Shueisha contre les Scantrads

Weekly shonen jump

La Shueisha, mastodonte de l’édition de manga au Japon a clairement annoncé son intention de lutter contre le scantrad. Quelques mois après la Kodansha qui s’était attaquée au site Mangahelpers, c’est autour de Shueisha d’annoncer leur mécontentement suite au pillage de leurs œuvres sur Internet.

Dans le dernier numéro du célèbre magazine, on peut y lire l’annonce suivante :

A nos lecteurs :
De nombreuses personnes publient injustement des copies de nos mangas sur Internet. Ces copies illégales ne vont pas en accord avec les sentiments des mangakas. C’est un détournement de leurs intentions de publication « Je veux que mon travail soit lu de cette manière ». Ces copies illégales sur le net, de ces oeuvres dans lesquelles les auteurs mettent leur coeur, ne blessent pas seulement les mangakas dans leur vie réelle, mais sont aussi contre la loi, même si réalisées avec de bonnes intentions. A chaque fois que nous découvrons ces « copies injustes », nous parlons au mangaka et considérons avec lui une contre-mesure. Mais le nombre de personnes qui ne nous prennent pas en considération est énorme, et pour le moment, nous ne pouvons tous les gérer. Nous avons une requête envers tous nos lecteurs. Ces copies illégales sur Internet blessent profondément la culture manga, les droits des mangakas et même l’âme des mangakas. Veuillez comprendre, une fois encore, que tout ceci est contre la loi. Ainsi, les mangakas et Shueisha s’occuperont sévèrement de toutes copies illégales trouvée sur Internet. Nous demandons à nos lecteurs de continuer à nous soutenir.

– Weekly Shônen Jump, département éditorial

Ainsi, le magazine prend clairement et logiquement position contre le scantrad, même si aucune action n’a été mise en place pour le moment. Shueisha est une des maisons les plus touchées par ce piratage, le Shônen Jump publiant des séries au succès planétaire, comme One Piece, Naruto, Bleach, Fairy Tail…
Afin de limiter le piratage, le site Weekly Shonen Jump international propose son propre lecteur de manga, et une lecture gratuite des chapitres de certaines oeuvres. Un premier pas jugé léger par beaucoup de lecteurs internationaux qui réclament le privilège de suivre les publications au même rythme que leurs homologues japonais.

Cependant cette impatience doit-elle aller à l’encontre de la volonté des mangakas ? Bien sûr, tout comme la japanime, ce moyen de publication « sans frontière » permet de faire découvrir des oeuvres à un plus grand nombre. Mais beaucoup trop justifient le scantrad comme une manière, pour les éditeurs, de savoir quelle série va marcher ensuite auprès du public. Ce raisonnement est complètement erroné, et faussé lorsque l’on voit que la majorité des téléchargements de manga est effectuée sur des œuvres au succès déjà colossal. De même, les éditeurs européens ou américains ont généralement déjà un œil sur les séries dès leur publication au Japon, et le scantrad de ces séries apporte au mieux, un aperçu de la réceptivité de l’œuvre face au public.

Toutefois, à l’ère du tout numérique et de l’arrivée massive du livre électronique, il semble indispensable que les éditeurs adoptent une position visant à distribuer de façon plus efficace l’ensemble de leurs contenus. C’est le prochain palier stratégique que devra passer le manga pour être un peu plus serein et transformer l’ennemi Internet en ami.

Source : Total-manga

Mage

Authored by: Boudou

Détenteur du pouvoir de manger de la raclette chaque jour de l'année, Boudou puise aussi sa force dans ses poulets rôtis au four et ses burgers faits maison ! Il vient tout juste de se mettre à la confection de Chirashi et recherche activement le manga dédié à la raclette !

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