Le test de Wooshie – BATTLEFIELD 1

AUX ARMES CITOYENS !

Après avoir fait ses preuves dans une démo multi il y a quelques temps, Battlefield 1 est sorti ce 21 octobre 2016. L’occasion pour nous de se pencher sur le nouveau bébé de DICE. Exit donc les affrontements modernes ou futuristes, cet épisode nous propose de remonter le temps.

Sortez les baïonnettes citoyens et préparez-vous pour l’horreur de la Grande Guerre.

LA OU ON VA, IL N’Y A PLUS DE ROUTE

Dès l’introduction du jeu, les développeurs donnent le ton de cet épisode. Sombre, violent, cruel. Dès les premiers instants, le titre nous met dans la peau d’un jeune soldat en plein combat, quelques minutes plus tard, notre personnage meurt, dévoilant son nom, sa date de naissance… et de mort. Aussitôt, la caméra s’éloigne et nous fait prendre le contrôle d’un second personnage, qui viendra à mourir également, puis un autre, puis un autre. Le message est clair, dans l’horreur de la guerre, il n’y a pas de héros, simplement une multitudes d’hommes voués à s’entretuer.

L'horreur de la guerre dans toute sa splendeur
L’horreur de la guerre dans toute sa splendeur

C’est dans cette optique qu’est construit le solo de ce Battlefield qui nous propose de prendre part à plusieurs « War Stories ». Indépendants les uns des autres, ces récits de guerre racontent les péripéties de plusieurs protagonistes. On incarnera tout à tour un pilote anglais, un vétéran australien, un soldat d’élite italien, un jeune pilote de char britannique et un proche de Lawrence d’Arabie. Ces campagnes sont mises en scène de manière différentes faisant penser à des films de guerre hollywoodiens. Les personnages sont plutôt stéréotypés et les situations classiques mais l’ambiance qui se dégage de ces histoires est saisissantes.

Les war stories mettent en scène différents personnages sous la forme de petit films
Les war stories mettent en scène différents personnages sous la forme de petit films

Si les objectifs n’ont rien de palpitants (aller du point A au point B), le jeu vous laissera l’opportunité de jouer la carte de l’infiltration. Grace aux jumelles, vous pourrez localiser les gardes et ainsi appréhender leurs rondes. Sur une simple pression du pavé tactile (sur PS4), vous pourrez lancer un leurre et ainsi détourner leur attention. Bien entendu, se faire détecter n’est pas dramatique en soi et n’est pas synonyme de Game Over. L’idée est sympathique et permet de changer un peu de registre.

Mise à part l’aventure italienne un peu en deçà des autres, ces cinq histoires se laissent vivre de bout en bout. En revanche, ne comptez pas plus de 6 ou 7 heures pour finir ce mode solo qui finalement ne sert que de tutorial pour le multijoueur.

La war story italien sert essentiellement à mettre en avant les classes élites
La war story italienne sert essentiellement à mettre en avant les classes élites

ALLONS ENFANTS DE LA PAAAAARTIE… EN LIGNE

En 2015, DICE s’était exercé avec plus ou moins de succès en nous sortant Battlefront, se déroulant dans l’univers Star Wars. Si le jeu avait quelque peu déçu à sa sortie, on notait malgré tout plusieurs features plutôt sympa. Fort de son expérience, le studio suédois a repris les bases de son précédent jeu en gommant les imperfections.

Concernant les modes de jeu, on retrouvera les classiques de la série.

Conquête, qui a fait le succès de la saga, propose des parties à grande échelle pouvant accueillir jusqu’à 64 joueurs qui s’affrontent pour prendre le contrôle d’objectifs. Domination, pour des combats plus axés sur l’infanterie et un Team Deathmatch, que l’on ne présentera plus.

Le mode Pigeons de Guerre est quant à lui, une variante du Capture the Flag. L’objectif est ici de capturer un pigeon et de le libérer afin de transmettre un message avec possibilité pour l’équipe adverse de l’abattre en plein vol.

Comme d'habitude, vous pourrez prendre le contrôle de véhicules
Comme d’habitude, vous pourrez prendre le contrôle de véhicules

Ruée est un mode de jeu plutôt sympathique. La carte est départagée en plusieurs zones. L’équipe qui attaque doit détruire des postes télégraphiques tandis que les défenseurs doivent les en empêcher en désamorçant les explosifs et en se servant de ces postes pour commander une attaque d’artillerie. Si ces postes sont détruits, l’équipe qui défend doit se replier vers la zone suivante et défendre deux nouveaux points et ainsi de suite.

Les icônes servent aux Médics à repérer les soldats à réanimer
Les icônes servent aux Médics à repérer les soldats à réanimer

Le mode Opération est la nouveauté de cet opus. Pour commencer, chaque partie est présentée sous la forme d’une petite histoire. L’équipe assaillante doit capturer et maintenir des points stratégiques. A la manière du mode Ruée, les cartes sont départagées en plusieurs zones et lorsque tous les points sont capturés, les défenseurs doivent se replier vers la zone suivante. Ce mode Opération propose des affrontements à grande échelle, dans la lignée du mode Conquête à cela près que la partie ne se déroule pas sur une, mais deux cartes. Je m’explique. Vous commencez une partie où vous devez conquérir (ou défendre) plusieurs points stratégiques. Lorsque les assaillants réussissent à capturer toutes les zones, la partie recommence sur une seconde carte et c’est seulement lorsque cette deuxième map sera conquise que la partie sera gagnée.

En mode Opération, une cinématique en début de partie vous montre les objectifs à tenir
En mode Opération, une cinématique en début de partie vous montre les objectifs à tenir

L’équipe attaquante dispose d’un nombre limité de tickets de respawn. A chaque mort d’un joueur, l’équipe perd un ticket (ce qui n’est pas le cas des défenseurs qui doivent eux, tenir le chrono). Mais lorsque les attaquants n’ont plus de tickets, ils disposent de deux tentatives supplémentaires pour recommencer et seront accompagnés cette fois d’un béhémoth, un véhicule extrêmement puissant et résistant que les joueurs peuvent contrôler pour renverser le cours d’une bataille. Comptez au minimum une bonne demi-heure pour terminer une Opération.

Le Zeppelin, avec le train et le navire de guerre, est un des béhémoths que vous pouvez contrôler
Le Zeppelin, avec le train et le navire de guerre, est un des béhémoths que vous pouvez contrôler

GUERRE DE TRANCHÉES ?

9 cartes sont proposées pour le multijoueur. Bal Funeste au Château, Forêt d’Argonne, Forteresse Fao, Suez, La Balafre de Saint-Quentin, Désert du Sinaï, Amiens, Monte Grappa et Aux Frontières de l’Empire. Ces environnements sont aussi divers qu’inégaux. On appréciera la Forêt d’Argonne et sa multitude de détails (une map qui ressemble beaucoup à Endor de Battlefront), Amiens et son environnement urbain, Monte Grappa qui propose une excursion dans les montagnes pour un gameplay en verticalité. Coup de cœur également pour La Balafre de Saint-Quentin et son ambiance sombre et pesante de la guerre de tranchées. Les autres cartes sont un peu en deçà et manquent parfois d’inspiration. A noter qu’une nouvelle carte intitulée Giant’s Shadow, sera disponible sous forme de DLC gratuit en décembre.

La forêt d'Argonne est une des plus belles cartes du jeu
La forêt d’Argonne est une des plus belles cartes du jeu

Le moteur graphique fait également des merveilles. Sans être le plus beau jeu du marché, le titre s’en sort avec les honneurs. Les effets de lumières et d’explosions sont superbes. Des effets météos sont également de la partie et il n’est pas rare de voir une tempête de sable se lever ou un orage éclater. On ne voit alors plus à deux mètres et la physionomie de la partie change du tout au tout.

Les effets météo apparaissent sur la carte pour vous permettre d'adapter votre tactique.
Les effets météo apparaissent sur la carte pour vous permettre d’adapter votre tactique.

Et pour se taper joyeusement sur la tronche dans tous ces environnements, le titre nous propose quatre classes: Assaut, Médecin, Soutien, Éclaireur. Du grand classique donc pour la série.

Il existe en revanche des classes annexes. Tout d’abord, lorsque vous voulez prendre les commandes d’un véhicule, votre personnage devient automatiquement un pilote d’avion ou un pilote de char. Très fragile à pied et disposant d’une puissance de feu limité les seules véritables armes de ces personnages se sont leurs véhicules. L’idée est bonne puisque trop souvent, les avions servaient de « taxis » pour se retrouver plus rapidement au cœur des affrontements. Dans Battlefield 1, il faudra apprendre à contrôler les véhicules, un pilote ne pouvant survire très longtemps à l’extérieur.

Le Médic dispose pour une fois d'un fusil très puissant. Les sacs de soins lui permettent de gagner de l'XP rapidement
Le Médic dispose pour une fois d’un fusil très puissant. Les sacs de soins lui permettent de gagner de l’XP rapidement

Il existe également 3 classes élites : lance-flamme, sentinelle (un soldat en armure lourde) et chasseur de char. Régulièrement, une voix vous annoncera qu’un coffre se trouve à proximité de votre position. Ces classes sont extrêmement puissantes pouvant faire des ravages dans les lignes ennemies.

La classe élite sentinelle dispose d'une puissance de feu sans égale ainsi que d'une armure lourde mais un champ de vision réduit
La classe élite sentinelle dispose d’une puissance de feu sans égale ainsi que d’une armure lourde mais un champ de vision réduit

Petite déception en revanche en ce qui concerne les armes qui sont finalement peu nombreuses et très peu customisables. Chaque arme dispose de variantes à débloquer mais ne vous attendez pas à personnaliser votre arsenal. Contexte historique oblige, le choix des armes était bien moins conséquent à l’époque qu’aujourd’hui.

Plus que dans les précédents opus, le combat au corps à corps aura ici toute son importance. Il vous sera possible de charger à la baïonnette ou de massacrer vos adversaires à coup de pelle.

Les combats au corps à corps sont mis en avant dans cet opus
Les combats au corps à corps sont mis en avant dans cet opus

A noter également que le jeu propose plusieurs types de grenades. En plus de la classique fragmentation vous pourrez disposer de grenades à gaz (dont il faudra se protéger en mettant un masque à gaz) ou encore de grenades incendiaires. Plus qu’un simple gadget, la bonne utilisation de ces grenades permettra de renverser la situation.

Détruire un béhémoth est toujours un moment impressionnant
Détruire un béhémoth est toujours un moment impressionnant

DU RIFIFI CHEZ LES POILUS

Du point de vue des factions c’est en revanche la grosse déception. Si le jeu nous propose de prendre part au combat du côté des britanniques, américains, italiens, allemands, ottomans et austro-hongrois, deux grandes nations sont aux abonnées absentes. C’est donc sous la forme de DLC payants que la France et la Russie seront présentes dans l’avenir du jeu. Honteux. D’autant plus que la plupart des cartes multijoueur se déroulent en France.

Les cartes italiennes sont très jolies et proposent un gameplay tout en verticalité
Les cartes italiennes sont très jolies et proposent un gameplay tout en verticalité

Même si le jeu se déroule pendant la guerre de 14-18, on a quand même régulièrement le sentiment de jouer un jeu sur la 2nd Guerre Mondiale. Que ce soit dans le comportement des armes ou les environnements, on ne se sent jamais réellement transposé dans la Grande Guerre. Je comprends le choix des développeurs de proposer un jeu fun au gameplay rapide et nerveux mais finalement, il ne s’agit que d’un Battlefield avec un skin Première Guerre Mondiale.

Dur de voir la différence entre les guerres de tranchées et le débarquement en Normandie...
Dur de voir la différence entre les guerres de tranchées et le débarquement en Normandie…

LE FPS DE CETTE FIN D’ANNÉE ?

Battlefield 1 est un très bon jeu. Très peu bugué à sa sortie (ce qui est rare aujourd’hui), le titre de DICE a le mérite de nous proposer un vent de fraicheur dans les FPS de cette fin d’année. Le contexte historique de la Première Guerre Mondiale est une vraie bonne idée. La campagne solo est originale, le multi est stable et bien optimisé. Le gameplay est dans la lignée de la série. Avec ses cartes immenses et son système de jeu, la série s’éloigne de ses concurrents directs.

Finalement ce qui m’empêche de donner la note maximale à ce titre c’est bien l’absence des français et des russes dans le jeu de base qu’il faudra récupérer en mettant une fois de plus la main à la poche.

Et pour celles et ceux qui attendent un fast shooter, le choix cette année se fera plutôt entre Call of Duty Infinite Warfare et Titanfall 2.

La note de Wooshie :

4,5/5

J’ai aimé :

  • L’époque

  • Les War Stories

  • Le mode Opération

  • Le gameplay aux petits oignons

  • Très peu de bugs
  • Certaines cartes multi vraiment impressionnantes (forêt d’Argonne et la Balafre de Saint-Quentin pour ne citer qu’elles)

Je n’ai pas aimé :

  • Les russes et français non jouables

  • Une nervosité pas toujours cohérente avec l’époque

  • Les cartes dans le désert peu inspirées

 

Nintendo Switch : La nouvelle console de Nintendo qui va changer les habitudes !

Attendue depuis un long moment maintenant, Nintendo nous dévoile aujourd’hui à travers une courte vidéo de 3 minutes sa nouvelle console.
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La Nintendo Switch, puisque c’est son nom, vous proposera une expérience de jeu inédite où que vous soyez. En effet, la console a l’apparence d’une tablette que vous pouvez fixer sur un socle afin de jouer sur votre téléviseur ou bien que vous pouvez emporter avec vous dans l’avion, dans un bus ou en promenant le chien.
Dans le même esprit, deux contrôleurs, appelés Joy-Con, sont fixés à l’écran et peuvent être retirés à tout moment. Vous pourrez ensuite les fixer à un Grip pour créer une manette ou bien donner un contrôleur à un ami pour jouer à plusieurs. Et pour ceux qui préfèrent, la Nintendo Switch aura également à disposition un pad classique, le Nintendo Switch Pro Controller.
Avec des jeux comme The Legend of Zelda : Breath of the Wild, Mario Kart, NBA 2K ou encore Skyrim, Nintendo souhaite atteindre le cœur de tous les joueurs de la famille. Du casual jusqu’au hardcore gamer.
Bref, cette annonce nous a mis l’eau à la bouche et on a hâte d’en apprendre plus.
Sortie annoncée pour mars 2017
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Une boutique éphémère sur Ghibli ouvre ses portes à Paris !

Les studios Ghibli et Semic Distribution nous font un beau cadeau en cette très grosse période pré-Noël !

En effet, une boutique éphémère dédiée aux univers Ghibli ouvre ses portes à Paris et dès le 22 octobre 2016 jusqu’au 3 décembre 2016 !

Des centaines de produits importés du Japon seront en ventes en plein coeur de Paris.

C’est où ? et quand ?

Le Château éphémère

26, rue Baudelaire – 75012 Paris

Ouvert de 11h à 19h.

Le voyage de Chihiro, Princesse Mononoké, le château dans le Ciel, d’autres œuvres de l’excellentissime Miyazaki et confrères, sans oublier l’infatigable Totoro auront leur petits goodies bien empacktés pour vous.

 

Des peluches, des services à thé, des statuettes, des boîtes à bento, bref c’est dans un paradis made in Ghibli que vous allez naviguer au grand damn de votre porte monnaie.

Mais comme on dit, il n’y a pas de mal à se faire du bien.

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Le test de Wooshie – ASSASSIN’S CREED : SYNDICATE, le crime ne paie pas toujours

Avant de commencer à lire ce test, je voudrais mettre les choses au point.

Je suis un fan de la première heure de la saga Assassin’s Creed. Découvert en 2007 avec le premier opus, j’ai depuis, acheté chacun des épisodes, attendant patiemment l’année suivante de pouvoir mettre les mains sur la dernière itération.

Mais années après années, la série a baissé en qualité, au point de sortir en 2014 Assassin’s Creed Unity. Si la version que j’avais pu tester à l’époque à la Paris Games Week m’avait séduite, une fois le jeu sorti, cela avait été la déception. Des bugs à tout va, peu innovant, une IA catastrophique, le jeu m’avait filé une sacrée claque, et une mauvaise.

Assassin's Creed® SyndicateLes assassinats depuis une botte de foin, un classique de la série

Revanchard, Assassin’S Creed : Syndicate a été le premier épisode de la saga auquel je n’ai pas souhaité jouer à sa sortie.

Profitant donc d’une promo sur le PS Store, je me suis donc lancé dans cette aventure prenant place au XIXe siècle.

Car autant la période évoquée lors d’Unity, à savoir la Révolution française, ne me parlait pas plus que ça (ce qui a probablement influencé mon jugement sur le titre, je vous l’accorde), autant, l’époque de l’Angleterre victorienne m’a toujours séduite.

SORTEZ COUVERTS

Assassin's Creed® Syndicate_20161016111802Bienvenue à Londres, son architecture, sa nourriture et son beau temps

L’histoire prend place dans le Londres de 1868. Le joueur incarne Jacob et Evie Fryes, deux jeunes assassins, ayant pour objectif de libérer la capitale de l’Empire britannique des mains des Templiers. Ils se rendront vite compte que tout n’est pas si simple et chaque choix peut avoir de lourdes conséquences.

Première nouveauté donc, puisqu’on nous propose ici d’incarner non pas un mais deux assassins, interchangeables à tout moment en passant par le menu du jeu.

Evie, la sœur, aura pour objectif tout au long de l’histoire de récupérer un fragment d’Eden (un artefact, pour les non-initiés de la série). Elle est présentée comme la plus réfléchie des deux, spécialisée dans la discrétion et la subtilité.

Jacob est tout l’opposé de sa sœur. Sorte de sale môme voulant absolument en découdre, ayant une vision un peu naïve de sa mission. C’est lui qui décide de se rendre à Londres en premier lieu pour éliminer le templier Crawford Starrick qui règne sur tout la ville. Jacob est brutal, cynique et plutôt axé baston.

Assassin's Creed® Syndicate_20161016111200Evie et Jacob Frye, les deux héros de cette aventure

Il vous sera cependant tout à fait possible de développer vos deux héros à votre guise et ainsi de faire de Jacob l’expert en assassinat silencieux et d’Evie la bagarreuse.

En effet, les deux personnages bénéficient du même arbre de compétence réparti en 3 branches : Combat, Discrétion et Ecosystème. Faire une mission avec un personnage fera automatiquement gagner un point de compétence aux deux que chacun pourra à distribuer à sa guise. Spécialiser chacun des jumeaux permettra ainsi d’alterner en fonction des missions proposées afin d’avoir la sensation de changer de gameplay. Mais cela ne reste finalement qu’une sensation. Jouer Jacob ou Evie ne changera pas votre expérience de jeu.

Assassin's Creed® Syndicate_20161016110729Spécialiser vos personnages vous permettra de switcher de l’un à l’autre en fonction de vos besoins

ON PREND LES MEMES ET ON RECOMMENCE

Le gameplay principal n’a fondamentalement pas changé. Londres est répartie en plusieurs zones, qu’il faudra libérer du joug des templiers. Pour cela vous serez aidés des Rooks, un gang créé par Jacob et dont les membres se battrons à vos côtés. Sur simple pression d’une gâchette, vous pourrez recruter jusqu’à 5 membres pour vous accompagner. Assez sympa sur le principe, la feature montre ses faiblesses assez rapidement, la faute à une intelligence artificielle qui laisse quand même à désirer. Si vous êtes passionné d’infiltration, passez votre chemin, les rooks auront tendance à se placer en plein milieu de la mêlée. Pas franchement discret.

Assassin's Creed® Syndicate_20161016112037Les rooks, prêts à en découdre

EN VOITURE SIMONE

Pour parcourir les rues de Londres, vous aurez également possibilité de conduire des calèches ce qui donnera lieu à de très (trop ?) nombreuses courses poursuites. Si la sensation de se sentir dans un GTA sauce victorienne est plutôt sympa sur le papier, en jeu c’est une vraie plaie. Les véhicules répondent mal, les affrontements sont chaotiques, on appuie sur tous les boutons pour espérer obtenir un résultat.

Assassin's Creed® Syndicate_20161016114000Quelle idée de conduire du mauvais côté aussi… Ils sont fous ces anglais

Finalement on préfèrera se balader de toits en toits, bien plus fun et bien plus rapide, surtout à l’aide du grappin. Un peu à la manière de Batman, vous pourrez vous en servir pour vous hisser sur le haut des bâtiments et traverser les grandes étendues grâce à la tyrolienne (les rues de Londres sont bien plus larges que les autres villes présentes dans la saga). C’est, à mon sens, la nouveauté la plus intéressante de cet épisode.

Car pas de nouveauté non plus pour les combats. Un bouton sert à attaquer, un autre à parer, un troisième à briser la garde de l’adversaire et enfin le dernier à utiliser les objets (couteaux, pistolet, bombes avec quelques variantes). Les combats sont assez brouillons, surtout lorsque les rooks se mêlent à la partie.

Assassin's Creed® Syndicate_20161016110954Le grappin rajoute une certaine souplesse au gameplay

LOCOMOTION… CÉRÉBRALE

Car pour le reste, et bien finalement on reste sur du Assassin’s Creed. Les objectifs sont toujours aussi répétitifs. Il faut toujours se synchroniser sur la plus haute tour de la zone ce qui permettra de débloquer les missions annexes, qui permettra de débloquer chaque quartier, puis passer au suivant, etc. Lassant et déjà vu donc.

Graphiquement également, pas de nouveautés. Les effets de lumière nous en mettent plein la vue mais quand on se penche sur les détails, le moteur commence à prendre de l’âge.

La carte est de taille correcte, mais sans plus. Récupérer tous les coffres et faire toutes les missions bonus vous prendra pas mal de temps.

Assassin's Creed® Syndicate_20161016111559La Vision d’Aigle est bien pratique. En rouge les ennemis, en vert les alliés et en bleu la Police

Mais malgré tous ces défauts, et bien je l’aime bien moi, ce Syndicate. Malgré les bugs (toujours présents après une ribambelle de patchs), malgré un gameplay éprouvé, des innovations qui n’en sont pas (le grappin c’est cool, mais faites les Batman Arkham, c’est mieux), malgré des mécaniques de jeux qui n’ont quasiment pas changé depuis le premier opus, Assassin’s Creed Syndicate présente un univers bien à lui. L’époque y joue pour beaucoup, comme je l’avais annoncé au tout début, il s’agit d’une période qui m’intéresse énormément. On notera ainsi en jeu l’apparition des trains, des industries à vapeur, de l’électricité, des grands écrivains et inventeurs qui ont marqué les prémices de notre civilisation actuelle. Comme d’habitude dans la licence d’Ubisoft, on aura le droit à notre lot de personnalités. On rencontrera ainsi Karl Marx, Alexander Graham Bell ou encore Charles Dickens (je n’irai pas plus loin pour éviter tout spoil).

Assassin's Creed® Syndicate_20161016111206Vous ferez de bien belles rencontres lors de cette aventure

VOUS EN REPRENDREZ BIEN MA P’TITE DAME ?

Pour résumer, je dirais que Syndicate n’est pas un mauvais jeu en soi. Il présente un monde ouvert assez fluide (même si on constatera quelques ralentissements, notamment lors des courses poursuites). L’action prend place dans une époque ouvrant de multiples possibilités, l’histoire est intéressante, les personnages, bien que stéréotypés sont sympathiques, la direction artistique est soignée, etc. Bref, il ne manque pas de qualités mais la licence a aujourd’hui bien besoin de se reposer.

Ubisoft l’a compris en ne proposant pas un nouvel épisode en 2016. Reste à voir si cette pause sera réellement profitable.

La note de Wooshie :

3/5

J’ai aimé :

Je n’ai pas aimé :

  • L’époque

  • La direction artistique

  • Deux héros

  • Le grappin

  • Le manque de prise de risques

  • La répétitivité

  • Les courses poursuites

  • Les bugs encore trop présents

  • Aucune différence de gameplay entre les deux assassins

Espace Anime #11 – Ajin, quand l’immortalité revient en animé !

Fin septembre 2016 sort le dernier film de la trilogie AjinAjin Shogeki, il est donc temps de faire le point sur ce seinen manga écrit et dessiné par Gamon Sakurai.

Pour vous faire une piqure de rappel

Ajin c’est l’histoire de Kei Nagai un jeune étudiant dont la vie va basculer le jour où il se fait renverser par un camion… fin du manga !

Non je déconne, il va survivre forcément sinon y a plus d’histoire… il va donc découvrir à la suite de cet accident que c’est un Ajin, un être vivant immortel. Il va donc se retrouver pourchasser par le gouvernement qui voient dans les ajin des spécimens précieux à étudier pour le progrès de l’humanité.

Alors faisons le point sur la série qui compte déjà 8 tomes au Japon (il est sorti en mai dernier accompagné d’une édition spéciale qui offrait aux lecteurs japonais un OAD inédit. L’OAD en question est l’adaptation en anime du chapitre 0 que l’on a pu découvrir dans le tome 2) et bientôt 7tomes en France puisque que le 7e tome sortira le 5 octobre 2016 chez l’éditeur Glénat. En plus du manga, vous trouverez bientôt la trilogie complète en film d’animation qui s’ajoute à la série tv de 13 épisodes de 20 minutes que vous pouvez regarder sur Netflix.

Quelles sont les différences entre toutes ces adaptations me direz vous ?

Et bien pas énorme, concrètement les films adaptés du manga reprennent plutôt fidèlement le titre de Gamon Sakurai avec certaines ellipse ou changement de chronologie qui privilégient l’action mais sans plus.

Je préfère la série tv qui va un peu plus en profondeur que les films mais qui restent dans la même veine. Les films et la série sont en 3D CGI ce qui alimente beaucoup le débat entre les amateurs d’animation, on aime ou on aime pas le graphisme, c’est assez spécial et le studio en charge de l’animation (Polygon Pictures) est celui à l’origine de Knights of Sidonia qui c’était grandement amélioré entre la saison 1 et 2, pour Ajin, moi qui n’aime habituellement pas la 3D, je trouve qu’elle est assez bluffante lors des scènes de combat…

Point à noter l’OST est clairement de qualité avec un opening et un ending qui déchire visuellement et musicalement !

Pour ceux qui voudraient s’y retrouver par rapport au manga, les 13 premiers épisodes de la série s’étalent pratiquement la fin du tome 5,  à la première page du chapitre 23 pour être précis. La deuxième saison est annoncée pour octobre 2016 et il risque donc d’y avoir une alternative au manga qui n’en est qu’au tome 8 et pour vous faire patienter je vous renvoie sur notre podcast spécial anti-héros où l’on parle d’Ajin et plus particulierement de Kei Nagai, le sociopathe par excellence !

Qu’est ce que j’ai mis aujourd’hui ? Bah Ajin…

Espace Manga #15- Sk8r’s, le manga qui te fait devenir un Dieu du Skate

Vous aimez quand ça glisse ? Quand ça dérape et quand ça vous donne un frisson de plaisir ?

Ne vous méprenez pas, on vous parle bien de Sk8r’s. Ce manga qui fait une part belle à un sport que vous avez tous pratiqué au moins une fois : le skateboard.

Sk8r’s édité chez Kana, écrit et dessiné par le virtuose Hajime Tojitsuki est un ode à la planche à roulette.

Même si vous vous êtes croûté plus d’une fois avec, vous avez tous eu votre moment rebelle et skate, à écumer les skatepark, à regarder des vidéos de tricks et de les réussir avec plus ou moins de succès. Et bien ce manga va vous faire retrouver cette folle joie de vos années passées et peut-être même vous faire reprendre le skate.

Il raconte l’histoire d’un jeune homme ayant vu quand il était petit, un “homme volant”.

C’est juste un gars qui a fait un Ollie, en sautant super haut. J’ai dis Ollie, pas Olive… et tom…

Bref, pied au plancher, il s’acharne à devenir lui aussi un grand du skate et de réaliser les meilleurs tricks possible pour accomplir son rêve : être un “homme volant”.

Devenir le plus grand des skateurs.

Le mangaka a du plancher grave pour que ce manga transpire l’adrénaline, la passion et la fougue de la jeunesse. L’impression de vitesse est omniprésente et pour que ça roule pour tout le monde aussi bien pour les novices que pour les pros, toutes les figures sont expliquées et ça donne envie de s’y essayer.

Les planches slident à grande vitesse toujours avec un trait maîtrisé, c’est çà qui fait la force de ce manga atypique.

Il n’y a plus qu’à enfiler vos meilleures chaussures, prendre votre skate, aller Off the Wall et surtout d’écouter du Avril Lavigne.

 

He was a skater boy / She said see you later boy / He wasn’t good enough for her / Now he’s a super star