Origins. C’est un bon jeu, un très bon jeu même. A mon sens il mériterait un bon 4/5, voire même un 4,5/5. Mais ce serait fausser la note. Les développeurs ont fait le choix de la sécurité, comptant sur une recette qui a fait ses preuves et je trouve ça dommage. Je suis un fan inconditionnel du Chevalier Noir, j’adore la série des Batman Arkham mais lorsque je joue à Origins, j’ai la désagréable impression de déjà vu. Un joueur novice de la saga adorera mais on lui conseillera plutôt Arkham City le second et meilleur épisode de la série. Un habitué sera peut être moins tolérant. Tant pis, on a toujours une bonne aventure de l’homme chauve-souris à se mettre sous la dent en attendant de voir ce que les prochaines années auront à nous offrir.

Wooshie

 

Grand Theft Auto V – ça braque où ça casse !

GTA-v-cover-manga.tv_1280x800GTA 4, sorti en 2008, avait lancé la saga phare du studio écossais Rockstar sur les consoles « next-gen ». Depuis, les développeurs se sont fait la main sur des titres tels que l’excellent Red Dead Redemption ou le très bon Max Payne 3. C’est donc après 5 ans d’attente, des teasers à nous faire baver et une campagne de pub digne d’une superproduction hollywoodienne que sort GTA 5.
Attendu par les fans de pied ferme, ce GTA n’a pas le droit à l’erreur. Alors, que nous vaut ce nouvel opus? Analyse et mauvaise foi vous attendent à travers les lignes ci-dessous.

On ne va pas faire durer le suspens inutilement. À l’heure où vous lirez ces lignes, des centaines de tests auront fait leur apparition sur la toile. GTA V est une bombe.

L’aventure nous renvoie dans la ville bien connue des fans de GTA San Andreas sorti en 2004. Exit donc Liberty City, le New York virtuel du 4ème opus et place à Los Santos l’équivalent de Los Angeles.
Exit également Niko Bellic puisque ce nouvel épisode nous permets d’incarner non pas un mais trois héros différents ayant chacun leur propre pouvoir.

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A trois c’est mieux !

GTA-v-michael-with-money-rockstargame-manga.tv_1280x800Michael est un ancien braqueur de banque aujourd’hui à la retraite suite à un accord avec le FIB, l’équivalent dans GTA du FBI. Mari trompé par sa femme, père de deux ados insupportables, il sera malgré tout près à faire n’importe quoi pour sa famille. Michael est un pauvre type mais s’avèrera être de plus en plus attachant au fur et à mesure de l’histoire. Il a la capacité de ralentir le temps afin de mieux viser pendant les gunfights. Un bullet-time directement issue de la saga Max Payne.
GTA-v-franklin-with-glock-rockstargame-manga.Tv1280x800Franklin est le plus jeune de la bande, ancien gangsta, il vend des voitures avant de les voler pour son patron peu scrupuleux. Sa rencontre avec Michael changera tout. Bien que le benjamin, Franklin est cependant le plus mature des trois. Il est aussi le meilleur pilote. Tout comme Michael, il peut ralentir le temps mais uniquement lorsqu’il conduit.
GTA-v-trevor-with-van-manga.Tv_1280x800Trevor quant à lui est bien le plus dingue de tous les personnages. Colérique, psychopathe, imprévisible, violent, vulgaire et j’en passe. Il vit dans une vieille baraque en plein désert, roule dans un pick-up boueux insulte à tout va. Bref, vous l’avez compris, on l’adore. En pressant les deux sticks en même temps, Trevor rentre en transe. Un mode berserk qui augmentera les coups infligés et réduira les dégâts reçus.
On regrettera cependant que les pouvoirs ne soient pas plus utiles car à part le bullet-time de Franklin qui aidera grandement à s’en sortir lors d’une course poursuite, ceux des autres ne sont pas franchement nécessaires et l’on peut parfaitement finir le jeu sans en avoir recours.

Le fait d’avoir trois personnages jouables est donc la grosse nouveauté de ce nouveau GTA. Le gameplay reste sensiblement le même que celui de son prédécesseur à quelques différences près. Mais rassurez-vous, un petit tutoriel mettant en scène un braquage de banque vous permettra de prendre la bête en main assez rapidement. On apprendra ainsi à tirer ou conduire avec les gâchettes, se mettre à couvert et bien entendu à switcher entre les personnages en appuyant sur la croix directionnelle de la manette. S’engage alors un effet de transition qui envoie du lourd: la caméra dézoom pour afficher une carte vue du dessus avec un effet de ralenti avant de revenir sur le personnage choisi. Classe bien qu’un peu long (environ une vingtaine de secondes).
Chaque personnage vivant sa vie de son côté, il ne sera pas rare de les retrouver aux quatre coins de la map, vacant à leurs occupations, ce qui pour certains (Trevor…) consistera à décuver en slip dans une ruelle ou s’apprêtant à balancer un biker du haut d’un pont.

GTA-V-voiture-et-explosion-manga.tv

Une progression à l’ancienne…

Mais jouer trois personnages à la fois, ça n’est pas trop? Ne risque-t-on pas d’en incarner qu’un seul?
Et bien non car chaque protagoniste à sa propre histoire, ses propres missions ce qui oblige à alterner régulièrement. On notera à ce titre l’excellente qualité de la bande son et des doublages. De temps en temps, une mission impliquera de jouer avec les trois. Je pense notamment aux braquages mis en avant pendant les campagnes de pub. Au final peu nombreux (pas plus de 4 ou 5), ils ont le mérite d’être très bien mis en scène, chaque mission de braquage nécessitant de faire deux ou trois missions de préparatifs avant de se lancer dans le grand bain. Chaque personnage aura son propre rôle, l’un devra conduire tandis que l’autre sera le soutien aérien et le dernier canardera les vagues d’ennemis en approche. Une simple pression sur ma croix permettra de changer pour l’un ou l’autre des personnages. Un regret cependant, les missions sont de ce fait très scénarisées et on nous indiquera le plus souvent à quel moment switcher. On regrettera également la difficulté peu élevée de ces missions.

GTA-V-conduite-mustang-manga.tvD’ailleurs dans son ensemble, le jeu n’est pas très difficile. Et c’est bien là un des seuls reproches que l’on peut faire au titre. En effet, les missions ne sont pas franchement compliquées et il vous suffit la plupart du temps de bien suivre les indications afin de mener une mission sans encombres. Attention cependant aux anglophobes, les voix sont en anglais et beaucoup de dialogues se font lors des phases de pilotage. Pas évident de regarder la route et de lire les sous-titres en même temps. La difficulté viendra donc plus de la maniabilité des véhicules qu’ autre chose. Les voitures ont la fâcheuse tendance à jouer les savonnettes sur la route ce qui pourra en agacer plus d’un, surtout au début du jeu quand les compétences ne seront pas boostées.

 

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… mais qui apporte son lot de nouveautés

GTA-V-helicopter-manga.tvCar une des autres nouveautés de cette nouvelle itération c’est bien ce système de compétences. Comme dans un jeu de rôle, chaque personnage possède ses propres barres de force, de conduite, de pilotage (pour les avions et les hélicoptères), de tir et bien d’autres. Pour les faire augmenter, rien de plus simple puisqu’il suffit de pratiquer une activité en accord avec la compétence. Par exemple pour augmenter la barre d’apnée, il suffit de nager sous l’eau ou bien pour la barre d’endurance, il suffira de faire courir votre personnage.

Et mieux vaut avoir de bonne jambes pour parcourir la map d’un bout à l’autre. En effet, la ville de Los Santos elle-même ne représente que 20% de la taille globale de la carte, tout le reste est composé de déserts, de forêts, de lacs et de montagnes qui s’étendent à perte de vue. La carte est immense et incroyablement modélisée. Partout autour de vous, vous trouverez de la vie. Ici des gens qui discutent, là des animaux qui jouent, ou bien encore un nuage d’oiseaux qui s’envole à l’approche du joueur. On ne s’ennuie pas une minute et très régulièrement on ne prendra la manette que pour se balader, bien souvent hors des sentiers battus.

De ce fait, outre les véhicules terrestres et maritimes instaurés dans le quatrième épisode, GTA V nous propose enfin de prendre les commandes de véhicules aériens. Hélicoptères et avions sont désormais pilotables pour notre plus grand bonheur. Un peu délicat tant que la compétence pilotage n’est pas assez élevée mais une fois la prise en main faite, c’est un vrai bonheur. On survole toute la carte en zigzaguant entre les montagnes ou en essayant de passer sous les 50 ponts disséminés sur la carte.
Certaines missions mettent en scène ces appareils à la manière d’un blockbuster américain. Un exemple parmi tant d’autres, cette mission où il faudra échapper à des hordes d’ennemi à bord d’un Boeing. Je n’en dis pas plus mais on frôle ici le grand n’importe quoi et on adore. GTA conserve une grande dose d’humour.
Et pour les plus flemmards d’entre vous qui ne voudraient pas perdre leur temps à atterrir, sachez qu’il est dorénavant possible de sauter en parachute, bien plus fun! Quelques missions de parachutage seront même accessible à un moment donné.

Dans le même genre, GTA V propose une multitudes de choses à faire. Entre les missions principales qui vous prendrons une bonne vingtaine d’heures, les missions annexes et les mini-jeux, comptez au moins 50 heures pour finir le jeu à 100%. Il vous sera ainsi possible de jouer au golf, au tennis, participer à du triathlon ou bien encore à des courses de voitures. Vous ne trouverez pas le temps de vous ennuyer.
On note aussi le retour des tatoueurs et des salons de coiffure. Bien entendu il sera toujours possible d’acheter des vêtements afin de varier son look. A ce titre, les développeurs ont voulu que chaque personnage soit fidèle à lui-même. Par exemple, Franklin le gangsta portera souvent des baggys et des t-shirts jusqu’aux genoux. Michael sera abonné aux costards et aux polos élégants tandis que Trevor arborera les jeans délavés et chemises de bûcheron. C’est la même chose pour les barbes et les coupes de cheveux. Pas question pour Michael de porter des dreadlocks ou Trevor une coupe afro.

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A seize, c’est encore mieux

Et si malgré tout ça vous ne trouvez pas votre bonheur, il reste le online. Malgré un lancement chaotique, le mode multijoueur propose une expérience incroyable. Vous commencez par créer votre avatar (qui est disponible dans le solo à travers la roue de sélection des personnages) en choisissant l’apparence de vos grand parents et de vos parents pour influencer votre physique. Cela peut paraître un peu déroutant au début de ne pas choisir directement son apparence mais du coup on se retrouve avec des personnages plus variés. Une fois votre choix fait, vous définissez une journée type afin d’attribuer les points de compétence (par exemple le travail illégal montera votre compétence de tir).
Lorsque votre personnage est prêt, vous pouvez lancer la partie. Après une longue introduction et vous rencontrez Lamar, l’un des amis de Franklin qui  vous expliquera les mécaniques du mode multi. L’histoire du online se déroule quelque temps avant celle du solo afin d’éviter quelques spoils.
Vous êtes sur la carte du monde avec 15 autres joueurs. Vous pouvez vous balader tout simplement, rencontrer vos autres partenaires, faire des alliances pour braquer un marchand ou bien au contraire décider d’exterminer tous les joueurs à votre portée. Ou bien vous pouvez choisir de jouer des missions disséminées aux quatre coins de la map sur des serveurs mondiaux. Il vous est même possible de monter votre crew avec des amis et d’aborder fièrement vos couleurs.
Le online de GTA V est une grande richesse et mériterait un test à lui seul.

Après 5 ans d’attente, on peut dire que Rockstar a mis le paquet pour le nouvel épisode de sa série phare. Des dizaines d’heures de jeu, un solo incroyable, un multi prenant, pas besoin d’en rajouter. Si vous lisez encore ces lignes c’est que vous n’êtes pas sur GTA V. Alors fermez votre ordinateur, prenez la manette et profitez.

Wooshie

[Test] – The Last of Us – On en reste baba !

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© Naughty Dog

Je suis une flipette. La première fois que j’ai fait des cauchemars, c’était après avoir vu Le Bal des Vampires, un film de 1967 réalisé par Roman Polanski… Et c’est une comédie… C’est dire.
Du coup, au lieu d’être plutôt Chucky, Alien ou Vendredi 13, mon truc à moi c’était plutôt Star Wars, Retour vers le Futur et Indiana Jones…
Alors quand j’ai entendu que le studio de développement Naughty Dog, père de l’excellente trilogie Uncharted (honteusement inspirée des histoires d’un célèbre archéologue) se lançait dans un nouveau projet, mon cœur s’est emballé.
Et puis au fil des news, nous faisant découvrir un univers sombre et flippant, hanté par quantité de monstres, mon cœur a commencé a s’arrêter de battre.
Quel dilemme, ce jeu avait l’air terrible. Dans tous les sens du terme.
Les annoncent s’accumulent. Les vidéos font leurs apparitions. Mon cœur tremble.
Et puis le 14 juin 2013, The Last of Us
sort en France.
Les critiques sont élogieuses, le jeu dépasse toutes les attentes. Je prend alors mon courage à deux mains et file chez mon revendeur préféré et rentre chez moi. Le Saint Graal entre les mains.

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© Naughty Dog

L’histoire nous place dans un futur pas si lointain. Un virus a décimé la plupart de la population mondiale, infectant ses hôtes à travers de spores, rendant les infectés fous de rage et extrêmement violents.
Les rares survivants sont cantonnés dans les villes, l’armée veillant à ce que personne ne mette le nez hors des murs.
Joël fait parti de ces survivants et après quelques péripéties, il se voit confier la garde d’Ellie, une adolescente au tempérament bien trempé. Notre héros aura pour mission de ramener la jeune fille auprès d’un groupe de résistants nommé les Lucioles.
S’ensuit alors un long périple à travers les États-Unis, ou du moins ce qu’il en reste.

© Naughty Dog
© Naughty Dog

Pour ceux qui ont joué aux Uncharted, la
progression semblera familière. On alterne en effet régulièrement entre phases d’aventure et phases de combat. Mais attention, ici pas question de se jeter corps et âme dans la mêlée. The Last of Us n’est clairement pas un TPS mais bel et bien un survival horror/action. Les armes et les munitions se font rares, aussi il ne sera pas question de les gâcher. L’artisanat prendra de ce fait une place prépondérante, obligeant le joueur a fouiller l’environnement plutôt que d’avancer en ligne droite. Afin de récupérer divers objets permettant de booster ses armes ou bien encore de fabriquer des grenades fumigènes, des cocktails molotov et autres kits de soin. Car en effet, dans TLoU, la vie ne remonte pas d’elle même comme dans la plupart des titres actuels, il faudra donc faire très attention à sa santé. Il sera bien évidemment possible de booster sa barre de vie en récupérant des matériaux mais Joël reste malgré tout assez fragile. On optera donc le plus souvent
une attitude furtive, préférant se faufiler derrière les ennemis avant de les abattre.

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© Naughty Dog

Dans un gunfight, il sera ainsi possible de se servir d’un garde comme bouclier humain. En fonction de la touche pressée, on pourra choisir d’étrangler ou de poignarder l’adversaire. Chaque solution à son avantage et sa faiblesse. Étrangler un ennemi prend du temps et offre le risque d’être découvert mais en contrepartie n’utilise aucun consommable. A l’inverse, poignarder un garde est immédiat mais détruira un précieux surin. Encore une fois, les matériaux se faisant assez rares, il faudra faire un choix.

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© Naughty Dog

En plus des humains prêts à tout pour en découdre avec nos héros, il faudra compter aussi sur les infectés. Bêtes et méchants, il sont surtout très rapides.
On rencontrera au fil de l’aventure différents types d’infectés. Du simple zombie qui essaiera de nous bouffer à vue, au « claqueur », aveugle mais terriblement mortel, en passant par bien d’autres
monstruosités, il y aura fort à faire.
Heureusement, Joël possède une capacité spéciale. D’une simple pression sur une cachette il peut distinguer les ondes émises par tout être vivant, laissant apparaître leur silhouette. Attention cependant car si l’ennemi devient immobile ou ne fait plus aucun bruit, il sera impossible de le repérer.

La progression dans The Last of Us est donc assez lente, on passera le plus clair de son temps à repérer les ennemis et leur trajectoire afin d’élaborer un plan. A ce titre le game design est très bon et offre en général plusieurs approches.

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© Naughty Dog

Bien sur, ce qui fait aussi la force du titre, c’est la complicité entre nos héros. Ellie est un élément indispensable du gameplay. Par exemple en s’approchant d’un mur, les deux protagonistes se feront la courte échelle afin d’accéder aux plateformes inaccessibles en temps normal pour une personne seule. Ou bien elle se faufilera dans les conduits afin d’ouvrir
une porte de l’autre côté. Mais attention à ne pas la laisser seule trop longtemps car si Ellie vient à mourir, c’est le game over assuré.
Mais n’allez cependant pas croire que la jeune fille est un poids, bien au contraire. Ellie est rarement dans nos pâtes en combat, elle aura même le luxe de fournir de temps en temps des kits de soin ou des munitions lorsque Joël se retrouve dans une situation délicate.
De plus sa jeunesse et son caractère en font un personnage charismatique. Exaspérante au début du jeu, Ellie gagnera en maturité au fil de l’aventure lorsque qu’elle découvrira un pays dévasté où la nature reprend ses droits, essayant par la même de comprendre ce monde qu’elle n’a jamais connu autrement, ce qui donnera lieu à des discussions entre nos deux héros. Discussions facultatives puisque que le joueur à le choix de les lancer d’une simple pression sur triangle. Je ne saurais en revanche que trop vous conseiller d’écouter ces conversations tant elles s’intègrent parfaitement au jeu.

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© Naughty Dog

Car en effet, ce qui fait le charme de The Last of Us, c’est bien son univers Sombre, cruel mais aussi beau et rafraîchissant. Le jeu est magnifique, il exploite à merveille les capacités de la PS3 et il s’agit sans nul doute d’un des plus beaux jeux de la console.
Alors certes, TLoU n’est pas parfait, on regrettera par exemple un pathfinding un peu susceptible. Il n’est en effet pas rare de se retrouver bloqué devant une porte tandis qu’Ellie nous fait un brin de causette. Un peu dérangeant en plein combat. L’histoire aussi est excellente même si la fin est un peu prévisible et laisse une porte ouverte pour une éventuelle suite.

Mais si je pinaille c’est surtout pour essayer de trouver des défauts à ce titre, et j’ai beau chercher, ils se font rares et le peu qui me viennent à l’esprit sont immédiatement balayés par un gameplay maitrisé, une histoire qui nous scotche à l’écran, une ambiance qui
prends aux tripes…
The Last of Us est clairement un des meilleurs jeux de cette fin d’année 2013 et si vous possédez une PS3, lancez-vous, vous ne le regretterez pas.

La preuve, moi, flipette, j’ai adoré.

Wooshie

[Test] Assassin’s Creed 3

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Éditeur : Ubisoft
Développeur: Ubisoft Montreal
Sortie : 31 octobre 2012
Plateforme : PC, Xbox 360, PS3

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Le voilà enfin. Cinq ans après la sortie du premier opus, nous voici enfin avec le dernier épisode de la trilogie Desmond. Fini donc les interminables (mais non moins excellentes) aventures d’Ezio Auditore. Place aujourd’hui à un tout nouveau héros, Connor Kenway, qui aura la lourde tâche de nous faire oublier ses deux ancêtres.

L’aventure débute en Angleterre, à l’Opéra, dans la peau d’un certain Haytham dont on ne sait pas grand chose. Notre long périple avec lui nous emmènera jusqu’au nouveau monde à travers un voyage en bateau mémorable. Cette traversée sera l’occasion de nous montrer les différents mécanismes du jeu et de se refamiliariser avec les commandes mais aussi de montrer l’effort voulu pour rendre un monde vivant et attractif. Sur le pont, les hommes vomissent, les rats courent en évitant de se faire écraser par quelque marin un peu éméché. Et l’arrivée à Boston n’est pas en reste. Nous découvrons une ville vivante et extrêmement immersive. Tout fourmille de détails et on peut voir au détour d’une ruelle un voleur attraper la bourse d’un passant et s’enfuir ou bien encore des soldats anglais s’en prenant à un commerçant par pur sadisme. Le tout est bluffant.

Ce long prologue introduira le contexte et notre Connor ne débutera l’entrainement d’assassin et ne vêtira la fameuse tenue qu’à partir de la séquence 5 sur une douzaine disponible. Cette phase nous permettra de découvrir le nouveau système de chasse. Nous apprendrons tout sur cet art et les différentes manières de le pratiquer car tuer au fusil n’aura pas le même impact qu’une simple flèche. En effet, tout comme le deuxième épisode, Assassin’s Creed 3 nous proposera de gérer notre propre domaine et de le faire prospérer en devenant un véritable chef d’entreprise. Chasser nous permettra donc de récupérer peaux et viandes afin de les vendre au plus offrant. Mais attention à ne pas mettre votre convoi en danger car à tout moment celui-ci pourra être attaqué. A vous alors de partir en forêt pour protéger votre gagne pain.

Et parlons en de cette forêt. Car outre Boston et New-York, les deux villes principales, c’est probablement à la Frontière que vous passerez le plus de temps. Cette zone est remplie de détails et on peut y courir pendant des heures sans jamais faire la même chose. Que ce soit des parties de chasse, des embuscades ou de la simple découverte, tout est un vrai régal tant l’ambiance y est maitrisée.

Car les p’tits gars de Montréal ont vraiment fait un excellent travail pour améliorer la fluidité de notre jeune Mohawk. Connor esquive les arbres en face de lui d’un simple mouvement de main, saute à travers les branches ou bien vagabonde péniblement dans la neige, que ce soit à pied ou à cheval. Et ce n’est pas les nombreuses quêtes annexes qui brideront l’exploration.

En effet, outre les missions de récupération de plumes, les infiltrations ou des missions de domaine permettant de recruter de nombreux artisans pour améliorer nos terres, Ubisoft nous propose pour cet opus une grosse nouveauté dans la série: la bataille navale. Ce tout nouveau mode ayant sa propre histoire nous permets de prendre le contrôle d’un navire . Le le tout est très bien mis en scène et très complet. Il faut ainsi vérifier le sens du vent, gérer sa voilure pour bien se positionner et faire parler la poudre à canon. Les environnements maritimes sont extrêmement dynamique et on peut se retrouver en bord de côte à esquiver les rochers sous un beau soleil tout comme nous pouvons nous retrouver en pleine tempête à éviter les boulets d’un fort au loin. Un véritable jeu à part entière qui nous fera passer de très longs moments scotché à notre écran.

Autre nouveauté également, la refonte du système de combat. Fini le fameux syndrome « Assassin’s Creed ». Avec cette nouvelle mouture, les adversaires sont plus menaçants et n’hésiteront pas à vous attaquer dans le dos. Connor aura ainsi à sa disposition divers mouvements. Il aura ainsi la possibilité de se servir d’un bouclier humain lorsqu’il est en joue ou bien de pendre ses ennemis avec une flèche à corde. Les combinaisons de combat sont nombreuses et malgré sa simplicité, il faut toujours faire attention au timing pour parer les attaques.

Et ce gameplay est au service d’une histoire passionnante. On y découvre un Connor bien différent des deux héros précédents. Bien plus brutal qu’Ezio, bien plus incertain, le personnage est très bien travaillé. De part son jeune âge il a une vision simpliste d’un monde qui évolue à grande vitesse. Il se rendra bien vite compte que tout n’est pas blanc ou noir. Dans tous les cas, le scénario est passionnant et mis en scène à la manière d’un grand film d’aventure. Les doublages sont aussi très bon bien que la version anglaise soit un poil meilleure.

Mais après tout, le héros de cette première trilogie est bien Desmond Miles. Notre petit barman du premier épisode a pris en assurance et se voit bénéficier pour ce troisième épisode de beaucoup plus de scènes propres. Les mécaniques sont les mêmes, Desmond délaisse juste les arbres et au profit d’échafaudages en ferraille. L’aventure nous amènera aux quatres coins du globe à rechercher d’autres sources d’énergies afin de déverrouiller un temple et de sauver le monde d’une catastrophe. La fin cependant risque de frustrer quelques uns, Ubisoft ne nous ayant jamais caché le fait de vouloir faire persévérer une licence aussi juteuse…

 

Assassin’s Creed 3 propose un contenu énorme, une histoire extrêmement prenante qui nécessitera au bas mot 20 à 25 heures pour être terminée en ligne droite, mais aussi un gameplay remanié ainsi qu’un multijoueur très bien maitrisé. Les quelques bugs graphiques, le clipping toujours bien présent ou bien le retard d’affichage de certaines textures ne permettent pas de nuire à l’expérience tant le tout est bien maitrisé. Nous tenons probablement là l’épisode le plus abouti de la série. Un incontournable.

 

NOTE :

PS: ce test a été effectué sur la version PS3. La version PC est sensiblement la même mais nécessitera un matériel assez puissant afin de faire tourner le jeu avec des graphismes un peu plus fins que ses homologues sur console.


Le site est encore en bêta-test. Merci de nous aider à l’améliorer en nous signalant les bugs éventuels 🙂

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[Test] Sleeping Dogs

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Editeur : Square Enix
Developpeur : United Front Games
Sortie : 17 août 2012 en France
Plateforme : PC, Xbox 360, PS3
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Initialement édité par Activision, c’est sous la coupe de Square Enix que Sleeping Dogs verra finalement le jour.

 

Le titre de United Front Games nous place dans la peau de Wei Shen, jeune chinois ayant quitté Hong Kong pour les Etats-Unis afin de suivre une formation de policier. De retour dans sa ville natale, Wei sera chargé d’infiltrer un gang local pour, à terme, démanteler la mafia locale et assouvir une vengeance personnelle. Pour ce faire, il pourra compter sur ses amis d’enfance mais aussi sur le soutient de ses supérieurs. Wei enchainera donc missions pour la mafia et pour la police sans toutefois pouvoir faire de choix concret en faveur de l’un ou de l’autre. De nombreuses quêtes annexes sont cependant de la partie. Ces quêtes nous permettent d’augmenter sa réputation pour acheter divers objets comme des voitures ou des vêtements qui offrent des bonus comme un gain d’expérience pour la mafia ou une réduction de l’indice de recherche de la police par exemple. Le jeu n’échappe malheureusement pas à la règle des DLC et vous pouvez moyennant espèces sonnantes et trébuchantes acheter des tenues spéciales sur les plateformes dédiées(Steam, PSN, XBLA).

Sleeping Dogs revendique indéniablement son héritage aux films du cinéma hong kongais. On pense ainsi tout de suite à l’excellent Infernal Affairs, ou plus récemment de son remake Les Infiltrés de Martin Scorsese. Ou bien encore A Toute Epreuve, de John Woo. Les références sont ainsi nombreuses et on y retrouve  à peu près tout ce qu’il faut pour une histoire pleine de rebondissement: de l’infiltration, des courses poursuites, des gunfights et des sessions de kung-fu.

En effet, une des grandes forces de Sleeping Dogs, c’est son gameplay. On se retrouve avec un systeme de combat à la Assassin’s Creed ou bien encore à la Batman Arkham City. Une touche sert à donner les coups, une touche sert à contrer les attaques, caractérisées par un halo rouge autour de l’ennemi. Une dernière touche sert quant à elle a saisir un adversaire pour le frapper à loisir, ou plus jouissif encore, de le balancer dans le décor. Quel plaisir de de balancer un adversaire dans une benne à ordure ou bien de lui planter le crâne sur une scie circulaire ou le noyer dans un aquarium. Nous avons là un gameplay simple mais efficace qui a déjà montré ses preuves. On regrettera cependant une IA un peu faible, les ennemis attendant souvent que l’on finisse l’un de leurs collègues avant de se jeter sur nous. De nouveaux coups se débloqueront petit à petit en remplissant des missions afin d’avoir des combats de plus en plus nerveux.

Autre point fort de ce GTA-like, c’est sa ville ouverte. Certes bien moins grande qu’une Liberty City, Hong Kong est parfaitement modélisée et pleine de vie. Se balader dans la rue c’est se retrouver avec des scènes de tous les jours, par ici deux personnes qui discutent, par là une grand-mère qui arrose ses plantes sur son balcon ou bien encore des jeunes filles qui font du shopping dans un marché ouvert. Le tout rend la ville très immersive. Attention cependant pour nous occidentaux, la conduite se fait à gauche et le volant se trouve à droite!
Et bien entendu, qui dit ville ouverte dit trajet en voiture. Passage obligé pour se rendre d’un point A à un point B, Sleeping Dogs, comme tout bon GTA-like, permet de conduire voitures, camionnettes ou encore motos qu’elles soient les notres (il est possible d’acheter des voitures à mettre dans son garage) ou de les voler. Wei a même la possibilité de se jeter en pleine course poursuite dans une autre voiture par une simple pression d’un bouton. Un léger bullet-time se met en place pour profiter au mieux de l’action. Jouissif.
Sleeping Dogs n’est tout de même pas exempt de défauts. On peut déplorer ainsi une IA assez médiocre et des gunfights peu intéressants. Il suffit de se cacher et de canarder depuis sa position sans craindre quoi que ce soit. La caméra présente aussi quelques ratés et quelques bugs peuvent faire tache dans le tableau. Graphiquement le titre n’est pas non plus le plus beau du marché mais il a le mérite de fonctionner très correctement sur des configurations plus que modestes. Sur PC, un pack de Texture HD est d’ailleurs disponible gratuitement via Steam.

Mais que ces quelques défauts ne vous rebutent pas, Sleeping Dogs est un très bon jeu, classique dans son gameplay mais tellement rafraichissant. Permettant de petites sessions de jeu tout comme des parties intensives sans se lasser, ce titre conviendra à tout type de joueur. A jouer sans modération donc.

NOTE : 
Galerie d’images :

 


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